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	<title>Encyclopédie-de-L&#039;AFN_1830-1962 - Contributions [fr]</title>
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		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Sidi-Brahim&amp;diff=44331</id>
		<title>Sidi-Brahim</title>
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		<updated>2010-04-13T06:44:55Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : /* Un récit des combats du 24 au 26 septembre 1845 */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ORI-COMMUN}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;ret&amp;gt;Retour&amp;lt;/ret&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Marabout de Sidi-Brahim.JPG|left|200px]] Le marabout de Sidi-Brahim est situé à une quinzaine de kilomètres au sud de Djemaâ Ghazaouet / [[Nemours - Ville|Nemours]], et à 18 Km à l&#039;ouest de [[Nédroma - Ville|Nédroma]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Près de ce lieu l&#039;émir [[ABDELKADER|Abd-el-Kader]] en personne écrasa un détachement commandé par le colonel de Montagnac et composé de 60 cavaliers du 2&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; Hussards et de 350 chasseurs du 8&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; d&#039;Orléans, mais connut une résistance inattendue d&#039;un petit groupe de chasseurs qui gardait le bivouac. Ils se replièrent sur la Kouba du marabout de Sidi-Brahim, et se battirent dans un tel déséquilibre de forces, et avec une telle opiniâtreté, que les bataillons de chasseurs [http://www.bleujonquille.com/bleu_jonquille.php commémorent] encore aujourd&#039;hui Sidi-Brahim comme une seconde fête nationale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le récit de la bataille est développé dans de nombreux [http://www.armees.com/Le-Recit-du-Combat-de-Sidi-Brahim.html sites visibles sur internet]. On se contentera ici de rapporter l&#039;hallucinant témoignage d&#039;un survivant, et de rappeler le monument commémoratif de cette bataille qui ornait le centre de la place d&#039;Armes à [[Oran - Ville|Oran]] (ou encore place Foch, ou place de la mairie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un récit des combats du 24 au 26 septembre 1845  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lieutenant-colonel de Montagnac, qui s&#039;était aventuré hors de de son poste de [[Nemours - Ville|Djemaâ-Ghazaouet]], subit donc un sanglant revers le 23 septembre non loin de Sidi-Brahim, de même que la colonne de renfort du commandant Froment-Coste, d&#039;abord gardée en réserve au bivouac. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le petit groupe resté au bivouac sous le commandement du capitaine de Géreaux se replie sur le marabout, et voici le récit du caporal Tressy, du 8&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; bataillon de chasseurs d&#039;Orléans, tel que l&#039;a rapporté le colonel (plus tard général) Paul Azan dans son ouvrage en 1905 sur Sidi-Brahim: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;«&amp;amp;nbsp;Le marabout de Sidi-Brahim présentait alors un carré de 12 à 13 mètres de côté, entouré de murs bâtis en boue, de 4 pieds de haut, dominés par une coupole oblongue placée au centre. M. de Géreaux et le lieutenant de Chappedelaine organisent rapidement la défense&amp;amp;nbsp;; les brèches sont réparées, l&#039;entrée est fermée à l&#039;aide des cantines, nous sommes postés vingt sur chaque face derrière les murs du marabout&amp;amp;nbsp;; le capitaine s&#039;établit au centre avec le chirurgien Rosaguti et l&#039;interprète Lévy.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Vers midi environ, la colonne du commandant Froment-Coste écrasée, les Arabes, et les Kabyles, électrisés par leur double victoire, plus encore que par la présence d&#039;Abd-el-Kader, se ruent comme un torrent déchaîné, comme les flots d&#039;une mer en furie, contre les murs croulants du petit marabout. Ces fiers cavaliers, exécutant une fantasia superbe, arrivent comme un ouragan, abordant à la fois les quatre faces du monument. Reçus de toute part par une fusillade à bout portant, ils perdent beaucoup de monde et se retirent.&#039;&#039;[[Image:Combat Sidi-Brahim 1845.jpg|right|300px]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Alors l&#039;assaut commence&amp;amp;nbsp;: c&#039;est un feu d&#039;enfer. Repoussés, les Arabes reviennent à la charge avec une nouvelle audace et l&#039;assaut reprend avec une furie grandissante. La terre se couvre de leurs morts&amp;amp;nbsp;; mais ce nouvel échec semble rallumer leur rage. Aussi loin que la vue peut s&#039;étendre sur toute la plaine, l&#039;œil n&#039;apperçoit que des burnous&amp;amp;nbsp;; et cette multitude grouillante, comme une vague immense, se rue avec une audace incroyable sur nos fragiles remparts. La lutte se poursuit aussi ardente environ cinq quarts d&#039;heure.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Alors a lieu une scène que je n&#039;oublierai pas de ma vie&amp;amp;nbsp;: en face de nous arrive le capitaine Dutertre&amp;amp;nbsp;; il est très pâle&amp;amp;nbsp;; il n&#039;a que son pantalon&amp;amp;nbsp;; sa chemise est en lambeaux&amp;amp;nbsp;; il est conduit par six Arabes et s&#039;arrête à 50 mètres du mur où je me trouve. Que va-t-il se passer&amp;amp;nbsp;? Nous sommes dans une anxiété terrible. Que va-t-il nous proposer&amp;amp;nbsp;?... Nous faisons le plus profond silence. Les Arabes, impatients, semblent l&#039;inviter à parler&amp;amp;nbsp;; le capitaine refuse&amp;amp;nbsp;; il ne dit pas une parole. Après un moment d&#039;attente, les Arabes tirent sur lui deux coups de pistolet à bout portant et se sauvent en emportant leur prisonnier. Nous avons tous pensé qu&#039;Abd-el-Kader l&#039;avait envoyé pour nous engager à nous rendre. Son silence nous dictait notre conduite et son supplice nous montrait ce que nous devions attendre de notre barbare ennemi.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Le 24, au lever du soleil, l&#039;émir vient lui-même à la tête de ses réguliers, cavalerie et infanterie, et le branle-bas recommence. Reçue par une grêle de mitraille au travers des créneaux, toute la cavalerie a beau donner, elle n&#039;arrive qu&#039;à nous exténuer&amp;amp;nbsp;; elle perd beaucoup de monde. A 10 heures, le combat reprend encore plus furieux, mais aucun Arabe ne peut franchir le retranchement.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous sommes presque constamment en lutte jusqu&#039;au lendemain, à deux heures de l&#039;après-midi. La nuit, les Arabes se rapprochent, nous jettent des pierres et, joignant la dérision à l&#039;insulte, nous demandent si nous voulons boire de l&#039;eau fraîche et manger des galettes chaudes.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous jugeant épuisés par une lutte acharnée de trois jours, nous sachant sans munitions et sans vivres, et nous croyant incapables de sortir de notre enceinte, Abd-el-Kader fait sonner la retraite, part avec ses troupes, laissant seulement 450 hommes pour nous observer&amp;amp;nbsp;; comptant sur la famine plus puissante que ses armes pour achever son œuvre.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Il ne se trompait pas, hélas&amp;amp;nbsp;! La faim nous torturait les entrailles&amp;amp;nbsp;; mais à la suite de trois journées de lutte ardente et sans repos, sous les ardeurs implacables du soleil d&#039;Afrique, la soif nous était un supplice plus épouvantable encore. On en était arrivé jusqu&#039;à boire sa propre urine&amp;amp;nbsp;; certains recueillaient celle des trois chevaux et la portaient avidement à leurs lèvres brûlantes, espérant ainsi éteindre le feu qui les dévorait. C&#039;était véritablement horrible.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;....Il ne nous restait donc plus d&#039;espoir. Le départ fut décidé. Le 26, journée de toutes la plus terrible, à 7 heures, nous franchissons l&#039;enceinte et tombons comme un ouragan sur un poste d&#039;observation de 150 hommes placé à 100 mètres au nord du marabout. Surpris par la rapidité de l&#039;attaque, les Arabes se dispersent dans toutes les directions et en toute hâte reviennent au marabout piller nos bagages. Pendant ce temps, la petite colonne, le capitaine de Géreaux en tête, soutenu par deux hommes, dirige sa marche, sans être poursuivie de trop près, du côté de &#039;&#039;[[Nemours - Ville|&#039;&#039;Djemaâ&#039;&#039;]]&#039;&#039;.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous fîmes ainsi environ 3 lieues sans être sérieusement attaqués&amp;amp;nbsp;; néanmoins trois des nôtres, tombés, les jambes fracassées, nous supplient avec des larmes et des cris lamentables de les achever&amp;amp;nbsp;; c&#039;était à fendre l&#039;âme. Il fallait marcher&amp;amp;nbsp;; la troupe des Kabyles, sur nos derrières, grossissait sans cesse&amp;amp;nbsp;; on apercevait les Bédouins, prévenus de notre approche, descendre de tous les douars, courir en avant de la colonne pour lui barrer le chemin. Cependant nous avons traversé le grand plateau&amp;amp;nbsp;; 2 kilomètres au plus nous séparent de la redoute. Une hauteur de 50 mètres à descendre, des jardins arabes semés d&#039;arbres et de broussailles, tout à fait au fond un ravin&amp;amp;nbsp;; et par delà le salut. L&#039;espérance renaît dans nos âmes&amp;amp;nbsp;; mais à l&#039;extrémité du plateau, grand Dieu&amp;amp;nbsp;! quel spectacle&amp;amp;nbsp;!... devant nous, à nos pieds, une multitude , une cohue immense armée de fusils et de sabres, d&#039;armes de toutes sortes, est là, sur une profondeur de plus de 200 mètres&amp;amp;nbsp;; des milliers d&#039;Arabes vocifèrent, gesticulent, attendant une proie qui ne peut leur échapper... Il n&#039;y a pourtant pas à hésiter, 2&amp;amp;amp;nbsp;000 Kabyles arrivent sur nous&amp;amp;nbsp;; il faut passer sur le corps de cette fourmilière humaine, entrer dans cet enfer, y faire sa trouée ou mourir. Baïonnettes en avant, nous roulons sur la pente, fusillés par les arabes, et la danse commence, danse infernale et terrible. Ce n&#039;est pas un combat, c&#039;est de la folie, de la rage, un massacre, une boucherie impossible à décrire. Nos chefs sont toujours à notre tête&amp;amp;nbsp;; le lieutenant de Chappedelaine est atteint de deux balles, le docteur Rosaguti succombe dans la mêlée sanglante. A six pas devant moi, je vois tomber le capitaine de Géreaux.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Dès lors, chacun pour soi, et en avant dans la masse profonde des arabes qui nous poussent de toutes parts. La baïonnette décrit toutes les arabesques de l&#039;escrime, un moulinet continuel. Devant nous, à nos côtés, derrière, on ne voit qu&#039;yeux flamboyants de colère, dents de fauves se disputant une proie, faces de démons incarnant la haine, bras tendus, mains crispées, armes de toutes sortes, cherchant par tous les moyens à nous atteindre et à nous donner la mort. On n&#039;entendait que vociférations et hurlements&amp;amp;nbsp;; c&#039;était un vacarme effrayant, une mêlée terrible.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cependant, la baïonnette fait joliment son ouvrage&amp;amp;nbsp;; mais plus elle tue, plus la foule fanatisée augmente. Percé de part en part, en pleine poitrine, un de ces forcenés saisit ma baïonnette de ses deux mains et, dans les crispations de la mort, la maintient comme dans un étau d&#039;acier; une seconde ... et c&#039;en est fait de moi. Un effort désespéré la dégage, elle continue son oeuvre.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous allions de conserve, dans cette mêlée furieuse, avec un colosse allemand qui faisait lui aussi un carnage épouvantable et se battait comme un lion. Enfin, nous apercevons, comme un rayon d&#039;espérance, une issue à notre enfer. Encore quelques efforts et la trouée est faite, nous atteignons la zone de la redoute (environ 300 mètres à découvert) où les Arabes n&#039;osent plus s&#039;aventurer à nous suivre. Mais il sera dit qu&#039;en cette journée terrible, nous rencontrerons le plus grand péril où nous attendions le salut.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Sur la lisière des arbres et des broussailles, toute une longue ligne de tireurs arabes est là, à l&#039;affût, attendant les malheureux Français échappés au carnage et sortant de la mêlée sanglante, pour les tirer comme on tire un gibier débusqué d&#039;un fourré par une meute ardente.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Prêt à franchir cette ligne, j&#039;eus un moment de stupeur&amp;amp;nbsp;; il me fallait passer sur les cadavres de quinze à vingt compagnons d&#039;armes tombés là, criblés de balles. J&#039;eus un moment d&#039;hésitation, le temps de voir le danger, et je partis comme un trait vers la redoute. A 200 mètres, épuisé, je regarde en arrière: l&#039;Allemand ne me suivait plus. J&#039;arrive enfin, la porte s&#039;ouvre, j&#039;entre, je n&#039;avais plus mon fusil. Le lendemain, on le trouva avec ceux de Langevin et de Laparra, à quelques mètres de la redoute. Seul, Lavayssière, caporal de la 3&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; compagnie, rentra avec son arme.&amp;amp;nbsp;&#039;&#039;»&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ChapHaut|LeTitre=Un récit des combats du 24 au 26 septembre 1845}}{{PageHaut}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le 23/12/1847 au marabout de Sidi-Brahim&amp;amp;nbsp;: la reddition d&#039;Abd-el-Kader  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 23 décembre 1847, c&#039;est au lieu même du marabout de Sidi-Brahim qu&#039;[[ABDELKADER|Abd-el-Kader]], escorté d&#039;une cinquantaine de ses cavaliers, fit sa soumission à la France, en la personne du colonel Cousin de Montauban envoyé à sa recherche par le général [[La Moricière Juchault|de Lamoricière]] .[[Image:Lamoricière.JPG|center|200px]] Lamoricière avait promis l&#039;aman &#039;&#039;(demander grâce, faire sa soumission, obtenir la grâce)&#039;&#039; [[Média:Aman_écrit_d&#039;Abd_el_Kader.JPG| demandé ]] la nuit même par Abd-el-Kader. La soumission plus officielle eut lieu un peu plus tard à [[Nemours - Ville|Nemours]], où il rencontra le duc d&#039;Aumale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le monument de Sidi Brahim par Dalou  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le monument de 1898 à Oran  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Monument 1898.JPG|right|200px]]La municipalité d&#039;[[Oran - Ville|Oran]] eut l&#039;idée en 1893 de commémorer le cinquantième anniversaire de Sidi-Brahim par l&#039;érection d&#039;un monument. Une souscription fut lancée, et après renseignement, on choisit le sclupteur [http://fr.wikipedia.org/wiki/Aim%C3%A9-Jules_Dalou Aimé-Jules Dalou] pour le réaliser. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On passera sur les péripéties, les querelles avec Dalou ou avec la famille du Colonel de Montagnac, les hésitations sur l&#039;emplacement définitif... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les manifestations pour l&#039;inauguration eurent lieu les 17,18 et 19 décembre 1898. On y invita chacun des survivants de Sidi-Brahim&amp;amp;nbsp;: Gabriel Léger, Guillaume Rolland, le célèbre clairon, et Pegre. Les deux derniers y furent présents. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monument, élevé au centre de la place d&#039;Armes, qui est aussi celle de l&#039;Hôtel de Ville, se composait d&#039;un obélisque de 8 mètres de haut, surmonté d&#039;une gloire ailée présentant une couronne de palmes, et plaquée contre une de ses faces, une statue de femme tenant un drapeau, symbolisant la France, qui écrivait sur l&#039;obélisque les mots du capitaine Dutertre&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;amp;nbsp;». {{ChapHaut|LeTitre=Le monument de 1898 à Oran}}{{PageHaut}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le monument, à Périssac, et à Oran.  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La statue de la France fut démontée et expédiée en France en 1962. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit au milieu des vignes, près du village de Périssac, en Gironde, patrie du capitaine Oscar de Géreaux, deux voiles courbes et concentriques en béton. La statue de la France par Dalou écrit toujours, sur l&#039;une des deux voiles, «&amp;amp;nbsp;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;amp;nbsp;». Ce monument fut inauguré le 10 juillet 1966. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A Oran subsistent l&#039;obélisque et la gloire ailée&amp;amp;nbsp;: c&#039;est le buste en bas-relief d&#039;Abd-el-Kader, plaqué sur l&#039;obélisque, qu&#039;elle semble aujourd&#039;hui couronner. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gloire est changeante, mais hier comme aujourd&#039;hui, à Oran, elle couronne les vaincus de Sidi-Brahim. {{ChapHaut|LeTitre=Le monument, à Périssac, et à Oran.}}{{PageHaut}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:HISTOIRE]] [[Category:Armées]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Sidi-Brahim&amp;diff=44330</id>
		<title>Sidi-Brahim</title>
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		<updated>2010-04-13T06:44:03Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : /* Un récit des combats du 24 au 26 septembre 1845 */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ORI-COMMUN}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;ret&amp;gt;Retour&amp;lt;/ret&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Marabout de Sidi-Brahim.JPG|left|200px]] Le marabout de Sidi-Brahim est situé à une quinzaine de kilomètres au sud de Djemaâ Ghazaouet / [[Nemours - Ville|Nemours]], et à 18 Km à l&#039;ouest de [[Nédroma - Ville|Nédroma]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Près de ce lieu l&#039;émir [[ABDELKADER|Abd-el-Kader]] en personne écrasa un détachement commandé par le colonel de Montagnac et composé de 60 cavaliers du 2&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; Hussards et de 350 chasseurs du 8&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; d&#039;Orléans, mais connut une résistance inattendue d&#039;un petit groupe de chasseurs qui gardait le bivouac. Ils se replièrent sur la Kouba du marabout de Sidi-Brahim, et se battirent dans un tel déséquilibre de forces, et avec une telle opiniâtreté, que les bataillons de chasseurs [http://www.bleujonquille.com/bleu_jonquille.php commémorent] encore aujourd&#039;hui Sidi-Brahim comme une seconde fête nationale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le récit de la bataille est développé dans de nombreux [http://www.armees.com/Le-Recit-du-Combat-de-Sidi-Brahim.html sites visibles sur internet]. On se contentera ici de rapporter l&#039;hallucinant témoignage d&#039;un survivant, et de rappeler le monument commémoratif de cette bataille qui ornait le centre de la place d&#039;Armes à [[Oran - Ville|Oran]] (ou encore place Foch, ou place de la mairie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un récit des combats du 24 au 26 septembre 1845  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lieutenant-colonel de Montagnac, qui s&#039;était aventuré hors de de son poste de [[Nemours - Ville|Djemaâ-Ghazaouet]], subit donc un sanglant revers le 23 septembre non loin de Sidi-Brahim, de même que la colonne de renfort du commandant Froment-Coste, gardée en réserve au bivouac au bivouac. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le petit groupe resté au bivouac sous le commandement du capitaine de Géreaux se replie sur le marabout, et voici le récit du caporal Tressy, du 8&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; bataillon de chasseurs d&#039;Orléans, tel que l&#039;a rapporté le colonel (plus tard général) Paul Azan dans son ouvrage en 1905 sur Sidi-Brahim: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;«&amp;amp;nbsp;Le marabout de Sidi-Brahim présentait alors un carré de 12 à 13 mètres de côté, entouré de murs bâtis en boue, de 4 pieds de haut, dominés par une coupole oblongue placée au centre. M. de Géreaux et le lieutenant de Chappedelaine organisent rapidement la défense&amp;amp;nbsp;; les brèches sont réparées, l&#039;entrée est fermée à l&#039;aide des cantines, nous sommes postés vingt sur chaque face derrière les murs du marabout&amp;amp;nbsp;; le capitaine s&#039;établit au centre avec le chirurgien Rosaguti et l&#039;interprète Lévy.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Vers midi environ, la colonne du commandant Froment-Coste écrasée, les Arabes, et les Kabyles, électrisés par leur double victoire, plus encore que par la présence d&#039;Abd-el-Kader, se ruent comme un torrent déchaîné, comme les flots d&#039;une mer en furie, contre les murs croulants du petit marabout. Ces fiers cavaliers, exécutant une fantasia superbe, arrivent comme un ouragan, abordant à la fois les quatre faces du monument. Reçus de toute part par une fusillade à bout portant, ils perdent beaucoup de monde et se retirent.&#039;&#039;[[Image:Combat Sidi-Brahim 1845.jpg|right|300px]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Alors l&#039;assaut commence&amp;amp;nbsp;: c&#039;est un feu d&#039;enfer. Repoussés, les Arabes reviennent à la charge avec une nouvelle audace et l&#039;assaut reprend avec une furie grandissante. La terre se couvre de leurs morts&amp;amp;nbsp;; mais ce nouvel échec semble rallumer leur rage. Aussi loin que la vue peut s&#039;étendre sur toute la plaine, l&#039;œil n&#039;apperçoit que des burnous&amp;amp;nbsp;; et cette multitude grouillante, comme une vague immense, se rue avec une audace incroyable sur nos fragiles remparts. La lutte se poursuit aussi ardente environ cinq quarts d&#039;heure.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Alors a lieu une scène que je n&#039;oublierai pas de ma vie&amp;amp;nbsp;: en face de nous arrive le capitaine Dutertre&amp;amp;nbsp;; il est très pâle&amp;amp;nbsp;; il n&#039;a que son pantalon&amp;amp;nbsp;; sa chemise est en lambeaux&amp;amp;nbsp;; il est conduit par six Arabes et s&#039;arrête à 50 mètres du mur où je me trouve. Que va-t-il se passer&amp;amp;nbsp;? Nous sommes dans une anxiété terrible. Que va-t-il nous proposer&amp;amp;nbsp;?... Nous faisons le plus profond silence. Les Arabes, impatients, semblent l&#039;inviter à parler&amp;amp;nbsp;; le capitaine refuse&amp;amp;nbsp;; il ne dit pas une parole. Après un moment d&#039;attente, les Arabes tirent sur lui deux coups de pistolet à bout portant et se sauvent en emportant leur prisonnier. Nous avons tous pensé qu&#039;Abd-el-Kader l&#039;avait envoyé pour nous engager à nous rendre. Son silence nous dictait notre conduite et son supplice nous montrait ce que nous devions attendre de notre barbare ennemi.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Le 24, au lever du soleil, l&#039;émir vient lui-même à la tête de ses réguliers, cavalerie et infanterie, et le branle-bas recommence. Reçue par une grêle de mitraille au travers des créneaux, toute la cavalerie a beau donner, elle n&#039;arrive qu&#039;à nous exténuer&amp;amp;nbsp;; elle perd beaucoup de monde. A 10 heures, le combat reprend encore plus furieux, mais aucun Arabe ne peut franchir le retranchement.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous sommes presque constamment en lutte jusqu&#039;au lendemain, à deux heures de l&#039;après-midi. La nuit, les Arabes se rapprochent, nous jettent des pierres et, joignant la dérision à l&#039;insulte, nous demandent si nous voulons boire de l&#039;eau fraîche et manger des galettes chaudes.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous jugeant épuisés par une lutte acharnée de trois jours, nous sachant sans munitions et sans vivres, et nous croyant incapables de sortir de notre enceinte, Abd-el-Kader fait sonner la retraite, part avec ses troupes, laissant seulement 450 hommes pour nous observer&amp;amp;nbsp;; comptant sur la famine plus puissante que ses armes pour achever son œuvre.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Il ne se trompait pas, hélas&amp;amp;nbsp;! La faim nous torturait les entrailles&amp;amp;nbsp;; mais à la suite de trois journées de lutte ardente et sans repos, sous les ardeurs implacables du soleil d&#039;Afrique, la soif nous était un supplice plus épouvantable encore. On en était arrivé jusqu&#039;à boire sa propre urine&amp;amp;nbsp;; certains recueillaient celle des trois chevaux et la portaient avidement à leurs lèvres brûlantes, espérant ainsi éteindre le feu qui les dévorait. C&#039;était véritablement horrible.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;....Il ne nous restait donc plus d&#039;espoir. Le départ fut décidé. Le 26, journée de toutes la plus terrible, à 7 heures, nous franchissons l&#039;enceinte et tombons comme un ouragan sur un poste d&#039;observation de 150 hommes placé à 100 mètres au nord du marabout. Surpris par la rapidité de l&#039;attaque, les Arabes se dispersent dans toutes les directions et en toute hâte reviennent au marabout piller nos bagages. Pendant ce temps, la petite colonne, le capitaine de Géreaux en tête, soutenu par deux hommes, dirige sa marche, sans être poursuivie de trop près, du côté de &#039;&#039;[[Nemours - Ville|&#039;&#039;Djemaâ&#039;&#039;]]&#039;&#039;.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous fîmes ainsi environ 3 lieues sans être sérieusement attaqués&amp;amp;nbsp;; néanmoins trois des nôtres, tombés, les jambes fracassées, nous supplient avec des larmes et des cris lamentables de les achever&amp;amp;nbsp;; c&#039;était à fendre l&#039;âme. Il fallait marcher&amp;amp;nbsp;; la troupe des Kabyles, sur nos derrières, grossissait sans cesse&amp;amp;nbsp;; on apercevait les Bédouins, prévenus de notre approche, descendre de tous les douars, courir en avant de la colonne pour lui barrer le chemin. Cependant nous avons traversé le grand plateau&amp;amp;nbsp;; 2 kilomètres au plus nous séparent de la redoute. Une hauteur de 50 mètres à descendre, des jardins arabes semés d&#039;arbres et de broussailles, tout à fait au fond un ravin&amp;amp;nbsp;; et par delà le salut. L&#039;espérance renaît dans nos âmes&amp;amp;nbsp;; mais à l&#039;extrémité du plateau, grand Dieu&amp;amp;nbsp;! quel spectacle&amp;amp;nbsp;!... devant nous, à nos pieds, une multitude , une cohue immense armée de fusils et de sabres, d&#039;armes de toutes sortes, est là, sur une profondeur de plus de 200 mètres&amp;amp;nbsp;; des milliers d&#039;Arabes vocifèrent, gesticulent, attendant une proie qui ne peut leur échapper... Il n&#039;y a pourtant pas à hésiter, 2&amp;amp;amp;nbsp;000 Kabyles arrivent sur nous&amp;amp;nbsp;; il faut passer sur le corps de cette fourmilière humaine, entrer dans cet enfer, y faire sa trouée ou mourir. Baïonnettes en avant, nous roulons sur la pente, fusillés par les arabes, et la danse commence, danse infernale et terrible. Ce n&#039;est pas un combat, c&#039;est de la folie, de la rage, un massacre, une boucherie impossible à décrire. Nos chefs sont toujours à notre tête&amp;amp;nbsp;; le lieutenant de Chappedelaine est atteint de deux balles, le docteur Rosaguti succombe dans la mêlée sanglante. A six pas devant moi, je vois tomber le capitaine de Géreaux.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Dès lors, chacun pour soi, et en avant dans la masse profonde des arabes qui nous poussent de toutes parts. La baïonnette décrit toutes les arabesques de l&#039;escrime, un moulinet continuel. Devant nous, à nos côtés, derrière, on ne voit qu&#039;yeux flamboyants de colère, dents de fauves se disputant une proie, faces de démons incarnant la haine, bras tendus, mains crispées, armes de toutes sortes, cherchant par tous les moyens à nous atteindre et à nous donner la mort. On n&#039;entendait que vociférations et hurlements&amp;amp;nbsp;; c&#039;était un vacarme effrayant, une mêlée terrible.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cependant, la baïonnette fait joliment son ouvrage&amp;amp;nbsp;; mais plus elle tue, plus la foule fanatisée augmente. Percé de part en part, en pleine poitrine, un de ces forcenés saisit ma baïonnette de ses deux mains et, dans les crispations de la mort, la maintient comme dans un étau d&#039;acier; une seconde ... et c&#039;en est fait de moi. Un effort désespéré la dégage, elle continue son oeuvre.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous allions de conserve, dans cette mêlée furieuse, avec un colosse allemand qui faisait lui aussi un carnage épouvantable et se battait comme un lion. Enfin, nous apercevons, comme un rayon d&#039;espérance, une issue à notre enfer. Encore quelques efforts et la trouée est faite, nous atteignons la zone de la redoute (environ 300 mètres à découvert) où les Arabes n&#039;osent plus s&#039;aventurer à nous suivre. Mais il sera dit qu&#039;en cette journée terrible, nous rencontrerons le plus grand péril où nous attendions le salut.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Sur la lisière des arbres et des broussailles, toute une longue ligne de tireurs arabes est là, à l&#039;affût, attendant les malheureux Français échappés au carnage et sortant de la mêlée sanglante, pour les tirer comme on tire un gibier débusqué d&#039;un fourré par une meute ardente.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Prêt à franchir cette ligne, j&#039;eus un moment de stupeur&amp;amp;nbsp;; il me fallait passer sur les cadavres de quinze à vingt compagnons d&#039;armes tombés là, criblés de balles. J&#039;eus un moment d&#039;hésitation, le temps de voir le danger, et je partis comme un trait vers la redoute. A 200 mètres, épuisé, je regarde en arrière: l&#039;Allemand ne me suivait plus. J&#039;arrive enfin, la porte s&#039;ouvre, j&#039;entre, je n&#039;avais plus mon fusil. Le lendemain, on le trouva avec ceux de Langevin et de Laparra, à quelques mètres de la redoute. Seul, Lavayssière, caporal de la 3&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; compagnie, rentra avec son arme.&amp;amp;nbsp;&#039;&#039;»&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ChapHaut|LeTitre=Un récit des combats du 24 au 26 septembre 1845}}{{PageHaut}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le 23/12/1847 au marabout de Sidi-Brahim&amp;amp;nbsp;: la reddition d&#039;Abd-el-Kader  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 23 décembre 1847, c&#039;est au lieu même du marabout de Sidi-Brahim qu&#039;[[ABDELKADER|Abd-el-Kader]], escorté d&#039;une cinquantaine de ses cavaliers, fit sa soumission à la France, en la personne du colonel Cousin de Montauban envoyé à sa recherche par le général [[La Moricière Juchault|de Lamoricière]] .[[Image:Lamoricière.JPG|center|200px]] Lamoricière avait promis l&#039;aman &#039;&#039;(demander grâce, faire sa soumission, obtenir la grâce)&#039;&#039; [[Média:Aman_écrit_d&#039;Abd_el_Kader.JPG| demandé ]] la nuit même par Abd-el-Kader. La soumission plus officielle eut lieu un peu plus tard à [[Nemours - Ville|Nemours]], où il rencontra le duc d&#039;Aumale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le monument de Sidi Brahim par Dalou  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le monument de 1898 à Oran  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Monument 1898.JPG|right|200px]]La municipalité d&#039;[[Oran - Ville|Oran]] eut l&#039;idée en 1893 de commémorer le cinquantième anniversaire de Sidi-Brahim par l&#039;érection d&#039;un monument. Une souscription fut lancée, et après renseignement, on choisit le sclupteur [http://fr.wikipedia.org/wiki/Aim%C3%A9-Jules_Dalou Aimé-Jules Dalou] pour le réaliser. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On passera sur les péripéties, les querelles avec Dalou ou avec la famille du Colonel de Montagnac, les hésitations sur l&#039;emplacement définitif... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les manifestations pour l&#039;inauguration eurent lieu les 17,18 et 19 décembre 1898. On y invita chacun des survivants de Sidi-Brahim&amp;amp;nbsp;: Gabriel Léger, Guillaume Rolland, le célèbre clairon, et Pegre. Les deux derniers y furent présents. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monument, élevé au centre de la place d&#039;Armes, qui est aussi celle de l&#039;Hôtel de Ville, se composait d&#039;un obélisque de 8 mètres de haut, surmonté d&#039;une gloire ailée présentant une couronne de palmes, et plaquée contre une de ses faces, une statue de femme tenant un drapeau, symbolisant la France, qui écrivait sur l&#039;obélisque les mots du capitaine Dutertre&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;amp;nbsp;». {{ChapHaut|LeTitre=Le monument de 1898 à Oran}}{{PageHaut}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le monument, à Périssac, et à Oran.  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La statue de la France fut démontée et expédiée en France en 1962. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit au milieu des vignes, près du village de Périssac, en Gironde, patrie du capitaine Oscar de Géreaux, deux voiles courbes et concentriques en béton. La statue de la France par Dalou écrit toujours, sur l&#039;une des deux voiles, «&amp;amp;nbsp;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;amp;nbsp;». Ce monument fut inauguré le 10 juillet 1966. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A Oran subsistent l&#039;obélisque et la gloire ailée&amp;amp;nbsp;: c&#039;est le buste en bas-relief d&#039;Abd-el-Kader, plaqué sur l&#039;obélisque, qu&#039;elle semble aujourd&#039;hui couronner. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gloire est changeante, mais hier comme aujourd&#039;hui, à Oran, elle couronne les vaincus de Sidi-Brahim. {{ChapHaut|LeTitre=Le monument, à Périssac, et à Oran.}}{{PageHaut}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:HISTOIRE]] [[Category:Armées]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Historique_Militaire_-_Nemours_-_Ville&amp;diff=44329</id>
		<title>Historique Militaire - Nemours - Ville</title>
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		<updated>2010-04-13T06:38:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : /* 1845 - La folle équipée du colonel de Montagnac */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{VILLE2006|&lt;br /&gt;
|Nom_ville=Nemours&lt;br /&gt;
|gauche=34&lt;br /&gt;
|haut=23&lt;br /&gt;
|Village=oui&lt;br /&gt;
|Pays=ALGERIE &lt;br /&gt;
|ecu=oui&lt;br /&gt;
}}&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Près de Nemours, le marabout de Sidi-Brahim ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le marabout de [[Sidi-Brahim | Sidi-Brahim]] est situé à une quinzaine de kilomètres au sud de Djemaâ Ghazaouet / à [[Nemours - Ville|Nemours]] et à 18 Km à l&#039;ouest de [[Nédroma - Ville|Nedroma]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Marabout Sidi-Brahim Nemours.jpg|right|150px|Marabout Sidi-Ibrahim]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Près de ce lieu [[ABDELKADER|l&#039;émir Abd-el-Kader]] en personne écrasa un détachement commandé par le colonel de Montagnac et composé de 60 cavaliers du 2&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; Hussards et de 350 chasseurs du 8&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; d&#039;Orléans, mais connut une résistance inattendue d&#039;un petit groupe de chasseurs qui gardait le bivouac. Ils se replièrent sur la Kouba du marabout de Sidi-Brahim, et se battirent dans un tel déséquilibre de forces, et avec une telle opiniâtreté, que les bataillons de chasseurs commémorent encore aujourd&#039;hui Sidi-Brahim comme une seconde fête nationale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le récit de la bataille est développé dans de nombreux sites visibles sur internet. On s&#039;est contenté ici de rapporter l&#039;hallucinant [[Sidi-Brahim#Un récit des combats du 24 au 26 septembre 1845|témoignage d&#039;un survivant]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 1845 - La tragique équipée du colonel de Montagnac ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Montagnac.JPG |left|200px]]Le 23 septembre 1845, le lieutenant-colonel de Montagnac étant sorti avec 427 hommes de son poste de  Djemaä-Ghazaouet (aujourd&#039;hui Nemours), fut surpris par de nombreux contingents arabes commandés par l&#039;émir. Montagnac fut mortellement blessé dès le début de l&#039;action. Plus des trois quarts des soldats et des officiers, y compris la compagnie de renfort du capitaine Froment-Coste, périrent sur les pentes du Kerkour. Un reste réfugié dans le marabout de [[Sidi-Brahim | Sidi-Brahim]] résista héroïquement pendant trois jours. Les survivants, avec le capitaine de Géreaux, firent  une trouée à la baïonnette; douze parvinrent à regagner le poste le 26 septembre. L&#039;émir fit 96 prisonniers qui furent massacrés l&#039;année suivante par ordre de Mustapha ben Tami, à l&#039;exception des officiers et des hommes attachés à leurs personnes, soit onze en tout.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 1847 - La rencontre du duc d&#039;Aumale et d&#039;Abd-el-Kader à Nemours ==&lt;br /&gt;
Abd-el-Kader, quittant le Maroc, se heurte, le 22 décembre 1847 à 2 heures du matin, au col de Kerbous, à un groupe de spahis commandés par le lieutenant Mohammed bou Khouïat. Il fait [[Média:Aman_écrit_d&#039;Abd_el_Kader.JPG| demander l&#039;aman]] au général de Lamoricière par un de ses émissaires. Lamoricière le lui accorde, et escorté d&#039;une cinquantaine de ses cavaliers, dont Mustapha ben Tami, son beau-frère, il fait sa reddition le 23 décembre, au marabout de [[Sidi-Brahim | Sidi-Brahim]], au colonel Cousin de Montauban.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conduit à Nemours, il y rencontre le duc d&#039;Aumale, gouverneur général de l&#039;Algérie (Henri d&#039;Orléans, 5° fils du roi Louis-Philippe).[[Fichier:Aumale.JPG |right|200px ]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pellissier de Raynaud écrit: &amp;quot;L&#039;émir était troublé; son extrême paleur, la contraction de ses lèvres trahissaient l&#039;émotion qu&#039;il contenait à grand-peine; le souvenir du massacre des prisonniers pesait évidemment sur lui &#039;&#039;(il s&#039;agit du massacre d&#039;une grande partie des prisonniers de Sidi-Brahim ordonné en 1846 par Mustapha Ben Tami, son beau-frère)&#039;&#039;. Il salua le duc d&#039;Aumale avec toutes les formes arabes du respect.&lt;br /&gt;
Ses premières paroles furent: &#039;&#039;&amp;quot;Il y a longtemps que tu devais désirer ce qui s&#039;accomplit ; tout se passe selon la volonté de Dieu&amp;quot;&#039;&#039;. Il recommanda à la bienveillance du prince les vaillants soldats qui l&#039;avaient suivi jusqu&#039;au bout, et demanda bientôt à se retirer, alléguant son extrême fatigue. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lendemain, la présentation publique et officielle eut lieu. Le prince reçut l&#039;illustre prisonnier avec courtoisie et distinction, au pied du perron de la maison du commandant, où il était logé. L&#039;émir lui offrit une belle jument noire qu&#039;il montait en venant et lui dit: &#039;&#039;&amp;quot;Je t&#039;offre la seule chose que je possède et que j&#039;estime en ce moment.&amp;quot;&#039;&#039; Le duc d&#039;Aumale lui répondit: &#039;&#039;&amp;quot;Je l&#039;accepte comme un gage de ta soumission à la France et de la paix de l&#039;Algérie&amp;quot;.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Reddition d&#039;Abd-el-Kader.JPG|center|600px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;émir rappela ensuite les engagements pris par le général de Lamoricière &#039;&#039;(de le faire conduire à Alexandrie ou à Saint-Jean-d&#039;Acre, et de le faire traiter selon son rang)&#039;&#039;, à quoi le prince répondit qu&#039;il espérait que le gouvernement les ratifierait. Ils se séparèrent ensuite, et Abd-el-Kader retourna à pied dans sa tente. Le même jour, il fut embarqué pour Oran, avec les siens, et de là conduit en France. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;(d&#039;après G.Esquer, dans &amp;quot;Le livre d&#039;or de l&#039;Oranie&amp;quot;)&#039;&#039;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<title>Historique Militaire - Nemours - Ville</title>
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		<updated>2009-08-26T09:58:52Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : /* 1847 - La rencontre du duc d&amp;#039;Aumale et d&amp;#039;Abd-el-Kader à Nemours */ lien media&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{VILLE2006|&lt;br /&gt;
|Nom_ville=Nemours&lt;br /&gt;
|gauche=34&lt;br /&gt;
|haut=23&lt;br /&gt;
|Village=oui&lt;br /&gt;
|Pays=ALGERIE &lt;br /&gt;
|ecu=oui&lt;br /&gt;
}}&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Près de Nemours, le marabout de Sidi-Brahim ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le marabout de [[Sidi-Brahim | Sidi-Brahim]] est situé à une quinzaine de kilomètres au sud de Djemaâ Ghazaouet / à [[Nemours - Ville|Nemours]] et à 18 Km à l&#039;ouest de [[Nédroma - Ville|Nedroma]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Marabout Sidi-Brahim Nemours.jpg|right|150px|Marabout Sidi-Ibrahim]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Près de ce lieu [[ABDELKADER|l&#039;émir Abd-el-Kader]] en personne écrasa un détachement commandé par le colonel de Montagnac et composé de 60 cavaliers du 2&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; Hussards et de 350 chasseurs du 8&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; d&#039;Orléans, mais connut une résistance inattendue d&#039;un petit groupe de chasseurs qui gardait le bivouac. Ils se replièrent sur la Kouba du marabout de Sidi-Brahim, et se battirent dans un tel déséquilibre de forces, et avec une telle opiniâtreté, que les bataillons de chasseurs commémorent encore aujourd&#039;hui Sidi-Brahim comme une seconde fête nationale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le récit de la bataille est développé dans de nombreux sites visibles sur internet. On s&#039;est contenté ici de rapporter l&#039;hallucinant [[Sidi-Brahim#Un récit des combats du 24 au 26 septembre 1845|témoignage d&#039;un survivant]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 1845 - La folle équipée du colonel de Montagnac ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Montagnac.JPG |left|200px]]Le 23 septembre 1845, le lieutenant-colonel de Montagnac étant sorti avec 427 hommes de son poste de  Djemaä-Ghazaouet (aujourd&#039;hui Nemours), fut surpris par de nombreux contingents arabes commandés par l&#039;émir. Montagnac fut mortellement blessé dès le début de l&#039;action. Plus des trois quarts des soldats et des officiers, y compris la compagnie de renfort du capitaine Froment-Coste, périrent sur les pentes du Kerkour. Un reste réfugié dans le marabout de [[Sidi-Brahim | Sidi-Brahim]] résista héroïquement pendant trois jours. Les survivants, avec le capitaine de Géreaux, firent  une trouée à la baïonnette; douze parvinrent à regagner le poste le 26 septembre. L&#039;émir fit 96 prisonniers qui furent massacrés l&#039;année suivante par ordre de Mustapha ben Tami, à l&#039;exception des officiers et des hommes attachés à leurs personnes, soit onze en tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 1847 - La rencontre du duc d&#039;Aumale et d&#039;Abd-el-Kader à Nemours ==&lt;br /&gt;
Abd-el-Kader, quittant le Maroc, se heurte, le 22 décembre 1847 à 2 heures du matin, au col de Kerbous, à un groupe de spahis commandés par le lieutenant Mohammed bou Khouïat. Il fait [[Média:Aman_écrit_d&#039;Abd_el_Kader.JPG| demander l&#039;aman]] au général de Lamoricière par un de ses émissaires. Lamoricière le lui accorde, et escorté d&#039;une cinquantaine de ses cavaliers, dont Mustapha ben Tami, son beau-frère, il fait sa reddition le 23 décembre, au marabout de [[Sidi-Brahim | Sidi-Brahim]], au colonel Cousin de Montauban.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conduit à Nemours, il y rencontre le duc d&#039;Aumale, gouverneur général de l&#039;Algérie (Henri d&#039;Orléans, 5° fils du roi Louis-Philippe).[[Fichier:Aumale.JPG |right|200px ]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pellissier de Raynaud écrit: &amp;quot;L&#039;émir était troublé; son extrême paleur, la contraction de ses lèvres trahissaient l&#039;émotion qu&#039;il contenait à grand-peine; le souvenir du massacre des prisonniers pesait évidemment sur lui &#039;&#039;(il s&#039;agit du massacre d&#039;une grande partie des prisonniers de Sidi-Brahim ordonné en 1846 par Mustapha Ben Tami, son beau-frère)&#039;&#039;. Il salua le duc d&#039;Aumale avec toutes les formes arabes du respect.&lt;br /&gt;
