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De 1830-1962 ENCYCLOPEDIE de L'AFN
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Ce n'est qu'en 1847 qu'ont été réalisés les premiers éléments d'un service postal et d'un service télégraphique en Tunisie. Et c'est l'administration française qui, dès cette date, c'est-à-dire bien avant le Protectorat, a organisé ces services. Le service télégraphique y était instauré à la demande de S. A. Ahmed Bey pour relier ses diverses résidences; quant au service postal il était instauré sous la forme d'une distribution confiée à l'agent consulaire français de Tunis, lors de l'établissement d'un service français bi-mensuel de paquebots entre Bône et La Goulette.
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Ce n'est qu'en 1847 qu'ont été réalisés les premiers éléments d'un service postal et d'un service télégraphique en Tunisie. Et c'est l'administration française qui, bien avant le Protectorat, a organisé ces services. Le service télégraphique a été créé à la demande de S. A. Ahmed Bey pour relier ses diverses résidences. Le service postal était instauré sous la forme d'une distribution confiée à l'agent consulaire français de Tunis, lors de l'établissement d'un service français bi-mensuel de paquebots entre Bône et La Goulette.
  
S. A. Mohamed es Sadok Bey aurait souhaité, lors de son accès au trône en 1859, apporter quelques progrès au pays. Il en fut empêché par les réticences de la population, l'impossibilité où il se trouvait de maintenir l'ordre, le défaut d'organisation administrative, et les difficultés financières. Il conclut toutefois avec la France, en 1859 et en 1861, des accords qui permirent à l'administration métropolitaine de construire successivement une ligne télégraphique entre Tunis et Alger, une autre entre Tunis, Sousse, Sfax et Djerba, et d'installer 12 bureaux télégraphiques. Il se préoccupa également de l'organisation de transports à l'aide de diligences et d'un service régulier de courriers, mais, semble-t-il, sans grand résultat.
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S. A. Mohamed es Sadok Bey aurait souhaité, lors de son accès au trône en 1859, apporter quelques progrès au pays. Il en fut empêché par les réticences de la population, l'impossibilité où il se trouvait de maintenir l'ordre, le défaut d'organisation administrative et les difficultés financières. Il conclut toutefois avec la France, en 1859 et en 1861, des accords qui permirent à l'administration métropolitaine de construire une ligne télégraphique entre Tunis et Alger, une autre entre Tunis, Sousse, Sfax et Djerba, et d'installer 12 bureaux télégraphiques. Il se préoccupa également de l'organisation de transports à l'aide de diligences et d'un service régulier de courriers, mais, semble-t-il, sans grand résultat.
  
 
Il n'existait encore, en 1881, que 7 distributions postales installées aux diverses escales de la côte et gérées par les agents consulaires de France. L'escale de Tunis possédait seule une recette et le trafic était limité à l'échange des correspondances ordinaires.
 
Il n'existait encore, en 1881, que 7 distributions postales installées aux diverses escales de la côte et gérées par les agents consulaires de France. L'escale de Tunis possédait seule une recette et le trafic était limité à l'échange des correspondances ordinaires.

Version du 9 février 2005 à 13:45

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Ce n'est qu'en 1847 qu'ont été réalisés les premiers éléments d'un service postal et d'un service télégraphique en Tunisie. Et c'est l'administration française qui, bien avant le Protectorat, a organisé ces services. Le service télégraphique a été créé à la demande de S. A. Ahmed Bey pour relier ses diverses résidences. Le service postal était instauré sous la forme d'une distribution confiée à l'agent consulaire français de Tunis, lors de l'établissement d'un service français bi-mensuel de paquebots entre Bône et La Goulette.

S. A. Mohamed es Sadok Bey aurait souhaité, lors de son accès au trône en 1859, apporter quelques progrès au pays. Il en fut empêché par les réticences de la population, l'impossibilité où il se trouvait de maintenir l'ordre, le défaut d'organisation administrative et les difficultés financières. Il conclut toutefois avec la France, en 1859 et en 1861, des accords qui permirent à l'administration métropolitaine de construire une ligne télégraphique entre Tunis et Alger, une autre entre Tunis, Sousse, Sfax et Djerba, et d'installer 12 bureaux télégraphiques. Il se préoccupa également de l'organisation de transports à l'aide de diligences et d'un service régulier de courriers, mais, semble-t-il, sans grand résultat.

Il n'existait encore, en 1881, que 7 distributions postales installées aux diverses escales de la côte et gérées par les agents consulaires de France. L'escale de Tunis possédait seule une recette et le trafic était limité à l'échange des correspondances ordinaires. Parallèlement les agents consulaires italiens faisaient le service de la poste italienne dans les ports de relâche des paquebots italiens.

Ce n'est qu'à partir de 1881, après le traité de Protectorat, que le service postal put être réellement organisé et le service télégraphique développé, d'abord directement par l'Administration française, mais surtout, à dater d'une nouvelle convention passée en 1888, par l'Office Tunisien des P. T. T., créé à cette date au sein du gouvernement tunisien.