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Tramways tunis : Différence entre versions

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La nouvelle exploitation commençait le 10 juillet 1908; la durée du trajet de Tunis à la Goulette était réduit de 30 à 16 minutes, celle de Tunis à Carthage de 45 à 26 minutes, avec 60 à 70 trains par jour dans chaque sens.
 
La nouvelle exploitation commençait le 10 juillet 1908; la durée du trajet de Tunis à la Goulette était réduit de 30 à 16 minutes, celle de Tunis à Carthage de 45 à 26 minutes, avec 60 à 70 trains par jour dans chaque sens.
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'''Pour la petite histoire'''
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A une époque où, faute de moyens financiers, il n'existait que 4 kilomètres de route empierrée en Tunisie, entre Tunis et le palais du Bardo, ce train avait été considéré comme un jouet pour le Bey de Tunis qui pouvait ainsi se déplacer plus confortablement entre ses différents palais du Bardo, de La Goulette et de La Marsa.
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En fait, la lutte d'influence à laquelle se livraient en Tunisie, Français, Anglais et Italiens était féroce et le monopole obtenu par M Wilkinson, rétrocédé à la Compagnie Rubattino, allait avoir de lourdes conséquences sur l'avenir de Tunis.

Version du 30 janvier 2005 à 09:09

La Compagnie des Tramways de Tunis

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Dès le 23 août 1871, le gouvernement beylical concédait à une compagnie anglaise représentée par M. Pickering les lignes de Tunis à la Goulette (10 kilomètres) et de Tunis au Bardo (5 kilomètres); une convention en date du 8 avril 1872 concédait à la même Compagnie les embranchements de La Goulette à La Marsa (5 kilomètres) et d'El Aouina à La Marsa (7 kilomètres). Ce réseau de la banlieue de Tunis, atteignant un développement total de 33 kilomètres, fut rétrocédé à M. Wilkinson et la rétrocession approuvée par décret du 9 septembre 1872, tandis qu'une convention du 30 octobre 1876 accordait au même M. Wilkinson l'embranchement maritime de la Goulette, le tout avec monopole, mais sans subvention, ni garantie du gouvernement, sauf la cession gratuite de la plupart des terrains nécessaires à l'établissement des lignes.

Toutes ces lignes furent ouvertes à l'exploitation de 1872 à 1875, mais leur rendement étant insuffisant, la compagnie anglaise chercha à s'en défaire, c'est la Société de Navigation générale italienne Florin Rubattino qui l'acquit en 1880, au prix de 4.300.000 francs avec garantie d'intérêt du gouvernement italien.

Le réseau était racheté le 29 juillet 1898 par la Compagnie Bône-Guelma, au prix de 7.500.000 francs et la reprise du réseau était consacrée par une convention du 22 mars 1898 entre le Gouvernement tunisien et la Compagnie. Le trafic portant presque exclusivement sur les voyageurs était malheureusement insuffisant; la recette annuelle ne dépassait pas 500.000 fr. et le déficit à la charge de l'état atteignait 75.000 francs. Dans ces conditions, la direction générale des travaux publics fut amenée à substituer la traction électrique à la traction à vapeur. Par les conventions du 19 et du 20 août 1905, la Compagnie des Tramways de Tunis reprend ce réseau à la Compagnie Bône-Guelma; celle-ci moyennant une annuité de 318.543 fr.15 conserve à sa charge le service de l'intérêt et l'amortissement de tous les capitaux antérieurement dépensés; le gouvernement tunisien et la Compagnie des Tramways supportent les frais de l'installation électrique.

La nouvelle exploitation commençait le 10 juillet 1908; la durée du trajet de Tunis à la Goulette était réduit de 30 à 16 minutes, celle de Tunis à Carthage de 45 à 26 minutes, avec 60 à 70 trains par jour dans chaque sens.


Pour la petite histoire

A une époque où, faute de moyens financiers, il n'existait que 4 kilomètres de route empierrée en Tunisie, entre Tunis et le palais du Bardo, ce train avait été considéré comme un jouet pour le Bey de Tunis qui pouvait ainsi se déplacer plus confortablement entre ses différents palais du Bardo, de La Goulette et de La Marsa.

En fait, la lutte d'influence à laquelle se livraient en Tunisie, Français, Anglais et Italiens était féroce et le monopole obtenu par M Wilkinson, rétrocédé à la Compagnie Rubattino, allait avoir de lourdes conséquences sur l'avenir de Tunis.