Ses premières paroles furent: &#039;&#039;&amp;quot;Il y a longtemps que tu devais désirer ce qui s&#039;accomplit ; tout se passe selon la volonté de Dieu&amp;quot;&#039;&#039;. Il recommanda à la bienveillance du prince les vaillants soldats qui l&#039;avaient suivi jusqu&#039;au bout, et demanda bientôt à se retirer, alléguant son extrême fatigue. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lendemain, la présentation publique et officielle eut lieu. Le prince reçut l&#039;illustre prisonnier avec courtoisie et distinction, au pied du perron de la maison du commandant, où il était logé. L&#039;émir lui offrit une belle jument noire qu&#039;il montait en venant et lui dit: &#039;&#039;&amp;quot;Je t&#039;offre la seule chose que je possède et que j&#039;estime en ce moment.&amp;quot;&#039;&#039; Le duc d&#039;Aumale lui répondit: &#039;&#039;&amp;quot;Je l&#039;accepte comme un gage de ta soumission à la France et de la paix de l&#039;Algérie&amp;quot;.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Reddition d&#039;Abd-el-Kader.JPG|center|600px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;émir rappela ensuite les engagements pris par le général de Lamoricière &#039;&#039;(de le faire conduire à Alexandrie ou à Saint-Jean-d&#039;Acre, et de le faire traiter selon son rang)&#039;&#039;, à quoi le prince répondit qu&#039;il espérait que le gouvernement les ratifierait. Ils se séparèrent ensuite, et Abd-el-Kader retourna à pied dans sa tente. Le même jour, il fut embarqué pour Oran, avec les siens, et de là conduit en France. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;(d&#039;après G.Esquer, dans &amp;quot;Le livre d&#039;or de l&#039;Oranie&amp;quot;)&#039;&#039;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
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	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Sidi-Brahim&amp;diff=43268</id>
		<title>Sidi-Brahim</title>
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		<updated>2009-08-19T16:55:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : /* Le 23/12/1847 au marabout de Sidi-Brahim&amp;amp;nbsp;: la reddition d&amp;#039;Abd-el-Kader */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ORI-COMMUN}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;ret&amp;gt;Retour&amp;lt;/ret&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Marabout de Sidi-Brahim.JPG|left|200px]] Le marabout de Sidi-Brahim est situé à une quinzaine de kilomètres au sud de Djemaâ Ghazaouet / [[Nemours - Ville|Nemours]], et à 18 Km à l&#039;ouest de [[Nédroma - Ville|Nédroma]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Près de ce lieu l&#039;émir [[ABDELKADER|Abd-el-Kader]] en personne écrasa un détachement commandé par le colonel de Montagnac et composé de 60 cavaliers du 2&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; Hussards et de 350 chasseurs du 8&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; d&#039;Orléans, mais connut une résistance inattendue d&#039;un petit groupe de chasseurs qui gardait le bivouac. Ils se replièrent sur la Kouba du marabout de Sidi-Brahim, et se battirent dans un tel déséquilibre de forces, et avec une telle opiniâtreté, que les bataillons de chasseurs [http://www.bleujonquille.com/bleu_jonquille.php commémorent] encore aujourd&#039;hui Sidi-Brahim comme une seconde fête nationale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le récit de la bataille est développé dans de nombreux [http://www.armees.com/Le-Recit-du-Combat-de-Sidi-Brahim.html sites visibles sur internet]. On se contentera ici de rapporter l&#039;hallucinant témoignage d&#039;un survivant, et de rappeler le monument commémoratif de cette bataille qui ornait le centre de la place d&#039;Armes à [[Oran - Ville|Oran]] (ou encore place Foch, ou place de la mairie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un récit des combats du 24 au 26 septembre 1845  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lieutenant-colonel de Montagnac, qui s&#039;était aventuré contre l&#039;ordre de ses chefs hors de de son poste de [[Nemours - Ville|Djemaâ-Ghazaouet]], subit donc un sanglant revers le 23 septembre non loin de Sidi-Brahim, de même que la colonne de renfort du commandant Froment-Coste, averti au bivouac. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le petit groupe resté au bivouac sous le commandement du capitaine de Géreaux se replie sur le marabout, et voici le récit du caporal Tressy, du 8&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; bataillon de chasseurs d&#039;Orléans, tel que l&#039;a rapporté le colonel (plus tard général) Paul Azan dans son ouvrage en 1905 sur Sidi-Brahim: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;«&amp;amp;nbsp;Le marabout de Sidi-Brahim présentait alors un carré de 12 à 13 mètres de côté, entouré de murs bâtis en boue, de 4 pieds de haut, dominés par une coupole oblongue placée au centre. M. de Géreaux et le lieutenant de Chappedelaine organisent rapidement la défense&amp;amp;nbsp;; les brèches sont réparées, l&#039;entrée est fermée à l&#039;aide des cantines, nous sommes postés vingt sur chaque face derrière les murs du marabout&amp;amp;nbsp;; le capitaine s&#039;établit au centre avec le chirurgien Rosaguti et l&#039;interprète Lévy.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Vers midi environ, la colonne du commandant Froment-Coste écrasée, les Arabes, et les Kabyles, électrisés par leur double victoire, plus encore que par la présence d&#039;Abd-el-Kader, se ruent comme un torrent déchaîné, comme les flots d&#039;une mer en furie, contre les murs croulants du petit marabout. Ces fiers cavaliers, exécutant une fantasia superbe, arrivent comme un ouragan, abordant à la fois les quatre faces du monument. Reçus de toute part par une fusillade à bout portant, ils perdent beaucoup de monde et se retirent.&#039;&#039;[[Image:Combat Sidi-Brahim 1845.jpg|right|300px]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Alors l&#039;assaut commence&amp;amp;nbsp;: c&#039;est un feu d&#039;enfer. Repoussés, les Arabes reviennent à la charge avec une nouvelle audace et l&#039;assaut reprend avec une furie grandissante. La terre se couvre de leurs morts&amp;amp;nbsp;; mais ce nouvel échec semble rallumer leur rage. Aussi loin que la vue peut s&#039;étendre sur toute la plaine, l&#039;œil n&#039;apperçoit que des burnous&amp;amp;nbsp;; et cette multitude grouillante, comme une vague immense, se rue avec une audace incroyable sur nos fragiles remparts. La lutte se poursuit aussi ardente environ cinq quarts d&#039;heure.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Alors a lieu une scène que je n&#039;oublierai pas de ma vie&amp;amp;nbsp;: en face de nous arrive le capitaine Dutertre&amp;amp;nbsp;; il est très pâle&amp;amp;nbsp;; il n&#039;a que son pantalon&amp;amp;nbsp;; sa chemise est en lambeaux&amp;amp;nbsp;; il est conduit par six Arabes et s&#039;arrête à 50 mètres du mur où je me trouve. Que va-t-il se passer&amp;amp;nbsp;? Nous sommes dans une anxiété terrible. Que va-t-il nous proposer&amp;amp;nbsp;?... Nous faisons le plus profond silence. Les Arabes, impatients, semblent l&#039;inviter à parler&amp;amp;nbsp;; le capitaine refuse&amp;amp;nbsp;; il ne dit pas une parole. Après un moment d&#039;attente, les Arabes tirent sur lui deux coups de pistolet à bout portant et se sauvent en emportant leur prisonnier. Nous avons tous pensé qu&#039;Abd-el-Kader l&#039;avait envoyé pour nous engager à nous rendre. Son silence nous dictait notre conduite et son supplice nous montrait ce que nous devions attendre de notre barbare ennemi.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Le 24, au lever du soleil, l&#039;émir vient lui-même à la tête de ses réguliers, cavalerie et infanterie, et le branle-bas recommence. Reçue par une grêle de mitraille au travers des créneaux, toute la cavalerie a beau donner, elle n&#039;arrive qu&#039;à nous exténuer&amp;amp;nbsp;; elle perd beaucoup de monde. A 10 heures, le combat reprend encore plus furieux, mais aucun Arabe ne peut franchir le retranchement.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous sommes presque constamment en lutte jusqu&#039;au lendemain, à deux heures de l&#039;après-midi. La nuit, les Arabes se rapprochent, nous jettent des pierres et, joignant la dérision à l&#039;insulte, nous demandent si nous voulons boire de l&#039;eau fraîche et manger des galettes chaudes.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous jugeant épuisés par une lutte acharnée de trois jours, nous sachant sans munitions et sans vivres, et nous croyant incapables de sortir de notre enceinte, Abd-el-Kader fait sonner la retraite, part avec ses troupes, laissant seulement 450 hommes pour nous observer&amp;amp;nbsp;; comptant sur la famine plus puissante que ses armes pour achever son œuvre.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Il ne se trompait pas, hélas&amp;amp;nbsp;! La faim nous torturait les entrailles&amp;amp;nbsp;; mais à la suite de trois journées de lutte ardente et sans repos, sous les ardeurs implacables du soleil d&#039;Afrique, la soif nous était un supplice plus épouvantable encore. On en était arrivé jusqu&#039;à boire sa propre urine&amp;amp;nbsp;; certains recueillaient celle des trois chevaux et la portaient avidement à leurs lèvres brûlantes, espérant ainsi éteindre le feu qui les dévorait. C&#039;était véritablement horrible.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;....Il ne nous restait donc plus d&#039;espoir. Le départ fut décidé. Le 26, journée de toutes la plus terrible, à 7 heures, nous franchissons l&#039;enceinte et tombons comme un ouragan sur un poste d&#039;observation de 150 hommes placé à 100 mètres au nord du marabout. Surpris par la rapidité de l&#039;attaque, les Arabes se dispersent dans toutes les directions et en toute hâte reviennent au marabout piller nos bagages. Pendant ce temps, la petite colonne, le capitaine de Géreaux en tête, soutenu par deux hommes, dirige sa marche, sans être poursuivie de trop près, du côté de &#039;&#039;[[Nemours - Ville|&#039;&#039;Djemaâ&#039;&#039;]]&#039;&#039;.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous fîmes ainsi environ 3 lieues sans être sérieusement attaqués&amp;amp;nbsp;; néanmoins trois des nôtres, tombés, les jambes fracassées, nous supplient avec des larmes et des cris lamentables de les achever&amp;amp;nbsp;; c&#039;était à fendre l&#039;âme. Il fallait marcher&amp;amp;nbsp;; la troupe des Kabyles, sur nos derrières, grossissait sans cesse&amp;amp;nbsp;; on apercevait les Bédouins, prévenus de notre approche, descendre de tous les douars, courir en avant de la colonne pour lui barrer le chemin. Cependant nous avons traversé le grand plateau&amp;amp;nbsp;; 2 kilomètres au plus nous séparent de la redoute. Une hauteur de 50 mètres à descendre, des jardins arabes semés d&#039;arbres et de broussailles, tout à fait au fond un ravin&amp;amp;nbsp;; et par delà le salut. L&#039;espérance renaît dans nos âmes&amp;amp;nbsp;; mais à l&#039;extrémité du plateau, grand Dieu&amp;amp;nbsp;! quel spectacle&amp;amp;nbsp;!... devant nous, à nos pieds, une multitude , une cohue immense armée de fusils et de sabres, d&#039;armes de toutes sortes, est là, sur une profondeur de plus de 200 mètres&amp;amp;nbsp;; des milliers d&#039;Arabes vocifèrent, gesticulent, attendant une proie qui ne peut leur échapper... Il n&#039;y a pourtant pas à hésiter, 2&amp;amp;amp;nbsp;000 Kabyles arrivent sur nous&amp;amp;nbsp;; il faut passer sur le corps de cette fourmilière humaine, entrer dans cet enfer, y faire sa trouée ou mourir. Baïonnettes en avant, nous roulons sur la pente, fusillés par les arabes, et la danse commence, danse infernale et terrible. Ce n&#039;est pas un combat, c&#039;est de la folie, de la rage, un massacre, une boucherie impossible à décrire. Nos chefs sont toujours à notre tête&amp;amp;nbsp;; le lieutenant de Chappedelaine est atteint de deux balles, le docteur Rosaguti succombe dans la mêlée sanglante. A six pas devant moi, je vois tomber le capitaine de Géreaux.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Dès lors, chacun pour soi, et en avant dans la masse profonde des arabes qui nous poussent de toutes parts. La baïonnette décrit toutes les arabesques de l&#039;escrime, un moulinet continuel. Devant nous, à nos côtés, derrière, on ne voit qu&#039;yeux flamboyants de colère, dents de fauves se disputant une proie, faces de démons incarnant la haine, bras tendus, mains crispées, armes de toutes sortes, cherchant par tous les moyens à nous atteindre et à nous donner la mort. On n&#039;entendait que vociférations et hurlements&amp;amp;nbsp;; c&#039;était un vacarme effrayant, une mêlée terrible.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cependant, la baïonnette fait joliment son ouvrage&amp;amp;nbsp;; mais plus elle tue, plus la foule fanatisée augmente. Percé de part en part, en pleine poitrine, un de ces forcenés saisit ma baïonnette de ses deux mains et, dans les crispations de la mort, la maintient comme dans un étau d&#039;acier; une seconde ... et c&#039;en est fait de moi. Un effort désespéré la dégage, elle continue son oeuvre.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous allions de conserve, dans cette mêlée furieuse, avec un colosse allemand qui faisait lui aussi un carnage épouvantable et se battait comme un lion. Enfin, nous apercevons, comme un rayon d&#039;espérance, une issue à notre enfer. Encore quelques efforts et la trouée est faite, nous atteignons la zone de la redoute (environ 300 mètres à découvert) où les Arabes n&#039;osent plus s&#039;aventurer à nous suivre. Mais il sera dit qu&#039;en cette journée terrible, nous rencontrerons le plus grand péril où nous attendions le salut.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Sur la lisière des arbres et des broussailles, toute une longue ligne de tireurs arabes est là, à l&#039;affût, attendant les malheureux Français échappés au carnage et sortant de la mêlée sanglante, pour les tirer comme on tire un gibier débusqué d&#039;un fourré par une meute ardente.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Prêt à franchir cette ligne, j&#039;eus un moment de stupeur&amp;amp;nbsp;; il me fallait passer sur les cadavres de quinze à vingt compagnons d&#039;armes tombés là, criblés de balles. J&#039;eus un moment d&#039;hésitation, le temps de voir le danger, et je partis comme un trait vers la redoute. A 200 mètres, épuisé, je regarde en arrière: l&#039;Allemand ne me suivait plus. J&#039;arrive enfin, la porte s&#039;ouvre, j&#039;entre, je n&#039;avais plus mon fusil. Le lendemain, on le trouva avec ceux de Langevin et de Laparra, à quelques mètres de la redoute. Seul, Lavayssière, caporal de la 3&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; compagnie, rentra avec son arme.&amp;amp;nbsp;&#039;&#039;»&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ChapHaut|LeTitre=Un récit des combats du 24 au 26 septembre 1845}}{{PageHaut}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le 23/12/1847 au marabout de Sidi-Brahim&amp;amp;nbsp;: la reddition d&#039;Abd-el-Kader  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 23 décembre 1847, c&#039;est au lieu même du marabout de Sidi-Brahim qu&#039;[[ABDELKADER|Abd-el-Kader]], escorté d&#039;une cinquantaine de ses cavaliers, fit sa soumission à la France, en la personne du colonel Cousin de Montauban envoyé à sa recherche par le général [[La Moricière Juchault|de Lamoricière]] .[[Image:Lamoricière.JPG|center|200px]] Lamoricière avait promis l&#039;aman &#039;&#039;(demander grâce, faire sa soumission, obtenir la grâce)&#039;&#039; [[Média:Aman_écrit_d&#039;Abd_el_Kader.JPG| demandé ]] la nuit même par Abd-el-Kader. La soumission plus officielle eut lieu un peu plus tard à [[Nemours - Ville|Nemours]], où il rencontra le duc d&#039;Aumale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le monument de Sidi Brahim par Dalou  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le monument de 1898 à Oran  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Monument 1898.JPG|right|200px]]La municipalité d&#039;[[Oran - Ville|Oran]] eut l&#039;idée en 1893 de commémorer le cinquantième anniversaire de Sidi-Brahim par l&#039;érection d&#039;un monument. Une souscription fut lancée, et après renseignement, on choisit le sclupteur [http://fr.wikipedia.org/wiki/Aim%C3%A9-Jules_Dalou Aimé-Jules Dalou] pour le réaliser. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On passera sur les péripéties, les querelles avec Dalou ou avec la famille du Colonel de Montagnac, les hésitations sur l&#039;emplacement définitif... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les manifestations pour l&#039;inauguration eurent lieu les 17,18 et 19 décembre 1898. On y invita chacun des survivants de Sidi-Brahim&amp;amp;nbsp;: Gabriel Léger, Guillaume Rolland, le célèbre clairon, et Pegre. Les deux derniers y furent présents. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monument, élevé au centre de la place d&#039;Armes, qui est aussi celle de l&#039;Hôtel de Ville, se composait d&#039;un obélisque de 8 mètres de haut, surmonté d&#039;une gloire ailée présentant une couronne de palmes, et plaquée contre une de ses faces, une statue de femme tenant un drapeau, symbolisant la France, qui écrivait sur l&#039;obélisque les mots du capitaine Dutertre&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;amp;nbsp;». {{ChapHaut|LeTitre=Le monument de 1898 à Oran}}{{PageHaut}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le monument, à Périssac, et à Oran.  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La statue de la France fut démontée et expédiée en France en 1962. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit au milieu des vignes, près du village de Périssac, en Gironde, patrie du capitaine Oscar de Géreaux, deux voiles courbes et concentriques en béton. La statue de la France par Dalou écrit toujours, sur l&#039;une des deux voiles, «&amp;amp;nbsp;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;amp;nbsp;». Ce monument fut inauguré le 10 juillet 1966. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A Oran subsistent l&#039;obélisque et la gloire ailée&amp;amp;nbsp;: c&#039;est le buste en bas-relief d&#039;Abd-el-Kader, plaqué sur l&#039;obélisque, qu&#039;elle semble aujourd&#039;hui couronner. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gloire est changeante, mais hier comme aujourd&#039;hui, à Oran, elle couronne les vaincus de Sidi-Brahim. {{ChapHaut|LeTitre=Le monument, à Périssac, et à Oran.}}{{PageHaut}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:HISTOIRE]] [[Category:Armées]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Sidi-Brahim&amp;diff=43267</id>
		<title>Sidi-Brahim</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Sidi-Brahim&amp;diff=43267"/>
		<updated>2009-08-19T16:49:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : /* Le 23/12/1847 au marabout de Sidi-Brahim&amp;amp;nbsp;: la reddition d&amp;#039;Abd-el-Kader */ lien fichier média Aman d&amp;#039;Abd el Kader&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{ORI-COMMUN}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;ret&amp;gt;Retour&amp;lt;/ret&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Marabout de Sidi-Brahim.JPG|left|200px]] Le marabout de Sidi-Brahim est situé à une quinzaine de kilomètres au sud de Djemaâ Ghazaouet / [[Nemours - Ville|Nemours]], et à 18 Km à l&#039;ouest de [[Nédroma - Ville|Nédroma]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Près de ce lieu l&#039;émir [[ABDELKADER|Abd-el-Kader]] en personne écrasa un détachement commandé par le colonel de Montagnac et composé de 60 cavaliers du 2&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; Hussards et de 350 chasseurs du 8&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; d&#039;Orléans, mais connut une résistance inattendue d&#039;un petit groupe de chasseurs qui gardait le bivouac. Ils se replièrent sur la Kouba du marabout de Sidi-Brahim, et se battirent dans un tel déséquilibre de forces, et avec une telle opiniâtreté, que les bataillons de chasseurs [http://www.bleujonquille.com/bleu_jonquille.php commémorent] encore aujourd&#039;hui Sidi-Brahim comme une seconde fête nationale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le récit de la bataille est développé dans de nombreux [http://www.armees.com/Le-Recit-du-Combat-de-Sidi-Brahim.html sites visibles sur internet]. On se contentera ici de rapporter l&#039;hallucinant témoignage d&#039;un survivant, et de rappeler le monument commémoratif de cette bataille qui ornait le centre de la place d&#039;Armes à [[Oran - Ville|Oran]] (ou encore place Foch, ou place de la mairie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un récit des combats du 24 au 26 septembre 1845  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lieutenant-colonel de Montagnac, qui s&#039;était aventuré contre l&#039;ordre de ses chefs hors de de son poste de [[Nemours - Ville|Djemaâ-Ghazaouet]], subit donc un sanglant revers le 23 septembre non loin de Sidi-Brahim, de même que la colonne de renfort du commandant Froment-Coste, averti au bivouac. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le petit groupe resté au bivouac sous le commandement du capitaine de Géreaux se replie sur le marabout, et voici le récit du caporal Tressy, du 8&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; bataillon de chasseurs d&#039;Orléans, tel que l&#039;a rapporté le colonel (plus tard général) Paul Azan dans son ouvrage en 1905 sur Sidi-Brahim: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;«&amp;amp;nbsp;Le marabout de Sidi-Brahim présentait alors un carré de 12 à 13 mètres de côté, entouré de murs bâtis en boue, de 4 pieds de haut, dominés par une coupole oblongue placée au centre. M. de Géreaux et le lieutenant de Chappedelaine organisent rapidement la défense&amp;amp;nbsp;; les brèches sont réparées, l&#039;entrée est fermée à l&#039;aide des cantines, nous sommes postés vingt sur chaque face derrière les murs du marabout&amp;amp;nbsp;; le capitaine s&#039;établit au centre avec le chirurgien Rosaguti et l&#039;interprète Lévy.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Vers midi environ, la colonne du commandant Froment-Coste écrasée, les Arabes, et les Kabyles, électrisés par leur double victoire, plus encore que par la présence d&#039;Abd-el-Kader, se ruent comme un torrent déchaîné, comme les flots d&#039;une mer en furie, contre les murs croulants du petit marabout. Ces fiers cavaliers, exécutant une fantasia superbe, arrivent comme un ouragan, abordant à la fois les quatre faces du monument. Reçus de toute part par une fusillade à bout portant, ils perdent beaucoup de monde et se retirent.&#039;&#039;[[Image:Combat Sidi-Brahim 1845.jpg|right|300px]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Alors l&#039;assaut commence&amp;amp;nbsp;: c&#039;est un feu d&#039;enfer. Repoussés, les Arabes reviennent à la charge avec une nouvelle audace et l&#039;assaut reprend avec une furie grandissante. La terre se couvre de leurs morts&amp;amp;nbsp;; mais ce nouvel échec semble rallumer leur rage. Aussi loin que la vue peut s&#039;étendre sur toute la plaine, l&#039;œil n&#039;apperçoit que des burnous&amp;amp;nbsp;; et cette multitude grouillante, comme une vague immense, se rue avec une audace incroyable sur nos fragiles remparts. La lutte se poursuit aussi ardente environ cinq quarts d&#039;heure.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Alors a lieu une scène que je n&#039;oublierai pas de ma vie&amp;amp;nbsp;: en face de nous arrive le capitaine Dutertre&amp;amp;nbsp;; il est très pâle&amp;amp;nbsp;; il n&#039;a que son pantalon&amp;amp;nbsp;; sa chemise est en lambeaux&amp;amp;nbsp;; il est conduit par six Arabes et s&#039;arrête à 50 mètres du mur où je me trouve. Que va-t-il se passer&amp;amp;nbsp;? Nous sommes dans une anxiété terrible. Que va-t-il nous proposer&amp;amp;nbsp;?... Nous faisons le plus profond silence. Les Arabes, impatients, semblent l&#039;inviter à parler&amp;amp;nbsp;; le capitaine refuse&amp;amp;nbsp;; il ne dit pas une parole. Après un moment d&#039;attente, les Arabes tirent sur lui deux coups de pistolet à bout portant et se sauvent en emportant leur prisonnier. Nous avons tous pensé qu&#039;Abd-el-Kader l&#039;avait envoyé pour nous engager à nous rendre. Son silence nous dictait notre conduite et son supplice nous montrait ce que nous devions attendre de notre barbare ennemi.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Le 24, au lever du soleil, l&#039;émir vient lui-même à la tête de ses réguliers, cavalerie et infanterie, et le branle-bas recommence. Reçue par une grêle de mitraille au travers des créneaux, toute la cavalerie a beau donner, elle n&#039;arrive qu&#039;à nous exténuer&amp;amp;nbsp;; elle perd beaucoup de monde. A 10 heures, le combat reprend encore plus furieux, mais aucun Arabe ne peut franchir le retranchement.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous sommes presque constamment en lutte jusqu&#039;au lendemain, à deux heures de l&#039;après-midi. La nuit, les Arabes se rapprochent, nous jettent des pierres et, joignant la dérision à l&#039;insulte, nous demandent si nous voulons boire de l&#039;eau fraîche et manger des galettes chaudes.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous jugeant épuisés par une lutte acharnée de trois jours, nous sachant sans munitions et sans vivres, et nous croyant incapables de sortir de notre enceinte, Abd-el-Kader fait sonner la retraite, part avec ses troupes, laissant seulement 450 hommes pour nous observer&amp;amp;nbsp;; comptant sur la famine plus puissante que ses armes pour achever son œuvre.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Il ne se trompait pas, hélas&amp;amp;nbsp;! La faim nous torturait les entrailles&amp;amp;nbsp;; mais à la suite de trois journées de lutte ardente et sans repos, sous les ardeurs implacables du soleil d&#039;Afrique, la soif nous était un supplice plus épouvantable encore. On en était arrivé jusqu&#039;à boire sa propre urine&amp;amp;nbsp;; certains recueillaient celle des trois chevaux et la portaient avidement à leurs lèvres brûlantes, espérant ainsi éteindre le feu qui les dévorait. C&#039;était véritablement horrible.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;....Il ne nous restait donc plus d&#039;espoir. Le départ fut décidé. Le 26, journée de toutes la plus terrible, à 7 heures, nous franchissons l&#039;enceinte et tombons comme un ouragan sur un poste d&#039;observation de 150 hommes placé à 100 mètres au nord du marabout. Surpris par la rapidité de l&#039;attaque, les Arabes se dispersent dans toutes les directions et en toute hâte reviennent au marabout piller nos bagages. Pendant ce temps, la petite colonne, le capitaine de Géreaux en tête, soutenu par deux hommes, dirige sa marche, sans être poursuivie de trop près, du côté de &#039;&#039;[[Nemours - Ville|&#039;&#039;Djemaâ&#039;&#039;]]&#039;&#039;.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous fîmes ainsi environ 3 lieues sans être sérieusement attaqués&amp;amp;nbsp;; néanmoins trois des nôtres, tombés, les jambes fracassées, nous supplient avec des larmes et des cris lamentables de les achever&amp;amp;nbsp;; c&#039;était à fendre l&#039;âme. Il fallait marcher&amp;amp;nbsp;; la troupe des Kabyles, sur nos derrières, grossissait sans cesse&amp;amp;nbsp;; on apercevait les Bédouins, prévenus de notre approche, descendre de tous les douars, courir en avant de la colonne pour lui barrer le chemin. Cependant nous avons traversé le grand plateau&amp;amp;nbsp;; 2 kilomètres au plus nous séparent de la redoute. Une hauteur de 50 mètres à descendre, des jardins arabes semés d&#039;arbres et de broussailles, tout à fait au fond un ravin&amp;amp;nbsp;; et par delà le salut. L&#039;espérance renaît dans nos âmes&amp;amp;nbsp;; mais à l&#039;extrémité du plateau, grand Dieu&amp;amp;nbsp;! quel spectacle&amp;amp;nbsp;!... devant nous, à nos pieds, une multitude , une cohue immense armée de fusils et de sabres, d&#039;armes de toutes sortes, est là, sur une profondeur de plus de 200 mètres&amp;amp;nbsp;; des milliers d&#039;Arabes vocifèrent, gesticulent, attendant une proie qui ne peut leur échapper... Il n&#039;y a pourtant pas à hésiter, 2&amp;amp;amp;nbsp;000 Kabyles arrivent sur nous&amp;amp;nbsp;; il faut passer sur le corps de cette fourmilière humaine, entrer dans cet enfer, y faire sa trouée ou mourir. Baïonnettes en avant, nous roulons sur la pente, fusillés par les arabes, et la danse commence, danse infernale et terrible. Ce n&#039;est pas un combat, c&#039;est de la folie, de la rage, un massacre, une boucherie impossible à décrire. Nos chefs sont toujours à notre tête&amp;amp;nbsp;; le lieutenant de Chappedelaine est atteint de deux balles, le docteur Rosaguti succombe dans la mêlée sanglante. A six pas devant moi, je vois tomber le capitaine de Géreaux.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Dès lors, chacun pour soi, et en avant dans la masse profonde des arabes qui nous poussent de toutes parts. La baïonnette décrit toutes les arabesques de l&#039;escrime, un moulinet continuel. Devant nous, à nos côtés, derrière, on ne voit qu&#039;yeux flamboyants de colère, dents de fauves se disputant une proie, faces de démons incarnant la haine, bras tendus, mains crispées, armes de toutes sortes, cherchant par tous les moyens à nous atteindre et à nous donner la mort. On n&#039;entendait que vociférations et hurlements&amp;amp;nbsp;; c&#039;était un vacarme effrayant, une mêlée terrible.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cependant, la baïonnette fait joliment son ouvrage&amp;amp;nbsp;; mais plus elle tue, plus la foule fanatisée augmente. Percé de part en part, en pleine poitrine, un de ces forcenés saisit ma baïonnette de ses deux mains et, dans les crispations de la mort, la maintient comme dans un étau d&#039;acier; une seconde ... et c&#039;en est fait de moi. Un effort désespéré la dégage, elle continue son oeuvre.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous allions de conserve, dans cette mêlée furieuse, avec un colosse allemand qui faisait lui aussi un carnage épouvantable et se battait comme un lion. Enfin, nous apercevons, comme un rayon d&#039;espérance, une issue à notre enfer. Encore quelques efforts et la trouée est faite, nous atteignons la zone de la redoute (environ 300 mètres à découvert) où les Arabes n&#039;osent plus s&#039;aventurer à nous suivre. Mais il sera dit qu&#039;en cette journée terrible, nous rencontrerons le plus grand péril où nous attendions le salut.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Sur la lisière des arbres et des broussailles, toute une longue ligne de tireurs arabes est là, à l&#039;affût, attendant les malheureux Français échappés au carnage et sortant de la mêlée sanglante, pour les tirer comme on tire un gibier débusqué d&#039;un fourré par une meute ardente.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Prêt à franchir cette ligne, j&#039;eus un moment de stupeur&amp;amp;nbsp;; il me fallait passer sur les cadavres de quinze à vingt compagnons d&#039;armes tombés là, criblés de balles. J&#039;eus un moment d&#039;hésitation, le temps de voir le danger, et je partis comme un trait vers la redoute. A 200 mètres, épuisé, je regarde en arrière: l&#039;Allemand ne me suivait plus. J&#039;arrive enfin, la porte s&#039;ouvre, j&#039;entre, je n&#039;avais plus mon fusil. Le lendemain, on le trouva avec ceux de Langevin et de Laparra, à quelques mètres de la redoute. Seul, Lavayssière, caporal de la 3&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; compagnie, rentra avec son arme.&amp;amp;nbsp;&#039;&#039;»&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ChapHaut|LeTitre=Un récit des combats du 24 au 26 septembre 1845}}{{PageHaut}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le 23/12/1847 au marabout de Sidi-Brahim&amp;amp;nbsp;: la reddition d&#039;Abd-el-Kader  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 23 décembre 1847, c&#039;est au lieu même du marabout de Sidi-Brahim qu&#039;[[ABDELKADER|Abd-el-Kader]], escorté d&#039;une cinquantaine de ses cavaliers, fit sa soumission à la France, en la personne du colonel Cousin de Montauban envoyé à sa recherche par le général [[La Moricière Juchault|de Lamoricière]] .[[Image:Lamoricière.JPG|center|200px]] Lamoricière avait promis l&#039;aman &#039;&#039;(demander grâce, faire sa soumission, obtenir la grâce)&#039;&#039; [[Média:Aman_écrit_d&#039;Abd_el_Kader| demandé ]] la nuit même par Abd-el-Kader. La soumission plus officielle eut lieu un peu plus tard à [[Nemours - Ville|Nemours]], où il rencontra le duc d&#039;Aumale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le monument de Sidi Brahim par Dalou  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le monument de 1898 à Oran  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Monument 1898.JPG|right|200px]]La municipalité d&#039;[[Oran - Ville|Oran]] eut l&#039;idée en 1893 de commémorer le cinquantième anniversaire de Sidi-Brahim par l&#039;érection d&#039;un monument. Une souscription fut lancée, et après renseignement, on choisit le sclupteur [http://fr.wikipedia.org/wiki/Aim%C3%A9-Jules_Dalou Aimé-Jules Dalou] pour le réaliser. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On passera sur les péripéties, les querelles avec Dalou ou avec la famille du Colonel de Montagnac, les hésitations sur l&#039;emplacement définitif... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les manifestations pour l&#039;inauguration eurent lieu les 17,18 et 19 décembre 1898. On y invita chacun des survivants de Sidi-Brahim&amp;amp;nbsp;: Gabriel Léger, Guillaume Rolland, le célèbre clairon, et Pegre. Les deux derniers y furent présents. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monument, élevé au centre de la place d&#039;Armes, qui est aussi celle de l&#039;Hôtel de Ville, se composait d&#039;un obélisque de 8 mètres de haut, surmonté d&#039;une gloire ailée présentant une couronne de palmes, et plaquée contre une de ses faces, une statue de femme tenant un drapeau, symbolisant la France, qui écrivait sur l&#039;obélisque les mots du capitaine Dutertre&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;amp;nbsp;». {{ChapHaut|LeTitre=Le monument de 1898 à Oran}}{{PageHaut}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le monument, à Périssac, et à Oran.  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La statue de la France fut démontée et expédiée en France en 1962. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit au milieu des vignes, près du village de Périssac, en Gironde, patrie du capitaine Oscar de Géreaux, deux voiles courbes et concentriques en béton. La statue de la France par Dalou écrit toujours, sur l&#039;une des deux voiles, «&amp;amp;nbsp;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;amp;nbsp;». Ce monument fut inauguré le 10 juillet 1966. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A Oran subsistent l&#039;obélisque et la gloire ailée&amp;amp;nbsp;: c&#039;est le buste en bas-relief d&#039;Abd-el-Kader, plaqué sur l&#039;obélisque, qu&#039;elle semble aujourd&#039;hui couronner. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gloire est changeante, mais hier comme aujourd&#039;hui, à Oran, elle couronne les vaincus de Sidi-Brahim. {{ChapHaut|LeTitre=Le monument, à Périssac, et à Oran.}}{{PageHaut}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:HISTOIRE]] [[Category:Armées]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Fichier:Monument_1898.JPG&amp;diff=43266</id>
		<title>Fichier:Monument 1898.JPG</title>
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		<updated>2009-08-19T16:46:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : a téléversé une nouvelle version de « Fichier:Monument 1898.JPG »&amp;amp;nbsp;:&amp;amp;#32;Monument commémoratif de Sidi-Brahim à Oran, érigé en 1898 devant l&amp;#039;Hôtel de Ville. On voit en arrière-plan un des fameux lions de bronze encadrant l&amp;#039;entrée de la&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Monument de Sidi-Brahim, érigé en 1898 sur la place d&#039;Armes, à Oran. En fond, l&#039;hôtel de ville.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Fichier:Aman_%C3%A9crit_d%27Abd_el_Kader.JPG&amp;diff=43265</id>
		<title>Fichier:Aman écrit d&#039;Abd el Kader.JPG</title>
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		<updated>2009-08-19T16:43:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : Demande d&amp;#039;Aman d&amp;#039;Abd el Kader à Lamoricière, et traduction (document paru dans l&amp;#039;Illustration du 24 mai 1930)&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Demande d&#039;Aman d&#039;Abd el Kader à Lamoricière, et traduction (document paru dans l&#039;Illustration du 24 mai 1930)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
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		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Plan_Oran_-_Ville&amp;diff=43225</id>
		<title>Plan Oran - Ville</title>
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		<updated>2009-08-15T15:35:28Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : Carte Oran et Mers el Kebir 1732&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{VILLE2006|&lt;br /&gt;
|Nom_ville=Oran&lt;br /&gt;
|gauche=41&lt;br /&gt;
|haut=19&lt;br /&gt;
|Pays=ALGERIE &lt;br /&gt;
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}} &lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Plan de 1942&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/center&amp;gt;&amp;lt;center&amp;gt;{{URL}}h/av/oran/pplan_oran_bw.jpg&amp;lt;/center&amp;gt;&amp;lt;center&amp;gt;[[Plan Oran 1942|Cliquer pour agrandir]]&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;{{URL}}g/ap/planoran.jpg&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Category:PageDeVille]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Plan du vieil Oran indiquant les monuments historiques, vers 1959 &#039;&#039;&#039;&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Vieil Oran.GIF|thumb|center|450px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Carte Oran et Mers-el-Kebir en 1732&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Oran 1732 plan.GIF|center|450px]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Fichier:Oran_1732_plan.GIF&amp;diff=43224</id>
		<title>Fichier:Oran 1732 plan.GIF</title>
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		<updated>2009-08-15T15:17:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : Carte d&amp;#039;Oran et Mers el Kebir 1732 (carte réorientée, nord en haut, d&amp;#039;après un plan et une vue cavalière des opérations espagnoles en 1732 - Anton Sabater, BN Alger).&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Carte d&#039;Oran et Mers el Kebir 1732 (carte réorientée, nord en haut, d&#039;après un plan et une vue cavalière des opérations espagnoles en 1732 - Anton Sabater, BN Alger).&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Quartiers_Oran_-_Ville&amp;diff=43207</id>
		<title>Quartiers Oran - Ville</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Quartiers_Oran_-_Ville&amp;diff=43207"/>
		<updated>2009-08-14T19:40:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : /* Le Château Neuf */ortho&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{VILLE2006|&lt;br /&gt;
|Nom_ville=Oran&lt;br /&gt;
|gauche=41&lt;br /&gt;
|haut=19&lt;br /&gt;
|Pays=ALGERIE &lt;br /&gt;
|ecu=oui&lt;br /&gt;
}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
__TOC__ &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Saint Hubert  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La nouvelle usine à gaz d&#039;Oran Saint Hubert&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1935, la ville d&#039;Oran demanda à nouveau le déplacement de l&#039;usine à gaz située trop près du centre de la ville et devenue trop petite pour assurer les besoins futurs dans un espace réduit à 1,5 ha. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1943, un avenant à la concession décidait de la construction de la nouvelle usine à gaz, qui fut arbitrairement implantée dans un terrain de 13 ha, situé à 7 km. du [[#Le_port|port]], sur le plateau à la limite d&#039;Oran et de la Sénia, dans le lotissement industriel où, depuis 1942, un certain nombre d&#039;usines ont été mises en service : verrerie, aciérie, produits réfractaires, à côté des usines à engrais et de divers autres ateliers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette nouvelle usine à gaz devait, en outre, alimenter la ville de [[Sidi Bel Abbès - Ville|Sidi-bel-Abbès]] où les frais de fabrication étaient très élevés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Le terrain plat utilisé était inondé fréquemment. II a fallu le remblayer pour mettre les parties basses des appareils au-dessus des hautes eaux. Les remblais ont parfois atteint des épaisseurs de 2 à 3 mètres. Le sous-sol ne peut supporter que des charges inférieures à 1,5 kg./cm2. Pour les appareils et bâtiments lourds on a dû recourir aux fondations sur pieux.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;DESSERTES&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;L&#039;usine est desservie &lt;br /&gt;
:par le chemin de grande communication n° 83 dit route de Valmy ; &lt;br /&gt;
:par les circulations en création dans la partie arrière du lotissement industriel d&#039;Oran. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;On a donc réalisé pour l&#039;usine une entrée débouchant sur chacun de ces accès&lt;br /&gt;
:l&#039;entrée Valmy ou entrée principale ; &lt;br /&gt;
:l&#039;entrée [[ALGERIE Chemins de fer|C.F.A]], par où pénètrent l&#039;embranchement de voie ferrée et les charbons. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux entrées sont munies chacune d&#039;un portail tubulaire de 10 mètres d&#039;ouverture. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;Le programme de l&#039;usine a été établi pour lui permettre&lt;br /&gt;
:d&#039;assurer la production du gaz à émettre dans Oran et sa banlieue, ainsi que vers [[Sidi Bel Abbès - Ville|Sidi-bel-Abbès]] et, plus tard, vers certaines petites villes et communes d&#039;Oranie ;&lt;br /&gt;
:de mettre à la disposition des industries voisines ou des industries qui se créeront, des volumes importants de gaz industriels ;&lt;br /&gt;
:d&#039;assurer la production et le conditionnement des quantités et qualités de coke domestique ou industriel absorbables par le marché d&#039;Oranie et dans certains cas pour les industries d&#039;Afrique du Nord. &lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Plan général de l&#039;usine&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/center&amp;gt;&amp;lt;center&amp;gt;{{URL}}h/av/oran/usinagaz.jpg&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;L&#039;usine comporte trois parties principales&lt;br /&gt;
:la partie arrière où sont rassemblés les arrivées, stockages, mélanges et conditionnements de charbon à côté des traitements, mélanges, stockages et émissions des différents gaz qui cheminent en sens inverse ; &lt;br /&gt;
:la partie centrale occupée par les ateliers de production de gaz&amp;amp;nbsp;: distillation des charbons d&#039;un côté, gazéification des cokes de l&#039;autre côté avec une jonction commune constituée par le conditionnement des cokes ; &lt;br /&gt;
:la partie avant où se trouvent les parties plus accessibles au public&amp;amp;nbsp;: les bureaux, les points de livraison des cokes et des produits dérivés de la houille, les ateliers, les magasins, les garages et enfin les logements sur la façade. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette partie est orientée par rapport aux vents dominants pour être abritée le plus possible des fumées, des poussières et des bruits. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schématiquement, depuis leur arrivée tout à l&#039;arrière de l&#039;usine, les charbons progressent vers les fours à coke. Le coke qui en sort continue jusqu&#039;au conditionnement de coke où il se sépare en deux courants principaux : &lt;br /&gt;
*la vente vers l&#039;extérieur ; &lt;br /&gt;
