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LE TABAC : Différence entre versions

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De toutes les cultures industrielles pratiquées en Algérie, le tabac était l'une des plus importantes. elle occupait, en 1953, une superficie de 30 000 hectares et comptait jusqu'à 22 000 planteurs pour une production qui, les années favorables, tournait à 300 000 quintaux.
 
De toutes les cultures industrielles pratiquées en Algérie, le tabac était l'une des plus importantes. elle occupait, en 1953, une superficie de 30 000 hectares et comptait jusqu'à 22 000 planteurs pour une production qui, les années favorables, tournait à 300 000 quintaux.
  
La Petite Kabylie et la région de Bône donnaient la plus grande partie des tabac à priser, en Oranie, autour de Tlemcen et de Mascara, quelques îlots spécialisés dans la variété Khemira et, dans certaines oasis, des productions de Soufi, à l'odeur pénétrante, très appréciées des populations musulmanes.
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La Petite Kabylie et la région de [[Bône_-_Ville|Bône]] donnaient la plus grande partie des tabac à priser, en Oranie, autour de [[Tlemcen_-_Ville|Tlemcen]] et de [[Mascara_-_Ville|Mascara]], quelques îlots spécialisés dans la variété Khemira et, dans certaines oasis, des productions de Soufi, à l'odeur pénétrante, très appréciées des populations musulmanes.
  
Le tabac à fumer provenait essentiellement de Grande Kabylie, de la Vallée de la Sebaou, autour des centres de Saint-Pierre, Saint-Paul et de Belle-Fontaine ou encore de la plaine de la Seybouse, de Duvivier jusqu'à Guelma et La Calle. Léger et parfumé, il servait d'abord à la fabrication de cigarettes. De couleur jaune clair ou orangée, doté de larges feuilles aromatisées, vendu sous les labels de Safi, H'Sfeur ou Namra, généralisé sous le nom de "tabac colon", il était utilisé en mélange avec certains tabacs étrangers.
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Le tabac à fumer provenait essentiellement de Grande Kabylie, de la Vallée de la Sebaou, autour des centres de Saint-Pierre, Saint-Paul et de [[Bellefontaine_-_Ville|Bellefontaine]] ou encore de la plaine de la Seybouse, de [[Duvivier_-_Ville|Duvivier]] jusqu'à [[Guelma_-_Ville|Guelma]] et [[La_Calle_-_Ville|La Calle]]. Léger et parfumé, il servait d'abord à la fabrication de cigarettes. De couleur jaune clair ou orangée, doté de larges feuilles aromatisées, vendu sous les labels de Safi, H'Sfeur ou Namra, généralisé sous le nom de "tabac colon", il était utilisé en mélange avec certains tabacs étrangers.
  
 
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Dès 1921, plusieurs unions de planteurs avaient vu le jour en Algérie, regroupées plus tard en trois grandes coopératives : la Tabacoop de Bône, la Tabacoop kabyle et la Tabacoop de la Mitidja. Chacune d'entre elles avait à la fois une mission de qualité et de commercialisation. Celle de Bône fournissait des tabacs clairs séchés au soleil et celle de la Mitidja des produits déshydratés et aérés à l'ombre. Les docks de Bône, de Mondovi, de Camp-du-Maréchal, de Bordj Ménaïel et de Boufarik assuraient le conditionnement, l'emballage et le magasinage, tandis que la station expérimentale de Barral était chargée d'améliorer la qualité de variétés reconnues comme le Chebli, le Cabot et le Farahna Arbi, et d'étudier la possibilité d'implanter en Algérie certains tabacs d'Orient comme le Xanthi ou le Samsoun.
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Dès 1921, plusieurs unions de planteurs avaient vu le jour en Algérie, regroupées plus tard en trois grandes coopératives : la Tabacoop de Bône, la Tabacoop kabyle et la Tabacoop de la Mitidja. Chacune d'entre elles avait à la fois une mission de qualité et de commercialisation. Celle de Bône fournissait des tabacs clairs séchés au soleil et celle de la Mitidja des produits déshydratés et aérés à l'ombre. Les docks de Bône, de [[Mondovi_-_Ville|Mondovi]], de [[Camp_du_Maréchal_-_Ville|Camp-du-Maréchal]], de [[Bordj_Menaiel_-_Ville|Bordj Ménaïel]] et de [[Boufarik_-_Ville|Boufarik]] assuraient le conditionnement, l'emballage et le magasinage, tandis que la station expérimentale de Barral était chargée d'améliorer la qualité de variétés reconnues comme le Chebli, le Cabot et le Farahna Arbi, et d'étudier la possibilité d'implanter en Algérie certains tabacs d'Orient comme le Xanthi ou le Samsoun.
  
 
Pour information : les planteurs de tabac étaient en grande majorité des musulmans soumis au régime du métayage.
 
Pour information : les planteurs de tabac étaient en grande majorité des musulmans soumis au régime du métayage.

Version du 2 février 2013 à 18:35

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Le tabac en Algérie ...

De toutes les cultures industrielles pratiquées en Algérie, le tabac était l'une des plus importantes. elle occupait, en 1953, une superficie de 30 000 hectares et comptait jusqu'à 22 000 planteurs pour une production qui, les années favorables, tournait à 300 000 quintaux.

La Petite Kabylie et la région de Bône donnaient la plus grande partie des tabac à priser, en Oranie, autour de Tlemcen et de Mascara, quelques îlots spécialisés dans la variété Khemira et, dans certaines oasis, des productions de Soufi, à l'odeur pénétrante, très appréciées des populations musulmanes.

Le tabac à fumer provenait essentiellement de Grande Kabylie, de la Vallée de la Sebaou, autour des centres de Saint-Pierre, Saint-Paul et de Bellefontaine ou encore de la plaine de la Seybouse, de Duvivier jusqu'à Guelma et La Calle. Léger et parfumé, il servait d'abord à la fabrication de cigarettes. De couleur jaune clair ou orangée, doté de larges feuilles aromatisées, vendu sous les labels de Safi, H'Sfeur ou Namra, généralisé sous le nom de "tabac colon", il était utilisé en mélange avec certains tabacs étrangers.

Tabac 3.jpg

Dès 1921, plusieurs unions de planteurs avaient vu le jour en Algérie, regroupées plus tard en trois grandes coopératives : la Tabacoop de Bône, la Tabacoop kabyle et la Tabacoop de la Mitidja. Chacune d'entre elles avait à la fois une mission de qualité et de commercialisation. Celle de Bône fournissait des tabacs clairs séchés au soleil et celle de la Mitidja des produits déshydratés et aérés à l'ombre. Les docks de Bône, de Mondovi, de Camp-du-Maréchal, de Bordj Ménaïel et de Boufarik assuraient le conditionnement, l'emballage et le magasinage, tandis que la station expérimentale de Barral était chargée d'améliorer la qualité de variétés reconnues comme le Chebli, le Cabot et le Farahna Arbi, et d'étudier la possibilité d'implanter en Algérie certains tabacs d'Orient comme le Xanthi ou le Samsoun.

Pour information : les planteurs de tabac étaient en grande majorité des musulmans soumis au régime du métayage.

les transactions se faisaient à même le sol

Tabac 1.jpg