*la réutilisation dans l&#039;usine pour la gazéification. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gaz de distillation ou de gazéification qui résultent de ces combustibles solides remontent vers l&#039;arrière, en deux courants qui subissent chacun leurs traitements physiques et chimiques pour être ensuite mélangés convenablement et constituer le gaz d&#039;émission envoyé au stockage gazométrique avant son départ dans les réseaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;Sur les ailes sont des annexes&lt;br /&gt;
:d&#039;un côté, les dérivés goudronneux et éventuellement ammoniacaux ; &lt;br /&gt;
:de l&#039;autre, les hydrocarbures pour carburation des gaz de coke et les mâchefers résiduaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ChapHaut|LeTitre=Saint Hubert}} {{PageHaut}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le port  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{PORTS ALGERIENS}} &lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{URL}}h/ports/a/port_oran.jpg &amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Le port en 1945&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ChapHaut|&lt;br /&gt;
LeTitre=Le port &lt;br /&gt;
}}{{PageHaut}}&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Category:PORTS]] [[Category:PageDeVille]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Vieilles pierres ==&lt;br /&gt;
===La porte d&#039;Espagne de la Casbah===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Porte d&#039;Espagne.JPG|left|200px]]La porte d&#039;Espagne est un des plus vieux vestiges espagnols d&#039;Oran. Elle date en partie de 1589, où elle fut exécutée sur l&#039;ordre du capitaine général Don Pedro de Padilla.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette porte qui donnait autrefois accès à la Casbah est située au bout de la rue du Vieux-Château. Elle est ornée d&#039;un riche écusson à plusieurs armoiries encadré de colonnes cannelées et d&#039;ornements en pointes de diamant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici le détail de ces armoiries décrypté par O.Millaruelo dans un &amp;quot;Bulletin d&#039;information espagnole&amp;quot; publié par le Consulat Général d&#039;Espagne à Oran (Cité dans &amp;quot;Oran et les témoins de son passé - Eugène CRUCK - Heintz Frères à Oran 1959).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&amp;quot;Nous voyons sur ladite porte deux blasons.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;inférieur est sans doute celui de Castille, conservé dans l&#039;un des quartiers de l&#039;actuel écu d&#039;armes d&#039;Oran. Malgré sa grande détérioration, dûe à son ancienneté et aux intempéries, on peut entrevoir les deux châteaux dans le premier et le quatrième quartier, et les deux lions dans le deuxième et le troisième. Il provient, sans doute, d&#039;une date très proche de la conquête d&#039;Oran par Cisneros.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Le supérieur est plus récent ; il est sculpté sur  l&#039;aigle bicéphale impérial entre les deux lions tenants. Nous voyons dans la partie supérieure les lions et les châteaux de Castille, les barres d&#039;Aragon et les barres et les aigles des Deux-Siciles.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Entre les armes de Castille et d&#039;Aragon se trouvent superposées les cinq quines avec la bordure des sept châteaux du Portugal.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Dans le centre du blason figurent les armes d&#039;Autriche, la Croix de Jérusalem et les fleurs de lys de la Bourgogne antique.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Superposés au centre même, la grenade du Règne de Grenade, le lion des Flandres, les armes de la Bourgogne moderne et le lion de Bravante .&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Le blason est entouré du  Collier de la Toison d&#039;Or, dont la maîtrise correspondait à Charles-Quint en tant que petit-fils de Marie de Bourgogne, fille de Charles le Téméraire.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Oran Armoiries.JPG|center|400px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;La Gaule, la Germanie, l&#039;Italie et l&#039;Espagne, tous les pays de l&#039;Europe Occidentale sont représentés sur le dit blason.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Ce blason est attribué à l&#039;Empereur Charles-Quint, car l&#039;aigle impérial y est sculpté. Mais la présence des armes du Portugal fait que cette commune croyance est discutable. Charles-Quint n&#039;usa jamais d&#039;Armes portugaises auxquelles il n&#039;avait pas droit. Mais son fils Philippe II les utilisa en les ajoutant aux siennes lorsque, à la mort du roi Don Sebastian du Portugal, en Afrique, il hérita du trône portugais auquel il avait droit pour être, par sa mère, le petit-fils du Roi Don Manuel de Portugal.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Il est probable que le blason fut installé au temps de Charles-Quint -cela est dû à l&#039;aigle impérial puisque Philippe II ne fut pas Empereur- et modifié pendant le règne de Philippe II, date à laquelle les Armes du Portugal y furent peut-être incluses&amp;quot;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le Château Neuf===&lt;br /&gt;
D&#039;après Henri-Léon Fey, historien d&#039;Oran, en 1509, année où le Cardinal Ximénès décide de prendre Oran, &#039;&#039;&amp;quot;les fortifications de la place se composaient d&#039;une enceinte continue, surmontée de fortes tours espacées entre elles, du château proprement dit, ou Casbah&amp;quot;&#039;&#039;, et sur la droite du ravin Ras-el-Aïn l&#039;édifice connu des oranais sous le nom de &amp;quot;Château Neuf&amp;quot;: c&#039;était alors le &amp;quot;bordj-el-mehal&amp;quot; (fort des cigognes), ou Alazercazar, bordj-el-Amar, ou Château Rouge. &lt;br /&gt;
C&#039;est dans ce donjon que le gouverneur espagnol établira d&#039;abord son quartier général. On croyait qu&#039;il avait été construit par les vénitiens, ou par la Commanderie maltaise de l&#039;Ordre de Saint Jean de Jérusalem, d&#039;où l&#039;autre nom de ces trois grosses tours: &amp;quot;le donjon des Maltais&amp;quot;. Mais certains historiens pensent que ces trois tours furent construites au 14° siècle par le sultan mérinide Aboul Hassan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles furent entourées par les espagnols de son enceinte bastionnée actuelle, et qu&#039;ils nommèrent Fort-Neuf, puis Rozalcazar, et dont ils poursuivirent le renforcement jusqu&#039;au 18° siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le gouverneur espagnol avait depuis longtemps établi sa résidence dans le château de la Casbah, lorsque le tremblement de terre du 9 octobre 1790 détruisit sa demeure, en le tuant lui et toute sa famille.  &lt;br /&gt;
Aussi, en 1792, c&#039;est au &amp;quot;Château Neuf&amp;quot;, qui avait été épargné par le séïsme, que s&#039;installe le Bey d&#039;Oran.[[Fichier:Palais du Bey 1833.JPG|right|300px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après 1831, c&#039;est la résidence du Bey, aménagée, qui devint l&#039;Hôtel de la Division, et l&#039;ensemble de la citadelle une cité militaire française avec garnison, magasins, batteries, et de nombreux services. Elle connut aussi des réceptions officielles et splendides.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques lignes sur l&#039;Hôtel de la division par le Capitaine Trischler, en 1933.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&amp;quot;L&#039;Hôtel de la Division a gardé tout le charme secret d&#039;une vieille et fastueuse demeure d&#039;Orient. Derrière les murs sévères qui dissimulent sa façade principale, derrière les grises pierres qu&#039;il tourne vers la ville, il cache jalousement, dans l&#039;ombre verte de ses jardins, ses jets d&#039;eaux, son péristyle à double colonnade de marbre et tant de coins évocateurs comme ce charmant pavillon dit de la favorite, aimable fantaisie des anciens maîtres artistes et voluptueux de cette antique demeure...&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&#039;&#039;...Cet intéressant échantillon d&#039;art arabe, poussé en marge de l&#039;ensemble architectural purement militaire de la forteresse, semble d&#039;autant moins devoir être attribué à une fantaisie de l&#039;un quelconque des Gouverneurs espagnols, qu&#039;il est élevé sur le bastion Sud-Ouest du fort de manière à interdire toute utilisation militaire de cet organe essentiel de défense. Cette diminution de la valeur des fortifications du Château-Neuf ne peut avoir été consentie par l&#039;un des Gouverneurs espagnols qui devaient sans cesse défendre leurs murailles contre l&#039;assaut fanatique des musulmans. Ceci conduit à penser que l&#039;hôtel de la Division a été construit... durant les 38 ans d&#039;occupation turque&amp;quot;.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La muraille du Château Neuf qui domine, à l&#039;est, la rampe Vallès menant de la Place d&#039;Armes au port, est ornée d&#039;un écusson espagnol majestueux, datant du règne de Philippe V.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Oran le château neuf 1835.JPG|center|500px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur cette gravure de &amp;quot;L&#039;Illustration&amp;quot;, représentant le Château Neuf vu depuis l&#039;ouest, vers 1835, on voit, surmontant la muraille bastionnée espagnole, à gauche deux des trois tours du Château Rouge, et à droite l&#039;ancienne résidence du Bey , devenue l&#039;Hôtel de la Division, installée sur le bastion Sud-Ouest.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Quartiers_Oran_-_Ville&amp;diff=43206</id>
		<title>Quartiers Oran - Ville</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Quartiers_Oran_-_Ville&amp;diff=43206"/>
		<updated>2009-08-14T18:11:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : /* Le Château Neuf */ Reprise&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{VILLE2006|&lt;br /&gt;
|Nom_ville=Oran&lt;br /&gt;
|gauche=41&lt;br /&gt;
|haut=19&lt;br /&gt;
|Pays=ALGERIE &lt;br /&gt;
|ecu=oui&lt;br /&gt;
}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
__TOC__ &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Saint Hubert  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La nouvelle usine à gaz d&#039;Oran Saint Hubert&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1935, la ville d&#039;Oran demanda à nouveau le déplacement de l&#039;usine à gaz située trop près du centre de la ville et devenue trop petite pour assurer les besoins futurs dans un espace réduit à 1,5 ha. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1943, un avenant à la concession décidait de la construction de la nouvelle usine à gaz, qui fut arbitrairement implantée dans un terrain de 13 ha, situé à 7 km. du [[#Le_port|port]], sur le plateau à la limite d&#039;Oran et de la Sénia, dans le lotissement industriel où, depuis 1942, un certain nombre d&#039;usines ont été mises en service : verrerie, aciérie, produits réfractaires, à côté des usines à engrais et de divers autres ateliers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette nouvelle usine à gaz devait, en outre, alimenter la ville de [[Sidi Bel Abbès - Ville|Sidi-bel-Abbès]] où les frais de fabrication étaient très élevés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Le terrain plat utilisé était inondé fréquemment. II a fallu le remblayer pour mettre les parties basses des appareils au-dessus des hautes eaux. Les remblais ont parfois atteint des épaisseurs de 2 à 3 mètres. Le sous-sol ne peut supporter que des charges inférieures à 1,5 kg./cm2. Pour les appareils et bâtiments lourds on a dû recourir aux fondations sur pieux.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;DESSERTES&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;L&#039;usine est desservie &lt;br /&gt;
:par le chemin de grande communication n° 83 dit route de Valmy ; &lt;br /&gt;
:par les circulations en création dans la partie arrière du lotissement industriel d&#039;Oran. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;On a donc réalisé pour l&#039;usine une entrée débouchant sur chacun de ces accès&lt;br /&gt;
:l&#039;entrée Valmy ou entrée principale ; &lt;br /&gt;
:l&#039;entrée [[ALGERIE Chemins de fer|C.F.A]], par où pénètrent l&#039;embranchement de voie ferrée et les charbons. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux entrées sont munies chacune d&#039;un portail tubulaire de 10 mètres d&#039;ouverture. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;Le programme de l&#039;usine a été établi pour lui permettre&lt;br /&gt;
:d&#039;assurer la production du gaz à émettre dans Oran et sa banlieue, ainsi que vers [[Sidi Bel Abbès - Ville|Sidi-bel-Abbès]] et, plus tard, vers certaines petites villes et communes d&#039;Oranie ;&lt;br /&gt;
:de mettre à la disposition des industries voisines ou des industries qui se créeront, des volumes importants de gaz industriels ;&lt;br /&gt;
:d&#039;assurer la production et le conditionnement des quantités et qualités de coke domestique ou industriel absorbables par le marché d&#039;Oranie et dans certains cas pour les industries d&#039;Afrique du Nord. &lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Plan général de l&#039;usine&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/center&amp;gt;&amp;lt;center&amp;gt;{{URL}}h/av/oran/usinagaz.jpg&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;L&#039;usine comporte trois parties principales&lt;br /&gt;
:la partie arrière où sont rassemblés les arrivées, stockages, mélanges et conditionnements de charbon à côté des traitements, mélanges, stockages et émissions des différents gaz qui cheminent en sens inverse ; &lt;br /&gt;
:la partie centrale occupée par les ateliers de production de gaz&amp;amp;nbsp;: distillation des charbons d&#039;un côté, gazéification des cokes de l&#039;autre côté avec une jonction commune constituée par le conditionnement des cokes ; &lt;br /&gt;
:la partie avant où se trouvent les parties plus accessibles au public&amp;amp;nbsp;: les bureaux, les points de livraison des cokes et des produits dérivés de la houille, les ateliers, les magasins, les garages et enfin les logements sur la façade. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette partie est orientée par rapport aux vents dominants pour être abritée le plus possible des fumées, des poussières et des bruits. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schématiquement, depuis leur arrivée tout à l&#039;arrière de l&#039;usine, les charbons progressent vers les fours à coke. Le coke qui en sort continue jusqu&#039;au conditionnement de coke où il se sépare en deux courants principaux : &lt;br /&gt;
*la vente vers l&#039;extérieur ; &lt;br /&gt;
*la réutilisation dans l&#039;usine pour la gazéification. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gaz de distillation ou de gazéification qui résultent de ces combustibles solides remontent vers l&#039;arrière, en deux courants qui subissent chacun leurs traitements physiques et chimiques pour être ensuite mélangés convenablement et constituer le gaz d&#039;émission envoyé au stockage gazométrique avant son départ dans les réseaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;Sur les ailes sont des annexes&lt;br /&gt;
:d&#039;un côté, les dérivés goudronneux et éventuellement ammoniacaux ; &lt;br /&gt;
:de l&#039;autre, les hydrocarbures pour carburation des gaz de coke et les mâchefers résiduaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ChapHaut|LeTitre=Saint Hubert}} {{PageHaut}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le port  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{PORTS ALGERIENS}} &lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
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LeTitre=Le port &lt;br /&gt;
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[[Category:PORTS]] [[Category:PageDeVille]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Vieilles pierres ==&lt;br /&gt;
===La porte d&#039;Espagne de la Casbah===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Porte d&#039;Espagne.JPG|left|200px]]La porte d&#039;Espagne est un des plus vieux vestiges espagnols d&#039;Oran. Elle date en partie de 1589, où elle fut exécutée sur l&#039;ordre du capitaine général Don Pedro de Padilla.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette porte qui donnait autrefois accès à la Casbah est située au bout de la rue du Vieux-Château. Elle est ornée d&#039;un riche écusson à plusieurs armoiries encadré de colonnes cannelées et d&#039;ornements en pointes de diamant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici le détail de ces armoiries décrypté par O.Millaruelo dans un &amp;quot;Bulletin d&#039;information espagnole&amp;quot; publié par le Consulat Général d&#039;Espagne à Oran (Cité dans &amp;quot;Oran et les témoins de son passé - Eugène CRUCK - Heintz Frères à Oran 1959).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&amp;quot;Nous voyons sur ladite porte deux blasons.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;inférieur est sans doute celui de Castille, conservé dans l&#039;un des quartiers de l&#039;actuel écu d&#039;armes d&#039;Oran. Malgré sa grande détérioration, dûe à son ancienneté et aux intempéries, on peut entrevoir les deux châteaux dans le premier et le quatrième quartier, et les deux lions dans le deuxième et le troisième. Il provient, sans doute, d&#039;une date très proche de la conquête d&#039;Oran par Cisneros.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Le supérieur est plus récent ; il est sculpté sur  l&#039;aigle bicéphale impérial entre les deux lions tenants. Nous voyons dans la partie supérieure les lions et les châteaux de Castille, les barres d&#039;Aragon et les barres et les aigles des Deux-Siciles.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Entre les armes de Castille et d&#039;Aragon se trouvent superposées les cinq quines avec la bordure des sept châteaux du Portugal.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Dans le centre du blason figurent les armes d&#039;Autriche, la Croix de Jérusalem et les fleurs de lys de la Bourgogne antique.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Superposés au centre même, la grenade du Règne de Grenade, le lion des Flandres, les armes de la Bourgogne moderne et le lion de Bravante .&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Le blason est entouré du  Collier de la Toison d&#039;Or, dont la maîtrise correspondait à Charles-Quint en tant que petit-fils de Marie de Bourgogne, fille de Charles le Téméraire.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Oran Armoiries.JPG|center|400px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;La Gaule, la Germanie, l&#039;Italie et l&#039;Espagne, tous les pays de l&#039;Europe Occidentale sont représentés sur le dit blason.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Ce blason est attribué à l&#039;Empereur Charles-Quint, car l&#039;aigle impérial y est sculpté. Mais la présence des armes du Portugal fait que cette commune croyance est discutable. Charles-Quint n&#039;usa jamais d&#039;Armes portugaises auxquelles il n&#039;avait pas droit. Mais son fils Philippe II les utilisa en les ajoutant aux siennes lorsque, à la mort du roi Don Sebastian du Portugal, en Afrique, il hérita du trône portugais auquel il avait droit pour être, par sa mère, le petit-fils du Roi Don Manuel de Portugal.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Il est probable que le blason fut installé au temps de Charles-Quint -cela est dû à l&#039;aigle impérial puisque Philippe II ne fut pas Empereur- et modifié pendant le règne de Philippe II, date à laquelle les Armes du Portugal y furent peut-être incluses&amp;quot;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le Château Neuf===&lt;br /&gt;
D&#039;après Henri-Léon Fey, historien d&#039;Oran, en 1509, année où le Cardinal Ximénès décide de prendre Oran, &#039;&#039;&amp;quot;les fortifications de la place se composaient d&#039;une enceinte continue, surmontée de fortes tours espacées entre elles, du château proprement dit, ou Casbah&amp;quot;&#039;&#039;, et sur la droite du ravin Ras-el-Aïn l&#039;édifice connu des oranais sous le nom de &amp;quot;Château Neuf&amp;quot;: c&#039;était alors le &amp;quot;bordj-el-mehal&amp;quot; (fort des cigognes), ou Alazercazar, bordj-el-Amar, ou Château Rouge. &lt;br /&gt;
C&#039;est dans ce donjon que le gouverneur espagnol établira d&#039;abord son quartier général. On croyait qu&#039;il avait été construit par les vénitiens, ou par la Commanderie maltaise de l&#039;Ordre de Saint Jean de Jérusalem, d&#039;où l&#039;autre nom de ces trois grosses tours: &amp;quot;le donjon des Maltais&amp;quot;. Mais certains historiens pensent que ces trois grosses tours furent construites au 14° siècle par le sultan mérinide Aboul Hassan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles furent entourées par les espagnols de son enceinte bastionnée actuelle, et qu&#039;ils nommèrent Fort-Neuf, puis Rozalcazar, et dont ils poursuivirent le renforcement jusqu&#039;au 18° siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le gouverneur espagnol avait depuis longtemps établi sa résidence dans le château de la Casbah, lorsque le tremblement de terre du 9 octobre 1790 détruisit sa demeure, en le tuant lui et toute sa famille.  &lt;br /&gt;
Aussi, en 1792, c&#039;est au &amp;quot;Château Neuf&amp;quot;, qui avait été épargné par le séïsme, que s&#039;installe le Bey d&#039;Oran.[[Fichier:Palais du Bey 1833.JPG|right|300px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après 1831, c&#039;est la résidence du Bey, aménagée, qui devint l&#039;Hôtel de la Division, et l&#039;ensemble de la citadelle une cité militaire française avec garnison, magasins, batteries, et de nombreux service. Elle connut aussi des réceptions officielles et splendides.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques lignes sur l&#039;Hôtel de la division par le Capitaine Trischler, en 1933.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&amp;quot;L&#039;Hôtel de la Division a gardé tout le charme secret d&#039;une vieille et fastueuse demeure d&#039;Orient. Derrière les murs sévères qui dissimulent sa façade principale, derrière les grises pierres qu&#039;il tourne vers la ville, il cache jalousement, dans l&#039;ombre verte de ses jardins, ses jets d&#039;eaux, son péristyle à double colonnade de marbre et tant de coins évocateurs comme ce charmant pavillon dit de la favorite, aimable fantaisie des anciens maîtres artistes et voluptueux de cette antique demeure...&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&#039;&#039;...Cet intéressant échantillon d&#039;art arabe, poussé en marge de l&#039;ensemble architectural purement militaire de la forteresse, semble d&#039;autant moins devoir être attribué à une fantaisie de l&#039;un quelconque des Gouverneurs espagnols, qu&#039;il est élevé sur le bastion Sud-Ouest du fort de manière à interdire toute utilisation militaire de cet organe essentiel de défense. Cette diminution de la valeur des fortifications du Château-Neuf ne peut avoir été consentie par l&#039;un des Gouverneurs espagnols qui devaient sans cesse défendre leurs murailles contre l&#039;assaut fanatique des musulmans. Ceci conduit à penser que l&#039;hôtel de la Division a été construit... durant les 38 ans d&#039;occupation turque&amp;quot;.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La muraille du Château Neuf qui domine, à l&#039;est, la rampe Vallès menant de la Place d&#039;Armes au port, est ornée d&#039;un écusson espagnol majestueux, datant du règne de Philippe V.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Oran le château neuf 1835.JPG|center|500px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur cette gravure de &amp;quot;L&#039;Illustration&amp;quot;, représentant le Château Neuf vu depuis l&#039;ouest, vers 1835, on voit, surmontant la muraille bastionnée espagnole, à gauche deux des trois tours du Château Rouge, et à droite l&#039;ancienne résidence du Bey , devenue l&#039;Hôtel de la Division, installée sur le bastion Sud-Ouest.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Quartiers_Oran_-_Ville&amp;diff=43205</id>
		<title>Quartiers Oran - Ville</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Quartiers_Oran_-_Ville&amp;diff=43205"/>
		<updated>2009-08-14T18:08:12Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : /* Vieilles pierres */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{VILLE2006|&lt;br /&gt;
|Nom_ville=Oran&lt;br /&gt;
|gauche=41&lt;br /&gt;
|haut=19&lt;br /&gt;
|Pays=ALGERIE &lt;br /&gt;
|ecu=oui&lt;br /&gt;
}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
__TOC__ &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Saint Hubert  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La nouvelle usine à gaz d&#039;Oran Saint Hubert&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1935, la ville d&#039;Oran demanda à nouveau le déplacement de l&#039;usine à gaz située trop près du centre de la ville et devenue trop petite pour assurer les besoins futurs dans un espace réduit à 1,5 ha. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1943, un avenant à la concession décidait de la construction de la nouvelle usine à gaz, qui fut arbitrairement implantée dans un terrain de 13 ha, situé à 7 km. du [[#Le_port|port]], sur le plateau à la limite d&#039;Oran et de la Sénia, dans le lotissement industriel où, depuis 1942, un certain nombre d&#039;usines ont été mises en service : verrerie, aciérie, produits réfractaires, à côté des usines à engrais et de divers autres ateliers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette nouvelle usine à gaz devait, en outre, alimenter la ville de [[Sidi Bel Abbès - Ville|Sidi-bel-Abbès]] où les frais de fabrication étaient très élevés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Le terrain plat utilisé était inondé fréquemment. II a fallu le remblayer pour mettre les parties basses des appareils au-dessus des hautes eaux. Les remblais ont parfois atteint des épaisseurs de 2 à 3 mètres. Le sous-sol ne peut supporter que des charges inférieures à 1,5 kg./cm2. Pour les appareils et bâtiments lourds on a dû recourir aux fondations sur pieux.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;DESSERTES&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;L&#039;usine est desservie &lt;br /&gt;
:par le chemin de grande communication n° 83 dit route de Valmy ; &lt;br /&gt;
:par les circulations en création dans la partie arrière du lotissement industriel d&#039;Oran. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;On a donc réalisé pour l&#039;usine une entrée débouchant sur chacun de ces accès&lt;br /&gt;
:l&#039;entrée Valmy ou entrée principale ; &lt;br /&gt;
:l&#039;entrée [[ALGERIE Chemins de fer|C.F.A]], par où pénètrent l&#039;embranchement de voie ferrée et les charbons. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux entrées sont munies chacune d&#039;un portail tubulaire de 10 mètres d&#039;ouverture. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;Le programme de l&#039;usine a été établi pour lui permettre&lt;br /&gt;
:d&#039;assurer la production du gaz à émettre dans Oran et sa banlieue, ainsi que vers [[Sidi Bel Abbès - Ville|Sidi-bel-Abbès]] et, plus tard, vers certaines petites villes et communes d&#039;Oranie ;&lt;br /&gt;
:de mettre à la disposition des industries voisines ou des industries qui se créeront, des volumes importants de gaz industriels ;&lt;br /&gt;
:d&#039;assurer la production et le conditionnement des quantités et qualités de coke domestique ou industriel absorbables par le marché d&#039;Oranie et dans certains cas pour les industries d&#039;Afrique du Nord. &lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Plan général de l&#039;usine&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/center&amp;gt;&amp;lt;center&amp;gt;{{URL}}h/av/oran/usinagaz.jpg&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;L&#039;usine comporte trois parties principales&lt;br /&gt;
:la partie arrière où sont rassemblés les arrivées, stockages, mélanges et conditionnements de charbon à côté des traitements, mélanges, stockages et émissions des différents gaz qui cheminent en sens inverse ; &lt;br /&gt;
:la partie centrale occupée par les ateliers de production de gaz&amp;amp;nbsp;: distillation des charbons d&#039;un côté, gazéification des cokes de l&#039;autre côté avec une jonction commune constituée par le conditionnement des cokes ; &lt;br /&gt;
:la partie avant où se trouvent les parties plus accessibles au public&amp;amp;nbsp;: les bureaux, les points de livraison des cokes et des produits dérivés de la houille, les ateliers, les magasins, les garages et enfin les logements sur la façade. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette partie est orientée par rapport aux vents dominants pour être abritée le plus possible des fumées, des poussières et des bruits. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schématiquement, depuis leur arrivée tout à l&#039;arrière de l&#039;usine, les charbons progressent vers les fours à coke. Le coke qui en sort continue jusqu&#039;au conditionnement de coke où il se sépare en deux courants principaux : &lt;br /&gt;
*la vente vers l&#039;extérieur ; &lt;br /&gt;
*la réutilisation dans l&#039;usine pour la gazéification. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gaz de distillation ou de gazéification qui résultent de ces combustibles solides remontent vers l&#039;arrière, en deux courants qui subissent chacun leurs traitements physiques et chimiques pour être ensuite mélangés convenablement et constituer le gaz d&#039;émission envoyé au stockage gazométrique avant son départ dans les réseaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;Sur les ailes sont des annexes&lt;br /&gt;
:d&#039;un côté, les dérivés goudronneux et éventuellement ammoniacaux ; &lt;br /&gt;
:de l&#039;autre, les hydrocarbures pour carburation des gaz de coke et les mâchefers résiduaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ChapHaut|LeTitre=Saint Hubert}} {{PageHaut}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le port  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{PORTS ALGERIENS}} &lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{URL}}h/ports/a/port_oran.jpg &amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Le port en 1945&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ChapHaut|&lt;br /&gt;
LeTitre=Le port &lt;br /&gt;
}}{{PageHaut}}&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Category:PORTS]] [[Category:PageDeVille]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Vieilles pierres ==&lt;br /&gt;
===La porte d&#039;Espagne de la Casbah===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Porte d&#039;Espagne.JPG|left|200px]]La porte d&#039;Espagne est un des plus vieux vestiges espagnols d&#039;Oran. Elle date en partie de 1589, où elle fut exécutée sur l&#039;ordre du capitaine général Don Pedro de Padilla.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette porte qui donnait autrefois accès à la Casbah est située au bout de la rue du Vieux-Château. Elle est ornée d&#039;un riche écusson à plusieurs armoiries encadré de colonnes cannelées et d&#039;ornements en pointes de diamant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici le détail de ces armoiries décrypté par O.Millaruelo dans un &amp;quot;Bulletin d&#039;information espagnole&amp;quot; publié par le Consulat Général d&#039;Espagne à Oran (Cité dans &amp;quot;Oran et les témoins de son passé - Eugène CRUCK - Heintz Frères à Oran 1959).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&amp;quot;Nous voyons sur ladite porte deux blasons.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;inférieur est sans doute celui de Castille, conservé dans l&#039;un des quartiers de l&#039;actuel écu d&#039;armes d&#039;Oran. Malgré sa grande détérioration, dûe à son ancienneté et aux intempéries, on peut entrevoir les deux châteaux dans le premier et le quatrième quartier, et les deux lions dans le deuxième et le troisième. Il provient, sans doute, d&#039;une date très proche de la conquête d&#039;Oran par Cisneros.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Le supérieur est plus récent ; il est sculpté sur  l&#039;aigle bicéphale impérial entre les deux lions tenants. Nous voyons dans la partie supérieure les lions et les châteaux de Castille, les barres d&#039;Aragon et les barres et les aigles des Deux-Siciles.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Entre les armes de Castille et d&#039;Aragon se trouvent superposées les cinq quines avec la bordure des sept châteaux du Portugal.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Dans le centre du blason figurent les armes d&#039;Autriche, la Croix de Jérusalem et les fleurs de lys de la Bourgogne antique.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Superposés au centre même, la grenade du Règne de Grenade, le lion des Flandres, les armes de la Bourgogne moderne et le lion de Bravante .&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Le blason est entouré du  Collier de la Toison d&#039;Or, dont la maîtrise correspondait à Charles-Quint en tant que petit-fils de Marie de Bourgogne, fille de Charles le Téméraire.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Oran Armoiries.JPG|center|400px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;La Gaule, la Germanie, l&#039;Italie et l&#039;Espagne, tous les pays de l&#039;Europe Occidentale sont représentés sur le dit blason.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Ce blason est attribué à l&#039;Empereur Charles-Quint, car l&#039;aigle impérial y est sculpté. Mais la présence des armes du Portugal fait que cette commune croyance est discutable. Charles-Quint n&#039;usa jamais d&#039;Armes portugaises auxquelles il n&#039;avait pas droit. Mais son fils Philippe II les utilisa en les ajoutant aux siennes lorsque, à la mort du roi Don Sebastian du Portugal, en Afrique, il hérita du trône portugais auquel il avait droit pour être, par sa mère, le petit-fils du Roi Don Manuel de Portugal.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Il est probable que le blason fut installé au temps de Charles-Quint -cela est dû à l&#039;aigle impérial puisque Philippe II ne fut pas Empereur- et modifié pendant le règne de Philippe II, date à laquelle les Armes du Portugal y furent peut-être incluses&amp;quot;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le Château Neuf===&lt;br /&gt;
D&#039;après Henri-Léon Fey, historien d&#039;Oran, en 1509, année où le Cardinal Ximénès décide de prendre Oran, &#039;&#039;&amp;quot;les fortifications de la place se composaient d&#039;une enceinte continue, surmontée de fortes tours espacées entre elles, du château proprement dit, ou Casbah&amp;quot;&#039;&#039;, et sur la droite du ravin Ras-el-Aïn l&#039;édifice connu des oranais sous le nom de &amp;quot;Château Neuf&amp;quot;: c&#039;était alors le &amp;quot;bordj-el-mehal&amp;quot; (fort des cigognes), ou Alazercazar, bordj-el-Amar, ou Château Rouge. &lt;br /&gt;
C&#039;est dans ce donjon que le gouverneur espagnol établira d&#039;abord son quartier général. On croyait qu&#039;il avait été construit par les vénitiens, ou par la Commanderie maltaise de l&#039;Ordre de Saint Jean de Jérusalem, d&#039;où l&#039;autre nom de ces trois grosses tours: &amp;quot;le donjon des Maltais&amp;quot;. Mais certains historiens pensent que ces trois grosses tours furent construites au 14° siècle par le sultan mérinide Aboul Hassan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles furent entourées par les espagnols de son enceinte bastionnée actuelle, et qu&#039;ils nommèrent Fort-Neuf, puis Rozalcazar, et dont ils poursuivirent le renforcement jusqu&#039;au 18° siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le gouverneur espagnol avait depuis longtemps établi sa résidence dans le château de la Casbah, lorsque le tremblement de terre du 9 octobre 1790 détruisit sa demeure, en le tuant lui et toute sa famille.  &lt;br /&gt;
Aussi, en 1792, c&#039;est au &amp;quot;Château Neuf&amp;quot;, qui avait été épargné par le séïsme, que s&#039;installe le Bey d&#039;Oran.[[Fichier:Palais du Bey 1833.JPG|right|300px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après 1831, c&#039;est la résidence du Bey, aménagée, qui devint l&#039;Hôtel de la Division, et l&#039;ensemble de la citadelle une cité militaire française avec garnison, magasins, batteries, et de nombreux service. Elle connut aussi des réceptions officielles et splendides.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques lignes sur l&#039;Hôtel de la division par le Capitaine Trischler, en 1933.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&amp;quot;L&#039;Hôtel de la Division a gardé tout le charme secret d&#039;une vieille et fastueuse demeure d&#039;Orient. Derrière les murs sévères qui dissimulent sa façade principale, derrière les grises pierres qu&#039;il tourne vers la ville, il cache jalousement, dans l&#039;ombre verte de ses jardins, ses jets d&#039;eaux, son péristyle à double colonnade de marbre et tant de coins évocateurs comme ce charmant pavillon dit de la favorite, aimable fantaisie des anciens maîtres artistes et voluptueux de cette antique demeure...&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&#039;&#039;...Cet intéressant échantillon d&#039;art arabe, poussé en marge de l&#039;ensemble architectural purement militaire de la forteresse, semble d&#039;autant moins devoir être attribué à une fantaisie de l&#039;un quelconque des Gouverneurs espagnols, qu&#039;il est élevé sur le bastion Sud-Ouest du fort de manière à interdire toute utilisation militaire de cet organe essentiel de défense. Cette diminution de la valeur des fortifications du Château-Neuf ne peut avoir été consentie par l&#039;un des Gouverneurs espagnols qui devaient sans cesse défendre leurs murailles contre l&#039;assaut fanatique des musulmans. Ceci conduit à penser que l&#039;hôtel de la Division a été construit... durant les 38 ans d&#039;occupation turque&amp;quot;.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La muraille du Château Neuf qui domine, à l&#039;est, la rampe Vallès menant de la Place d&#039;Armes au port, est ornée d&#039;un écusson espagnol majestueux, datant du règne de Philippe V.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Oran le château neuf 1835|center|500px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur cette gravure de &amp;quot;L&#039;Illustration&amp;quot;, représentant le Château Neuf vu depuis l&#039;ouest, vers 1835, on voit, surmontant la muraille bastionnée espagnole, à gauche deux des trois tours du Château Rouge, et à droite l&#039;ancienne résidence du Bey , devenue l&#039;Hôtel de la Division, installée sur le bastion Sud-Ouest.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Fichier:Palais_du_Bey_1833.JPG&amp;diff=43203</id>
		<title>Fichier:Palais du Bey 1833.JPG</title>
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		<updated>2009-08-14T17:53:39Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : Le palais du Bey, Oran 1833 (source: &amp;quot;Le Livre d&amp;#039;or de l&amp;#039;Oranie)&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le palais du Bey, Oran 1833 (source: &amp;quot;Le Livre d&#039;or de l&#039;Oranie)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Fichier:Oran_le_ch%C3%A2teau_neuf_1835.JPG&amp;diff=43201</id>
		<title>Fichier:Oran le château neuf 1835.JPG</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Fichier:Oran_le_ch%C3%A2teau_neuf_1835.JPG&amp;diff=43201"/>
		<updated>2009-08-14T15:55:55Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : Le &amp;quot;Château Neuf&amp;quot; d&amp;#039;Oran, vu depuis le quartier espagnol, en 1835 (L&amp;#039;Illustration du 3 avril 1847, page 49, vue partielle).&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le &amp;quot;Château Neuf&amp;quot; d&#039;Oran, vu depuis le quartier espagnol, en 1835 (L&#039;Illustration du 3 avril 1847, page 49, vue partielle).&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Quartiers_Oran_-_Ville&amp;diff=43162</id>
		<title>Quartiers Oran - Ville</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Quartiers_Oran_-_Ville&amp;diff=43162"/>
		<updated>2009-08-14T11:14:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : /* La porte d&amp;#039;Espgne de la Casbah */ ortho et recadrage&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{VILLE2006|&lt;br /&gt;
|Nom_ville=Oran&lt;br /&gt;
|gauche=41&lt;br /&gt;
|haut=19&lt;br /&gt;
|Pays=ALGERIE &lt;br /&gt;
|ecu=oui&lt;br /&gt;
}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
__TOC__ &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Saint Hubert  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La nouvelle usine à gaz d&#039;Oran Saint Hubert&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1935, la ville d&#039;Oran demanda à nouveau le déplacement de l&#039;usine à gaz située trop près du centre de la ville et devenue trop petite pour assurer les besoins futurs dans un espace réduit à 1,5 ha. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1943, un avenant à la concession décidait de la construction de la nouvelle usine à gaz, qui fut arbitrairement implantée dans un terrain de 13 ha, situé à 7 km. du [[#Le_port|port]], sur le plateau à la limite d&#039;Oran et de la Sénia, dans le lotissement industriel où, depuis 1942, un certain nombre d&#039;usines ont été mises en service : verrerie, aciérie, produits réfractaires, à côté des usines à engrais et de divers autres ateliers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette nouvelle usine à gaz devait, en outre, alimenter la ville de [[Sidi Bel Abbès - Ville|Sidi-bel-Abbès]] où les frais de fabrication étaient très élevés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Le terrain plat utilisé était inondé fréquemment. II a fallu le remblayer pour mettre les parties basses des appareils au-dessus des hautes eaux. Les remblais ont parfois atteint des épaisseurs de 2 à 3 mètres. Le sous-sol ne peut supporter que des charges inférieures à 1,5 kg./cm2. Pour les appareils et bâtiments lourds on a dû recourir aux fondations sur pieux.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;DESSERTES&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;L&#039;usine est desservie &lt;br /&gt;
:par le chemin de grande communication n° 83 dit route de Valmy ; &lt;br /&gt;
:par les circulations en création dans la partie arrière du lotissement industriel d&#039;Oran. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;On a donc réalisé pour l&#039;usine une entrée débouchant sur chacun de ces accès&lt;br /&gt;
:l&#039;entrée Valmy ou entrée principale ; &lt;br /&gt;
:l&#039;entrée [[ALGERIE Chemins de fer|C.F.A]], par où pénètrent l&#039;embranchement de voie ferrée et les charbons. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux entrées sont munies chacune d&#039;un portail tubulaire de 10 mètres d&#039;ouverture. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;Le programme de l&#039;usine a été établi pour lui permettre&lt;br /&gt;
:d&#039;assurer la production du gaz à émettre dans Oran et sa banlieue, ainsi que vers [[Sidi Bel Abbès - Ville|Sidi-bel-Abbès]] et, plus tard, vers certaines petites villes et communes d&#039;Oranie ;&lt;br /&gt;
:de mettre à la disposition des industries voisines ou des industries qui se créeront, des volumes importants de gaz industriels ;&lt;br /&gt;
:d&#039;assurer la production et le conditionnement des quantités et qualités de coke domestique ou industriel absorbables par le marché d&#039;Oranie et dans certains cas pour les industries d&#039;Afrique du Nord. &lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Plan général de l&#039;usine&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/center&amp;gt;&amp;lt;center&amp;gt;{{URL}}h/av/oran/usinagaz.jpg&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;L&#039;usine comporte trois parties principales&lt;br /&gt;
:la partie arrière où sont rassemblés les arrivées, stockages, mélanges et conditionnements de charbon à côté des traitements, mélanges, stockages et émissions des différents gaz qui cheminent en sens inverse ; &lt;br /&gt;
:la partie centrale occupée par les ateliers de production de gaz&amp;amp;nbsp;: distillation des charbons d&#039;un côté, gazéification des cokes de l&#039;autre côté avec une jonction commune constituée par le conditionnement des cokes ; &lt;br /&gt;
:la partie avant où se trouvent les parties plus accessibles au public&amp;amp;nbsp;: les bureaux, les points de livraison des cokes et des produits dérivés de la houille, les ateliers, les magasins, les garages et enfin les logements sur la façade. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette partie est orientée par rapport aux vents dominants pour être abritée le plus possible des fumées, des poussières et des bruits. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schématiquement, depuis leur arrivée tout à l&#039;arrière de l&#039;usine, les charbons progressent vers les fours à coke. Le coke qui en sort continue jusqu&#039;au conditionnement de coke où il se sépare en deux courants principaux : &lt;br /&gt;
*la vente vers l&#039;extérieur ; &lt;br /&gt;
*la réutilisation dans l&#039;usine pour la gazéification. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gaz de distillation ou de gazéification qui résultent de ces combustibles solides remontent vers l&#039;arrière, en deux courants qui subissent chacun leurs traitements physiques et chimiques pour être ensuite mélangés convenablement et constituer le gaz d&#039;émission envoyé au stockage gazométrique avant son départ dans les réseaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;Sur les ailes sont des annexes&lt;br /&gt;
:d&#039;un côté, les dérivés goudronneux et éventuellement ammoniacaux ; &lt;br /&gt;
:de l&#039;autre, les hydrocarbures pour carburation des gaz de coke et les mâchefers résiduaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ChapHaut|LeTitre=Saint Hubert}} {{PageHaut}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le port  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{PORTS ALGERIENS}} &lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{URL}}h/ports/a/port_oran.jpg &amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Le port en 1945&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ChapHaut|&lt;br /&gt;
LeTitre=Le port &lt;br /&gt;
}}{{PageHaut}}&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Category:PORTS]] [[Category:PageDeVille]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Vieilles pierres ==&lt;br /&gt;
===La porte d&#039;Espagne de la Casbah===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Porte d&#039;Espagne.JPG|left|200px]]La porte d&#039;Espagne est un des plus vieux vestiges espagnols d&#039;Oran. Elle date en partie de 1589, où elle fut exécutée sur l&#039;ordre du capitaine général Don Pedro de Padilla.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette porte qui donnait autrefois accès à la Casbah est située au bout de la rue du Vieux-Château. Elle est ornée d&#039;un riche écusson à plusieurs armoiries encadré de colonnes cannelées et d&#039;ornements en pointes de diamant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici le détail de ces armoiries décrypté par O.Millaruelo dans un &amp;quot;Bulletin d&#039;information espagnole&amp;quot; publié par le Consulat Général d&#039;Espagne à Oran (Cité dans &amp;quot;Oran et les témoins de son passé - Eugène CRUCK - Heintz Frères à Oran 1959).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&amp;quot;Nous voyons sur ladite porte deux blasons.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;L&#039;inférieur est sans doute celui de Castille, conservé dans l&#039;un des quartiers de l&#039;actuel écu d&#039;armes d&#039;Oran. Malgré sa grande détérioration, dûe à son ancienneté et aux intempéries, on peut entrevoir les deux châteaux dans le premier et le quatrième quartier, et les deux lions dans le deuxième et le troisième. Il provient, sans doute, d&#039;une date très proche de la conquête d&#039;Oran par Cisneros.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Le supérieur est plus récent ; il est sculpté sur  l&#039;aigle bicéphale impérial entre les deux lions tenants. Nous voyons dans la partie supérieure les lions et les châteaux de Castille, les barres d&#039;Aragon et les barres et les aigles des Deux-Siciles.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Entre les armes de Castille et d&#039;Aragon se trouvent superposées les cinq quines avec la bordure des sept châteaux du Portugal.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Dans le centre du blason figurent les armes d&#039;Autriche, la Croix de Jérusalem et les fleurs de lys de la Bourgogne antique.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Superposés au centre même, la grenade du Règne de Grenade, le lion des Flandres, les armes de la Bourgogne moderne et le lion de Bravante .&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Le blason est entouré du  Collier de la Toison d&#039;Or, dont la maîtrise correspondait à Charles-Quint en tant que petit-fils de Marie de Bourgogne, fille de Charles le Téméraire.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Oran Armoiries.JPG|center|400px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;La Gaule, la Germanie, l&#039;Italie et l&#039;Espagne, tous les pays de l&#039;Europe Occidentale sont représentés sur le dit blason.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Ce blason est attribué à l&#039;Empereur Charles-Quint, car l&#039;aigle impérial y est sculpté. Mais la présence des armes du Portugal fait que cette commune croyance est discutable. Charles-Quint n&#039;usa jamais d&#039;Armes portugaises auxquelles il n&#039;avait pas droit. Mais son fils Philippe II les utilisa en les ajoutant aux siennes lorsque, à la mort du roi Don Sebastian du Portugal, en Afrique, il hérita du trône portugais auquel il avait droit pour être, par sa mère, le petit-fils du Roi Don Manuel de Portugal.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Il est probable que le blason fut installé au temps de Charles-Quint -cela est dû à l&#039;aigle impérial puisque Philippe II ne fut pas Empereur- et modifié pendant le règne de Philippe II, date à laquelle les Armes du Portugal y furent peut-être incluses&amp;quot;&#039;&#039;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Quartiers_Oran_-_Ville&amp;diff=43161</id>
		<title>Quartiers Oran - Ville</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Quartiers_Oran_-_Ville&amp;diff=43161"/>
		<updated>2009-08-14T11:07:39Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : Vieilles pierres / Porte d&amp;#039;Espagne&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{VILLE2006|&lt;br /&gt;
|Nom_ville=Oran&lt;br /&gt;
|gauche=41&lt;br /&gt;
|haut=19&lt;br /&gt;
|Pays=ALGERIE &lt;br /&gt;
|ecu=oui&lt;br /&gt;
}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
__TOC__ &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Saint Hubert  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;La nouvelle usine à gaz d&#039;Oran Saint Hubert&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1935, la ville d&#039;Oran demanda à nouveau le déplacement de l&#039;usine à gaz située trop près du centre de la ville et devenue trop petite pour assurer les besoins futurs dans un espace réduit à 1,5 ha. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1943, un avenant à la concession décidait de la construction de la nouvelle usine à gaz, qui fut arbitrairement implantée dans un terrain de 13 ha, situé à 7 km. du [[#Le_port|port]], sur le plateau à la limite d&#039;Oran et de la Sénia, dans le lotissement industriel où, depuis 1942, un certain nombre d&#039;usines ont été mises en service : verrerie, aciérie, produits réfractaires, à côté des usines à engrais et de divers autres ateliers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette nouvelle usine à gaz devait, en outre, alimenter la ville de [[Sidi Bel Abbès - Ville|Sidi-bel-Abbès]] où les frais de fabrication étaient très élevés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Le terrain plat utilisé était inondé fréquemment. II a fallu le remblayer pour mettre les parties basses des appareils au-dessus des hautes eaux. Les remblais ont parfois atteint des épaisseurs de 2 à 3 mètres. Le sous-sol ne peut supporter que des charges inférieures à 1,5 kg./cm2. Pour les appareils et bâtiments lourds on a dû recourir aux fondations sur pieux.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;DESSERTES&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;L&#039;usine est desservie &lt;br /&gt;
:par le chemin de grande communication n° 83 dit route de Valmy ; &lt;br /&gt;
:par les circulations en création dans la partie arrière du lotissement industriel d&#039;Oran. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;On a donc réalisé pour l&#039;usine une entrée débouchant sur chacun de ces accès&lt;br /&gt;
:l&#039;entrée Valmy ou entrée principale ; &lt;br /&gt;
:l&#039;entrée [[ALGERIE Chemins de fer|C.F.A]], par où pénètrent l&#039;embranchement de voie ferrée et les charbons. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux entrées sont munies chacune d&#039;un portail tubulaire de 10 mètres d&#039;ouverture. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;Le programme de l&#039;usine a été établi pour lui permettre&lt;br /&gt;
:d&#039;assurer la production du gaz à émettre dans Oran et sa banlieue, ainsi que vers [[Sidi Bel Abbès - Ville|Sidi-bel-Abbès]] et, plus tard, vers certaines petites villes et communes d&#039;Oranie ;&lt;br /&gt;
:de mettre à la disposition des industries voisines ou des industries qui se créeront, des volumes importants de gaz industriels ;&lt;br /&gt;
:d&#039;assurer la production et le conditionnement des quantités et qualités de coke domestique ou industriel absorbables par le marché d&#039;Oranie et dans certains cas pour les industries d&#039;Afrique du Nord. &lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Plan général de l&#039;usine&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/center&amp;gt;&amp;lt;center&amp;gt;{{URL}}h/av/oran/usinagaz.jpg&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;L&#039;usine comporte trois parties principales&lt;br /&gt;
:la partie arrière où sont rassemblés les arrivées, stockages, mélanges et conditionnements de charbon à côté des traitements, mélanges, stockages et émissions des différents gaz qui cheminent en sens inverse ; &lt;br /&gt;
:la partie centrale occupée par les ateliers de production de gaz&amp;amp;nbsp;: distillation des charbons d&#039;un côté, gazéification des cokes de l&#039;autre côté avec une jonction commune constituée par le conditionnement des cokes ; &lt;br /&gt;
:la partie avant où se trouvent les parties plus accessibles au public&amp;amp;nbsp;: les bureaux, les points de livraison des cokes et des produits dérivés de la houille, les ateliers, les magasins, les garages et enfin les logements sur la façade. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette partie est orientée par rapport aux vents dominants pour être abritée le plus possible des fumées, des poussières et des bruits. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schématiquement, depuis leur arrivée tout à l&#039;arrière de l&#039;usine, les charbons progressent vers les fours à coke. Le coke qui en sort continue jusqu&#039;au conditionnement de coke où il se sépare en deux courants principaux : &lt;br /&gt;
*la vente vers l&#039;extérieur ; &lt;br /&gt;
*la réutilisation dans l&#039;usine pour la gazéification. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gaz de distillation ou de gazéification qui résultent de ces combustibles solides remontent vers l&#039;arrière, en deux courants qui subissent chacun leurs traitements physiques et chimiques pour être ensuite mélangés convenablement et constituer le gaz d&#039;émission envoyé au stockage gazométrique avant son départ dans les réseaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;Sur les ailes sont des annexes&lt;br /&gt;
:d&#039;un côté, les dérivés goudronneux et éventuellement ammoniacaux ; &lt;br /&gt;
:de l&#039;autre, les hydrocarbures pour carburation des gaz de coke et les mâchefers résiduaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ChapHaut|LeTitre=Saint Hubert}} {{PageHaut}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le port  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{PORTS ALGERIENS}} &lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{URL}}h/ports/a/port_oran.jpg &amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Le port en 1945&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{ChapHaut|&lt;br /&gt;
LeTitre=Le port &lt;br /&gt;
}}{{PageHaut}}&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Category:PORTS]] [[Category:PageDeVille]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Vieilles pierres ==&lt;br /&gt;
===La porte d&#039;Espgne de la Casbah===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Porte d&#039;Espagne.JPG|left|300px]]La porte d&#039;Espagne est un des plus vieux vestiges espagnols d&#039;Oran. Elle date en partie de 1589, où elle fut exécutée sur l&#039;ordre du capitaine général Don Pedro de Padilla.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette porte qui donnait autrefois accès à la Casbah est située au bout de la rue du Vieux-Château. Elle est ornée d&#039;un riche écusson à plusieurs armoiries encadré de colonnes cannelées et d&#039;ornements en pointes de diamant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici le détail de ces armoiries décrypté par O.Millaruelo dans un &amp;quot;Bulletin d&#039;information espagnole&amp;quot; publié par le Consulat Général d&#039;Espagne à Oran (Cité dans &amp;quot;Oran et les témoins de son passé - Eugène CRUCK - Heintz Frères à Oran 1959).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Nous voyons sur ladite porte deux blasons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;inférieur est sans doute celui de Castille, conservé dans l&#039;un des quartiers de l&#039;actuel écu d&#039;armes d&#039;Oran. Malgré sa grande détérioration, dûe à son ancienneté et aux intempéries, on peut entrevoir les deux châteaux dans le premier et le quatrième quartier, et les deux lions dans le deuxième et le troisième. Il provient, sans doute, d&#039;une date très proche de la conquête d&#039;Oran par Cisneros.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le supérieur est plus récent ; il est sculpté sur  l&#039;aigle bicéphale impérial entre les deux lions tenants. Nous voyons dans la partie supérieure les lions et les châteaux de Castille, les barres d&#039;Aragon et les barres et les aigles des Deux-Siciles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre les armes de Castille et d&#039;Aragon se trouvent superposées les cinq quines avec la bordure des sept châteaux du Portugal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le centre du blason figurent les armes d&#039;Autriche, la Croix de Jérusalem et les fleurs de lys de la Bourgogne antique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Superposés au centre même, la grenade du Règne de Grenade, le lion des Flandres, les armes de la Bourgogne moderne et le lion de Bravante .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le blason est entouré du  Collier de la Toison d&#039;Or, dont la maîtrise correspondait à Charles-Quint en tant que petit-fils de Marie de Bourgogne, fille de Charles le Téméraire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Oran Armoiries.JPG|center|400px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Gaule, la Germanie, l&#039;Italie et l&#039;Espagne, tous les pays de l&#039;Europe Occidentale sont représentés sur le dit blason. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce blason est attribué à l&#039;Empereur Charles-Quint, car l&#039;aigle impérial y est sculpté. Mais la présence des armes du Portugal fait que cette commune croyance est discutable. Charles-Quint n&#039;usa jamais d&#039;Armes portugaises auxquelles il n&#039;avait pas droit. Mais son fils Philippe II les utilisa en les ajoutant aux siennes lorsque, à la mort du roi Don Sebastian du Portugal, en Afrique, il hérita du trône portugais auquel il avait droit pour être, par sa mère, le petit-fils du Roi Don Manuel de Portugal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est probable que le blason fut installé au temps de Charles-Quint -cela est dû à l&#039;aigle impérial puisque Philippe II ne fut pas Empereur- et modifié pendant le règne de Philippe II, date à laquelle les Armes du Portugal y furent peut-être incluses&amp;quot;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
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		<updated>2009-08-14T10:59:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : Armoiries de la porte d&amp;#039;Espagne à Oran (photo Marcel Houdou dans &amp;quot;Oran et les témoins de son passé&amp;quot; d&amp;#039;Eugène CRUCK - p 241)&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Armoiries de la porte d&#039;Espagne à Oran (photo Marcel Houdou dans &amp;quot;Oran et les témoins de son passé&amp;quot; d&#039;Eugène CRUCK - p 241)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
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		<updated>2009-08-14T10:55:09Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : La porte d&amp;#039;Espagne à Oran - gravure du XX° siècle&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;La porte d&#039;Espagne à Oran - gravure du XX° siècle&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Plan_Oran_-_Ville&amp;diff=43149</id>
		<title>Plan Oran - Ville</title>
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		<updated>2009-08-14T08:08:16Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : Repositionnement plan vieil Oran&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{VILLE2006|&lt;br /&gt;
|Nom_ville=Oran&lt;br /&gt;
|gauche=41&lt;br /&gt;
|haut=19&lt;br /&gt;
|Pays=ALGERIE &lt;br /&gt;
|ecu=oui&lt;br /&gt;
}} &lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Plan de 1942&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/center&amp;gt;&amp;lt;center&amp;gt;{{URL}}h/av/oran/pplan_oran_bw.jpg&amp;lt;/center&amp;gt;&amp;lt;center&amp;gt;[[Plan Oran 1942|Cliquer pour agrandir]]&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;{{URL}}g/ap/planoran.jpg&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Category:PageDeVille]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Plan du vieil Oran indiquant les monuments historiques, ca.1959 &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Vieil Oran.GIF|center|400px]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Plan_Oran_-_Ville&amp;diff=43148</id>
		<title>Plan Oran - Ville</title>
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		<updated>2009-08-14T08:05:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : Ajout plan vieil Oran&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{VILLE2006|&lt;br /&gt;
|Nom_ville=Oran&lt;br /&gt;
|gauche=41&lt;br /&gt;
|haut=19&lt;br /&gt;
|Pays=ALGERIE &lt;br /&gt;
|ecu=oui&lt;br /&gt;
}} &lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Plan de 1942&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/center&amp;gt;&amp;lt;center&amp;gt;{{URL}}h/av/oran/pplan_oran_bw.jpg&amp;lt;/center&amp;gt;&amp;lt;center&amp;gt;[[Plan Oran 1942|Cliquer pour agrandir]]&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;{{URL}}g/ap/planoran.jpg&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Category:PageDeVille]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Plan du vieil Oran indiquant les monuments historiques, ca.1959 &#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Vieil Oran.GIF|center|400px]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Fichier:Vieil_Oran.GIF&amp;diff=43147</id>
		<title>Fichier:Vieil Oran.GIF</title>
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		<updated>2009-08-14T07:55:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : Plan du vieil Oran avec indication des monuments historiques - vers 1959&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Plan du vieil Oran avec indication des monuments historiques - vers 1959&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Historique_Militaire_-_Nemours_-_Ville&amp;diff=43138</id>
		<title>Historique Militaire - Nemours - Ville</title>
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		<updated>2009-08-13T15:53:01Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : Remise en forme et suppression de doublons&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{VILLE2006|&lt;br /&gt;
|Nom_ville=Nemours&lt;br /&gt;
|gauche=34&lt;br /&gt;
|haut=23&lt;br /&gt;
|Village=oui&lt;br /&gt;
|Pays=ALGERIE &lt;br /&gt;
|ecu=oui&lt;br /&gt;
}}&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Près de Nemours, le marabout de Sidi-Brahim ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le marabout de [[Sidi-Brahim | Sidi-Brahim]] est situé à une quinzaine de kilomètres au sud de Djemaâ Ghazaouet / à [[Nemours - Ville|Nemours]] et à 18 Km à l&#039;ouest de [[Nédroma - Ville|Nedroma]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Marabout Sidi-Brahim Nemours.jpg|right|150px|Marabout Sidi-Ibrahim]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Près de ce lieu [[ABDELKADER|l&#039;émir Abd-el-Kader]] en personne écrasa un détachement commandé par le colonel de Montagnac et composé de 60 cavaliers du 2&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; Hussards et de 350 chasseurs du 8&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; d&#039;Orléans, mais connut une résistance inattendue d&#039;un petit groupe de chasseurs qui gardait le bivouac. Ils se replièrent sur la Kouba du marabout de Sidi-Brahim, et se battirent dans un tel déséquilibre de forces, et avec une telle opiniâtreté, que les bataillons de chasseurs commémorent encore aujourd&#039;hui Sidi-Brahim comme une seconde fête nationale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le récit de la bataille est développé dans de nombreux sites visibles sur internet. On s&#039;est contenté ici de rapporter l&#039;hallucinant [[Sidi-Brahim#Un récit des combats du 24 au 26 septembre 1845|témoignage d&#039;un survivant]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 1845 - La folle équipée du colonel de Montagnac ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Montagnac.JPG |left|200px]]Le 23 septembre 1845, le lieutenant-colonel de Montagnac étant sorti avec 427 hommes de son poste de  Djemaä-Ghazaouet (aujourd&#039;hui Nemours), fut surpris par de nombreux contingents arabes commandés par l&#039;émir. Montagnac fut mortellement blessé dès le début de l&#039;action. Plus des trois quarts des soldats et des officiers, y compris la compagnie de renfort du capitaine Froment-Coste, périrent sur les pentes du Kerkour. Un reste réfugié dans le marabout de [[Sidi-Brahim | Sidi-Brahim]] résista héroïquement pendant trois jours. Les survivants, avec le capitaine de Géreaux, firent  une trouée à la baïonnette; douze parvinrent à regagner le poste le 26 septembre. L&#039;émir fit 96 prisonniers qui furent massacrés l&#039;année suivante par ordre de Mustapha ben Tami, à l&#039;exception des officiers et des hommes attachés à leurs personnes, soit onze en tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 1847 - La rencontre du duc d&#039;Aumale et d&#039;Abd-el-Kader à Nemours ==&lt;br /&gt;
Abd-el-Kader, quittant le Maroc, se heurte, le 22 décembre 1847 à 2 heures du matin, au col de Kerbous, à un groupe de spahis commandés par le lieutenant Mohammed bou Khouïat. Il fait demander l&#039;aman au général de Lamoricière par un de ses émissaires. Lamoricière le lui accorde, et escorté d&#039;une cinquantaine de ses cavaliers, dont Mustapha ben Tami, son beau-frère, il fait sa reddition le 23 décembre, au marabout de [[Sidi-Brahim | Sidi-Brahim]], au colonel Cousin de Montauban.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conduit à Nemours, il y rencontre le duc d&#039;Aumale, gouverneur général de l&#039;Algérie (Henri d&#039;Orléans, 5° fils du roi Louis-Philippe).[[Fichier:Aumale.JPG |right|200px ]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pellissier de Raynaud écrit: &amp;quot;L&#039;émir était troublé; son extrême paleur, la contraction de ses lèvres trahissaient l&#039;émotion qu&#039;il contenait à grand-peine; le souvenir du massacre des prisonniers pesait évidemment sur lui &#039;&#039;(il s&#039;agit du massacre d&#039;une grande partie des prisonniers de Sidi-Brahim ordonné en 1846 par Mustapha Ben Tami, son beau-frère)&#039;&#039;. Il salua le duc d&#039;Aumale avec toutes les formes arabes du respect.&lt;br /&gt;
Ses premières paroles furent: &#039;&#039;&amp;quot;Il y a longtemps que tu devais désirer ce qui s&#039;accomplit ; tout se passe selon la volonté de Dieu&amp;quot;&#039;&#039;. Il recommanda à la bienveillance du prince les vaillants soldats qui l&#039;avaient suivi jusqu&#039;au bout, et demanda bientôt à se retirer, alléguant son extrême fatigue. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lendemain, la présentation publique et officielle eut lieu. Le prince reçut l&#039;illustre prisonnier avec courtoisie et distinction, au pied du perron de la maison du commandant, où il était logé. L&#039;émir lui offrit une belle jument noire qu&#039;il montait en venant et lui dit: &#039;&#039;&amp;quot;Je t&#039;offre la seule chose que je possède et que j&#039;estime en ce moment.&amp;quot;&#039;&#039; Le duc d&#039;Aumale lui répondit: &#039;&#039;&amp;quot;Je l&#039;accepte comme un gage de ta soumission à la France et de la paix de l&#039;Algérie&amp;quot;.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Reddition d&#039;Abd-el-Kader.JPG|center|600px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;émir rappela ensuite les engagements pris par le général de Lamoricière &#039;&#039;(de le faire conduire à Alexandrie ou à Saint-Jean-d&#039;Acre, et de le faire traiter selon son rang)&#039;&#039;, à quoi le prince répondit qu&#039;il espérait que le gouvernement les ratifierait. Ils se séparèrent ensuite, et Abd-el-Kader retourna à pied dans sa tente. Le même jour, il fut embarqué pour Oran, avec les siens, et de là conduit en France. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;(d&#039;après G.Esquer, dans &amp;quot;Le livre d&#039;or de l&#039;Oranie&amp;quot;)&#039;&#039;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Sidi-Brahim&amp;diff=43136</id>
		<title>Sidi-Brahim</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Sidi-Brahim&amp;diff=43136"/>
		<updated>2009-08-13T15:38:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : /* Un récit des combats du 24 au 26 septembre 1845 */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Marabout de Sidi-Brahim.JPG|left|200 px]]&lt;br /&gt;
Le marabout de Sidi-Brahim est situé à une quinzaine de kilomètres au sud de Djemaâ Ghazaouet / [[Nemours - Ville|Nemours]], et à 18 Km à l&#039;ouest de [[Nédroma - Ville|Nédroma]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Près de ce lieu l&#039;émir [[ABDELKADER|Abd-el-Kader]] en personne écrasa un détachement commandé par le colonel de Montagnac et composé de 60 cavaliers du 2&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; Hussards et de 350 chasseurs du 8&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; d&#039;Orléans, mais connut une résistance inattendue d&#039;un petit groupe de chasseurs qui gardait le bivouac. Ils se replièrent sur la Kouba du marabout de Sidi-Brahim, et se battirent dans un tel déséquilibre de forces, et avec une telle opiniâtreté, que les bataillons de chasseurs [http://www.bleujonquille.com/bleu_jonquille.php commémorent] encore aujourd&#039;hui Sidi-Brahim comme une seconde fête nationale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le récit de la bataille est développé dans de nombreux [http://www.armees.com/Le-Recit-du-Combat-de-Sidi-Brahim.html sites visibles sur internet]. On se contentera ici de rapporter l&#039;hallucinant témoignage d&#039;un survivant, et de rappeler le monument commémoratif de cette bataille qui ornait le centre de la place d&#039;Armes à [[Oran - Ville|Oran]] (ou encore place Foch, ou place de la mairie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un récit des combats du 24 au 26 septembre 1845  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lieutenant-colonel de Montagnac, qui s&#039;était aventuré contre l&#039;ordre de ses chefs hors de de son poste de [[Nemours - Ville|Djemaâ-Ghazaouet]], subit donc un sanglant revers le 23 septembre non loin de Sidi-Brahim, de même que la colonne de renfort du commandant Froment-Coste, averti au bivouac. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le petit groupe resté au bivouac sous le commandement du capitaine de Géreaux se replie sur le marabout, et voici le récit du caporal Tressy, du 8&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; bataillon de chasseurs d&#039;Orléans, tel que l&#039;a rapporté le colonel (plus tard général) Paul Azan dans son ouvrage en 1905 sur Sidi-Brahim: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;«&amp;amp;nbsp;Le marabout de Sidi-Brahim présentait alors un carré de 12 à 13 mètres de côté, entouré de murs bâtis en boue, de 4 pieds de haut, dominés par une coupole oblongue placée au centre. M. de Géreaux et le lieutenant de Chappedelaine organisent rapidement la défense&amp;amp;nbsp;; les brèches sont réparées, l&#039;entrée est fermée à l&#039;aide des cantines, nous sommes postés vingt sur chaque face derrière les murs du marabout&amp;amp;nbsp;; le capitaine s&#039;établit au centre avec le chirurgien Rosaguti et l&#039;interprète Lévy.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Vers midi environ, la colonne du commandant Froment-Coste écrasée, les Arabes, et les Kabyles, électrisés par leur double victoire, plus encore que par la présence d&#039;Abd-el-Kader, se ruent comme un torrent déchaîné, comme les flots d&#039;une mer en furie, contre les murs croulants du petit marabout. Ces fiers cavaliers, exécutant une fantasia superbe, arrivent comme un ouragan, abordant à la fois les quatre faces du monument. Reçus de toute part par une fusillade à bout portant, ils perdent beaucoup de monde et se retirent.&#039;&#039;[[Fichier:Combat Sidi-Brahim 1845.jpg|right|300px ]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Alors l&#039;assaut commence&amp;amp;nbsp;: c&#039;est un feu d&#039;enfer. Repoussés, les Arabes reviennent à la charge avec une nouvelle audace et l&#039;assaut reprend avec une furie grandissante. La terre se couvre de leurs morts&amp;amp;nbsp;; mais ce nouvel échec semble rallumer leur rage. Aussi loin que la vue peut s&#039;étendre sur toute la plaine, l&#039;œil n&#039;apperçoit que des burnous&amp;amp;nbsp;; et cette multitude grouillante, comme une vague immense, se rue avec une audace incroyable sur nos fragiles remparts. La lutte se poursuit aussi ardente environ cinq quarts d&#039;heure.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Alors a lieu une scène que je n&#039;oublierai pas de ma vie&amp;amp;nbsp;: en face de nous arrive le capitaine Dutertre&amp;amp;nbsp;; il est très pâle&amp;amp;nbsp;; il n&#039;a que son pantalon&amp;amp;nbsp;; sa chemise est en lambeaux&amp;amp;nbsp;; il est conduit par six Arabes et s&#039;arrête à 50 mètres du mur où je me trouve. Que va-t-il se passer&amp;amp;nbsp;? Nous sommes dans une anxiété terrible. Que va-t-il nous proposer&amp;amp;nbsp;?... Nous faisons le plus profond silence. Les Arabes, impatients, semblent l&#039;inviter à parler&amp;amp;nbsp;; le capitaine refuse&amp;amp;nbsp;; il ne dit pas une parole. Après un moment d&#039;attente, les Arabes tirent sur lui deux coups de pistolet à bout portant et se sauvent en emportant leur prisonnier. Nous avons tous pensé qu&#039;Abd-el-Kader l&#039;avait envoyé pour nous engager à nous rendre. Son silence nous dictait notre conduite et son supplice nous montrait ce que nous devions attendre de notre barbare ennemi.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Le 24, au lever du soleil, l&#039;émir vient lui-même à la tête de ses réguliers, cavalerie et infanterie, et le branle-bas recommence. Reçue par une grêle de mitraille au travers des créneaux, toute la cavalerie a beau donner, elle n&#039;arrive qu&#039;à nous exténuer&amp;amp;nbsp;; elle perd beaucoup de monde. A 10 heures, le combat reprend encore plus furieux, mais aucun Arabe ne peut franchir le retranchement.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous sommes presque constamment en lutte jusqu&#039;au lendemain, à deux heures de l&#039;après-midi. La nuit, les Arabes se rapprochent, nous jettent des pierres et, joignant la dérision à l&#039;insulte, nous demandent si nous voulons boire de l&#039;eau fraîche et manger des galettes chaudes.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous jugeant épuisés par une lutte acharnée de trois jours, nous sachant sans munitions et sans vivres, et nous croyant incapables de sortir de notre enceinte, Abd-el-Kader fait sonner la retraite, part avec ses troupes, laissant seulement 450 hommes pour nous observer&amp;amp;nbsp;; comptant sur la famine plus puissante que ses armes pour achever son œuvre.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Il ne se trompait pas, hélas&amp;amp;nbsp;! La faim nous torturait les entrailles&amp;amp;nbsp;; mais à la suite de trois journées de lutte ardente et sans repos, sous les ardeurs implacables du soleil d&#039;Afrique, la soif nous était un supplice plus épouvantable encore. On en était arrivé jusqu&#039;à boire sa propre urine&amp;amp;nbsp;; certains recueillaient celle des trois chevaux et la portaient avidement à leurs lèvres brûlantes, espérant ainsi éteindre le feu qui les dévorait. C&#039;était véritablement horrible.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;....Il ne nous restait donc plus d&#039;espoir. Le départ fut décidé. Le 26, journée de toutes la plus terrible, à 7 heures, nous franchissons l&#039;enceinte et tombons comme un ouragan sur un poste d&#039;observation de 150 hommes placé à 100 mètres au nord du marabout. Surpris par la rapidité de l&#039;attaque, les Arabes se dispersent dans toutes les directions et en toute hâte reviennent au marabout piller nos bagages. Pendant ce temps, la petite colonne, le capitaine de Géreaux en tête, soutenu par deux hommes, dirige sa marche, sans être poursuivie de trop près, du côté de &#039;&#039;[[Nemours - Ville|&#039;&#039;Djemaâ&#039;&#039;]]&#039;&#039;.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous fîmes ainsi environ 3 lieues sans être sérieusement attaqués&amp;amp;nbsp;; néanmoins trois des nôtres, tombés, les jambes fracassées, nous supplient avec des larmes et des cris lamentables de les achever&amp;amp;nbsp;; c&#039;était à fendre l&#039;âme. Il fallait marcher&amp;amp;nbsp;; la troupe des Kabyles, sur nos derrières, grossissait sans cesse&amp;amp;nbsp;; on apercevait les Bédouins, prévenus de notre approche, descendre de tous les douars, courir en avant de la colonne pour lui barrer le chemin. Cependant nous avons traversé le grand plateau&amp;amp;nbsp;; 2 kilomètres au plus nous séparent de la redoute. Une hauteur de 50 mètres à descendre, des jardins arabes semés d&#039;arbres et de broussailles, tout à fait au fond un ravin&amp;amp;nbsp;; et par delà le salut. L&#039;espérance renaît dans nos âmes&amp;amp;nbsp;; mais à l&#039;extrémité du plateau, grand Dieu&amp;amp;nbsp;! quel spectacle&amp;amp;nbsp;!... devant nous, à nos pieds, une multitude , une cohue immense armée de fusils et de sabres, d&#039;armes de toutes sortes, est là, sur une profondeur de plus de 200 mètres&amp;amp;nbsp;; des milliers d&#039;Arabes vocifèrent, gesticulent, attendant une proie qui ne peut leur échapper... Il n&#039;y a pourtant pas à hésiter, 2&amp;amp;amp;nbsp;000 Kabyles arrivent sur nous&amp;amp;nbsp;; il faut passer sur le corps de cette fourmilière humaine, entrer dans cet enfer, y faire sa trouée ou mourir. Baïonnettes en avant, nous roulons sur la pente, fusillés par les arabes, et la danse commence, danse infernale et terrible. Ce n&#039;est pas un combat, c&#039;est de la folie, de la rage, un massacre, une boucherie impossible à décrire. Nos chefs sont toujours à notre tête&amp;amp;nbsp;; le lieutenant de Chappedelaine est atteint de deux balles, le docteur Rosaguti succombe dans la mêlée sanglante. A six pas devant moi, je vois tomber le capitaine de Géreaux.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Dès lors, chacun pour soi, et en avant dans la masse profonde des arabes qui nous poussent de toutes parts. La baïonnette décrit toutes les arabesques de l&#039;escrime, un moulinet continuel. Devant nous, à nos côtés, derrière, on ne voit qu&#039;yeux flamboyants de colère, dents de fauves se disputant une proie, faces de démons incarnant la haine, bras tendus, mains crispées, armes de toutes sortes, cherchant par tous les moyens à nous atteindre et à nous donner la mort. On n&#039;entendait que vociférations et hurlements&amp;amp;nbsp;; c&#039;était un vacarme effrayant, une mêlée terrible.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cependant, la baïonnette fait joliment son ouvrage&amp;amp;nbsp;; mais plus elle tue, plus la foule fanatisée augmente. Percé de part en part, en pleine poitrine, un de ces forcenés saisit ma baïonnette de ses deux mains et, dans les crispations de la mort, la maintient comme dans un étau d&#039;acier; une seconde ... et c&#039;en est fait de moi. Un effort désespéré la dégage, elle continue son oeuvre.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous allions de conserve, dans cette mêlée furieuse, avec un colosse allemand qui faisait lui aussi un carnage épouvantable et se battait comme un lion. Enfin, nous apercevons, comme un rayon d&#039;espérance, une issue à notre enfer. Encore quelques efforts et la trouée est faite, nous atteignons la zone de la redoute (environ 300 mètres à découvert) où les Arabes n&#039;osent plus s&#039;aventurer à nous suivre. Mais il sera dit qu&#039;en cette journée terrible, nous rencontrerons le plus grand péril où nous attendions le salut.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Sur la lisière des arbres et des broussailles, toute une longue ligne de tireurs arabes est là, à l&#039;affût, attendant les malheureux Français échappés au carnage et sortant de la mêlée sanglante, pour les tirer comme on tire un gibier débusqué d&#039;un fourré par une meute ardente.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Prêt à franchir cette ligne, j&#039;eus un moment de stupeur&amp;amp;nbsp;; il me fallait passer sur les cadavres de quinze à vingt compagnons d&#039;armes tombés là, criblés de balles. J&#039;eus un moment d&#039;hésitation, le temps de voir le danger, et je partis comme un trait vers la redoute. A 200 mètres, épuisé, je regarde en arrière: l&#039;Allemand ne me suivait plus. J&#039;arrive enfin, la porte s&#039;ouvre, j&#039;entre, je n&#039;avais plus mon fusil. Le lendemain, on le trouva avec ceux de Langevin et de Laparra, à quelques mètres de la redoute. Seul, Lavayssière, caporal de la 3&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; compagnie, rentra avec son arme.&amp;amp;nbsp;&#039;&#039;»&amp;amp;nbsp;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le 23/12/1847 au marabout de Sidi-Brahim&amp;amp;nbsp;: la reddition d&#039;Abd-el-Kader  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 23 décembre 1847, c&#039;est au lieu même du marabout de Sidi-Brahim qu&#039;[[ABDELKADER|Abd-el-Kader]], escorté d&#039;une cinquantaine de ses cavaliers, fit sa soumission à la France, en la personne du colonel Cousin de Montauban envoyé à sa recherche par le général [[La Moricière Juchault|de Lamoricière]] .[[Fichier:Lamoricière.JPG|center|200px]] Lamoricière avait promis l&#039;aman &#039;&#039;(demander grâce, faire sa soumission, obtenir la grâce)&#039;&#039; demandé la nuit même par Abd-el-Kader. La soumission plus officielle eut lieu un peu plus tard à [[Nemours - Ville|Nemours]], où il rencontra le duc d&#039;Aumale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le monument de Sidi Brahim par Dalou  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le monument de 1898 à Oran  ===&lt;br /&gt;
[[image:Monument 1898.JPG|right|200 px]]La municipalité d&#039;[[Oran - Ville|Oran]] eut l&#039;idée en 1893 de commémorer le cinquantième anniversaire de Sidi-Brahim par l&#039;érection d&#039;un monument. Une souscription fut lancée, et après renseignement, on choisit le sclupteur [http://fr.wikipedia.org/wiki/Aim%C3%A9-Jules_Dalou Aimé-Jules Dalou] pour le réaliser. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On passera sur les péripéties, les querelles avec Dalou ou avec la famille du Colonel de Montagnac, les hésitations sur l&#039;emplacement définitif... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les manifestations pour l&#039;inauguration eurent lieu les 17,18 et 19 décembre 1898. On y invita chacun des survivants de Sidi-Brahim&amp;amp;nbsp;: Gabriel Léger, Guillaume Rolland, le célèbre clairon, et Pegre. Les deux derniers y furent présents. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monument, élevé au centre de la place d&#039;Armes, qui est aussi celle de l&#039;Hôtel de Ville, se composait d&#039;un obélisque de 8 mètres de haut, surmonté d&#039;une gloire ailée présentant une couronne de palmes, et plaquée contre une de ses faces, une statue de femme tenant un drapeau, symbolisant la France, qui écrivait sur l&#039;obélisque les mots du capitaine Dutertre&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;amp;nbsp;».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le monument, à Périssac, et à Oran.  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La statue de la France fut démontée et expédiée en France en 1962. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit au milieu des vignes, près du village de Périssac, en Gironde, patrie du capitaine Oscar de Géreaux, deux voiles courbes et concentriques en béton. La statue de la France par Dalou écrit toujours, sur l&#039;une des deux voiles, «&amp;amp;nbsp;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;amp;nbsp;». Ce monument fut inauguré le 10 juillet 1966. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A Oran subsistent l&#039;obélisque et la gloire ailée&amp;amp;nbsp;: c&#039;est le buste en bas-relief d&#039;Abd-el-Kader, plaqué sur l&#039;obélisque, qu&#039;elle semble aujourd&#039;hui couronner. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gloire est changeante, mais hier comme aujourd&#039;hui, à Oran, elle couronne les vaincus de Sidi-Brahim.&lt;br /&gt;
[[Catégorie:HISTOIRE]] [[Catégorie:Armées]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Sidi-Brahim&amp;diff=43135</id>
		<title>Sidi-Brahim</title>
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		<updated>2009-08-13T15:35:24Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : /* Un récit des combats du 24 au 26 septembre 1845 */ insère image combat&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Marabout de Sidi-Brahim.JPG|left|200 px]]&lt;br /&gt;
Le marabout de Sidi-Brahim est situé à une quinzaine de kilomètres au sud de Djemaâ Ghazaouet / [[Nemours - Ville|Nemours]], et à 18 Km à l&#039;ouest de [[Nédroma - Ville|Nédroma]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Près de ce lieu l&#039;émir [[ABDELKADER|Abd-el-Kader]] en personne écrasa un détachement commandé par le colonel de Montagnac et composé de 60 cavaliers du 2&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; Hussards et de 350 chasseurs du 8&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; d&#039;Orléans, mais connut une résistance inattendue d&#039;un petit groupe de chasseurs qui gardait le bivouac. Ils se replièrent sur la Kouba du marabout de Sidi-Brahim, et se battirent dans un tel déséquilibre de forces, et avec une telle opiniâtreté, que les bataillons de chasseurs [http://www.bleujonquille.com/bleu_jonquille.php commémorent] encore aujourd&#039;hui Sidi-Brahim comme une seconde fête nationale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le récit de la bataille est développé dans de nombreux [http://www.armees.com/Le-Recit-du-Combat-de-Sidi-Brahim.html sites visibles sur internet]. On se contentera ici de rapporter l&#039;hallucinant témoignage d&#039;un survivant, et de rappeler le monument commémoratif de cette bataille qui ornait le centre de la place d&#039;Armes à [[Oran - Ville|Oran]] (ou encore place Foch, ou place de la mairie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un récit des combats du 24 au 26 septembre 1845  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lieutenant-colonel de Montagnac, qui s&#039;était aventuré contre l&#039;ordre de ses chefs hors de de son poste de [[Nemours - Ville|Djemaâ-Ghazaouet]], subit donc un sanglant revers le 23 septembre non loin de Sidi-Brahim, de même que la colonne de renfort du commandant Froment-Coste, averti au bivouac. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le petit groupe resté au bivouac sous le commandement du capitaine de Géreaux se replie sur le marabout, et voici le récit du caporal Tressy, du 8&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; bataillon de chasseurs d&#039;Orléans, tel que l&#039;a rapporté le colonel (plus tard général) Paul Azan dans son ouvrage en 1905 sur Sidi-Brahim: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;«&amp;amp;nbsp;Le marabout de Sidi-Brahim présentait alors un carré de 12 à 13 mètres de côté, entouré de murs bâtis en boue, de 4 pieds de haut, dominés par une coupole oblongue placée au centre. M. de Géreaux et le lieutenant de Chappedelaine organisent rapidement la défense&amp;amp;nbsp;; les brèches sont réparées, l&#039;entrée est fermée à l&#039;aide des cantines, nous sommes postés vingt sur chaque face derrière les murs du marabout&amp;amp;nbsp;; le capitaine s&#039;établit au centre avec le chirurgien Rosaguti et l&#039;interprète Lévy.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Vers midi environ, la colonne du commandant Froment-Coste écrasée, les Arabes, et les Kabyles, électrisés par leur double victoire, plus encore que par la présence d&#039;Abd-el-Kader, se ruent comme un torrent déchaîné, comme les flots d&#039;une mer en furie, contre les murs croulants du petit marabout. Ces fiers cavaliers, exécutant une fantasia superbe, arrivent comme un ouragan, abordant à la fois les quatre faces du monument. Reçus de toute part par une fusillade à bout portant, ils perdent beaucoup de monde et se retirent.&#039;&#039;[[Fichier:Combat Sidi-Brahim 1845.JPG|right|300px ]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Alors l&#039;assaut commence&amp;amp;nbsp;: c&#039;est un feu d&#039;enfer. Repoussés, les Arabes reviennent à la charge avec une nouvelle audace et l&#039;assaut reprend avec une furie grandissante. La terre se couvre de leurs morts&amp;amp;nbsp;; mais ce nouvel échec semble rallumer leur rage. Aussi loin que la vue peut s&#039;étendre sur toute la plaine, l&#039;œil n&#039;apperçoit que des burnous&amp;amp;nbsp;; et cette multitude grouillante, comme une vague immense, se rue avec une audace incroyable sur nos fragiles remparts. La lutte se poursuit aussi ardente environ cinq quarts d&#039;heure.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Alors a lieu une scène que je n&#039;oublierai pas de ma vie&amp;amp;nbsp;: en face de nous arrive le capitaine Dutertre&amp;amp;nbsp;; il est très pâle&amp;amp;nbsp;; il n&#039;a que son pantalon&amp;amp;nbsp;; sa chemise est en lambeaux&amp;amp;nbsp;; il est conduit par six Arabes et s&#039;arrête à 50 mètres du mur où je me trouve. Que va-t-il se passer&amp;amp;nbsp;? Nous sommes dans une anxiété terrible. Que va-t-il nous proposer&amp;amp;nbsp;?... Nous faisons le plus profond silence. Les Arabes, impatients, semblent l&#039;inviter à parler&amp;amp;nbsp;; le capitaine refuse&amp;amp;nbsp;; il ne dit pas une parole. Après un moment d&#039;attente, les Arabes tirent sur lui deux coups de pistolet à bout portant et se sauvent en emportant leur prisonnier. Nous avons tous pensé qu&#039;Abd-el-Kader l&#039;avait envoyé pour nous engager à nous rendre. Son silence nous dictait notre conduite et son supplice nous montrait ce que nous devions attendre de notre barbare ennemi.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Le 24, au lever du soleil, l&#039;émir vient lui-même à la tête de ses réguliers, cavalerie et infanterie, et le branle-bas recommence. Reçue par une grêle de mitraille au travers des créneaux, toute la cavalerie a beau donner, elle n&#039;arrive qu&#039;à nous exténuer&amp;amp;nbsp;; elle perd beaucoup de monde. A 10 heures, le combat reprend encore plus furieux, mais aucun Arabe ne peut franchir le retranchement.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous sommes presque constamment en lutte jusqu&#039;au lendemain, à deux heures de l&#039;après-midi. La nuit, les Arabes se rapprochent, nous jettent des pierres et, joignant la dérision à l&#039;insulte, nous demandent si nous voulons boire de l&#039;eau fraîche et manger des galettes chaudes.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous jugeant épuisés par une lutte acharnée de trois jours, nous sachant sans munitions et sans vivres, et nous croyant incapables de sortir de notre enceinte, Abd-el-Kader fait sonner la retraite, part avec ses troupes, laissant seulement 450 hommes pour nous observer&amp;amp;nbsp;; comptant sur la famine plus puissante que ses armes pour achever son œuvre.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Il ne se trompait pas, hélas&amp;amp;nbsp;! La faim nous torturait les entrailles&amp;amp;nbsp;; mais à la suite de trois journées de lutte ardente et sans repos, sous les ardeurs implacables du soleil d&#039;Afrique, la soif nous était un supplice plus épouvantable encore. On en était arrivé jusqu&#039;à boire sa propre urine&amp;amp;nbsp;; certains recueillaient celle des trois chevaux et la portaient avidement à leurs lèvres brûlantes, espérant ainsi éteindre le feu qui les dévorait. C&#039;était véritablement horrible.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;....Il ne nous restait donc plus d&#039;espoir. Le départ fut décidé. Le 26, journée de toutes la plus terrible, à 7 heures, nous franchissons l&#039;enceinte et tombons comme un ouragan sur un poste d&#039;observation de 150 hommes placé à 100 mètres au nord du marabout. Surpris par la rapidité de l&#039;attaque, les Arabes se dispersent dans toutes les directions et en toute hâte reviennent au marabout piller nos bagages. Pendant ce temps, la petite colonne, le capitaine de Géreaux en tête, soutenu par deux hommes, dirige sa marche, sans être poursuivie de trop près, du côté de &#039;&#039;[[Nemours - Ville|&#039;&#039;Djemaâ&#039;&#039;]]&#039;&#039;.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous fîmes ainsi environ 3 lieues sans être sérieusement attaqués&amp;amp;nbsp;; néanmoins trois des nôtres, tombés, les jambes fracassées, nous supplient avec des larmes et des cris lamentables de les achever&amp;amp;nbsp;; c&#039;était à fendre l&#039;âme. Il fallait marcher&amp;amp;nbsp;; la troupe des Kabyles, sur nos derrières, grossissait sans cesse&amp;amp;nbsp;; on apercevait les Bédouins, prévenus de notre approche, descendre de tous les douars, courir en avant de la colonne pour lui barrer le chemin. Cependant nous avons traversé le grand plateau&amp;amp;nbsp;; 2 kilomètres au plus nous séparent de la redoute. Une hauteur de 50 mètres à descendre, des jardins arabes semés d&#039;arbres et de broussailles, tout à fait au fond un ravin&amp;amp;nbsp;; et par delà le salut. L&#039;espérance renaît dans nos âmes&amp;amp;nbsp;; mais à l&#039;extrémité du plateau, grand Dieu&amp;amp;nbsp;! quel spectacle&amp;amp;nbsp;!... devant nous, à nos pieds, une multitude , une cohue immense armée de fusils et de sabres, d&#039;armes de toutes sortes, est là, sur une profondeur de plus de 200 mètres&amp;amp;nbsp;; des milliers d&#039;Arabes vocifèrent, gesticulent, attendant une proie qui ne peut leur échapper... Il n&#039;y a pourtant pas à hésiter, 2&amp;amp;amp;nbsp;000 Kabyles arrivent sur nous&amp;amp;nbsp;; il faut passer sur le corps de cette fourmilière humaine, entrer dans cet enfer, y faire sa trouée ou mourir. Baïonnettes en avant, nous roulons sur la pente, fusillés par les arabes, et la danse commence, danse infernale et terrible. Ce n&#039;est pas un combat, c&#039;est de la folie, de la rage, un massacre, une boucherie impossible à décrire. Nos chefs sont toujours à notre tête&amp;amp;nbsp;; le lieutenant de Chappedelaine est atteint de deux balles, le docteur Rosaguti succombe dans la mêlée sanglante. A six pas devant moi, je vois tomber le capitaine de Géreaux.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Dès lors, chacun pour soi, et en avant dans la masse profonde des arabes qui nous poussent de toutes parts. La baïonnette décrit toutes les arabesques de l&#039;escrime, un moulinet continuel. Devant nous, à nos côtés, derrière, on ne voit qu&#039;yeux flamboyants de colère, dents de fauves se disputant une proie, faces de démons incarnant la haine, bras tendus, mains crispées, armes de toutes sortes, cherchant par tous les moyens à nous atteindre et à nous donner la mort. On n&#039;entendait que vociférations et hurlements&amp;amp;nbsp;; c&#039;était un vacarme effrayant, une mêlée terrible.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cependant, la baïonnette fait joliment son ouvrage&amp;amp;nbsp;; mais plus elle tue, plus la foule fanatisée augmente. Percé de part en part, en pleine poitrine, un de ces forcenés saisit ma baïonnette de ses deux mains et, dans les crispations de la mort, la maintient comme dans un étau d&#039;acier; une seconde ... et c&#039;en est fait de moi. Un effort désespéré la dégage, elle continue son oeuvre.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous allions de conserve, dans cette mêlée furieuse, avec un colosse allemand qui faisait lui aussi un carnage épouvantable et se battait comme un lion. Enfin, nous apercevons, comme un rayon d&#039;espérance, une issue à notre enfer. Encore quelques efforts et la trouée est faite, nous atteignons la zone de la redoute (environ 300 mètres à découvert) où les Arabes n&#039;osent plus s&#039;aventurer à nous suivre. Mais il sera dit qu&#039;en cette journée terrible, nous rencontrerons le plus grand péril où nous attendions le salut.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Sur la lisière des arbres et des broussailles, toute une longue ligne de tireurs arabes est là, à l&#039;affût, attendant les malheureux Français échappés au carnage et sortant de la mêlée sanglante, pour les tirer comme on tire un gibier débusqué d&#039;un fourré par une meute ardente.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Prêt à franchir cette ligne, j&#039;eus un moment de stupeur&amp;amp;nbsp;; il me fallait passer sur les cadavres de quinze à vingt compagnons d&#039;armes tombés là, criblés de balles. J&#039;eus un moment d&#039;hésitation, le temps de voir le danger, et je partis comme un trait vers la redoute. A 200 mètres, épuisé, je regarde en arrière: l&#039;Allemand ne me suivait plus. J&#039;arrive enfin, la porte s&#039;ouvre, j&#039;entre, je n&#039;avais plus mon fusil. Le lendemain, on le trouva avec ceux de Langevin et de Laparra, à quelques mètres de la redoute. Seul, Lavayssière, caporal de la 3&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; compagnie, rentra avec son arme.&amp;amp;nbsp;&#039;&#039;»&amp;amp;nbsp;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le 23/12/1847 au marabout de Sidi-Brahim&amp;amp;nbsp;: la reddition d&#039;Abd-el-Kader  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 23 décembre 1847, c&#039;est au lieu même du marabout de Sidi-Brahim qu&#039;[[ABDELKADER|Abd-el-Kader]], escorté d&#039;une cinquantaine de ses cavaliers, fit sa soumission à la France, en la personne du colonel Cousin de Montauban envoyé à sa recherche par le général [[La Moricière Juchault|de Lamoricière]] .[[Fichier:Lamoricière.JPG|center|200px]] Lamoricière avait promis l&#039;aman &#039;&#039;(demander grâce, faire sa soumission, obtenir la grâce)&#039;&#039; demandé la nuit même par Abd-el-Kader. La soumission plus officielle eut lieu un peu plus tard à [[Nemours - Ville|Nemours]], où il rencontra le duc d&#039;Aumale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le monument de Sidi Brahim par Dalou  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le monument de 1898 à Oran  ===&lt;br /&gt;
[[image:Monument 1898.JPG|right|200 px]]La municipalité d&#039;[[Oran - Ville|Oran]] eut l&#039;idée en 1893 de commémorer le cinquantième anniversaire de Sidi-Brahim par l&#039;érection d&#039;un monument. Une souscription fut lancée, et après renseignement, on choisit le sclupteur [http://fr.wikipedia.org/wiki/Aim%C3%A9-Jules_Dalou Aimé-Jules Dalou] pour le réaliser. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On passera sur les péripéties, les querelles avec Dalou ou avec la famille du Colonel de Montagnac, les hésitations sur l&#039;emplacement définitif... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les manifestations pour l&#039;inauguration eurent lieu les 17,18 et 19 décembre 1898. On y invita chacun des survivants de Sidi-Brahim&amp;amp;nbsp;: Gabriel Léger, Guillaume Rolland, le célèbre clairon, et Pegre. Les deux derniers y furent présents. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monument, élevé au centre de la place d&#039;Armes, qui est aussi celle de l&#039;Hôtel de Ville, se composait d&#039;un obélisque de 8 mètres de haut, surmonté d&#039;une gloire ailée présentant une couronne de palmes, et plaquée contre une de ses faces, une statue de femme tenant un drapeau, symbolisant la France, qui écrivait sur l&#039;obélisque les mots du capitaine Dutertre&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;amp;nbsp;».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le monument, à Périssac, et à Oran.  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La statue de la France fut démontée et expédiée en France en 1962. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit au milieu des vignes, près du village de Périssac, en Gironde, patrie du capitaine Oscar de Géreaux, deux voiles courbes et concentriques en béton. La statue de la France par Dalou écrit toujours, sur l&#039;une des deux voiles, «&amp;amp;nbsp;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;amp;nbsp;». Ce monument fut inauguré le 10 juillet 1966. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A Oran subsistent l&#039;obélisque et la gloire ailée&amp;amp;nbsp;: c&#039;est le buste en bas-relief d&#039;Abd-el-Kader, plaqué sur l&#039;obélisque, qu&#039;elle semble aujourd&#039;hui couronner. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gloire est changeante, mais hier comme aujourd&#039;hui, à Oran, elle couronne les vaincus de Sidi-Brahim.&lt;br /&gt;
[[Catégorie:HISTOIRE]] [[Catégorie:Armées]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Discussion_utilisateur:G%C3%A9rard_TEISSEIRE&amp;diff=43124</id>
		<title>Discussion utilisateur:Gérard TEISSEIRE</title>
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		<updated>2009-08-13T14:39:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;*--[[Utilisateur:Gérard TEISSEIRE|Gérard TEISSEIRE]] 13 août 2009 à 16:39 (CEST)&lt;br /&gt;
Rebonjour Marino,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai mis sous &amp;quot;proposition&amp;quot;, 2 paragraphes pour l&#039;historique militaire de Nemours, donc en proposition de réécriture. &lt;br /&gt;
Cordialement   Gérard&lt;br /&gt;
_________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
* [[Utilisateur:Marino|Marino]] 13 août 2009 à 10:12 (CEST)Je me suis pliée aussi à la règle des [http://encyclopedie-afn.org/index.php/Sp%C3%A9cial:Liste_des_utilisateurs/sysop &#039;&#039;&#039;des Administrateurs&#039;&#039;&#039;] qu&#039;il faut consulter, si vous avez un souci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PS : Ici on fait RAZ (si on le souhaite) de &amp;quot;notre&amp;quot; page utilisateur - &#039;&#039;&#039;Personne&#039;&#039;&#039; ne le fait à notre place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
________________________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Utilisateur:Gérard TEISSEIRE|Gérard TEISSEIRE]] 13 août 2009 à 09:09 (CEST) Bonjour Marino - Bon ! Je me plie à la règle (cependant, il y a un petit &amp;quot; + &amp;quot; en haut de la page qui permet de répondre, et qui place automatiquement les messages à la suite).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Non, n&#039;effacez pas tout, il n&#039;y pas le feu ! On peut essayer d&#039;y réfléchir pendant la journée , pour recomposer ?&lt;br /&gt;
Cordialement Gérard&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_______________________________________________________________________&lt;br /&gt;
*[[Utilisateur:Marino|Marino]] 13 août 2009 à 06:55 (CEST) Historique militaire/Nemours : Il vaut mieux que j&#039;efface tout et que je vous laisse faire ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;ouvrir une page Sidi-Brahim n&#039;est pas absurde, puisque plusieurs articles contiennent le mot &amp;quot;Sidi-Brahim&amp;quot;, en référence , soit au baroud d&#039;honneur des chasseurs, soit à la reddition d&#039;Abd-el-Kader&#039;&#039; : je n&#039;ai jamais pensé cela et j&#039;ai vu que Michel a déjà placé l&#039; Article dans Cagégorie : HISTOIRE Armées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PS : Gérard - Sur cette Encyclo (contrairement à l&#039;autre) : On signe d&#039;abord et on met les deniers commentaires en début de page . Cordialement&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_______________________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Marino|Marino]] 10 août 2009 à 22:36 (CEST)Bonsoir Gerard . Je ne connais pas  A.Témouchent - Vos informations sont sûrement plus fiables.&lt;br /&gt;
Donc faites les modifications nécessaires - J&#039;ai mis le bandeau pour la population (à renseigner). Vous pouvez aussi créer le nouveau bandeau pour un &#039;&#039;&#039;historique militaire&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;J&#039;y ai vécu et je raconte&#039;&#039;&#039; : en faisant un copier/coller des bandeaux déjà créer. Cordialement Marie-Noelle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PS: pour signer  votre nom avec date et heure : &#039;&#039;&#039;~ ~ ~ ~&#039;&#039;&#039; en appuyant en même temps sur &#039;&#039;&#039;alt gr&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
________________________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonjour, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Merci de votre message, &amp;quot;Websahib&amp;quot;, et merci à vous &amp;quot;Marino&amp;quot;. Oui, je suis bien &amp;quot;tmouchentois&amp;quot; (c&#039;est ma casquette généalogique), et j&#039;avais remarqué votre nom &amp;quot;Escoffier&amp;quot;. Un ami tarno-pied noir m&#039;avait fait remarquer Geneawiki, où j&#039;ai ajouté en juin/juillet quelques données témouchentoises, principalement tirées de la consultation des archives de l&#039;état-civil en ligne des ANOM. Outre les données généalogiques qui y sont contenues, elles gardent la trace de l&#039;histoire administrative&amp;amp;nbsp;; ce qui explique mon intérêt pour la commune-mixte d&#039;Aïn-Témouchent, dont j&#039;avais entendu parler, mais dont je n&#039;avais pas pas mesuré et l&#039;originalité, et l&#039;importance (en terme de territoire administré). Cordialement. Gérard &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Marino|Marino]] 9 août 2009 à 18:35 (CEST)Bonjour Gérard (Tmouchentois) J&#039;ai créé sur GénéaWiki&amp;amp;nbsp;: Toutes les pages de l&#039;Algérie 1830 - 1962, Maroc (entre-autres)et Généalogie, Biographie etc...sous mon nom Escoffier. J&#039;ai changé de site, quand le Webmaster Jérôme Galichon a laissé entrer les A.P.C et les Imans après 1962 et des liens &amp;quot;limites&amp;quot; du colonalisme. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bienvenue sur l&#039; Encyclopédie AFN &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
________________________________________________________________________________________________ &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Bienvenue sur &#039;&#039;1830-1962 ENCYCLOPEDIE de L&#039;AFN&#039;&#039;&amp;amp;nbsp;!&#039;&#039;&#039; Nous espérons que vous contribuerez beaucoup et bien. Vous désirerez, peut-être, lire [[Aide:Aide|comment bien débuter]]. Bienvenue encore et bonne contributions. [[Utilisateur:Websahib|WebSahib]] 8 août 2009 à 22:27 (CEST) [[Utilisateur:Websahib|WebSahib]] 8 août 2009 à 22:27 (CEST)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
____________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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--[[Utilisateur:Gérard TEISSEIRE|Gérard TEISSEIRE]] 11 août 2009 à 07:24 (CEST)Bonjour, merci pour l&#039;info signature.&lt;br /&gt;
J&#039;irai donc faire la correction.Bonne journée&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Historique_Militaire_-_Nemours_-_Ville&amp;diff=43123</id>
		<title>Historique Militaire - Nemours - Ville</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Historique_Militaire_-_Nemours_-_Ville&amp;diff=43123"/>
		<updated>2009-08-13T14:27:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{VILLE2006|&lt;br /&gt;
|Nom_ville=Nemours&lt;br /&gt;
|gauche=34&lt;br /&gt;
|haut=23&lt;br /&gt;
|Village=oui&lt;br /&gt;
|Pays=ALGERIE &lt;br /&gt;
|ecu=oui&lt;br /&gt;
}}&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
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&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
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&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le marabout de Sidi-Brahim est situé à une quinzaine de kilomètres au sud de Djemaâ Ghazaouet / à [[Nemours - Ville|Nemours]] et à 18 Km à l&#039;ouest de [[Nédroma - Ville|Nedroma]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Marabout Sidi-Brahim Nemours.jpg|right|150px|Marabout Sidi-Ibrahim]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Près de ce lieu [[ABDELKADER|l&#039;émir Abd-el-Kader]] en personne écrasa un détachement commandé par le colonel de Montagnac et composé de 60 cavaliers du 2&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; Hussards et de 350 chasseurs du 8&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; d&#039;Orléans, mais connut une résistance inattendue d&#039;un petit groupe de chasseurs qui gardait le bivouac. Ils se replièrent sur la Kouba du marabout de Sidi-Brahim, et se battirent dans un tel déséquilibre de forces, et avec une telle opiniâtreté, que les bataillons de chasseurs commémorent encore aujourd&#039;hui Sidi-Brahim comme une seconde fête nationale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le récit de la bataille est développé dans de nombreux sites visibles sur internet. On se contentera ici de rapporter l&#039;hallucinant [[Sidi-Brahim#Un récit des combats du 24 au 26 septembre 1845|témoignage d&#039;un survivant]], et de rappeler le monument commémoratif de cette bataille qui ornait le centre de la place d&#039;Armes à Oran (ou encore place Foch, ou place de la mairie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La bataille  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le 22/12/1847 au marabout de Sidi-Brahim : la reddition d&#039;Abd-el-Kader  ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 22 décembre 1847, c&#039;est au lieu même du marabout de Sidi-Brahim qu&#039;Abd-el-Kader, escorté d&#039;une cinquantaine de ses cavaliers, fit sa soumission à la France, en la personne du colonel Cousin de Montauban envoyé à sa recherche par le général Lamoricière . Lamoricière avait promis l&#039;aman &#039;&#039;(demander grâce, faire sa soumission, obtenir la grâce)&#039;&#039; demandé la nuit même par Abd-el-Kader. La soumission plus officielle eut lieu un peu plus tard à Nemours, où il rencontra le duc d&#039;Aumale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le monument de Sidi Brahim par Dalou  ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le monument de 1898 à Oran  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La municipalité d&#039;Oran eut l&#039;idée en 1893 de commémorer le cinquantième anniversaire de Sidi-Brahim par l&#039;érection d&#039;un monument. Une souscription fut lancée, et après renseignement, on choisit le sclupteur Aimé-Jules Dalou pour le réaliser. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On passera sur les péripéties, les querelles avec Dalou ou avec la famille du Colonel de Montagnac, les hésitations sur l&#039;emplacement définitif... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les manifestations pour l&#039;inauguration eurent lieu les 17,18 et 19 décembre 1898. On y invita chacun des survivants de Sidi-Brahim: Gabriel Léger, Guillaume Rolland, le célèbre clairon, et Pegre. Les deux derniers y furent présents. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monument, élevé au centre de la place d&#039;Armes, qui est aussi celle de l&#039;Hôtel de Ville, se composait d&#039;un obélisque de 8 mètres de haut, surmonté d&#039;une gloire ailée présentant une couronne de palmes, et plaquée contre une de ses faces, une statue de femme tenant un drapeau, symbolisant la France, qui écrivait sur l&#039;obélisque les mots du capitaine Dutertre : « Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le monument, à Périssac, et à Oran. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La statue de la France fut démontée et expédiée en France en 1962. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit au milieu des vignes, près du village de Périssac, en Gironde, patrie du capitaine Oscar de Géreaux, deux voiles courbes et concentriques en béton. La statue de la France par Dalou écrit toujours, sur l&#039;une des deux voiles, « Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort ». Ce monument fut inauguré le 10 juillet 1966. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A Oran subsistent l&#039;obélisque et la gloire ailée : c&#039;est le buste en bas-relief d&#039;Abd-el-Kader, plaqué sur l&#039;obélisque, qu&#039;elle semble aujourd&#039;hui couronner. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gloire est changeante, mais hier comme aujourd&#039;hui, elle couronne les vaincus de Sidi-Brahim.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== PROPOSITION POUR LA REPRISE DE L HISTORIQUE MILITAIRE DE NEMOURS ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 1845 - La folle équipée du colonel de Montagnac ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Montagnac.JPG |left|200px]]Le 23 septembre 1845, le lieutenant-colonel de Montagnac étant sorti avec 427 hommes de son poste de  Djemaä-Ghazaouet (aujourd&#039;hui Nemours), fut surpris par de nombreux contingents arabes commandés par l&#039;émir. Montagnac fut mortellement blessé dès le début de l&#039;action. Plus des trois quarts des soldats et des officiers, y compris la compagnie de renfort du capitaine Froment-Coste, périrent sur les pentes du Kerkour. Un reste réfugié dans le marabout de [[Sidi-Brahim | Sidi-Brahim]] résista héroïquement pendant trois jours. Les survivants, avec le capitaine de Géreaux, firent  une trouée à la baïonnette; douze parvinrent à regagner le poste le 26 septembre. L&#039;émir fit 96 prisonniers qui furent massacrés l&#039;année suivante par ordre de Mustapha ben Tami, à l&#039;exception des officiers et des hommes attachés à leurs personnes, soit onze en tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== 1847 - La rencontre du duc d&#039;Aumale et d&#039;Abd-el-Kader à Nemours ==&lt;br /&gt;
Abd-el-Kader, quittant le Maroc, se heurte, le 22 décembre 1847 à 2 heures du matin, au col de Kerbous, à un groupe de spahis commandés par le lieutenant Mohammed bou Khouïat. Il fait demander l&#039;aman au général de Lamoricière par un de ses émissaires. Lamoricière le lui accorde, et escorté d&#039;une cinquantaine de ses cavaliers, dont Mustapha ben Tami, son beau-frère, il fait sa reddition le 23 décembre, au marabout de [[Sidi-Brahim | Sidi-Brahim]], au colonel Cousin de Montauban.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conduit à Nemours, il y rencontre le duc d&#039;Aumale, gouverneur général de l&#039;Algérie (Henri d&#039;Orléans, 5° fils du roi Louis-Philippe).[[Fichier:Aumale.JPG |right|200px ]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pellissier de Raynaud écrit: &amp;quot;L&#039;émir était troublé; son extrême paleur, la contraction de ses lèvres trahissaient l&#039;émotion qu&#039;il contenait à grand-peine; le souvenir du massacre des prisonniers pesait évidemment sur lui &#039;&#039;(il s&#039;agit du massacre d&#039;une grande partie des prisonniers de Sidi-Brahim ordonné en 1846 par Mustapha Ben Tami, son beau-frère)&#039;&#039;. Il salua le duc d&#039;Aumale avec toutes les formes arabes du respect.&lt;br /&gt;
Ses premières paroles furent: &#039;&#039;&amp;quot;Il y a longtemps que tu devais désirer ce qui s&#039;accomplit ; tout se passe selon la volonté de Dieu&amp;quot;&#039;&#039;. Il recommanda à la bienveillance du prince les vaillants soldats qui l&#039;avaient suivi jusqu&#039;au bout, et demanda bientôt à se retirer, alléguant son extrême fatigue. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lendemain, la présentation publique et officielle eut lieu. Le prince reçut l&#039;illustre prisonnier avec courtoisie et distinction, au pied du perron de la maison du commandant, où il était logé. L&#039;émir lui offrit une belle jument noire qu&#039;il montait en venant et lui dit: &#039;&#039;&amp;quot;Je t&#039;offre la seule chose que je possède et que j&#039;estime en ce moment.&amp;quot;&#039;&#039; Le duc d&#039;Aumale lui répondit: &#039;&#039;&amp;quot;Je l&#039;accepte comme un gage de ta soumission à la France et de la paix de l&#039;Algérie&amp;quot;.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Reddition d&#039;Abd-el-Kader.JPG|center|600px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;émir rappela ensuite les engagements pris par le général de Lamoricière &#039;&#039;(de le faire conduire à Alexandrie ou à Saint-Jean-d&#039;Acre, et de le faire traiter selon son rang)&#039;&#039;, à quoi le prince répondit qu&#039;il espérait que le gouvernement les ratifierait. Ils se séparèrent ensuite, et Abd-el-Kader retourna à pied dans sa tente. Le même jour, il fut embarqué pour Oran, avec les siens, et de là conduit en France. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;(d&#039;après G.Esquer, dans &amp;quot;Le livre d&#039;or de l&#039;Oranie&amp;quot;)&#039;&#039;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Fichier:Montagnac.JPG&amp;diff=43120</id>
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		<updated>2009-08-13T14:12:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : Autoportrait du lieutenant-colonel de Montagnac&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Autoportrait du lieutenant-colonel de Montagnac&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Fichier:Aumale.JPG&amp;diff=43119</id>
		<title>Fichier:Aumale.JPG</title>
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		<updated>2009-08-13T14:11:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : Le duc d&amp;#039;Aumale - Aquarelle par Philippoteaux 1840 - Musée de Chantilly&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le duc d&#039;Aumale - Aquarelle par Philippoteaux 1840 - Musée de Chantilly&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Fichier:Reddition_d%27Abd-el-Kader.JPG&amp;diff=43118</id>
		<title>Fichier:Reddition d&#039;Abd-el-Kader.JPG</title>
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		<updated>2009-08-13T13:19:09Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : Soumission d&amp;#039;Abd-el-Kader. Pellerin, imprimeur libraire à Epinal&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Soumission d&#039;Abd-el-Kader. Pellerin, imprimeur libraire à Epinal&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Sidi-Brahim&amp;diff=43117</id>
		<title>Sidi-Brahim</title>
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		<updated>2009-08-13T10:29:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : /* Le 23/12/1847 au marabout de Sidi-Brahim&amp;amp;nbsp;: la reddition d&amp;#039;Abd-el-Kader */position image&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Marabout de Sidi-Brahim.JPG|left|200 px]]&lt;br /&gt;
Le marabout de Sidi-Brahim est situé à une quinzaine de kilomètres au sud de Djemaâ Ghazaouet / [[Nemours - Ville|Nemours]], et à 18 Km à l&#039;ouest de [[Nédroma - Ville|Nédroma]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Près de ce lieu l&#039;émir [[ABDELKADER|Abd-el-Kader]] en personne écrasa un détachement commandé par le colonel de Montagnac et composé de 60 cavaliers du 2&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; Hussards et de 350 chasseurs du 8&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; d&#039;Orléans, mais connut une résistance inattendue d&#039;un petit groupe de chasseurs qui gardait le bivouac. Ils se replièrent sur la Kouba du marabout de Sidi-Brahim, et se battirent dans un tel déséquilibre de forces, et avec une telle opiniâtreté, que les bataillons de chasseurs [http://www.bleujonquille.com/bleu_jonquille.php commémorent] encore aujourd&#039;hui Sidi-Brahim comme une seconde fête nationale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le récit de la bataille est développé dans de nombreux [http://www.armees.com/Le-Recit-du-Combat-de-Sidi-Brahim.html sites visibles sur internet]. On se contentera ici de rapporter l&#039;hallucinant témoignage d&#039;un survivant, et de rappeler le monument commémoratif de cette bataille qui ornait le centre de la place d&#039;Armes à [[Oran - Ville|Oran]] (ou encore place Foch, ou place de la mairie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un récit des combats du 24 au 26 septembre 1845  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lieutenant-colonel de Montagnac, qui s&#039;était aventuré contre l&#039;ordre de ses chefs hors de de son poste de [[Nemours - Ville|Djemaâ-Ghazaouet]], subit donc un sanglant revers le 23 septembre non loin de Sidi-Brahim, de même que la colonne de renfort du commandant Froment-Coste, averti au bivouac. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le petit groupe resté au bivouac sous le commandement du capitaine de Géreaux se replie sur le marabout, et voici le récit du caporal Tressy, du 8&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; bataillon de chasseurs d&#039;Orléans, tel que l&#039;a rapporté le colonel (plus tard général) Paul Azan dans son ouvrage en 1905 sur Sidi-Brahim: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;«&amp;amp;nbsp;Le marabout de Sidi-Brahim présentait alors un carré de 12 à 13 mètres de côté, entouré de murs bâtis en boue, de 4 pieds de haut, dominés par une coupole oblongue placée au centre. M. de Géreaux et le lieutenant de Chappedelaine organisent rapidement la défense&amp;amp;nbsp;; les brèches sont réparées, l&#039;entrée est fermée à l&#039;aide des cantines, nous sommes postés vingt sur chaque face derrière les murs du marabout&amp;amp;nbsp;; le capitaine s&#039;établit au centre avec le chirurgien Rosaguti et l&#039;interprète Lévy.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Vers midi environ, la colonne du commandant Froment-Coste écrasée, les Arabes, et les Kabyles, électrisés par leur double victoire, plus encore que par la présence d&#039;Abd-el-Kader, se ruent comme un torrent déchaîné, comme les flots d&#039;une mer en furie, contre les murs croulants du petit marabout. Ces fiers cavaliers, exécutant une fantasia superbe, arrivent comme un ouragan, abordant à la fois les quatre faces du monument. Reçus de toute part par une fusillade à bout portant, ils perdent beaucoup de monde et se retirent.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Alors l&#039;assaut commence&amp;amp;nbsp;: c&#039;est un feu d&#039;enfer. Repoussés, les Arabes reviennent à la charge avec une nouvelle audace et l&#039;assaut reprend avec une furie grandissante. La terre se couvre de leurs morts&amp;amp;nbsp;; mais ce nouvel échec semble rallumer leur rage. Aussi loin que la vue peut s&#039;étendre sur toute la plaine, l&#039;œil n&#039;apperçoit que des burnous&amp;amp;nbsp;; et cette multitude grouillante, comme une vague immense, se rue avec une audace incroyable sur nos fragiles remparts. La lutte se poursuit aussi ardente environ cinq quarts d&#039;heure.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Alors a lieu une scène que je n&#039;oublierai pas de ma vie&amp;amp;nbsp;: en face de nous arrive le capitaine Dutertre&amp;amp;nbsp;; il est très pâle&amp;amp;nbsp;; il n&#039;a que son pantalon&amp;amp;nbsp;; sa chemise est en lambeaux&amp;amp;nbsp;; il est conduit par six Arabes et s&#039;arrête à 50 mètres du mur où je me trouve. Que va-t-il se passer&amp;amp;nbsp;? Nous sommes dans une anxiété terrible. Que va-t-il nous proposer&amp;amp;nbsp;?... Nous faisons le plus profond silence. Les Arabes, impatients, semblent l&#039;inviter à parler&amp;amp;nbsp;; le capitaine refuse&amp;amp;nbsp;; il ne dit pas une parole. Après un moment d&#039;attente, les Arabes tirent sur lui deux coups de pistolet à bout portant et se sauvent en emportant leur prisonnier. Nous avons tous pensé qu&#039;Abd-el-Kader l&#039;avait envoyé pour nous engager à nous rendre. Son silence nous dictait notre conduite et son supplice nous montrait ce que nous devions attendre de notre barbare ennemi.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Le 24, au lever du soleil, l&#039;émir vient lui-même à la tête de ses réguliers, cavalerie et infanterie, et le branle-bas recommence. Reçue par une grêle de mitraille au travers des créneaux, toute la cavalerie a beau donner, elle n&#039;arrive qu&#039;à nous exténuer&amp;amp;nbsp;; elle perd beaucoup de monde. A 10 heures, le combat reprend encore plus furieux, mais aucun Arabe ne peut franchir le retranchement.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous sommes presque constamment en lutte jusqu&#039;au lendemain, à deux heures de l&#039;après-midi. La nuit, les Arabes se rapprochent, nous jettent des pierres et, joignant la dérision à l&#039;insulte, nous demandent si nous voulons boire de l&#039;eau fraîche et manger des galettes chaudes.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous jugeant épuisés par une lutte acharnée de trois jours, nous sachant sans munitions et sans vivres, et nous croyant incapables de sortir de notre enceinte, Abd-el-Kader fait sonner la retraite, part avec ses troupes, laissant seulement 450 hommes pour nous observer&amp;amp;nbsp;; comptant sur la famine plus puissante que ses armes pour achever son œuvre.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Il ne se trompait pas, hélas&amp;amp;nbsp;! La faim nous torturait les entrailles&amp;amp;nbsp;; mais à la suite de trois journées de lutte ardente et sans repos, sous les ardeurs implacables du soleil d&#039;Afrique, la soif nous était un supplice plus épouvantable encore. On en était arrivé jusqu&#039;à boire sa propre urine&amp;amp;nbsp;; certains recueillaient celle des trois chevaux et la portaient avidement à leurs lèvres brûlantes, espérant ainsi éteindre le feu qui les dévorait. C&#039;était véritablement horrible.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;....Il ne nous restait donc plus d&#039;espoir. Le départ fut décidé. Le 26, journée de toutes la plus terrible, à 7 heures, nous franchissons l&#039;enceinte et tombons comme un ouragan sur un poste d&#039;observation de 150 hommes placé à 100 mètres au nord du marabout. Surpris par la rapidité de l&#039;attaque, les Arabes se dispersent dans toutes les directions et en toute hâte reviennent au marabout piller nos bagages. Pendant ce temps, la petite colonne, le capitaine de Géreaux en tête, soutenu par deux hommes, dirige sa marche, sans être poursuivie de trop près, du côté de &#039;&#039;[[Nemours - Ville|&#039;&#039;Djemaâ&#039;&#039;]]&#039;&#039;.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous fîmes ainsi environ 3 lieues sans être sérieusement attaqués&amp;amp;nbsp;; néanmoins trois des nôtres, tombés, les jambes fracassées, nous supplient avec des larmes et des cris lamentables de les achever&amp;amp;nbsp;; c&#039;était à fendre l&#039;âme. Il fallait marcher&amp;amp;nbsp;; la troupe des Kabyles, sur nos derrières, grossissait sans cesse&amp;amp;nbsp;; on apercevait les Bédouins, prévenus de notre approche, descendre de tous les douars, courir en avant de la colonne pour lui barrer le chemin. Cependant nous avons traversé le grand plateau&amp;amp;nbsp;; 2 kilomètres au plus nous séparent de la redoute. Une hauteur de 50 mètres à descendre, des jardins arabes semés d&#039;arbres et de broussailles, tout à fait au fond un ravin&amp;amp;nbsp;; et par delà le salut. L&#039;espérance renaît dans nos âmes&amp;amp;nbsp;; mais à l&#039;extrémité du plateau, grand Dieu&amp;amp;nbsp;! quel spectacle&amp;amp;nbsp;!... devant nous, à nos pieds, une multitude , une cohue immense armée de fusils et de sabres, d&#039;armes de toutes sortes, est là, sur une profondeur de plus de 200 mètres&amp;amp;nbsp;; des milliers d&#039;Arabes vocifèrent, gesticulent, attendant une proie qui ne peut leur échapper... Il n&#039;y a pourtant pas à hésiter, 2&amp;amp;amp;nbsp;000 Kabyles arrivent sur nous&amp;amp;nbsp;; il faut passer sur le corps de cette fourmilière humaine, entrer dans cet enfer, y faire sa trouée ou mourir. Baïonnettes en avant, nous roulons sur la pente, fusillés par les arabes, et la danse commence, danse infernale et terrible. Ce n&#039;est pas un combat, c&#039;est de la folie, de la rage, un massacre, une boucherie impossible à décrire. Nos chefs sont toujours à notre tête&amp;amp;nbsp;; le lieutenant de Chappedelaine est atteint de deux balles, le docteur Rosaguti succombe dans la mêlée sanglante. A six pas devant moi, je vois tomber le capitaine de Géreaux.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Dès lors, chacun pour soi, et en avant dans la masse profonde des arabes qui nous poussent de toutes parts. La baïonnette décrit toutes les arabesques de l&#039;escrime, un moulinet continuel. Devant nous, à nos côtés, derrière, on ne voit qu&#039;yeux flamboyants de colère, dents de fauves se disputant une proie, faces de démons incarnant la haine, bras tendus, mains crispées, armes de toutes sortes, cherchant par tous les moyens à nous atteindre et à nous donner la mort. On n&#039;entendait que vociférations et hurlements&amp;amp;nbsp;; c&#039;était un vacarme effrayant, une mêlée terrible.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cependant, la baïonnette fait joliment son ouvrage&amp;amp;nbsp;; mais plus elle tue, plus la foule fanatisée augmente. Percé de part en part, en pleine poitrine, un de ces forcenés saisit ma baïonnette de ses deux mains et, dans les crispations de la mort, la maintient comme dans un étau d&#039;acier; une seconde ... et c&#039;en est fait de moi. Un effort désespéré la dégage, elle continue son oeuvre.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous allions de conserve, dans cette mêlée furieuse, avec un colosse allemand qui faisait lui aussi un carnage épouvantable et se battait comme un lion. Enfin, nous apercevons, comme un rayon d&#039;espérance, une issue à notre enfer. Encore quelques efforts et la trouée est faite, nous atteignons la zone de la redoute (environ 300 mètres à découvert) où les Arabes n&#039;osent plus s&#039;aventurer à nous suivre. Mais il sera dit qu&#039;en cette journée terrible, nous rencontrerons le plus grand péril où nous attendions le salut.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Sur la lisière des arbres et des broussailles, toute une longue ligne de tireurs arabes est là, à l&#039;affût, attendant les malheureux Français échappés au carnage et sortant de la mêlée sanglante, pour les tirer comme on tire un gibier débusqué d&#039;un fourré par une meute ardente.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Prêt à franchir cette ligne, j&#039;eus un moment de stupeur&amp;amp;nbsp;; il me fallait passer sur les cadavres de quinze à vingt compagnons d&#039;armes tombés là, criblés de balles. J&#039;eus un moment d&#039;hésitation, le temps de voir le danger, et je partis comme un trait vers la redoute. A 200 mètres, épuisé, je regarde en arrière: l&#039;Allemand ne me suivait plus. J&#039;arrive enfin, la porte s&#039;ouvre, j&#039;entre, je n&#039;avais plus mon fusil. Le lendemain, on le trouva avec ceux de Langevin et de Laparra, à quelques mètres de la redoute. Seul, Lavayssière, caporal de la 3&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; compagnie, rentra avec son arme.&amp;amp;nbsp;&#039;&#039;»&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le 23/12/1847 au marabout de Sidi-Brahim&amp;amp;nbsp;: la reddition d&#039;Abd-el-Kader  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 23 décembre 1847, c&#039;est au lieu même du marabout de Sidi-Brahim qu&#039;[[ABDELKADER|Abd-el-Kader]], escorté d&#039;une cinquantaine de ses cavaliers, fit sa soumission à la France, en la personne du colonel Cousin de Montauban envoyé à sa recherche par le général [[La Moricière Juchault|de Lamoricière]] .[[Fichier:Lamoricière.JPG|center|200px]] Lamoricière avait promis l&#039;aman &#039;&#039;(demander grâce, faire sa soumission, obtenir la grâce)&#039;&#039; demandé la nuit même par Abd-el-Kader. La soumission plus officielle eut lieu un peu plus tard à [[Nemours - Ville|Nemours]], où il rencontra le duc d&#039;Aumale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le monument de Sidi Brahim par Dalou  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le monument de 1898 à Oran  ===&lt;br /&gt;
[[image:Monument 1898.JPG|right|200 px]]La municipalité d&#039;[[Oran - Ville|Oran]] eut l&#039;idée en 1893 de commémorer le cinquantième anniversaire de Sidi-Brahim par l&#039;érection d&#039;un monument. Une souscription fut lancée, et après renseignement, on choisit le sclupteur [http://fr.wikipedia.org/wiki/Aim%C3%A9-Jules_Dalou Aimé-Jules Dalou] pour le réaliser. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On passera sur les péripéties, les querelles avec Dalou ou avec la famille du Colonel de Montagnac, les hésitations sur l&#039;emplacement définitif... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les manifestations pour l&#039;inauguration eurent lieu les 17,18 et 19 décembre 1898. On y invita chacun des survivants de Sidi-Brahim&amp;amp;nbsp;: Gabriel Léger, Guillaume Rolland, le célèbre clairon, et Pegre. Les deux derniers y furent présents. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monument, élevé au centre de la place d&#039;Armes, qui est aussi celle de l&#039;Hôtel de Ville, se composait d&#039;un obélisque de 8 mètres de haut, surmonté d&#039;une gloire ailée présentant une couronne de palmes, et plaquée contre une de ses faces, une statue de femme tenant un drapeau, symbolisant la France, qui écrivait sur l&#039;obélisque les mots du capitaine Dutertre&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;amp;nbsp;».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le monument, à Périssac, et à Oran.  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La statue de la France fut démontée et expédiée en France en 1962. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit au milieu des vignes, près du village de Périssac, en Gironde, patrie du capitaine Oscar de Géreaux, deux voiles courbes et concentriques en béton. La statue de la France par Dalou écrit toujours, sur l&#039;une des deux voiles, «&amp;amp;nbsp;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;amp;nbsp;». Ce monument fut inauguré le 10 juillet 1966. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A Oran subsistent l&#039;obélisque et la gloire ailée&amp;amp;nbsp;: c&#039;est le buste en bas-relief d&#039;Abd-el-Kader, plaqué sur l&#039;obélisque, qu&#039;elle semble aujourd&#039;hui couronner. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gloire est changeante, mais hier comme aujourd&#039;hui, à Oran, elle couronne les vaincus de Sidi-Brahim.&lt;br /&gt;
[[Catégorie:HISTOIRE]] [[Catégorie:Armées]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Sidi-Brahim&amp;diff=43116</id>
		<title>Sidi-Brahim</title>
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		<updated>2009-08-13T10:26:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : /* Le 23/12/1847 au marabout de Sidi-Brahim&amp;amp;nbsp;: la reddition d&amp;#039;Abd-el-Kader */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Marabout de Sidi-Brahim.JPG|left|200 px]]&lt;br /&gt;
Le marabout de Sidi-Brahim est situé à une quinzaine de kilomètres au sud de Djemaâ Ghazaouet / [[Nemours - Ville|Nemours]], et à 18 Km à l&#039;ouest de [[Nédroma - Ville|Nédroma]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Près de ce lieu l&#039;émir [[ABDELKADER|Abd-el-Kader]] en personne écrasa un détachement commandé par le colonel de Montagnac et composé de 60 cavaliers du 2&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; Hussards et de 350 chasseurs du 8&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; d&#039;Orléans, mais connut une résistance inattendue d&#039;un petit groupe de chasseurs qui gardait le bivouac. Ils se replièrent sur la Kouba du marabout de Sidi-Brahim, et se battirent dans un tel déséquilibre de forces, et avec une telle opiniâtreté, que les bataillons de chasseurs [http://www.bleujonquille.com/bleu_jonquille.php commémorent] encore aujourd&#039;hui Sidi-Brahim comme une seconde fête nationale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le récit de la bataille est développé dans de nombreux [http://www.armees.com/Le-Recit-du-Combat-de-Sidi-Brahim.html sites visibles sur internet]. On se contentera ici de rapporter l&#039;hallucinant témoignage d&#039;un survivant, et de rappeler le monument commémoratif de cette bataille qui ornait le centre de la place d&#039;Armes à [[Oran - Ville|Oran]] (ou encore place Foch, ou place de la mairie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un récit des combats du 24 au 26 septembre 1845  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lieutenant-colonel de Montagnac, qui s&#039;était aventuré contre l&#039;ordre de ses chefs hors de de son poste de [[Nemours - Ville|Djemaâ-Ghazaouet]], subit donc un sanglant revers le 23 septembre non loin de Sidi-Brahim, de même que la colonne de renfort du commandant Froment-Coste, averti au bivouac. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le petit groupe resté au bivouac sous le commandement du capitaine de Géreaux se replie sur le marabout, et voici le récit du caporal Tressy, du 8&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; bataillon de chasseurs d&#039;Orléans, tel que l&#039;a rapporté le colonel (plus tard général) Paul Azan dans son ouvrage en 1905 sur Sidi-Brahim: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;«&amp;amp;nbsp;Le marabout de Sidi-Brahim présentait alors un carré de 12 à 13 mètres de côté, entouré de murs bâtis en boue, de 4 pieds de haut, dominés par une coupole oblongue placée au centre. M. de Géreaux et le lieutenant de Chappedelaine organisent rapidement la défense&amp;amp;nbsp;; les brèches sont réparées, l&#039;entrée est fermée à l&#039;aide des cantines, nous sommes postés vingt sur chaque face derrière les murs du marabout&amp;amp;nbsp;; le capitaine s&#039;établit au centre avec le chirurgien Rosaguti et l&#039;interprète Lévy.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Vers midi environ, la colonne du commandant Froment-Coste écrasée, les Arabes, et les Kabyles, électrisés par leur double victoire, plus encore que par la présence d&#039;Abd-el-Kader, se ruent comme un torrent déchaîné, comme les flots d&#039;une mer en furie, contre les murs croulants du petit marabout. Ces fiers cavaliers, exécutant une fantasia superbe, arrivent comme un ouragan, abordant à la fois les quatre faces du monument. Reçus de toute part par une fusillade à bout portant, ils perdent beaucoup de monde et se retirent.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Alors l&#039;assaut commence&amp;amp;nbsp;: c&#039;est un feu d&#039;enfer. Repoussés, les Arabes reviennent à la charge avec une nouvelle audace et l&#039;assaut reprend avec une furie grandissante. La terre se couvre de leurs morts&amp;amp;nbsp;; mais ce nouvel échec semble rallumer leur rage. Aussi loin que la vue peut s&#039;étendre sur toute la plaine, l&#039;œil n&#039;apperçoit que des burnous&amp;amp;nbsp;; et cette multitude grouillante, comme une vague immense, se rue avec une audace incroyable sur nos fragiles remparts. La lutte se poursuit aussi ardente environ cinq quarts d&#039;heure.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Alors a lieu une scène que je n&#039;oublierai pas de ma vie&amp;amp;nbsp;: en face de nous arrive le capitaine Dutertre&amp;amp;nbsp;; il est très pâle&amp;amp;nbsp;; il n&#039;a que son pantalon&amp;amp;nbsp;; sa chemise est en lambeaux&amp;amp;nbsp;; il est conduit par six Arabes et s&#039;arrête à 50 mètres du mur où je me trouve. Que va-t-il se passer&amp;amp;nbsp;? Nous sommes dans une anxiété terrible. Que va-t-il nous proposer&amp;amp;nbsp;?... Nous faisons le plus profond silence. Les Arabes, impatients, semblent l&#039;inviter à parler&amp;amp;nbsp;; le capitaine refuse&amp;amp;nbsp;; il ne dit pas une parole. Après un moment d&#039;attente, les Arabes tirent sur lui deux coups de pistolet à bout portant et se sauvent en emportant leur prisonnier. Nous avons tous pensé qu&#039;Abd-el-Kader l&#039;avait envoyé pour nous engager à nous rendre. Son silence nous dictait notre conduite et son supplice nous montrait ce que nous devions attendre de notre barbare ennemi.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Le 24, au lever du soleil, l&#039;émir vient lui-même à la tête de ses réguliers, cavalerie et infanterie, et le branle-bas recommence. Reçue par une grêle de mitraille au travers des créneaux, toute la cavalerie a beau donner, elle n&#039;arrive qu&#039;à nous exténuer&amp;amp;nbsp;; elle perd beaucoup de monde. A 10 heures, le combat reprend encore plus furieux, mais aucun Arabe ne peut franchir le retranchement.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous sommes presque constamment en lutte jusqu&#039;au lendemain, à deux heures de l&#039;après-midi. La nuit, les Arabes se rapprochent, nous jettent des pierres et, joignant la dérision à l&#039;insulte, nous demandent si nous voulons boire de l&#039;eau fraîche et manger des galettes chaudes.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous jugeant épuisés par une lutte acharnée de trois jours, nous sachant sans munitions et sans vivres, et nous croyant incapables de sortir de notre enceinte, Abd-el-Kader fait sonner la retraite, part avec ses troupes, laissant seulement 450 hommes pour nous observer&amp;amp;nbsp;; comptant sur la famine plus puissante que ses armes pour achever son œuvre.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Il ne se trompait pas, hélas&amp;amp;nbsp;! La faim nous torturait les entrailles&amp;amp;nbsp;; mais à la suite de trois journées de lutte ardente et sans repos, sous les ardeurs implacables du soleil d&#039;Afrique, la soif nous était un supplice plus épouvantable encore. On en était arrivé jusqu&#039;à boire sa propre urine&amp;amp;nbsp;; certains recueillaient celle des trois chevaux et la portaient avidement à leurs lèvres brûlantes, espérant ainsi éteindre le feu qui les dévorait. C&#039;était véritablement horrible.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;....Il ne nous restait donc plus d&#039;espoir. Le départ fut décidé. Le 26, journée de toutes la plus terrible, à 7 heures, nous franchissons l&#039;enceinte et tombons comme un ouragan sur un poste d&#039;observation de 150 hommes placé à 100 mètres au nord du marabout. Surpris par la rapidité de l&#039;attaque, les Arabes se dispersent dans toutes les directions et en toute hâte reviennent au marabout piller nos bagages. Pendant ce temps, la petite colonne, le capitaine de Géreaux en tête, soutenu par deux hommes, dirige sa marche, sans être poursuivie de trop près, du côté de &#039;&#039;[[Nemours - Ville|&#039;&#039;Djemaâ&#039;&#039;]]&#039;&#039;.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous fîmes ainsi environ 3 lieues sans être sérieusement attaqués&amp;amp;nbsp;; néanmoins trois des nôtres, tombés, les jambes fracassées, nous supplient avec des larmes et des cris lamentables de les achever&amp;amp;nbsp;; c&#039;était à fendre l&#039;âme. Il fallait marcher&amp;amp;nbsp;; la troupe des Kabyles, sur nos derrières, grossissait sans cesse&amp;amp;nbsp;; on apercevait les Bédouins, prévenus de notre approche, descendre de tous les douars, courir en avant de la colonne pour lui barrer le chemin. Cependant nous avons traversé le grand plateau&amp;amp;nbsp;; 2 kilomètres au plus nous séparent de la redoute. Une hauteur de 50 mètres à descendre, des jardins arabes semés d&#039;arbres et de broussailles, tout à fait au fond un ravin&amp;amp;nbsp;; et par delà le salut. L&#039;espérance renaît dans nos âmes&amp;amp;nbsp;; mais à l&#039;extrémité du plateau, grand Dieu&amp;amp;nbsp;! quel spectacle&amp;amp;nbsp;!... devant nous, à nos pieds, une multitude , une cohue immense armée de fusils et de sabres, d&#039;armes de toutes sortes, est là, sur une profondeur de plus de 200 mètres&amp;amp;nbsp;; des milliers d&#039;Arabes vocifèrent, gesticulent, attendant une proie qui ne peut leur échapper... Il n&#039;y a pourtant pas à hésiter, 2&amp;amp;amp;nbsp;000 Kabyles arrivent sur nous&amp;amp;nbsp;; il faut passer sur le corps de cette fourmilière humaine, entrer dans cet enfer, y faire sa trouée ou mourir. Baïonnettes en avant, nous roulons sur la pente, fusillés par les arabes, et la danse commence, danse infernale et terrible. Ce n&#039;est pas un combat, c&#039;est de la folie, de la rage, un massacre, une boucherie impossible à décrire. Nos chefs sont toujours à notre tête&amp;amp;nbsp;; le lieutenant de Chappedelaine est atteint de deux balles, le docteur Rosaguti succombe dans la mêlée sanglante. A six pas devant moi, je vois tomber le capitaine de Géreaux.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Dès lors, chacun pour soi, et en avant dans la masse profonde des arabes qui nous poussent de toutes parts. La baïonnette décrit toutes les arabesques de l&#039;escrime, un moulinet continuel. Devant nous, à nos côtés, derrière, on ne voit qu&#039;yeux flamboyants de colère, dents de fauves se disputant une proie, faces de démons incarnant la haine, bras tendus, mains crispées, armes de toutes sortes, cherchant par tous les moyens à nous atteindre et à nous donner la mort. On n&#039;entendait que vociférations et hurlements&amp;amp;nbsp;; c&#039;était un vacarme effrayant, une mêlée terrible.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cependant, la baïonnette fait joliment son ouvrage&amp;amp;nbsp;; mais plus elle tue, plus la foule fanatisée augmente. Percé de part en part, en pleine poitrine, un de ces forcenés saisit ma baïonnette de ses deux mains et, dans les crispations de la mort, la maintient comme dans un étau d&#039;acier; une seconde ... et c&#039;en est fait de moi. Un effort désespéré la dégage, elle continue son oeuvre.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous allions de conserve, dans cette mêlée furieuse, avec un colosse allemand qui faisait lui aussi un carnage épouvantable et se battait comme un lion. Enfin, nous apercevons, comme un rayon d&#039;espérance, une issue à notre enfer. Encore quelques efforts et la trouée est faite, nous atteignons la zone de la redoute (environ 300 mètres à découvert) où les Arabes n&#039;osent plus s&#039;aventurer à nous suivre. Mais il sera dit qu&#039;en cette journée terrible, nous rencontrerons le plus grand péril où nous attendions le salut.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Sur la lisière des arbres et des broussailles, toute une longue ligne de tireurs arabes est là, à l&#039;affût, attendant les malheureux Français échappés au carnage et sortant de la mêlée sanglante, pour les tirer comme on tire un gibier débusqué d&#039;un fourré par une meute ardente.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Prêt à franchir cette ligne, j&#039;eus un moment de stupeur&amp;amp;nbsp;; il me fallait passer sur les cadavres de quinze à vingt compagnons d&#039;armes tombés là, criblés de balles. J&#039;eus un moment d&#039;hésitation, le temps de voir le danger, et je partis comme un trait vers la redoute. A 200 mètres, épuisé, je regarde en arrière: l&#039;Allemand ne me suivait plus. J&#039;arrive enfin, la porte s&#039;ouvre, j&#039;entre, je n&#039;avais plus mon fusil. Le lendemain, on le trouva avec ceux de Langevin et de Laparra, à quelques mètres de la redoute. Seul, Lavayssière, caporal de la 3&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; compagnie, rentra avec son arme.&amp;amp;nbsp;&#039;&#039;»&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le 23/12/1847 au marabout de Sidi-Brahim&amp;amp;nbsp;: la reddition d&#039;Abd-el-Kader  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 23 décembre 1847, c&#039;est au lieu même du marabout de Sidi-Brahim qu&#039;[[ABDELKADER|Abd-el-Kader]], escorté d&#039;une cinquantaine de ses cavaliers, fit sa soumission à la France, en la personne du colonel Cousin de Montauban envoyé à sa recherche par le général [[La Moricière Juchault|de Lamoricière]] .[[Fichier:Lamoricière.JPG|200px]] Lamoricière avait promis l&#039;aman &#039;&#039;(demander grâce, faire sa soumission, obtenir la grâce)&#039;&#039; demandé la nuit même par Abd-el-Kader. La soumission plus officielle eut lieu un peu plus tard à [[Nemours - Ville|Nemours]], où il rencontra le duc d&#039;Aumale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le monument de Sidi Brahim par Dalou  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le monument de 1898 à Oran  ===&lt;br /&gt;
[[image:Monument 1898.JPG|right|200 px]]La municipalité d&#039;[[Oran - Ville|Oran]] eut l&#039;idée en 1893 de commémorer le cinquantième anniversaire de Sidi-Brahim par l&#039;érection d&#039;un monument. Une souscription fut lancée, et après renseignement, on choisit le sclupteur [http://fr.wikipedia.org/wiki/Aim%C3%A9-Jules_Dalou Aimé-Jules Dalou] pour le réaliser. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On passera sur les péripéties, les querelles avec Dalou ou avec la famille du Colonel de Montagnac, les hésitations sur l&#039;emplacement définitif... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les manifestations pour l&#039;inauguration eurent lieu les 17,18 et 19 décembre 1898. On y invita chacun des survivants de Sidi-Brahim&amp;amp;nbsp;: Gabriel Léger, Guillaume Rolland, le célèbre clairon, et Pegre. Les deux derniers y furent présents. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monument, élevé au centre de la place d&#039;Armes, qui est aussi celle de l&#039;Hôtel de Ville, se composait d&#039;un obélisque de 8 mètres de haut, surmonté d&#039;une gloire ailée présentant une couronne de palmes, et plaquée contre une de ses faces, une statue de femme tenant un drapeau, symbolisant la France, qui écrivait sur l&#039;obélisque les mots du capitaine Dutertre&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;amp;nbsp;».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le monument, à Périssac, et à Oran.  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La statue de la France fut démontée et expédiée en France en 1962. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit au milieu des vignes, près du village de Périssac, en Gironde, patrie du capitaine Oscar de Géreaux, deux voiles courbes et concentriques en béton. La statue de la France par Dalou écrit toujours, sur l&#039;une des deux voiles, «&amp;amp;nbsp;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;amp;nbsp;». Ce monument fut inauguré le 10 juillet 1966. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A Oran subsistent l&#039;obélisque et la gloire ailée&amp;amp;nbsp;: c&#039;est le buste en bas-relief d&#039;Abd-el-Kader, plaqué sur l&#039;obélisque, qu&#039;elle semble aujourd&#039;hui couronner. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gloire est changeante, mais hier comme aujourd&#039;hui, à Oran, elle couronne les vaincus de Sidi-Brahim.&lt;br /&gt;
[[Catégorie:HISTOIRE]] [[Catégorie:Armées]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Sidi-Brahim&amp;diff=43115</id>
		<title>Sidi-Brahim</title>
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		<updated>2009-08-13T10:24:50Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : /* Le 23/12/1847 au marabout de Sidi-Brahim&amp;amp;nbsp;: la reddition d&amp;#039;Abd-el-Kader */ image insérée&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Marabout de Sidi-Brahim.JPG|left|200 px]]&lt;br /&gt;
Le marabout de Sidi-Brahim est situé à une quinzaine de kilomètres au sud de Djemaâ Ghazaouet / [[Nemours - Ville|Nemours]], et à 18 Km à l&#039;ouest de [[Nédroma - Ville|Nédroma]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Près de ce lieu l&#039;émir [[ABDELKADER|Abd-el-Kader]] en personne écrasa un détachement commandé par le colonel de Montagnac et composé de 60 cavaliers du 2&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; Hussards et de 350 chasseurs du 8&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; d&#039;Orléans, mais connut une résistance inattendue d&#039;un petit groupe de chasseurs qui gardait le bivouac. Ils se replièrent sur la Kouba du marabout de Sidi-Brahim, et se battirent dans un tel déséquilibre de forces, et avec une telle opiniâtreté, que les bataillons de chasseurs [http://www.bleujonquille.com/bleu_jonquille.php commémorent] encore aujourd&#039;hui Sidi-Brahim comme une seconde fête nationale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le récit de la bataille est développé dans de nombreux [http://www.armees.com/Le-Recit-du-Combat-de-Sidi-Brahim.html sites visibles sur internet]. On se contentera ici de rapporter l&#039;hallucinant témoignage d&#039;un survivant, et de rappeler le monument commémoratif de cette bataille qui ornait le centre de la place d&#039;Armes à [[Oran - Ville|Oran]] (ou encore place Foch, ou place de la mairie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un récit des combats du 24 au 26 septembre 1845  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lieutenant-colonel de Montagnac, qui s&#039;était aventuré contre l&#039;ordre de ses chefs hors de de son poste de [[Nemours - Ville|Djemaâ-Ghazaouet]], subit donc un sanglant revers le 23 septembre non loin de Sidi-Brahim, de même que la colonne de renfort du commandant Froment-Coste, averti au bivouac. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le petit groupe resté au bivouac sous le commandement du capitaine de Géreaux se replie sur le marabout, et voici le récit du caporal Tressy, du 8&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; bataillon de chasseurs d&#039;Orléans, tel que l&#039;a rapporté le colonel (plus tard général) Paul Azan dans son ouvrage en 1905 sur Sidi-Brahim: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;«&amp;amp;nbsp;Le marabout de Sidi-Brahim présentait alors un carré de 12 à 13 mètres de côté, entouré de murs bâtis en boue, de 4 pieds de haut, dominés par une coupole oblongue placée au centre. M. de Géreaux et le lieutenant de Chappedelaine organisent rapidement la défense&amp;amp;nbsp;; les brèches sont réparées, l&#039;entrée est fermée à l&#039;aide des cantines, nous sommes postés vingt sur chaque face derrière les murs du marabout&amp;amp;nbsp;; le capitaine s&#039;établit au centre avec le chirurgien Rosaguti et l&#039;interprète Lévy.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Vers midi environ, la colonne du commandant Froment-Coste écrasée, les Arabes, et les Kabyles, électrisés par leur double victoire, plus encore que par la présence d&#039;Abd-el-Kader, se ruent comme un torrent déchaîné, comme les flots d&#039;une mer en furie, contre les murs croulants du petit marabout. Ces fiers cavaliers, exécutant une fantasia superbe, arrivent comme un ouragan, abordant à la fois les quatre faces du monument. Reçus de toute part par une fusillade à bout portant, ils perdent beaucoup de monde et se retirent.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Alors l&#039;assaut commence&amp;amp;nbsp;: c&#039;est un feu d&#039;enfer. Repoussés, les Arabes reviennent à la charge avec une nouvelle audace et l&#039;assaut reprend avec une furie grandissante. La terre se couvre de leurs morts&amp;amp;nbsp;; mais ce nouvel échec semble rallumer leur rage. Aussi loin que la vue peut s&#039;étendre sur toute la plaine, l&#039;œil n&#039;apperçoit que des burnous&amp;amp;nbsp;; et cette multitude grouillante, comme une vague immense, se rue avec une audace incroyable sur nos fragiles remparts. La lutte se poursuit aussi ardente environ cinq quarts d&#039;heure.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Alors a lieu une scène que je n&#039;oublierai pas de ma vie&amp;amp;nbsp;: en face de nous arrive le capitaine Dutertre&amp;amp;nbsp;; il est très pâle&amp;amp;nbsp;; il n&#039;a que son pantalon&amp;amp;nbsp;; sa chemise est en lambeaux&amp;amp;nbsp;; il est conduit par six Arabes et s&#039;arrête à 50 mètres du mur où je me trouve. Que va-t-il se passer&amp;amp;nbsp;? Nous sommes dans une anxiété terrible. Que va-t-il nous proposer&amp;amp;nbsp;?... Nous faisons le plus profond silence. Les Arabes, impatients, semblent l&#039;inviter à parler&amp;amp;nbsp;; le capitaine refuse&amp;amp;nbsp;; il ne dit pas une parole. Après un moment d&#039;attente, les Arabes tirent sur lui deux coups de pistolet à bout portant et se sauvent en emportant leur prisonnier. Nous avons tous pensé qu&#039;Abd-el-Kader l&#039;avait envoyé pour nous engager à nous rendre. Son silence nous dictait notre conduite et son supplice nous montrait ce que nous devions attendre de notre barbare ennemi.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Le 24, au lever du soleil, l&#039;émir vient lui-même à la tête de ses réguliers, cavalerie et infanterie, et le branle-bas recommence. Reçue par une grêle de mitraille au travers des créneaux, toute la cavalerie a beau donner, elle n&#039;arrive qu&#039;à nous exténuer&amp;amp;nbsp;; elle perd beaucoup de monde. A 10 heures, le combat reprend encore plus furieux, mais aucun Arabe ne peut franchir le retranchement.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous sommes presque constamment en lutte jusqu&#039;au lendemain, à deux heures de l&#039;après-midi. La nuit, les Arabes se rapprochent, nous jettent des pierres et, joignant la dérision à l&#039;insulte, nous demandent si nous voulons boire de l&#039;eau fraîche et manger des galettes chaudes.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous jugeant épuisés par une lutte acharnée de trois jours, nous sachant sans munitions et sans vivres, et nous croyant incapables de sortir de notre enceinte, Abd-el-Kader fait sonner la retraite, part avec ses troupes, laissant seulement 450 hommes pour nous observer&amp;amp;nbsp;; comptant sur la famine plus puissante que ses armes pour achever son œuvre.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Il ne se trompait pas, hélas&amp;amp;nbsp;! La faim nous torturait les entrailles&amp;amp;nbsp;; mais à la suite de trois journées de lutte ardente et sans repos, sous les ardeurs implacables du soleil d&#039;Afrique, la soif nous était un supplice plus épouvantable encore. On en était arrivé jusqu&#039;à boire sa propre urine&amp;amp;nbsp;; certains recueillaient celle des trois chevaux et la portaient avidement à leurs lèvres brûlantes, espérant ainsi éteindre le feu qui les dévorait. C&#039;était véritablement horrible.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;....Il ne nous restait donc plus d&#039;espoir. Le départ fut décidé. Le 26, journée de toutes la plus terrible, à 7 heures, nous franchissons l&#039;enceinte et tombons comme un ouragan sur un poste d&#039;observation de 150 hommes placé à 100 mètres au nord du marabout. Surpris par la rapidité de l&#039;attaque, les Arabes se dispersent dans toutes les directions et en toute hâte reviennent au marabout piller nos bagages. Pendant ce temps, la petite colonne, le capitaine de Géreaux en tête, soutenu par deux hommes, dirige sa marche, sans être poursuivie de trop près, du côté de &#039;&#039;[[Nemours - Ville|&#039;&#039;Djemaâ&#039;&#039;]]&#039;&#039;.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous fîmes ainsi environ 3 lieues sans être sérieusement attaqués&amp;amp;nbsp;; néanmoins trois des nôtres, tombés, les jambes fracassées, nous supplient avec des larmes et des cris lamentables de les achever&amp;amp;nbsp;; c&#039;était à fendre l&#039;âme. Il fallait marcher&amp;amp;nbsp;; la troupe des Kabyles, sur nos derrières, grossissait sans cesse&amp;amp;nbsp;; on apercevait les Bédouins, prévenus de notre approche, descendre de tous les douars, courir en avant de la colonne pour lui barrer le chemin. Cependant nous avons traversé le grand plateau&amp;amp;nbsp;; 2 kilomètres au plus nous séparent de la redoute. Une hauteur de 50 mètres à descendre, des jardins arabes semés d&#039;arbres et de broussailles, tout à fait au fond un ravin&amp;amp;nbsp;; et par delà le salut. L&#039;espérance renaît dans nos âmes&amp;amp;nbsp;; mais à l&#039;extrémité du plateau, grand Dieu&amp;amp;nbsp;! quel spectacle&amp;amp;nbsp;!... devant nous, à nos pieds, une multitude , une cohue immense armée de fusils et de sabres, d&#039;armes de toutes sortes, est là, sur une profondeur de plus de 200 mètres&amp;amp;nbsp;; des milliers d&#039;Arabes vocifèrent, gesticulent, attendant une proie qui ne peut leur échapper... Il n&#039;y a pourtant pas à hésiter, 2&amp;amp;amp;nbsp;000 Kabyles arrivent sur nous&amp;amp;nbsp;; il faut passer sur le corps de cette fourmilière humaine, entrer dans cet enfer, y faire sa trouée ou mourir. Baïonnettes en avant, nous roulons sur la pente, fusillés par les arabes, et la danse commence, danse infernale et terrible. Ce n&#039;est pas un combat, c&#039;est de la folie, de la rage, un massacre, une boucherie impossible à décrire. Nos chefs sont toujours à notre tête&amp;amp;nbsp;; le lieutenant de Chappedelaine est atteint de deux balles, le docteur Rosaguti succombe dans la mêlée sanglante. A six pas devant moi, je vois tomber le capitaine de Géreaux.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Dès lors, chacun pour soi, et en avant dans la masse profonde des arabes qui nous poussent de toutes parts. La baïonnette décrit toutes les arabesques de l&#039;escrime, un moulinet continuel. Devant nous, à nos côtés, derrière, on ne voit qu&#039;yeux flamboyants de colère, dents de fauves se disputant une proie, faces de démons incarnant la haine, bras tendus, mains crispées, armes de toutes sortes, cherchant par tous les moyens à nous atteindre et à nous donner la mort. On n&#039;entendait que vociférations et hurlements&amp;amp;nbsp;; c&#039;était un vacarme effrayant, une mêlée terrible.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cependant, la baïonnette fait joliment son ouvrage&amp;amp;nbsp;; mais plus elle tue, plus la foule fanatisée augmente. Percé de part en part, en pleine poitrine, un de ces forcenés saisit ma baïonnette de ses deux mains et, dans les crispations de la mort, la maintient comme dans un étau d&#039;acier; une seconde ... et c&#039;en est fait de moi. Un effort désespéré la dégage, elle continue son oeuvre.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous allions de conserve, dans cette mêlée furieuse, avec un colosse allemand qui faisait lui aussi un carnage épouvantable et se battait comme un lion. Enfin, nous apercevons, comme un rayon d&#039;espérance, une issue à notre enfer. Encore quelques efforts et la trouée est faite, nous atteignons la zone de la redoute (environ 300 mètres à découvert) où les Arabes n&#039;osent plus s&#039;aventurer à nous suivre. Mais il sera dit qu&#039;en cette journée terrible, nous rencontrerons le plus grand péril où nous attendions le salut.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Sur la lisière des arbres et des broussailles, toute une longue ligne de tireurs arabes est là, à l&#039;affût, attendant les malheureux Français échappés au carnage et sortant de la mêlée sanglante, pour les tirer comme on tire un gibier débusqué d&#039;un fourré par une meute ardente.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Prêt à franchir cette ligne, j&#039;eus un moment de stupeur&amp;amp;nbsp;; il me fallait passer sur les cadavres de quinze à vingt compagnons d&#039;armes tombés là, criblés de balles. J&#039;eus un moment d&#039;hésitation, le temps de voir le danger, et je partis comme un trait vers la redoute. A 200 mètres, épuisé, je regarde en arrière: l&#039;Allemand ne me suivait plus. J&#039;arrive enfin, la porte s&#039;ouvre, j&#039;entre, je n&#039;avais plus mon fusil. Le lendemain, on le trouva avec ceux de Langevin et de Laparra, à quelques mètres de la redoute. Seul, Lavayssière, caporal de la 3&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; compagnie, rentra avec son arme.&amp;amp;nbsp;&#039;&#039;»&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le 23/12/1847 au marabout de Sidi-Brahim&amp;amp;nbsp;: la reddition d&#039;Abd-el-Kader  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 23 décembre 1847, c&#039;est au lieu même du marabout de Sidi-Brahim qu&#039;[[ABDELKADER|Abd-el-Kader]], escorté d&#039;une cinquantaine de ses cavaliers, fit sa soumission à la France, en la personne du colonel Cousin de Montauban envoyé à sa recherche par le général [[La Moricière Juchault|de Lamoricière]] .[[Fichier:Lamoricière.jpg|200px]] Lamoricière avait promis l&#039;aman &#039;&#039;(demander grâce, faire sa soumission, obtenir la grâce)&#039;&#039; demandé la nuit même par Abd-el-Kader. La soumission plus officielle eut lieu un peu plus tard à [[Nemours - Ville|Nemours]], où il rencontra le duc d&#039;Aumale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le monument de Sidi Brahim par Dalou  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le monument de 1898 à Oran  ===&lt;br /&gt;
[[image:Monument 1898.JPG|right|200 px]]La municipalité d&#039;[[Oran - Ville|Oran]] eut l&#039;idée en 1893 de commémorer le cinquantième anniversaire de Sidi-Brahim par l&#039;érection d&#039;un monument. Une souscription fut lancée, et après renseignement, on choisit le sclupteur [http://fr.wikipedia.org/wiki/Aim%C3%A9-Jules_Dalou Aimé-Jules Dalou] pour le réaliser. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On passera sur les péripéties, les querelles avec Dalou ou avec la famille du Colonel de Montagnac, les hésitations sur l&#039;emplacement définitif... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les manifestations pour l&#039;inauguration eurent lieu les 17,18 et 19 décembre 1898. On y invita chacun des survivants de Sidi-Brahim&amp;amp;nbsp;: Gabriel Léger, Guillaume Rolland, le célèbre clairon, et Pegre. Les deux derniers y furent présents. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monument, élevé au centre de la place d&#039;Armes, qui est aussi celle de l&#039;Hôtel de Ville, se composait d&#039;un obélisque de 8 mètres de haut, surmonté d&#039;une gloire ailée présentant une couronne de palmes, et plaquée contre une de ses faces, une statue de femme tenant un drapeau, symbolisant la France, qui écrivait sur l&#039;obélisque les mots du capitaine Dutertre&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;amp;nbsp;».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le monument, à Périssac, et à Oran.  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La statue de la France fut démontée et expédiée en France en 1962. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit au milieu des vignes, près du village de Périssac, en Gironde, patrie du capitaine Oscar de Géreaux, deux voiles courbes et concentriques en béton. La statue de la France par Dalou écrit toujours, sur l&#039;une des deux voiles, «&amp;amp;nbsp;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;amp;nbsp;». Ce monument fut inauguré le 10 juillet 1966. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A Oran subsistent l&#039;obélisque et la gloire ailée&amp;amp;nbsp;: c&#039;est le buste en bas-relief d&#039;Abd-el-Kader, plaqué sur l&#039;obélisque, qu&#039;elle semble aujourd&#039;hui couronner. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gloire est changeante, mais hier comme aujourd&#039;hui, à Oran, elle couronne les vaincus de Sidi-Brahim.&lt;br /&gt;
[[Catégorie:HISTOIRE]] [[Catégorie:Armées]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Fichier:Lamorici%C3%A8re.JPG&amp;diff=43114</id>
		<title>Fichier:Lamoricière.JPG</title>
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		<updated>2009-08-13T10:22:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : Le colonel de Lamoricière - aquarelle de Philippoteaux 1840 - Collections du duc d&amp;#039;Aumale, Musée de Chantilly&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le colonel de Lamoricière - aquarelle de Philippoteaux 1840 - Collections du duc d&#039;Aumale, Musée de Chantilly&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
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	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Sidi-Brahim&amp;diff=43111</id>
		<title>Sidi-Brahim</title>
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		<updated>2009-08-13T09:31:18Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : 4° essai image&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Marabout de Sidi-Brahim.JPG]]&lt;br /&gt;
Le marabout de Sidi-Brahim est situé à une quinzaine de kilomètres au sud de Djemaâ Ghazaouet / [[Nemours - Ville|Nemours]], et à 18 Km à l&#039;ouest de [[Nédroma - Ville|Nédroma]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Près de ce lieu l&#039;émir [[ABDELKADER|Abd-el-Kader]] en personne écrasa un détachement commandé par le colonel de Montagnac et composé de 60 cavaliers du 2&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; Hussards et de 350 chasseurs du 8&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; d&#039;Orléans, mais connut une résistance inattendue d&#039;un petit groupe de chasseurs qui gardait le bivouac. Ils se replièrent sur la Kouba du marabout de Sidi-Brahim, et se battirent dans un tel déséquilibre de forces, et avec une telle opiniâtreté, que les bataillons de chasseurs [http://www.bleujonquille.com/bleu_jonquille.php commémorent] encore aujourd&#039;hui Sidi-Brahim comme une seconde fête nationale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le récit de la bataille est développé dans de nombreux [http://www.armees.com/Le-Recit-du-Combat-de-Sidi-Brahim.html sites visibles sur internet]. On se contentera ici de rapporter l&#039;hallucinant témoignage d&#039;un survivant, et de rappeler le monument commémoratif de cette bataille qui ornait le centre de la place d&#039;Armes à [[Oran - Ville|Oran]] (ou encore place Foch, ou place de la mairie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un récit des combats du 24 au 26 septembre 1845  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lieutenant-colonel de Montagnac, qui s&#039;était aventuré contre l&#039;ordre de ses chefs hors de de son poste de [[Nemours - Ville|Djemaâ-Ghazaouet]], subit donc un sanglant revers le 23 septembre non loin de Sidi-Brahim, de même que la colonne de renfort du commandant Froment-Coste, averti au bivouac. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le petit groupe resté au bivouac sous le commandement du capitaine de Géreaux se replie sur le marabout, et voici le récit du caporal Tressy, du 8&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; bataillon de chasseurs d&#039;Orléans, tel que l&#039;a rapporté le colonel (plus tard général) Paul Azan dans son ouvrage en 1905 sur Sidi-Brahim: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;«&amp;amp;nbsp;Le marabout de Sidi-Brahim présentait alors un carré de 12 à 13 mètres de côté, entouré de murs bâtis en boue, de 4 pieds de haut, dominés par une coupole oblongue placée au centre. M. de Géreaux et le lieutenant de Chappedelaine organisent rapidement la défense&amp;amp;nbsp;; les brèches sont réparées, l&#039;entrée est fermée à l&#039;aide des cantines, nous sommes postés vingt sur chaque face derrière les murs du marabout&amp;amp;nbsp;; le capitaine s&#039;établit au centre avec le chirurgien Rosaguti et l&#039;interprète Lévy.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Vers midi environ, la colonne du commandant Froment-Coste écrasée, les Arabes, et les Kabyles, électrisés par leur double victoire, plus encore que par la présence d&#039;Abd-el-Kader, se ruent comme un torrent déchaîné, comme les flots d&#039;une mer en furie, contre les murs croulants du petit marabout. Ces fiers cavaliers, exécutant une fantasia superbe, arrivent comme un ouragan, abordant à la fois les quatre faces du monument. Reçus de toute part par une fusillade à bout portant, ils perdent beaucoup de monde et se retirent.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Alors l&#039;assaut commence&amp;amp;nbsp;: c&#039;est un feu d&#039;enfer. Repoussés, les Arabes reviennent à la charge avec une nouvelle audace et l&#039;assaut reprend avec une furie grandissante. La terre se couvre de leurs morts&amp;amp;nbsp;; mais ce nouvel échec semble rallumer leur rage. Aussi loin que la vue peut s&#039;étendre sur toute la plaine, l&#039;œil n&#039;apperçoit que des burnous&amp;amp;nbsp;; et cette multitude grouillante, comme une vague immense, se rue avec une audace incroyable sur nos fragiles remparts. La lutte se poursuit aussi ardente environ cinq quarts d&#039;heure.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Alors a lieu une scène que je n&#039;oublierai pas de ma vie&amp;amp;nbsp;: en face de nous arrive le capitaine Dutertre&amp;amp;nbsp;; il est très pâle&amp;amp;nbsp;; il n&#039;a que son pantalon&amp;amp;nbsp;; sa chemise est en lambeaux&amp;amp;nbsp;; il est conduit par six Arabes et s&#039;arrête à 50 mètres du mur où je me trouve. Que va-t-il se passer&amp;amp;nbsp;? Nous sommes dans une anxiété terrible. Que va-t-il nous proposer&amp;amp;nbsp;?... Nous faisons le plus profond silence. Les Arabes, impatients, semblent l&#039;inviter à parler&amp;amp;nbsp;; le capitaine refuse&amp;amp;nbsp;; il ne dit pas une parole. Après un moment d&#039;attente, les Arabes tirent sur lui deux coups de pistolet à bout portant et se sauvent en emportant leur prisonnier. Nous avons tous pensé qu&#039;Abd-el-Kader l&#039;avait envoyé pour nous engager à nous rendre. Son silence nous dictait notre conduite et son supplice nous montrait ce que nous devions attendre de notre barbare ennemi.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Le 24, au lever du soleil, l&#039;émir vient lui-même à la tête de ses réguliers, cavalerie et infanterie, et le branle-bas recommence. Reçue par une grêle de mitraille au travers des créneaux, toute la cavalerie a beau donner, elle n&#039;arrive qu&#039;à nous exténuer&amp;amp;nbsp;; elle perd beaucoup de monde. A 10 heures, le combat reprend encore plus furieux, mais aucun Arabe ne peut franchir le retranchement.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous sommes presque constamment en lutte jusqu&#039;au lendemain, à deux heures de l&#039;après-midi. La nuit, les Arabes se rapprochent, nous jettent des pierres et, joignant la dérision à l&#039;insulte, nous demandent si nous voulons boire de l&#039;eau fraîche et manger des galettes chaudes.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous jugeant épuisés par une lutte acharnée de trois jours, nous sachant sans munitions et sans vivres, et nous croyant incapables de sortir de notre enceinte, Abd-el-Kader fait sonner la retraite, part avec ses troupes, laissant seulement 450 hommes pour nous observer&amp;amp;nbsp;; comptant sur la famine plus puissante que ses armes pour achever son œuvre.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Il ne se trompait pas, hélas&amp;amp;nbsp;! La faim nous torturait les entrailles&amp;amp;nbsp;; mais à la suite de trois journées de lutte ardente et sans repos, sous les ardeurs implacables du soleil d&#039;Afrique, la soif nous était un supplice plus épouvantable encore. On en était arrivé jusqu&#039;à boire sa propre urine&amp;amp;nbsp;; certains recueillaient celle des trois chevaux et la portaient avidement à leurs lèvres brûlantes, espérant ainsi éteindre le feu qui les dévorait. C&#039;était véritablement horrible.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;....Il ne nous restait donc plus d&#039;espoir. Le départ fut décidé. Le 26, journée de toutes la plus terrible, à 7 heures, nous franchissons l&#039;enceinte et tombons comme un ouragan sur un poste d&#039;observation de 150 hommes placé à 100 mètres au nord du marabout. Surpris par la rapidité de l&#039;attaque, les Arabes se dispersent dans toutes les directions et en toute hâte reviennent au marabout piller nos bagages. Pendant ce temps, la petite colonne, le capitaine de Géreaux en tête, soutenu par deux hommes, dirige sa marche, sans être poursuivie de trop près, du côté de &#039;&#039;[[Nemours - Ville|&#039;&#039;Djemaâ&#039;&#039;]]&#039;&#039;.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous fîmes ainsi environ 3 lieues sans être sérieusement attaqués&amp;amp;nbsp;; néanmoins trois des nôtres, tombés, les jambes fracassées, nous supplient avec des larmes et des cris lamentables de les achever&amp;amp;nbsp;; c&#039;était à fendre l&#039;âme. Il fallait marcher&amp;amp;nbsp;; la troupe des Kabyles, sur nos derrières, grossissait sans cesse&amp;amp;nbsp;; on apercevait les Bédouins, prévenus de notre approche, descendre de tous les douars, courir en avant de la colonne pour lui barrer le chemin. Cependant nous avons traversé le grand plateau&amp;amp;nbsp;; 2 kilomètres au plus nous séparent de la redoute. Une hauteur de 50 mètres à descendre, des jardins arabes semés d&#039;arbres et de broussailles, tout à fait au fond un ravin&amp;amp;nbsp;; et par delà le salut. L&#039;espérance renaît dans nos âmes&amp;amp;nbsp;; mais à l&#039;extrémité du plateau, grand Dieu&amp;amp;nbsp;! quel spectacle&amp;amp;nbsp;!... devant nous, à nos pieds, une multitude , une cohue immense armée de fusils et de sabres, d&#039;armes de toutes sortes, est là, sur une profondeur de plus de 200 mètres&amp;amp;nbsp;; des milliers d&#039;Arabes vocifèrent, gesticulent, attendant une proie qui ne peut leur échapper... Il n&#039;y a pourtant pas à hésiter, 2&amp;amp;amp;nbsp;000 Kabyles arrivent sur nous&amp;amp;nbsp;; il faut passer sur le corps de cette fourmilière humaine, entrer dans cet enfer, y faire sa trouée ou mourir. Baïonnettes en avant, nous roulons sur la pente, fusillés par les arabes, et la danse commence, danse infernale et terrible. Ce n&#039;est pas un combat, c&#039;est de la folie, de la rage, un massacre, une boucherie impossible à décrire. Nos chefs sont toujours à notre tête&amp;amp;nbsp;; le lieutenant de Chappedelaine est atteint de deux balles, le docteur Rosaguti succombe dans la mêlée sanglante. A six pas devant moi, je vois tomber le capitaine de Géreaux.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Dès lors, chacun pour soi, et en avant dans la masse profonde des arabes qui nous poussent de toutes parts. La baïonnette décrit toutes les arabesques de l&#039;escrime, un moulinet continuel. Devant nous, à nos côtés, derrière, on ne voit qu&#039;yeux flamboyants de colère, dents de fauves se disputant une proie, faces de démons incarnant la haine, bras tendus, mains crispées, armes de toutes sortes, cherchant par tous les moyens à nous atteindre et à nous donner la mort. On n&#039;entendait que vociférations et hurlements&amp;amp;nbsp;; c&#039;était un vacarme effrayant, une mêlée terrible.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cependant, la baïonnette fait joliment son ouvrage&amp;amp;nbsp;; mais plus elle tue, plus la foule fanatisée augmente. Percé de part en part, en pleine poitrine, un de ces forcenés saisit ma baïonnette de ses deux mains et, dans les crispations de la mort, la maintient comme dans un étau d&#039;acier; une seconde ... et c&#039;en est fait de moi. Un effort désespéré la dégage, elle continue son oeuvre.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous allions de conserve, dans cette mêlée furieuse, avec un colosse allemand qui faisait lui aussi un carnage épouvantable et se battait comme un lion. Enfin, nous apercevons, comme un rayon d&#039;espérance, une issue à notre enfer. Encore quelques efforts et la trouée est faite, nous atteignons la zone de la redoute (environ 300 mètres à découvert) où les Arabes n&#039;osent plus s&#039;aventurer à nous suivre. Mais il sera dit qu&#039;en cette journée terrible, nous rencontrerons le plus grand péril où nous attendions le salut.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Sur la lisière des arbres et des broussailles, toute une longue ligne de tireurs arabes est là, à l&#039;affût, attendant les malheureux Français échappés au carnage et sortant de la mêlée sanglante, pour les tirer comme on tire un gibier débusqué d&#039;un fourré par une meute ardente.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Prêt à franchir cette ligne, j&#039;eus un moment de stupeur&amp;amp;nbsp;; il me fallait passer sur les cadavres de quinze à vingt compagnons d&#039;armes tombés là, criblés de balles. J&#039;eus un moment d&#039;hésitation, le temps de voir le danger, et je partis comme un trait vers la redoute. A 200 mètres, épuisé, je regarde en arrière: l&#039;Allemand ne me suivait plus. J&#039;arrive enfin, la porte s&#039;ouvre, j&#039;entre, je n&#039;avais plus mon fusil. Le lendemain, on le trouva avec ceux de Langevin et de Laparra, à quelques mètres de la redoute. Seul, Lavayssière, caporal de la 3&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; compagnie, rentra avec son arme.&amp;amp;nbsp;&#039;&#039;»&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le 23/12/1847 au marabout de Sidi-Brahim&amp;amp;nbsp;: la reddition d&#039;Abd-el-Kader  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 23 décembre 1847, c&#039;est au lieu même du marabout de Sidi-Brahim qu&#039;[[ABDELKADER|Abd-el-Kader]], escorté d&#039;une cinquantaine de ses cavaliers, fit sa soumission à la France, en la personne du colonel Cousin de Montauban envoyé à sa recherche par le général [[La Moricière Juchault|de Lamoricière]] . Lamoricière avait promis l&#039;aman &#039;&#039;(demander grâce, faire sa soumission, obtenir la grâce)&#039;&#039; demandé la nuit même par Abd-el-Kader. La soumission plus officielle eut lieu un peu plus tard à [[Nemours - Ville|Nemours]], où il rencontra le duc d&#039;Aumale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le monument de Sidi Brahim par Dalou  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le monument de 1898 à Oran  ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Monument 1898.JPG]]La municipalité d&#039;[[Oran - Ville|Oran]] eut l&#039;idée en 1893 de commémorer le cinquantième anniversaire de Sidi-Brahim par l&#039;érection d&#039;un monument. Une souscription fut lancée, et après renseignement, on choisit le sclupteur [http://fr.wikipedia.org/wiki/Aim%C3%A9-Jules_Dalou Aimé-Jules Dalou] pour le réaliser. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On passera sur les péripéties, les querelles avec Dalou ou avec la famille du Colonel de Montagnac, les hésitations sur l&#039;emplacement définitif... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les manifestations pour l&#039;inauguration eurent lieu les 17,18 et 19 décembre 1898. On y invita chacun des survivants de Sidi-Brahim&amp;amp;nbsp;: Gabriel Léger, Guillaume Rolland, le célèbre clairon, et Pegre. Les deux derniers y furent présents. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monument, élevé au centre de la place d&#039;Armes, qui est aussi celle de l&#039;Hôtel de Ville, se composait d&#039;un obélisque de 8 mètres de haut, surmonté d&#039;une gloire ailée présentant une couronne de palmes, et plaquée contre une de ses faces, une statue de femme tenant un drapeau, symbolisant la France, qui écrivait sur l&#039;obélisque les mots du capitaine Dutertre&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;amp;nbsp;». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le monument, à Périssac, et à Oran.  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La statue de la France fut démontée et expédiée en France en 1962. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit au milieu des vignes, près du village de Périssac, en Gironde, patrie du capitaine Oscar de Géreaux, deux voiles courbes et concentriques en béton. La statue de la France par Dalou écrit toujours, sur l&#039;une des deux voiles, «&amp;amp;nbsp;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;amp;nbsp;». Ce monument fut inauguré le 10 juillet 1966. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A Oran subsistent l&#039;obélisque et la gloire ailée&amp;amp;nbsp;: c&#039;est le buste en bas-relief d&#039;Abd-el-Kader, plaqué sur l&#039;obélisque, qu&#039;elle semble aujourd&#039;hui couronner. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gloire est changeante, mais hier comme aujourd&#039;hui, à Oran, elle couronne les vaincus de Sidi-Brahim.&lt;br /&gt;
[[Catégorie:HISTOIRE]] [[Catégorie:Armées]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Sidi-Brahim&amp;diff=43110</id>
		<title>Sidi-Brahim</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Sidi-Brahim&amp;diff=43110"/>
		<updated>2009-08-13T09:30:06Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : 3° essai insertion image&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Marabout_de_Sidi-Brahim.jpg]]&lt;br /&gt;
Le marabout de Sidi-Brahim est situé à une quinzaine de kilomètres au sud de Djemaâ Ghazaouet / [[Nemours - Ville|Nemours]], et à 18 Km à l&#039;ouest de [[Nédroma - Ville|Nédroma]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Près de ce lieu l&#039;émir [[ABDELKADER|Abd-el-Kader]] en personne écrasa un détachement commandé par le colonel de Montagnac et composé de 60 cavaliers du 2&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; Hussards et de 350 chasseurs du 8&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; d&#039;Orléans, mais connut une résistance inattendue d&#039;un petit groupe de chasseurs qui gardait le bivouac. Ils se replièrent sur la Kouba du marabout de Sidi-Brahim, et se battirent dans un tel déséquilibre de forces, et avec une telle opiniâtreté, que les bataillons de chasseurs [http://www.bleujonquille.com/bleu_jonquille.php commémorent] encore aujourd&#039;hui Sidi-Brahim comme une seconde fête nationale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le récit de la bataille est développé dans de nombreux [http://www.armees.com/Le-Recit-du-Combat-de-Sidi-Brahim.html sites visibles sur internet]. On se contentera ici de rapporter l&#039;hallucinant témoignage d&#039;un survivant, et de rappeler le monument commémoratif de cette bataille qui ornait le centre de la place d&#039;Armes à [[Oran - Ville|Oran]] (ou encore place Foch, ou place de la mairie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un récit des combats du 24 au 26 septembre 1845  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lieutenant-colonel de Montagnac, qui s&#039;était aventuré contre l&#039;ordre de ses chefs hors de de son poste de [[Nemours - Ville|Djemaâ-Ghazaouet]], subit donc un sanglant revers le 23 septembre non loin de Sidi-Brahim, de même que la colonne de renfort du commandant Froment-Coste, averti au bivouac. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le petit groupe resté au bivouac sous le commandement du capitaine de Géreaux se replie sur le marabout, et voici le récit du caporal Tressy, du 8&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; bataillon de chasseurs d&#039;Orléans, tel que l&#039;a rapporté le colonel (plus tard général) Paul Azan dans son ouvrage en 1905 sur Sidi-Brahim: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;«&amp;amp;nbsp;Le marabout de Sidi-Brahim présentait alors un carré de 12 à 13 mètres de côté, entouré de murs bâtis en boue, de 4 pieds de haut, dominés par une coupole oblongue placée au centre. M. de Géreaux et le lieutenant de Chappedelaine organisent rapidement la défense&amp;amp;nbsp;; les brèches sont réparées, l&#039;entrée est fermée à l&#039;aide des cantines, nous sommes postés vingt sur chaque face derrière les murs du marabout&amp;amp;nbsp;; le capitaine s&#039;établit au centre avec le chirurgien Rosaguti et l&#039;interprète Lévy.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Vers midi environ, la colonne du commandant Froment-Coste écrasée, les Arabes, et les Kabyles, électrisés par leur double victoire, plus encore que par la présence d&#039;Abd-el-Kader, se ruent comme un torrent déchaîné, comme les flots d&#039;une mer en furie, contre les murs croulants du petit marabout. Ces fiers cavaliers, exécutant une fantasia superbe, arrivent comme un ouragan, abordant à la fois les quatre faces du monument. Reçus de toute part par une fusillade à bout portant, ils perdent beaucoup de monde et se retirent.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Alors l&#039;assaut commence&amp;amp;nbsp;: c&#039;est un feu d&#039;enfer. Repoussés, les Arabes reviennent à la charge avec une nouvelle audace et l&#039;assaut reprend avec une furie grandissante. La terre se couvre de leurs morts&amp;amp;nbsp;; mais ce nouvel échec semble rallumer leur rage. Aussi loin que la vue peut s&#039;étendre sur toute la plaine, l&#039;œil n&#039;apperçoit que des burnous&amp;amp;nbsp;; et cette multitude grouillante, comme une vague immense, se rue avec une audace incroyable sur nos fragiles remparts. La lutte se poursuit aussi ardente environ cinq quarts d&#039;heure.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Alors a lieu une scène que je n&#039;oublierai pas de ma vie&amp;amp;nbsp;: en face de nous arrive le capitaine Dutertre&amp;amp;nbsp;; il est très pâle&amp;amp;nbsp;; il n&#039;a que son pantalon&amp;amp;nbsp;; sa chemise est en lambeaux&amp;amp;nbsp;; il est conduit par six Arabes et s&#039;arrête à 50 mètres du mur où je me trouve. Que va-t-il se passer&amp;amp;nbsp;? Nous sommes dans une anxiété terrible. Que va-t-il nous proposer&amp;amp;nbsp;?... Nous faisons le plus profond silence. Les Arabes, impatients, semblent l&#039;inviter à parler&amp;amp;nbsp;; le capitaine refuse&amp;amp;nbsp;; il ne dit pas une parole. Après un moment d&#039;attente, les Arabes tirent sur lui deux coups de pistolet à bout portant et se sauvent en emportant leur prisonnier. Nous avons tous pensé qu&#039;Abd-el-Kader l&#039;avait envoyé pour nous engager à nous rendre. Son silence nous dictait notre conduite et son supplice nous montrait ce que nous devions attendre de notre barbare ennemi.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Le 24, au lever du soleil, l&#039;émir vient lui-même à la tête de ses réguliers, cavalerie et infanterie, et le branle-bas recommence. Reçue par une grêle de mitraille au travers des créneaux, toute la cavalerie a beau donner, elle n&#039;arrive qu&#039;à nous exténuer&amp;amp;nbsp;; elle perd beaucoup de monde. A 10 heures, le combat reprend encore plus furieux, mais aucun Arabe ne peut franchir le retranchement.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous sommes presque constamment en lutte jusqu&#039;au lendemain, à deux heures de l&#039;après-midi. La nuit, les Arabes se rapprochent, nous jettent des pierres et, joignant la dérision à l&#039;insulte, nous demandent si nous voulons boire de l&#039;eau fraîche et manger des galettes chaudes.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous jugeant épuisés par une lutte acharnée de trois jours, nous sachant sans munitions et sans vivres, et nous croyant incapables de sortir de notre enceinte, Abd-el-Kader fait sonner la retraite, part avec ses troupes, laissant seulement 450 hommes pour nous observer&amp;amp;nbsp;; comptant sur la famine plus puissante que ses armes pour achever son œuvre.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Il ne se trompait pas, hélas&amp;amp;nbsp;! La faim nous torturait les entrailles&amp;amp;nbsp;; mais à la suite de trois journées de lutte ardente et sans repos, sous les ardeurs implacables du soleil d&#039;Afrique, la soif nous était un supplice plus épouvantable encore. On en était arrivé jusqu&#039;à boire sa propre urine&amp;amp;nbsp;; certains recueillaient celle des trois chevaux et la portaient avidement à leurs lèvres brûlantes, espérant ainsi éteindre le feu qui les dévorait. C&#039;était véritablement horrible.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;....Il ne nous restait donc plus d&#039;espoir. Le départ fut décidé. Le 26, journée de toutes la plus terrible, à 7 heures, nous franchissons l&#039;enceinte et tombons comme un ouragan sur un poste d&#039;observation de 150 hommes placé à 100 mètres au nord du marabout. Surpris par la rapidité de l&#039;attaque, les Arabes se dispersent dans toutes les directions et en toute hâte reviennent au marabout piller nos bagages. Pendant ce temps, la petite colonne, le capitaine de Géreaux en tête, soutenu par deux hommes, dirige sa marche, sans être poursuivie de trop près, du côté de &#039;&#039;[[Nemours - Ville|&#039;&#039;Djemaâ&#039;&#039;]]&#039;&#039;.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous fîmes ainsi environ 3 lieues sans être sérieusement attaqués&amp;amp;nbsp;; néanmoins trois des nôtres, tombés, les jambes fracassées, nous supplient avec des larmes et des cris lamentables de les achever&amp;amp;nbsp;; c&#039;était à fendre l&#039;âme. Il fallait marcher&amp;amp;nbsp;; la troupe des Kabyles, sur nos derrières, grossissait sans cesse&amp;amp;nbsp;; on apercevait les Bédouins, prévenus de notre approche, descendre de tous les douars, courir en avant de la colonne pour lui barrer le chemin. Cependant nous avons traversé le grand plateau&amp;amp;nbsp;; 2 kilomètres au plus nous séparent de la redoute. Une hauteur de 50 mètres à descendre, des jardins arabes semés d&#039;arbres et de broussailles, tout à fait au fond un ravin&amp;amp;nbsp;; et par delà le salut. L&#039;espérance renaît dans nos âmes&amp;amp;nbsp;; mais à l&#039;extrémité du plateau, grand Dieu&amp;amp;nbsp;! quel spectacle&amp;amp;nbsp;!... devant nous, à nos pieds, une multitude , une cohue immense armée de fusils et de sabres, d&#039;armes de toutes sortes, est là, sur une profondeur de plus de 200 mètres&amp;amp;nbsp;; des milliers d&#039;Arabes vocifèrent, gesticulent, attendant une proie qui ne peut leur échapper... Il n&#039;y a pourtant pas à hésiter, 2&amp;amp;amp;nbsp;000 Kabyles arrivent sur nous&amp;amp;nbsp;; il faut passer sur le corps de cette fourmilière humaine, entrer dans cet enfer, y faire sa trouée ou mourir. Baïonnettes en avant, nous roulons sur la pente, fusillés par les arabes, et la danse commence, danse infernale et terrible. Ce n&#039;est pas un combat, c&#039;est de la folie, de la rage, un massacre, une boucherie impossible à décrire. Nos chefs sont toujours à notre tête&amp;amp;nbsp;; le lieutenant de Chappedelaine est atteint de deux balles, le docteur Rosaguti succombe dans la mêlée sanglante. A six pas devant moi, je vois tomber le capitaine de Géreaux.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Dès lors, chacun pour soi, et en avant dans la masse profonde des arabes qui nous poussent de toutes parts. La baïonnette décrit toutes les arabesques de l&#039;escrime, un moulinet continuel. Devant nous, à nos côtés, derrière, on ne voit qu&#039;yeux flamboyants de colère, dents de fauves se disputant une proie, faces de démons incarnant la haine, bras tendus, mains crispées, armes de toutes sortes, cherchant par tous les moyens à nous atteindre et à nous donner la mort. On n&#039;entendait que vociférations et hurlements&amp;amp;nbsp;; c&#039;était un vacarme effrayant, une mêlée terrible.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cependant, la baïonnette fait joliment son ouvrage&amp;amp;nbsp;; mais plus elle tue, plus la foule fanatisée augmente. Percé de part en part, en pleine poitrine, un de ces forcenés saisit ma baïonnette de ses deux mains et, dans les crispations de la mort, la maintient comme dans un étau d&#039;acier; une seconde ... et c&#039;en est fait de moi. Un effort désespéré la dégage, elle continue son oeuvre.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous allions de conserve, dans cette mêlée furieuse, avec un colosse allemand qui faisait lui aussi un carnage épouvantable et se battait comme un lion. Enfin, nous apercevons, comme un rayon d&#039;espérance, une issue à notre enfer. Encore quelques efforts et la trouée est faite, nous atteignons la zone de la redoute (environ 300 mètres à découvert) où les Arabes n&#039;osent plus s&#039;aventurer à nous suivre. Mais il sera dit qu&#039;en cette journée terrible, nous rencontrerons le plus grand péril où nous attendions le salut.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Sur la lisière des arbres et des broussailles, toute une longue ligne de tireurs arabes est là, à l&#039;affût, attendant les malheureux Français échappés au carnage et sortant de la mêlée sanglante, pour les tirer comme on tire un gibier débusqué d&#039;un fourré par une meute ardente.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Prêt à franchir cette ligne, j&#039;eus un moment de stupeur&amp;amp;nbsp;; il me fallait passer sur les cadavres de quinze à vingt compagnons d&#039;armes tombés là, criblés de balles. J&#039;eus un moment d&#039;hésitation, le temps de voir le danger, et je partis comme un trait vers la redoute. A 200 mètres, épuisé, je regarde en arrière: l&#039;Allemand ne me suivait plus. J&#039;arrive enfin, la porte s&#039;ouvre, j&#039;entre, je n&#039;avais plus mon fusil. Le lendemain, on le trouva avec ceux de Langevin et de Laparra, à quelques mètres de la redoute. Seul, Lavayssière, caporal de la 3&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; compagnie, rentra avec son arme.&amp;amp;nbsp;&#039;&#039;»&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le 23/12/1847 au marabout de Sidi-Brahim&amp;amp;nbsp;: la reddition d&#039;Abd-el-Kader  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 23 décembre 1847, c&#039;est au lieu même du marabout de Sidi-Brahim qu&#039;[[ABDELKADER|Abd-el-Kader]], escorté d&#039;une cinquantaine de ses cavaliers, fit sa soumission à la France, en la personne du colonel Cousin de Montauban envoyé à sa recherche par le général [[La Moricière Juchault|de Lamoricière]] . Lamoricière avait promis l&#039;aman &#039;&#039;(demander grâce, faire sa soumission, obtenir la grâce)&#039;&#039; demandé la nuit même par Abd-el-Kader. La soumission plus officielle eut lieu un peu plus tard à [[Nemours - Ville|Nemours]], où il rencontra le duc d&#039;Aumale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le monument de Sidi Brahim par Dalou  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le monument de 1898 à Oran  ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Monument_1898.jpg]]La municipalité d&#039;[[Oran - Ville|Oran]] eut l&#039;idée en 1893 de commémorer le cinquantième anniversaire de Sidi-Brahim par l&#039;érection d&#039;un monument. Une souscription fut lancée, et après renseignement, on choisit le sclupteur [http://fr.wikipedia.org/wiki/Aim%C3%A9-Jules_Dalou Aimé-Jules Dalou] pour le réaliser. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On passera sur les péripéties, les querelles avec Dalou ou avec la famille du Colonel de Montagnac, les hésitations sur l&#039;emplacement définitif... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les manifestations pour l&#039;inauguration eurent lieu les 17,18 et 19 décembre 1898. On y invita chacun des survivants de Sidi-Brahim&amp;amp;nbsp;: Gabriel Léger, Guillaume Rolland, le célèbre clairon, et Pegre. Les deux derniers y furent présents. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monument, élevé au centre de la place d&#039;Armes, qui est aussi celle de l&#039;Hôtel de Ville, se composait d&#039;un obélisque de 8 mètres de haut, surmonté d&#039;une gloire ailée présentant une couronne de palmes, et plaquée contre une de ses faces, une statue de femme tenant un drapeau, symbolisant la France, qui écrivait sur l&#039;obélisque les mots du capitaine Dutertre&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;amp;nbsp;». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le monument, à Périssac, et à Oran.  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La statue de la France fut démontée et expédiée en France en 1962. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit au milieu des vignes, près du village de Périssac, en Gironde, patrie du capitaine Oscar de Géreaux, deux voiles courbes et concentriques en béton. La statue de la France par Dalou écrit toujours, sur l&#039;une des deux voiles, «&amp;amp;nbsp;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;amp;nbsp;». Ce monument fut inauguré le 10 juillet 1966. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A Oran subsistent l&#039;obélisque et la gloire ailée&amp;amp;nbsp;: c&#039;est le buste en bas-relief d&#039;Abd-el-Kader, plaqué sur l&#039;obélisque, qu&#039;elle semble aujourd&#039;hui couronner. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gloire est changeante, mais hier comme aujourd&#039;hui, à Oran, elle couronne les vaincus de Sidi-Brahim.&lt;br /&gt;
[[Catégorie:HISTOIRE]] [[Catégorie:Armées]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Sidi-Brahim&amp;diff=43109</id>
		<title>Sidi-Brahim</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Sidi-Brahim&amp;diff=43109"/>
		<updated>2009-08-13T09:25:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : Inclusion deux medias 2° essai&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Média:Marabout de Sidi-Brahim.JPG]]&lt;br /&gt;
Le marabout de Sidi-Brahim est situé à une quinzaine de kilomètres au sud de Djemaâ Ghazaouet / [[Nemours - Ville|Nemours]], et à 18 Km à l&#039;ouest de [[Nédroma - Ville|Nédroma]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Près de ce lieu l&#039;émir [[ABDELKADER|Abd-el-Kader]] en personne écrasa un détachement commandé par le colonel de Montagnac et composé de 60 cavaliers du 2&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; Hussards et de 350 chasseurs du 8&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; d&#039;Orléans, mais connut une résistance inattendue d&#039;un petit groupe de chasseurs qui gardait le bivouac. Ils se replièrent sur la Kouba du marabout de Sidi-Brahim, et se battirent dans un tel déséquilibre de forces, et avec une telle opiniâtreté, que les bataillons de chasseurs [http://www.bleujonquille.com/bleu_jonquille.php commémorent] encore aujourd&#039;hui Sidi-Brahim comme une seconde fête nationale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le récit de la bataille est développé dans de nombreux [http://www.armees.com/Le-Recit-du-Combat-de-Sidi-Brahim.html sites visibles sur internet]. On se contentera ici de rapporter l&#039;hallucinant témoignage d&#039;un survivant, et de rappeler le monument commémoratif de cette bataille qui ornait le centre de la place d&#039;Armes à [[Oran - Ville|Oran]] (ou encore place Foch, ou place de la mairie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un récit des combats du 24 au 26 septembre 1845  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lieutenant-colonel de Montagnac, qui s&#039;était aventuré contre l&#039;ordre de ses chefs hors de de son poste de [[Nemours - Ville|Djemaâ-Ghazaouet]], subit donc un sanglant revers le 23 septembre non loin de Sidi-Brahim, de même que la colonne de renfort du commandant Froment-Coste, averti au bivouac. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le petit groupe resté au bivouac sous le commandement du capitaine de Géreaux se replie sur le marabout, et voici le récit du caporal Tressy, du 8&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; bataillon de chasseurs d&#039;Orléans, tel que l&#039;a rapporté le colonel (plus tard général) Paul Azan dans son ouvrage en 1905 sur Sidi-Brahim: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;«&amp;amp;nbsp;Le marabout de Sidi-Brahim présentait alors un carré de 12 à 13 mètres de côté, entouré de murs bâtis en boue, de 4 pieds de haut, dominés par une coupole oblongue placée au centre. M. de Géreaux et le lieutenant de Chappedelaine organisent rapidement la défense&amp;amp;nbsp;; les brèches sont réparées, l&#039;entrée est fermée à l&#039;aide des cantines, nous sommes postés vingt sur chaque face derrière les murs du marabout&amp;amp;nbsp;; le capitaine s&#039;établit au centre avec le chirurgien Rosaguti et l&#039;interprète Lévy.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Vers midi environ, la colonne du commandant Froment-Coste écrasée, les Arabes, et les Kabyles, électrisés par leur double victoire, plus encore que par la présence d&#039;Abd-el-Kader, se ruent comme un torrent déchaîné, comme les flots d&#039;une mer en furie, contre les murs croulants du petit marabout. Ces fiers cavaliers, exécutant une fantasia superbe, arrivent comme un ouragan, abordant à la fois les quatre faces du monument. Reçus de toute part par une fusillade à bout portant, ils perdent beaucoup de monde et se retirent.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Alors l&#039;assaut commence&amp;amp;nbsp;: c&#039;est un feu d&#039;enfer. Repoussés, les Arabes reviennent à la charge avec une nouvelle audace et l&#039;assaut reprend avec une furie grandissante. La terre se couvre de leurs morts&amp;amp;nbsp;; mais ce nouvel échec semble rallumer leur rage. Aussi loin que la vue peut s&#039;étendre sur toute la plaine, l&#039;œil n&#039;apperçoit que des burnous&amp;amp;nbsp;; et cette multitude grouillante, comme une vague immense, se rue avec une audace incroyable sur nos fragiles remparts. La lutte se poursuit aussi ardente environ cinq quarts d&#039;heure.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Alors a lieu une scène que je n&#039;oublierai pas de ma vie&amp;amp;nbsp;: en face de nous arrive le capitaine Dutertre&amp;amp;nbsp;; il est très pâle&amp;amp;nbsp;; il n&#039;a que son pantalon&amp;amp;nbsp;; sa chemise est en lambeaux&amp;amp;nbsp;; il est conduit par six Arabes et s&#039;arrête à 50 mètres du mur où je me trouve. Que va-t-il se passer&amp;amp;nbsp;? Nous sommes dans une anxiété terrible. Que va-t-il nous proposer&amp;amp;nbsp;?... Nous faisons le plus profond silence. Les Arabes, impatients, semblent l&#039;inviter à parler&amp;amp;nbsp;; le capitaine refuse&amp;amp;nbsp;; il ne dit pas une parole. Après un moment d&#039;attente, les Arabes tirent sur lui deux coups de pistolet à bout portant et se sauvent en emportant leur prisonnier. Nous avons tous pensé qu&#039;Abd-el-Kader l&#039;avait envoyé pour nous engager à nous rendre. Son silence nous dictait notre conduite et son supplice nous montrait ce que nous devions attendre de notre barbare ennemi.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Le 24, au lever du soleil, l&#039;émir vient lui-même à la tête de ses réguliers, cavalerie et infanterie, et le branle-bas recommence. Reçue par une grêle de mitraille au travers des créneaux, toute la cavalerie a beau donner, elle n&#039;arrive qu&#039;à nous exténuer&amp;amp;nbsp;; elle perd beaucoup de monde. A 10 heures, le combat reprend encore plus furieux, mais aucun Arabe ne peut franchir le retranchement.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous sommes presque constamment en lutte jusqu&#039;au lendemain, à deux heures de l&#039;après-midi. La nuit, les Arabes se rapprochent, nous jettent des pierres et, joignant la dérision à l&#039;insulte, nous demandent si nous voulons boire de l&#039;eau fraîche et manger des galettes chaudes.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous jugeant épuisés par une lutte acharnée de trois jours, nous sachant sans munitions et sans vivres, et nous croyant incapables de sortir de notre enceinte, Abd-el-Kader fait sonner la retraite, part avec ses troupes, laissant seulement 450 hommes pour nous observer&amp;amp;nbsp;; comptant sur la famine plus puissante que ses armes pour achever son œuvre.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Il ne se trompait pas, hélas&amp;amp;nbsp;! La faim nous torturait les entrailles&amp;amp;nbsp;; mais à la suite de trois journées de lutte ardente et sans repos, sous les ardeurs implacables du soleil d&#039;Afrique, la soif nous était un supplice plus épouvantable encore. On en était arrivé jusqu&#039;à boire sa propre urine&amp;amp;nbsp;; certains recueillaient celle des trois chevaux et la portaient avidement à leurs lèvres brûlantes, espérant ainsi éteindre le feu qui les dévorait. C&#039;était véritablement horrible.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;....Il ne nous restait donc plus d&#039;espoir. Le départ fut décidé. Le 26, journée de toutes la plus terrible, à 7 heures, nous franchissons l&#039;enceinte et tombons comme un ouragan sur un poste d&#039;observation de 150 hommes placé à 100 mètres au nord du marabout. Surpris par la rapidité de l&#039;attaque, les Arabes se dispersent dans toutes les directions et en toute hâte reviennent au marabout piller nos bagages. Pendant ce temps, la petite colonne, le capitaine de Géreaux en tête, soutenu par deux hommes, dirige sa marche, sans être poursuivie de trop près, du côté de &#039;&#039;[[Nemours - Ville|&#039;&#039;Djemaâ&#039;&#039;]]&#039;&#039;.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous fîmes ainsi environ 3 lieues sans être sérieusement attaqués&amp;amp;nbsp;; néanmoins trois des nôtres, tombés, les jambes fracassées, nous supplient avec des larmes et des cris lamentables de les achever&amp;amp;nbsp;; c&#039;était à fendre l&#039;âme. Il fallait marcher&amp;amp;nbsp;; la troupe des Kabyles, sur nos derrières, grossissait sans cesse&amp;amp;nbsp;; on apercevait les Bédouins, prévenus de notre approche, descendre de tous les douars, courir en avant de la colonne pour lui barrer le chemin. Cependant nous avons traversé le grand plateau&amp;amp;nbsp;; 2 kilomètres au plus nous séparent de la redoute. Une hauteur de 50 mètres à descendre, des jardins arabes semés d&#039;arbres et de broussailles, tout à fait au fond un ravin&amp;amp;nbsp;; et par delà le salut. L&#039;espérance renaît dans nos âmes&amp;amp;nbsp;; mais à l&#039;extrémité du plateau, grand Dieu&amp;amp;nbsp;! quel spectacle&amp;amp;nbsp;!... devant nous, à nos pieds, une multitude , une cohue immense armée de fusils et de sabres, d&#039;armes de toutes sortes, est là, sur une profondeur de plus de 200 mètres&amp;amp;nbsp;; des milliers d&#039;Arabes vocifèrent, gesticulent, attendant une proie qui ne peut leur échapper... Il n&#039;y a pourtant pas à hésiter, 2&amp;amp;amp;nbsp;000 Kabyles arrivent sur nous&amp;amp;nbsp;; il faut passer sur le corps de cette fourmilière humaine, entrer dans cet enfer, y faire sa trouée ou mourir. Baïonnettes en avant, nous roulons sur la pente, fusillés par les arabes, et la danse commence, danse infernale et terrible. Ce n&#039;est pas un combat, c&#039;est de la folie, de la rage, un massacre, une boucherie impossible à décrire. Nos chefs sont toujours à notre tête&amp;amp;nbsp;; le lieutenant de Chappedelaine est atteint de deux balles, le docteur Rosaguti succombe dans la mêlée sanglante. A six pas devant moi, je vois tomber le capitaine de Géreaux.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Dès lors, chacun pour soi, et en avant dans la masse profonde des arabes qui nous poussent de toutes parts. La baïonnette décrit toutes les arabesques de l&#039;escrime, un moulinet continuel. Devant nous, à nos côtés, derrière, on ne voit qu&#039;yeux flamboyants de colère, dents de fauves se disputant une proie, faces de démons incarnant la haine, bras tendus, mains crispées, armes de toutes sortes, cherchant par tous les moyens à nous atteindre et à nous donner la mort. On n&#039;entendait que vociférations et hurlements&amp;amp;nbsp;; c&#039;était un vacarme effrayant, une mêlée terrible.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cependant, la baïonnette fait joliment son ouvrage&amp;amp;nbsp;; mais plus elle tue, plus la foule fanatisée augmente. Percé de part en part, en pleine poitrine, un de ces forcenés saisit ma baïonnette de ses deux mains et, dans les crispations de la mort, la maintient comme dans un étau d&#039;acier; une seconde ... et c&#039;en est fait de moi. Un effort désespéré la dégage, elle continue son oeuvre.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous allions de conserve, dans cette mêlée furieuse, avec un colosse allemand qui faisait lui aussi un carnage épouvantable et se battait comme un lion. Enfin, nous apercevons, comme un rayon d&#039;espérance, une issue à notre enfer. Encore quelques efforts et la trouée est faite, nous atteignons la zone de la redoute (environ 300 mètres à découvert) où les Arabes n&#039;osent plus s&#039;aventurer à nous suivre. Mais il sera dit qu&#039;en cette journée terrible, nous rencontrerons le plus grand péril où nous attendions le salut.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Sur la lisière des arbres et des broussailles, toute une longue ligne de tireurs arabes est là, à l&#039;affût, attendant les malheureux Français échappés au carnage et sortant de la mêlée sanglante, pour les tirer comme on tire un gibier débusqué d&#039;un fourré par une meute ardente.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Prêt à franchir cette ligne, j&#039;eus un moment de stupeur&amp;amp;nbsp;; il me fallait passer sur les cadavres de quinze à vingt compagnons d&#039;armes tombés là, criblés de balles. J&#039;eus un moment d&#039;hésitation, le temps de voir le danger, et je partis comme un trait vers la redoute. A 200 mètres, épuisé, je regarde en arrière: l&#039;Allemand ne me suivait plus. J&#039;arrive enfin, la porte s&#039;ouvre, j&#039;entre, je n&#039;avais plus mon fusil. Le lendemain, on le trouva avec ceux de Langevin et de Laparra, à quelques mètres de la redoute. Seul, Lavayssière, caporal de la 3&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; compagnie, rentra avec son arme.&amp;amp;nbsp;&#039;&#039;»&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le 23/12/1847 au marabout de Sidi-Brahim&amp;amp;nbsp;: la reddition d&#039;Abd-el-Kader  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 23 décembre 1847, c&#039;est au lieu même du marabout de Sidi-Brahim qu&#039;[[ABDELKADER|Abd-el-Kader]], escorté d&#039;une cinquantaine de ses cavaliers, fit sa soumission à la France, en la personne du colonel Cousin de Montauban envoyé à sa recherche par le général [[La Moricière Juchault|de Lamoricière]] . Lamoricière avait promis l&#039;aman &#039;&#039;(demander grâce, faire sa soumission, obtenir la grâce)&#039;&#039; demandé la nuit même par Abd-el-Kader. La soumission plus officielle eut lieu un peu plus tard à [[Nemours - Ville|Nemours]], où il rencontra le duc d&#039;Aumale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le monument de Sidi Brahim par Dalou  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le monument de 1898 à Oran  ===&lt;br /&gt;
[[Média:Monument 1898.JPG]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La municipalité d&#039;[[Oran - Ville|Oran]] eut l&#039;idée en 1893 de commémorer le cinquantième anniversaire de Sidi-Brahim par l&#039;érection d&#039;un monument. Une souscription fut lancée, et après renseignement, on choisit le sclupteur [http://fr.wikipedia.org/wiki/Aim%C3%A9-Jules_Dalou Aimé-Jules Dalou] pour le réaliser. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On passera sur les péripéties, les querelles avec Dalou ou avec la famille du Colonel de Montagnac, les hésitations sur l&#039;emplacement définitif... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les manifestations pour l&#039;inauguration eurent lieu les 17,18 et 19 décembre 1898. On y invita chacun des survivants de Sidi-Brahim&amp;amp;nbsp;: Gabriel Léger, Guillaume Rolland, le célèbre clairon, et Pegre. Les deux derniers y furent présents. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monument, élevé au centre de la place d&#039;Armes, qui est aussi celle de l&#039;Hôtel de Ville, se composait d&#039;un obélisque de 8 mètres de haut, surmonté d&#039;une gloire ailée présentant une couronne de palmes, et plaquée contre une de ses faces, une statue de femme tenant un drapeau, symbolisant la France, qui écrivait sur l&#039;obélisque les mots du capitaine Dutertre&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;amp;nbsp;». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le monument, à Périssac, et à Oran.  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La statue de la France fut démontée et expédiée en France en 1962. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit au milieu des vignes, près du village de Périssac, en Gironde, patrie du capitaine Oscar de Géreaux, deux voiles courbes et concentriques en béton. La statue de la France par Dalou écrit toujours, sur l&#039;une des deux voiles, «&amp;amp;nbsp;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;amp;nbsp;». Ce monument fut inauguré le 10 juillet 1966. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A Oran subsistent l&#039;obélisque et la gloire ailée&amp;amp;nbsp;: c&#039;est le buste en bas-relief d&#039;Abd-el-Kader, plaqué sur l&#039;obélisque, qu&#039;elle semble aujourd&#039;hui couronner. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gloire est changeante, mais hier comme aujourd&#039;hui, à Oran, elle couronne les vaincus de Sidi-Brahim.&lt;br /&gt;
[[Catégorie:HISTOIRE]] [[Catégorie:Armées]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Sidi-Brahim&amp;diff=43108</id>
		<title>Sidi-Brahim</title>
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		<updated>2009-08-13T09:24:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : Inclusion deux médias&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Média:Marabout_de_Sidi-Brahim.JPG]]&lt;br /&gt;
Le marabout de Sidi-Brahim est situé à une quinzaine de kilomètres au sud de Djemaâ Ghazaouet / [[Nemours - Ville|Nemours]], et à 18 Km à l&#039;ouest de [[Nédroma - Ville|Nédroma]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Près de ce lieu l&#039;émir [[ABDELKADER|Abd-el-Kader]] en personne écrasa un détachement commandé par le colonel de Montagnac et composé de 60 cavaliers du 2&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; Hussards et de 350 chasseurs du 8&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; d&#039;Orléans, mais connut une résistance inattendue d&#039;un petit groupe de chasseurs qui gardait le bivouac. Ils se replièrent sur la Kouba du marabout de Sidi-Brahim, et se battirent dans un tel déséquilibre de forces, et avec une telle opiniâtreté, que les bataillons de chasseurs [http://www.bleujonquille.com/bleu_jonquille.php commémorent] encore aujourd&#039;hui Sidi-Brahim comme une seconde fête nationale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le récit de la bataille est développé dans de nombreux [http://www.armees.com/Le-Recit-du-Combat-de-Sidi-Brahim.html sites visibles sur internet]. On se contentera ici de rapporter l&#039;hallucinant témoignage d&#039;un survivant, et de rappeler le monument commémoratif de cette bataille qui ornait le centre de la place d&#039;Armes à [[Oran - Ville|Oran]] (ou encore place Foch, ou place de la mairie). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un récit des combats du 24 au 26 septembre 1845  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lieutenant-colonel de Montagnac, qui s&#039;était aventuré contre l&#039;ordre de ses chefs hors de de son poste de [[Nemours - Ville|Djemaâ-Ghazaouet]], subit donc un sanglant revers le 23 septembre non loin de Sidi-Brahim, de même que la colonne de renfort du commandant Froment-Coste, averti au bivouac. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le petit groupe resté au bivouac sous le commandement du capitaine de Géreaux se replie sur le marabout, et voici le récit du caporal Tressy, du 8&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; bataillon de chasseurs d&#039;Orléans, tel que l&#039;a rapporté le colonel (plus tard général) Paul Azan dans son ouvrage en 1905 sur Sidi-Brahim: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;«&amp;amp;nbsp;Le marabout de Sidi-Brahim présentait alors un carré de 12 à 13 mètres de côté, entouré de murs bâtis en boue, de 4 pieds de haut, dominés par une coupole oblongue placée au centre. M. de Géreaux et le lieutenant de Chappedelaine organisent rapidement la défense&amp;amp;nbsp;; les brèches sont réparées, l&#039;entrée est fermée à l&#039;aide des cantines, nous sommes postés vingt sur chaque face derrière les murs du marabout&amp;amp;nbsp;; le capitaine s&#039;établit au centre avec le chirurgien Rosaguti et l&#039;interprète Lévy.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Vers midi environ, la colonne du commandant Froment-Coste écrasée, les Arabes, et les Kabyles, électrisés par leur double victoire, plus encore que par la présence d&#039;Abd-el-Kader, se ruent comme un torrent déchaîné, comme les flots d&#039;une mer en furie, contre les murs croulants du petit marabout. Ces fiers cavaliers, exécutant une fantasia superbe, arrivent comme un ouragan, abordant à la fois les quatre faces du monument. Reçus de toute part par une fusillade à bout portant, ils perdent beaucoup de monde et se retirent.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Alors l&#039;assaut commence&amp;amp;nbsp;: c&#039;est un feu d&#039;enfer. Repoussés, les Arabes reviennent à la charge avec une nouvelle audace et l&#039;assaut reprend avec une furie grandissante. La terre se couvre de leurs morts&amp;amp;nbsp;; mais ce nouvel échec semble rallumer leur rage. Aussi loin que la vue peut s&#039;étendre sur toute la plaine, l&#039;œil n&#039;apperçoit que des burnous&amp;amp;nbsp;; et cette multitude grouillante, comme une vague immense, se rue avec une audace incroyable sur nos fragiles remparts. La lutte se poursuit aussi ardente environ cinq quarts d&#039;heure.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Alors a lieu une scène que je n&#039;oublierai pas de ma vie&amp;amp;nbsp;: en face de nous arrive le capitaine Dutertre&amp;amp;nbsp;; il est très pâle&amp;amp;nbsp;; il n&#039;a que son pantalon&amp;amp;nbsp;; sa chemise est en lambeaux&amp;amp;nbsp;; il est conduit par six Arabes et s&#039;arrête à 50 mètres du mur où je me trouve. Que va-t-il se passer&amp;amp;nbsp;? Nous sommes dans une anxiété terrible. Que va-t-il nous proposer&amp;amp;nbsp;?... Nous faisons le plus profond silence. Les Arabes, impatients, semblent l&#039;inviter à parler&amp;amp;nbsp;; le capitaine refuse&amp;amp;nbsp;; il ne dit pas une parole. Après un moment d&#039;attente, les Arabes tirent sur lui deux coups de pistolet à bout portant et se sauvent en emportant leur prisonnier. Nous avons tous pensé qu&#039;Abd-el-Kader l&#039;avait envoyé pour nous engager à nous rendre. Son silence nous dictait notre conduite et son supplice nous montrait ce que nous devions attendre de notre barbare ennemi.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Le 24, au lever du soleil, l&#039;émir vient lui-même à la tête de ses réguliers, cavalerie et infanterie, et le branle-bas recommence. Reçue par une grêle de mitraille au travers des créneaux, toute la cavalerie a beau donner, elle n&#039;arrive qu&#039;à nous exténuer&amp;amp;nbsp;; elle perd beaucoup de monde. A 10 heures, le combat reprend encore plus furieux, mais aucun Arabe ne peut franchir le retranchement.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous sommes presque constamment en lutte jusqu&#039;au lendemain, à deux heures de l&#039;après-midi. La nuit, les Arabes se rapprochent, nous jettent des pierres et, joignant la dérision à l&#039;insulte, nous demandent si nous voulons boire de l&#039;eau fraîche et manger des galettes chaudes.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous jugeant épuisés par une lutte acharnée de trois jours, nous sachant sans munitions et sans vivres, et nous croyant incapables de sortir de notre enceinte, Abd-el-Kader fait sonner la retraite, part avec ses troupes, laissant seulement 450 hommes pour nous observer&amp;amp;nbsp;; comptant sur la famine plus puissante que ses armes pour achever son œuvre.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Il ne se trompait pas, hélas&amp;amp;nbsp;! La faim nous torturait les entrailles&amp;amp;nbsp;; mais à la suite de trois journées de lutte ardente et sans repos, sous les ardeurs implacables du soleil d&#039;Afrique, la soif nous était un supplice plus épouvantable encore. On en était arrivé jusqu&#039;à boire sa propre urine&amp;amp;nbsp;; certains recueillaient celle des trois chevaux et la portaient avidement à leurs lèvres brûlantes, espérant ainsi éteindre le feu qui les dévorait. C&#039;était véritablement horrible.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;....Il ne nous restait donc plus d&#039;espoir. Le départ fut décidé. Le 26, journée de toutes la plus terrible, à 7 heures, nous franchissons l&#039;enceinte et tombons comme un ouragan sur un poste d&#039;observation de 150 hommes placé à 100 mètres au nord du marabout. Surpris par la rapidité de l&#039;attaque, les Arabes se dispersent dans toutes les directions et en toute hâte reviennent au marabout piller nos bagages. Pendant ce temps, la petite colonne, le capitaine de Géreaux en tête, soutenu par deux hommes, dirige sa marche, sans être poursuivie de trop près, du côté de &#039;&#039;[[Nemours - Ville|&#039;&#039;Djemaâ&#039;&#039;]]&#039;&#039;.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous fîmes ainsi environ 3 lieues sans être sérieusement attaqués&amp;amp;nbsp;; néanmoins trois des nôtres, tombés, les jambes fracassées, nous supplient avec des larmes et des cris lamentables de les achever&amp;amp;nbsp;; c&#039;était à fendre l&#039;âme. Il fallait marcher&amp;amp;nbsp;; la troupe des Kabyles, sur nos derrières, grossissait sans cesse&amp;amp;nbsp;; on apercevait les Bédouins, prévenus de notre approche, descendre de tous les douars, courir en avant de la colonne pour lui barrer le chemin. Cependant nous avons traversé le grand plateau&amp;amp;nbsp;; 2 kilomètres au plus nous séparent de la redoute. Une hauteur de 50 mètres à descendre, des jardins arabes semés d&#039;arbres et de broussailles, tout à fait au fond un ravin&amp;amp;nbsp;; et par delà le salut. L&#039;espérance renaît dans nos âmes&amp;amp;nbsp;; mais à l&#039;extrémité du plateau, grand Dieu&amp;amp;nbsp;! quel spectacle&amp;amp;nbsp;!... devant nous, à nos pieds, une multitude , une cohue immense armée de fusils et de sabres, d&#039;armes de toutes sortes, est là, sur une profondeur de plus de 200 mètres&amp;amp;nbsp;; des milliers d&#039;Arabes vocifèrent, gesticulent, attendant une proie qui ne peut leur échapper... Il n&#039;y a pourtant pas à hésiter, 2&amp;amp;amp;nbsp;000 Kabyles arrivent sur nous&amp;amp;nbsp;; il faut passer sur le corps de cette fourmilière humaine, entrer dans cet enfer, y faire sa trouée ou mourir. Baïonnettes en avant, nous roulons sur la pente, fusillés par les arabes, et la danse commence, danse infernale et terrible. Ce n&#039;est pas un combat, c&#039;est de la folie, de la rage, un massacre, une boucherie impossible à décrire. Nos chefs sont toujours à notre tête&amp;amp;nbsp;; le lieutenant de Chappedelaine est atteint de deux balles, le docteur Rosaguti succombe dans la mêlée sanglante. A six pas devant moi, je vois tomber le capitaine de Géreaux.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Dès lors, chacun pour soi, et en avant dans la masse profonde des arabes qui nous poussent de toutes parts. La baïonnette décrit toutes les arabesques de l&#039;escrime, un moulinet continuel. Devant nous, à nos côtés, derrière, on ne voit qu&#039;yeux flamboyants de colère, dents de fauves se disputant une proie, faces de démons incarnant la haine, bras tendus, mains crispées, armes de toutes sortes, cherchant par tous les moyens à nous atteindre et à nous donner la mort. On n&#039;entendait que vociférations et hurlements&amp;amp;nbsp;; c&#039;était un vacarme effrayant, une mêlée terrible.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cependant, la baïonnette fait joliment son ouvrage&amp;amp;nbsp;; mais plus elle tue, plus la foule fanatisée augmente. Percé de part en part, en pleine poitrine, un de ces forcenés saisit ma baïonnette de ses deux mains et, dans les crispations de la mort, la maintient comme dans un étau d&#039;acier; une seconde ... et c&#039;en est fait de moi. Un effort désespéré la dégage, elle continue son oeuvre.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous allions de conserve, dans cette mêlée furieuse, avec un colosse allemand qui faisait lui aussi un carnage épouvantable et se battait comme un lion. Enfin, nous apercevons, comme un rayon d&#039;espérance, une issue à notre enfer. Encore quelques efforts et la trouée est faite, nous atteignons la zone de la redoute (environ 300 mètres à découvert) où les Arabes n&#039;osent plus s&#039;aventurer à nous suivre. Mais il sera dit qu&#039;en cette journée terrible, nous rencontrerons le plus grand péril où nous attendions le salut.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Sur la lisière des arbres et des broussailles, toute une longue ligne de tireurs arabes est là, à l&#039;affût, attendant les malheureux Français échappés au carnage et sortant de la mêlée sanglante, pour les tirer comme on tire un gibier débusqué d&#039;un fourré par une meute ardente.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Prêt à franchir cette ligne, j&#039;eus un moment de stupeur&amp;amp;nbsp;; il me fallait passer sur les cadavres de quinze à vingt compagnons d&#039;armes tombés là, criblés de balles. J&#039;eus un moment d&#039;hésitation, le temps de voir le danger, et je partis comme un trait vers la redoute. A 200 mètres, épuisé, je regarde en arrière: l&#039;Allemand ne me suivait plus. J&#039;arrive enfin, la porte s&#039;ouvre, j&#039;entre, je n&#039;avais plus mon fusil. Le lendemain, on le trouva avec ceux de Langevin et de Laparra, à quelques mètres de la redoute. Seul, Lavayssière, caporal de la 3&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; compagnie, rentra avec son arme.&amp;amp;nbsp;&#039;&#039;»&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le 23/12/1847 au marabout de Sidi-Brahim&amp;amp;nbsp;: la reddition d&#039;Abd-el-Kader  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 23 décembre 1847, c&#039;est au lieu même du marabout de Sidi-Brahim qu&#039;[[ABDELKADER|Abd-el-Kader]], escorté d&#039;une cinquantaine de ses cavaliers, fit sa soumission à la France, en la personne du colonel Cousin de Montauban envoyé à sa recherche par le général [[La Moricière Juchault|de Lamoricière]] . Lamoricière avait promis l&#039;aman &#039;&#039;(demander grâce, faire sa soumission, obtenir la grâce)&#039;&#039; demandé la nuit même par Abd-el-Kader. La soumission plus officielle eut lieu un peu plus tard à [[Nemours - Ville|Nemours]], où il rencontra le duc d&#039;Aumale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le monument de Sidi Brahim par Dalou  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le monument de 1898 à Oran  ===&lt;br /&gt;
[[Média:Monument_1898.JPG]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La municipalité d&#039;[[Oran - Ville|Oran]] eut l&#039;idée en 1893 de commémorer le cinquantième anniversaire de Sidi-Brahim par l&#039;érection d&#039;un monument. Une souscription fut lancée, et après renseignement, on choisit le sclupteur [http://fr.wikipedia.org/wiki/Aim%C3%A9-Jules_Dalou Aimé-Jules Dalou] pour le réaliser. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On passera sur les péripéties, les querelles avec Dalou ou avec la famille du Colonel de Montagnac, les hésitations sur l&#039;emplacement définitif... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les manifestations pour l&#039;inauguration eurent lieu les 17,18 et 19 décembre 1898. On y invita chacun des survivants de Sidi-Brahim&amp;amp;nbsp;: Gabriel Léger, Guillaume Rolland, le célèbre clairon, et Pegre. Les deux derniers y furent présents. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monument, élevé au centre de la place d&#039;Armes, qui est aussi celle de l&#039;Hôtel de Ville, se composait d&#039;un obélisque de 8 mètres de haut, surmonté d&#039;une gloire ailée présentant une couronne de palmes, et plaquée contre une de ses faces, une statue de femme tenant un drapeau, symbolisant la France, qui écrivait sur l&#039;obélisque les mots du capitaine Dutertre&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;amp;nbsp;». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le monument, à Périssac, et à Oran.  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La statue de la France fut démontée et expédiée en France en 1962. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit au milieu des vignes, près du village de Périssac, en Gironde, patrie du capitaine Oscar de Géreaux, deux voiles courbes et concentriques en béton. La statue de la France par Dalou écrit toujours, sur l&#039;une des deux voiles, «&amp;amp;nbsp;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;amp;nbsp;». Ce monument fut inauguré le 10 juillet 1966. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A Oran subsistent l&#039;obélisque et la gloire ailée&amp;amp;nbsp;: c&#039;est le buste en bas-relief d&#039;Abd-el-Kader, plaqué sur l&#039;obélisque, qu&#039;elle semble aujourd&#039;hui couronner. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gloire est changeante, mais hier comme aujourd&#039;hui, à Oran, elle couronne les vaincus de Sidi-Brahim.&lt;br /&gt;
[[Catégorie:HISTOIRE]] [[Catégorie:Armées]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Fichier:Marabout_de_Sidi-Brahim.JPG&amp;diff=43107</id>
		<title>Fichier:Marabout de Sidi-Brahim.JPG</title>
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		<updated>2009-08-13T09:20:37Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : Marabout de Sidi-Brahim ; dessin de Chanzy en 1847.&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Marabout de Sidi-Brahim ; dessin de Chanzy en 1847.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Fichier:Monument_1898.JPG&amp;diff=43106</id>
		<title>Fichier:Monument 1898.JPG</title>
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		<updated>2009-08-13T09:16:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : Monument de Sidi-Brahim, érigé en 1898 sur la place d&amp;#039;Armes, à Oran. En fond, l&amp;#039;hôtel de ville.&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Monument de Sidi-Brahim, érigé en 1898 sur la place d&#039;Armes, à Oran. En fond, l&#039;hôtel de ville.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
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	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Discussion_utilisateur:G%C3%A9rard_TEISSEIRE&amp;diff=43104</id>
		<title>Discussion utilisateur:Gérard TEISSEIRE</title>
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		<updated>2009-08-13T07:09:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;--[[Utilisateur:Gérard TEISSEIRE|Gérard TEISSEIRE]] 13 août 2009 à 09:09 (CEST) Bonjour Marino - Bon ! Je me plie à la règle (cependant, il y a un petit &amp;quot; + &amp;quot; en haut de la page qui permet de répondre, et qui place automatiquement les messages à la suite).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Non, n&#039;effacez pas tout, il n&#039;y pas le feu ! On peut essayer d&#039;y réfléchir pendant la journée , pour recomposer ?&lt;br /&gt;
Cordialement Gérard&lt;br /&gt;
_______________________________________________________________________&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Marino|Marino]] 13 août 2009 à 06:55 (CEST) Historique militaire/Nemours : Il vaut mieux que j&#039;efface tout et que je vous laisse faire ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;ouvrir une page Sidi-Brahim n&#039;est pas absurde, puisque plusieurs articles contiennent le mot &amp;quot;Sidi-Brahim&amp;quot;, en référence , soit au baroud d&#039;honneur des chasseurs, soit à la reddition d&#039;Abd-el-Kader&#039;&#039; : je n&#039;ai jamais pensé cela et j&#039;ai vu que Michel a déjà placé l&#039; Article dans Cagégorie : HISTOIRE Armées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PS : Gérard - Sur cette Encyclo (contrairement à l&#039;autre) : On signe d&#039;abord et on met les deniers commentaires en début de page . Cordialement&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_______________________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Marino|Marino]] 10 août 2009 à 22:36 (CEST)Bonsoir Gerard . Je ne connais pas  A.Témouchent - Vos informations sont sûrement plus fiables.&lt;br /&gt;
Donc faites les modifications nécessaires - J&#039;ai mis le bandeau pour la population (à renseigner). Vous pouvez aussi créer le nouveau bandeau pour un &#039;&#039;&#039;historique militaire&#039;&#039;&#039; et &#039;&#039;&#039;J&#039;y ai vécu et je raconte&#039;&#039;&#039; : en faisant un copier/coller des bandeaux déjà créer. Cordialement Marie-Noelle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PS: pour signer  votre nom avec date et heure : &#039;&#039;&#039;~ ~ ~ ~&#039;&#039;&#039; en appuyant en même temps sur &#039;&#039;&#039;alt gr&#039;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
________________________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonjour, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Merci de votre message, &amp;quot;Websahib&amp;quot;, et merci à vous &amp;quot;Marino&amp;quot;. Oui, je suis bien &amp;quot;tmouchentois&amp;quot; (c&#039;est ma casquette généalogique), et j&#039;avais remarqué votre nom &amp;quot;Escoffier&amp;quot;. Un ami tarno-pied noir m&#039;avait fait remarquer Geneawiki, où j&#039;ai ajouté en juin/juillet quelques données témouchentoises, principalement tirées de la consultation des archives de l&#039;état-civil en ligne des ANOM. Outre les données généalogiques qui y sont contenues, elles gardent la trace de l&#039;histoire administrative&amp;amp;nbsp;; ce qui explique mon intérêt pour la commune-mixte d&#039;Aïn-Témouchent, dont j&#039;avais entendu parler, mais dont je n&#039;avais pas pas mesuré et l&#039;originalité, et l&#039;importance (en terme de territoire administré). Cordialement. Gérard &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Marino|Marino]] 9 août 2009 à 18:35 (CEST)Bonjour Gérard (Tmouchentois) J&#039;ai créé sur GénéaWiki&amp;amp;nbsp;: Toutes les pages de l&#039;Algérie 1830 - 1962, Maroc (entre-autres)et Généalogie, Biographie etc...sous mon nom Escoffier. J&#039;ai changé de site, quand le Webmaster Jérôme Galichon a laissé entrer les A.P.C et les Imans après 1962 et des liens &amp;quot;limites&amp;quot; du colonalisme. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bienvenue sur l&#039; Encyclopédie AFN &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
________________________________________________________________________________________________ &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&#039;&#039;&#039;Bienvenue sur &#039;&#039;1830-1962 ENCYCLOPEDIE de L&#039;AFN&#039;&#039;&amp;amp;nbsp;!&#039;&#039;&#039; Nous espérons que vous contribuerez beaucoup et bien. Vous désirerez, peut-être, lire [[Aide:Aide|comment bien débuter]]. Bienvenue encore et bonne contributions. [[Utilisateur:Websahib|WebSahib]] 8 août 2009 à 22:27 (CEST) [[Utilisateur:Websahib|WebSahib]] 8 août 2009 à 22:27 (CEST)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
____________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
--[[Utilisateur:Gérard TEISSEIRE|Gérard TEISSEIRE]] 11 août 2009 à 07:24 (CEST)Bonjour, merci pour l&#039;info signature.&lt;br /&gt;
J&#039;irai donc faire la correction.Bonne journée&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Historique_N%C3%A9droma_-_Ville&amp;diff=43096</id>
		<title>Historique Nédroma - Ville</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Historique_N%C3%A9droma_-_Ville&amp;diff=43096"/>
		<updated>2009-08-12T19:54:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : /* Présence française */ Lien interne &amp;quot;Sidi-Brahim&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{VILLE2006|&lt;br /&gt;
|Nom_ville=Nédroma&lt;br /&gt;
|gauche=35&lt;br /&gt;
|haut=23&lt;br /&gt;
|Village=oui&lt;br /&gt;
|Pays=ALGERIE &lt;br /&gt;
|ecu=non&lt;br /&gt;
}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire ancienne  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n&#039;y eut certainement pas de ville romaine à l&#039;emplacement de Nedroma. Léon l&#039;Africain est à l&#039;origine de cette légende, de même qu&#039;il est à la source de la fausse étymologie du nom de Nédroma&amp;amp;nbsp;:&amp;amp;nbsp;« Ned-Roma&amp;amp;nbsp;»,&amp;amp;nbsp;« rivale de Rome&amp;amp;nbsp;». &amp;lt;br&amp;gt;Il ne fut jamais découvert de vestiges ni d&#039;inscriptions pouvant attester une implantation romaine à Nedroma. &amp;lt;br&amp;gt;La ville de Nédroma, située au pied du mont Fillaoussen, a été bâtie (1160 Après J.-C.) par le Sultan Adbdelmoumen ben Ali de la dynastie des Almohades, sur les ruines d’immense cité berbère. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce conquérant avait soumis tout le pays alors connu sous le nom de Berbérie et qui s’étend du royaume de Borka à [[Tlemcen - Ville|Tlemcen - Ville]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’année d’après ayant réuni une armée formidable il se jeta sur le Maghreb (Maroc), dont il voulait agrandir son empire déjà si vaste. Dans son trajet, d’Oran à Tlemcen, les hordes d’Arabes qui le suivaient, lui ayant demandé permission de retourner dans leurs foyers, Abdelmoumen les laissa partir, ne gardant de chaque tribu que mille hommes qu’il se proposait de laisser, afin d’affermir ses conquêtes, dans les diverses villes qu’il allait occuper. Ce que voyant, les soldats almohades se révoltèrent, n’ayant jamais pu obtenir la même faveur. Une réunion secrète fut tenue par les principaux chefs de l’armée, et la mort du tyran fut résolue pour le soir même. Un marabout qui se trouvait au milieu de l’armée, Ahmed El bedjaï, ayant eu vent du complot vint le dévoiler à l’émir, le suppliant de le laisser s’immoler pour lui. Celui-ci lui permit de coucher dans la tente «&amp;amp;nbsp;royale&amp;amp;nbsp;», et le lendemain le cadavre du marabout gisait sanglant sur le lit du prince. &amp;lt;br&amp;gt;On chargea le martyr sur une chamelle, à laquelle on laissa prendre, comme il l’avait recommandé dit-on, lui-même, la direction qu’elle voudrait, et à l’endroit même où elle s’agenouilla, on enterra son cadavre&amp;amp;nbsp;; sur son tombeau fut élevée une mosquée qui subsiste toujours, auprès de la mosquée fut élevée une ville, et dans cette ville furent abandonnés les plus turbulents de l’armée almohade. Ce fut Nédroma. &amp;lt;br&amp;gt;Elle a accueilli de nombreux immigrants andalous chassés par la «&amp;amp;nbsp;Reconquista&amp;amp;nbsp;». Elle devint un important centre de textile au XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. &amp;lt;br&amp;gt;On trouve ce nom mentionné par Al-Baidak où il faut entendre les mots Ahl Al-Karya Nadruma par les « gens du bourg, (c’est-à-dire) les Nadruma ». Ce passage, écrit au XII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, tendrait à montrer comment le nom de la fraction de la tribu de Nadruma est passé à la petite ville qui était alors leur principale agglomération urbaine. Déjà avant cette époque, Nedroma est le nom de la ville, puisque Al-Bekri (au XII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle) l’appelle ainsi et nous en donne une brève description, il la qualifie de madina, « ville » et non de simple karya « bourg », « village ». Au temps d’Al-Idrissi (au XII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle), Nédroma est une ville florissante, entourée de murailles et son marché est important. Il n’est pas douteux qu’alors, bien que les deux géographes que l’on vient de citer n’en fassent pas mention, Nedroma avait une mosquée. Une inscription sur bois (aujourd’hui au musée des antiquités à Alger a été découverte, dans la grande mosquée actuelle de Nedroma, par René Basset en 1900&amp;amp;nbsp;; elle indique que ce fut un souverain almoravide ou un prince, fils ou petit-fils de Youssef Ibn Tachfin, qui, au début du XII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle a fait la chaire à prêcher, le minbar de cette mosquée de Nedroma et peut être l’édifice lui-même. On ne saurait dire, faute de document probant, si cette mosquée almoravide la plus importante de Nédroma, aujourd’hui au centre de la ville, fut reconstruite alors sur l’emplacement d’une autre plus ancienne, avec ou sans minbar, ou bien s’il s’agissait là de fondations nouvelles d’un prince almoravide. Bien que le nom de Nedroma, comme nom de la ville, n’apparaisse qu’au XII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle dans les textes, on peut imaginer que son emplacement a servi d’habitat à des agglomérations depuis les temps préhistoriques, car la nature l’a doté des avantages qui, dans ce pays, ont toujours entraîné le groupement des hommes&amp;amp;nbsp;: douceur du climat, fertilité du sol, abondance des eaux courantes, situation dominante et facile à défendre. Cependant, la [[Préhistoire|période préhistorique]] – qui a donné des spécimens de l’industrie humaine, pour la région de Maghnia, au sud et de Remchi à l’est de massif trari, – n’offre, pour la région de Nedroma même, aucun témoignage de la vie humaine à cette époque lointaine. Il est vrai que ni les grottes voisines ni la banlieue de Nedroma n’ont encore été explorées par des spécialistes du préhistorique. En ce temps-là et durant tout le Moyen-Âge, Nedroma disposait pour ses relations maritimes avec l’extérieur, de plusieurs petits ports. &amp;lt;br&amp;gt;Le plus important, Honaïne, était aussi celui de Tlemcen. Il en reste encore d’importants vestiges aujourd’hui. Toutefois, le port de Honaïne était d’un accès difficile de Nedroma, par le flan très abrupt du mont Tdjra. Cette ville devait plutôt utiliser le port de Masin. &amp;lt;br&amp;gt;Honaïne distante de 30 km au sud est, [[Antiquité_-_Carthage|escale phénicienne]] et cité numide, joua le rôle de port de Tlemcen au XIII&amp;lt;sup&amp;gt;e &amp;lt;/sup&amp;gt;siècle. Elle fut la voie méditerranéenne pour le commerce avec le tafilalet et l’ancien soudan. Il subsiste encore des restes de la ville kharidjite, des remparts en pisé flanqués de tours et les restes d’une casbah. &amp;lt;br&amp;gt;On ne sait rien d&#039;autre sur cette période, bien que les légendes abondent. On peut supposer que se produisirent alors de grands bouleversements dans la structure de la population, et la fixation dans la ville de familles dont les noms évoquent des origines marocaines. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Présence turque  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nedroma est connue pour ses multiples koubbas où reposent des saints et savants outre méditerranéens mais elle est également connue pour ses traditions musicales andalouses. Au XVI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, Léon l’Africain attribue la richesse de Nedroma au nombre de ses tisserands. &amp;lt;br&amp;gt;La ville au cachet local propre rappelle les anciennes villes musulmanes maghrébines et dispose de quartiers traditionnels au nombre de 4 dont deux réservés aux activités artisanales. Son plan est assez bien conservé avec ses dédales de ruelles sinueuses étroites et de multiples impasses. &amp;lt;br&amp;gt;Après l&#039;établissement de la domination turque, Nédroma et sa région furent l&#039;objet d&#039;un litige permanent entre le Bey d&#039;Oran et les chorfa du Maroc. &amp;lt;br&amp;gt;En 1791, les Espagnols cédèrent Oran au Dey d&#039;Alger, Hassan.&amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Celui-ci en profita pour affermir le pouvoir turc dans l&#039;arrière-pays et asseoir l&#039;autorité turque représentée dans la région par les Beys Omar Agha et Ali Kara Baghli. Elle devint même la capitale d&#039;un Beylik assez important. &amp;lt;br&amp;gt;C&#039;est à cette époque que, dit-on, les exactions des janissaires cantonnés à Nédroma provoquèrent une révolte de la population citadine. Le Dey marcha contre Nédroma, qui fit sa soumission et fut imposée d&#039;une contribution annuelle de cent pièces de grosse toile de coton destinées à confectionner des tentes de soldats. &amp;lt;br&amp;gt;Le Dey fut amené à intervenir quelque temps plus tard, à l&#039;occasion de troubles provoqués dans la ville par la division des habitants en deux partis, l&#039;un pro-marocain, l&#039;autre pro-turc. Le Dey aurait fait entrer ses soldats dans la ville par surprise, et l&#039;aurait ensuite livrée au massacre et au pillage. &amp;lt;br&amp;gt;Cependant les razzias continuelles effectuées par les Marocains à partir de leur base d&#039;Oujda semblent avoir, dans la dernière période, rapproché Nédroma du pouvoir turc. La ville prit parti pour le Dey, contre les Derkaoua ayant à leur tête le marabout Ben Cherif, au début du XIX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. &amp;lt;br&amp;gt;Il semble que, par la suite, le pouvoir turc n&#039;ait plus été contesté, jusqu&#039;à l&#039;occupation française. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Présence française  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1831, à l&#039;issue des combats livrés sur la Tafna contre le Maréchal Clauzel, Abd-el-Kader voulut faire de Nédroma son quartier-général de l&#039;ouest, mais les habitants refusèrent.&amp;lt;br&amp;gt;Pour les contraindre, l&#039;Émir fit arrêter plusieurs notables de la ville qui s&#039;étaient rendus au marché de Mascara. Nédroma accepta alors un gouverneur d&#039;Abd-el-Kader. Mais lorsque celui-ci eut libéré les otages, la population se souleva et chassa le gouverneur à coups de pierres. &amp;lt;br&amp;gt;En avril 1836, Abd-el-Kader vient établir son camp à Nédroma après les combats contre la colonne d&#039;Arlanges. En juillet de la même année, après la défaite de la Sikkak, il revient à Nédroma, où sont soignés ses blessés&amp;amp;nbsp;; mais il laisse son camp à Ain-Kebira. Le traité de La Tafna (30 mai 1837) lui reconnait la possession de la ville. &amp;lt;br&amp;gt;Après la reprise des hostilités, se présente devant Nedroma une colonne française conduite par le Général Bedeau, et accompagnée par la cavalerie des Douaïrs de Mustapha Ben Smail. La Djemaa offre sa reddition, et Bedeau s&#039;abstient de faire entrer les troupes dans la ville&amp;amp;nbsp;: c&#039;est le 8 mars 1842.&amp;lt;br&amp;gt;L&#039;Émir [[ABDELKADER|Abd-el-Kader]] fit sa reddition en décembre 1847, prés de [[Sidi-Brahim | Sidi-Brahim]], sous un palmier qui se dresse encore, entouré d&#039;une petite barrière et d&#039;une plaque commémorative indiquant seulement l&#039;année. De là, il fut conduit à Nemours d&#039;où, après une entrevue avec le gouverneur de l&#039;Algérie, il s&#039;embarqua pour l&#039;exil. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La ville conserva une certaine autonomie administrative sous la direction de sa Djemaa, dont cependant le Président devait être agréé par les autorités coloniales. &amp;lt;br&amp;gt;L&#039;application du sénatus-consulte en 1867 donna lieu à des «&amp;amp;nbsp;états des tribus&amp;amp;nbsp;», qui furent établis, en ce qui concerne Nédroma, du 23/10/1866 au 1/3/1867. Ils comportaient recensement de la population, état des lieux, mesure et bornage des propriétés. &amp;lt;br&amp;gt;Nédroma fut alors constitué en un seul douar-commune. &amp;lt;br&amp;gt;Le seul colon français habitant Nédroma à cette époque est un nommé Authier, qui s&#039;est établi dans la ville avec sa famille en 1852 et s&#039;y est fait construire une maison. En 1867, il obtient concession du terrain où il a déjà bâti, et de 14 hectares dans la plaine de Nédroma. Un autre européen viendra habiter la ville en 1876, M. Baudet, directeur de l&#039;école franco-arabe. &amp;lt;br&amp;gt;Le douar-commune de Nédroma dépendit d&#039;abord de l&#039;administration militaire, en l&#039;occurrence, du Bureau arabe de Maghnia. Le régime militaire, supprimé en 1870, ne céda vraiment la place à l&#039;administration civile qu&#039;en 1880, sous la pression croissante des colons d&#039;Algérie. &amp;lt;br&amp;gt;Le 9 septembre 1880, le douar-commune fut érigé en commune mixte, et placé sous l&#039;autorité d&#039;un administrateur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== l&#039;Ecole  ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon le rapport de 1867, une école arabo-française a été créée à Nédroma par décision du 28 janvier 1865.&amp;lt;br&amp;gt;Le personnel enseignant se compose d&#039;un directeur français et d&#039;un directeur-adjoint indigène.&amp;lt;br&amp;gt;Trente jeunes garçons, tous musulmans, appartenant aux principales familles de la ville, suivent les cours de cette école où ils apprennent à lire et à écrire en français, à calculer, etc... à la grande satisfaction de leurs parents qui, s&#039;adonnant presque tous au commerce, apprécient d&#039;une manière remarquable les bienfaits de l&#039;instruction &amp;lt;br&amp;gt;D&#039;autre part, Canal écrit en 1888&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Lors de la promulgation de la récente loi sur l&#039;instruction primaire, les habitants de Nédroma ont été les premiers à demander la création d&#039;une école de filles&amp;amp;nbsp;».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Recherches généalogiques  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://caom.archivesnationales.culture.gouv.fr/sdx/ecfa/search.xsp?nom=&amp;amp;prenom=&amp;amp;commune=%22NEDROMA%22&amp;amp;de=&amp;amp;a=&amp;amp;tri=date Identifier les actes numérisés] aux Archives d&#039;Outre-Mer (C.A.O.M)&amp;amp;nbsp;: 1876-1890&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Liens externes  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[http://nedroma.free.fr/histoire.htm Histoire et civilisation] de Dr Verdalle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:PageDeVille]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Discussion_utilisateur:Marino&amp;diff=43095</id>
		<title>Discussion utilisateur:Marino</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Discussion_utilisateur:Marino&amp;diff=43095"/>
		<updated>2009-08-12T19:44:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : /* Nemours, histoire militaire */ nouvelle section&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Utilisateur:MORGANA|MORGANA]] 30 avril 2009 à 01:50 (CEST) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Je ne comprends pas bien &#039;&#039;&#039;pourquoi tout cela éclate maintenant. J’ai été, et reste encore un peu, très occupé par des problèmes graves de famille, j’ai dû rater quelques épisodes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Je ne comprends pas bien &#039;&#039;&#039;le problème. Pour ce qui concerne le côté technique, j’avais, en son temps, fait une analyse que je ne peux que reproduire&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;… il y a, me semble-t-il trois problèmes, liés certes, mais différents&amp;amp;nbsp;:&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*&#039;&#039;la sécurité des données&amp;amp;nbsp;;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
*&#039;&#039;le maintien en condition des applications et donc les mises à jour des logiciels de base (..., MediaWiki, MySQL …)&amp;amp;nbsp;;&#039;&#039; &lt;br /&gt;
*&#039;&#039;le financement des serveurs.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#&#039;&#039;La sécurité des données.&amp;lt;br&amp;gt;J’ai personnellement accès à la base de données de l’Encyclo. et au serveur de fichiers. Je devrais donc pouvoir opérer des sauvegardes périodiques. ….&#039;&#039; &lt;br /&gt;
#&#039;&#039;Le maintien en condition des applications. &amp;lt;br&amp;gt;Il n’est jamais vital de suivre les mises à jour des logiciels de base. Cependant, il arrive un moment où les outils disponibles n’existent plus pour les anciennes versions ce qui interdit toute amélioration et, surtout, récupération en cas d’incident grave.&amp;lt;br&amp;gt;Pour ça c’est plus compliqué. Il faut des connaissances sur les systèmes et un réseau de contacts prêt à aider. &amp;lt;br&amp;gt;Si ça devient indispensable, on pourra s’y coller. Mes connaissances des systèmes informatiques ont 20 ans, et ça n’est pas comme monter à vélo&amp;amp;nbsp;! Mais on peut apprendre un minimum. Quant au réseau, si on n’est pas top exigeant, on trouve toujours sur le Net des personnes prêtes à aider.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
#&#039;&#039;Le financement des serveurs. &amp;lt;br&amp;gt;Là j’avoue mon incompétence. D’une part je suis (très) peu argenté et d’autre part, je n’ai jamais eu de fibre commerciale qui seule permettrait de trouver et de maintenir les financements nécessaires.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Voila mon analyse et ce que je pourrai faire avec mes modestes moyens.&amp;lt;br&amp;gt;Marc et les autres, dites-moi si j’ai tout compris et s’il y a d’autres solutions envisageables.&#039;&#039; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ajoute qu&#039;en tant que &amp;quot;Bureaucrat&amp;quot; je pourrais me charger, à l&#039;occasion, des tâches d&#039;administration des membres et, en particulier, de&amp;amp;nbsp;l&#039;acceptation de nouvelles recrues. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Geneviève - 29 avril - Sans discussion rien n&#039;est possible, il faut se parler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Marino|Marino]] 29 avril 2009 à 17:35 (CEST) &amp;quot;&#039;&#039;En gros personne ne doit être indispensable, c&#039;est une évidence totale...&amp;quot; &#039;&#039;C&#039;est une évidence pour tous tes sites et le site des autres [http://marcelpaul.duclos.free.fr/index.htm Duclos site Philippeville] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;______________________________________________________________________________________________________ [[Utilisateur:Websahib|Websahib]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Websahib|WebSahib]] 29 avril 2009 à 18:24 (CEST) je sais bien et cela fait des années que je le dis....mais qui écoute&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;[[Utilisateur:Websahib|WebSahib]] 29 avril 2009 à 14:55 (CEST) Ce ne sont pas des &amp;quot;petites querelles&amp;quot; il est en effet aberrant que tout ne dépende au plan technique, que d&#039;une seule personne&amp;amp;nbsp;! C&#039;est dangereux et anormal. En outre, il suffit que j&#039;ai un accident demain pour que tout soit par terre.... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est donc évident que DOIT se constituer un système qui permette une gestion claire et correctement &amp;quot;bordée&amp;quot; afin de préserver la qualité du travail existant et à venir.... C&#039;est clair et ce n&#039;est pas un &amp;quot;petit problème&amp;quot;. Et çà c&#039;est notre problème à tous&amp;amp;nbsp;! En gros personne ne doit être indispensable, c&#039;est une évidence totale... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons la situation actuelle, dans laquelle je souhaite me retirer, çà veut dire quoi&amp;amp;nbsp;? Donc cela doit être possible, sinon tout ce projet est un géant aux pieds d&#039;argile&amp;amp;nbsp;! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Marino|Marino]] 29 avril 2009 à 14:35 (CEST)Bien ceci dit&amp;amp;nbsp;! Bertrand et Marc (avec Michel qui est plus discret sur &amp;quot;&#039;&#039;nos petites querelles&amp;quot;, &#039;&#039;qui ne nous font pas avancer..) vous avez créé un outil indispensable pour nous ôtrës PN&amp;quot; - Alors SVP - après vos coups de Gueule (ça arrive souvent entre amis) sans compter sur nos états de santé assez difficiles&amp;amp;nbsp;: J&#039;ai fait un AVC le 17 mars 2008, juste avant le DC de mon mari le 15 juin 2008) Prenez la vie autrement - Merci - Amicalement aux Administrateurs de Notre Encyclopédie AFN &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
____________________________________________________________________________________________________ &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Websahib|WebSahib]] 29 avril 2009 à 10:49 (CEST) tu sais Marino, c&#039;est en oubliant pas qu&#039;on avance pas... sinon on n&#039;apprend rien&amp;amp;nbsp;! D&#039;autre part, mener une affaire comme l&#039;encyclo demande de l&#039;énergie et de la volonté et si tout le monde ne tire pas dans le même sens, une bonne partie de l&#039;énergie est dispersée&amp;amp;nbsp;! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je considère, mais çà n&#039;est que mon avis, qu&#039;il faut violer les gens et les &amp;quot;obliger&amp;quot; à participer, il n&#039;y a pas photo&amp;amp;nbsp;! Si l&#039;éparpillement continue à être maintenu, plus rien n&#039;aura de sens&amp;amp;nbsp;! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je suis en cela très différent de Bertrand qui voit des choses dont je lui laisse la responsabilité&amp;amp;nbsp;! Mais qui ne &amp;quot;pousse&amp;quot; pas les gens à oeuvrer ici... c&#039;est dommage et préjudiciable, je le pensais acteur, il n&#039;a voulu que paraitre documentaliste, ce qui est déjà très bien&amp;amp;nbsp;! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais l&#039;encyclo c&#039;est une philosopĥie, et regarde Michel il e dit rien mais son boulot est utile et essentiel..... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela ne me choque pas que les gens viennent et partent...d&#039;autres viennent, font ce qu&#039;ils ont à faire et repartent... c&#039;est normal, sain et positif... mais quand on est &amp;quot;pilier&amp;quot; d&#039;un site, il y a des choses qui ne devraient pas exister&amp;amp;nbsp;! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Moi là je sature depuis 2005 je n&#039;entends que le même discours&amp;amp;nbsp;! Donc çà me fatigue et comme le discours est nul, je souhaite vivement passer le relais et pourquoi pas ne devenir qu&#039;un simple rédacteur.... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
_____________________________________________________________________________________________________ &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Utilisateur:Bertrand bouret|Bertrand]] 29 avril 2009 à 13:06 (CEST) Websahib dit &#039;&#039;&#039;Je suis en cela très différent de Bertrand qui voit des choses dont je lui laisse la responsabilité&amp;amp;nbsp;! Mais qui ne &amp;quot;pousse&amp;quot; pas les gens à oeuvrer ici...&#039;&#039;&#039;. Pas tout à fait d&#039;accord. Encore le 21 avril, il y a eu [[Utilisateur:FERNON Jean-Paul|Jean Paul]] et aussi bien du côté de la Tunisie que de l&#039;Algérie, j&#039;en ai fait venir quelques uns, j&#039;en ai aidé beaucoup, j&#039;ai illustré les pages des autres rédacteurs quand je l&#039;ai pu. Certains sont repartis, d&#039;autres continuent. Mais quand un seul peut décider &amp;quot;On ferme!&amp;quot; (ce qui a déjà été le cas), pas facile de convaincre d&#039;éventuels participants. Maintenant, tu gères toi même plusieurs sites PN et on ne voit pas souvent leurs participants oeuvrer ici.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Acteur, je ne peux l&#039;être qu&#039;à mon niveau (Bac moins trois) et quelques soucis de santé successifs m&#039;empêchent de monter sur scène quand ce n&#039;est pas simplement d&#039;assister aux répétitions. Je fais ce que je peux avec ce que j&#039;ai et ce que je sais. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
___________________________________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Nemours, histoire militaire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
___________________________________________________________________________&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonsoir Marino,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J&#039;ai vu que vous aviez transféré sur Nemours une partie de la page Sidi-Brahim, que j&#039;étais en train de constituer; je ne pense pas qu&#039;elle y ait sa place telle quelle, mais qu&#039;elle devrait y être légèrement modifiée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je l&#039;ai conçue comme une page transversale, puisqu&#039;elle se réfère aussi à un monument important de la ville d&#039;Oran. D&#039;autres pourraient y ajouter des références aux Chasseurs, si par hasard, une page sur les Chasseurs était constituée, comme celle qui existe par exemple pour les Spahis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&#039;autre part, ouvrir une page Sidi-Brahim n&#039;est pas absurde, puisque plusieurs articles contiennent le mot &amp;quot;Sidi-Brahim&amp;quot;, en référence , soit au baroud d&#039;honneur des chasseurs, soit à la reddition d&#039;Abd-el-Kader &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, je ne pense pas que Sidi Brahim était sur Nemours, mais peut-être sur la CM de Nédroma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l&#039;histoire militaire de Nemours, outre le départ hasardeux de la colonne Montagnac, et le retour ahurissant des 16 rescapés de Sidi-Brahim, l&#039;arrivée d&#039;Abd-el-Kader en vaincu, et sa rencontre avec le duc d&#039;Aumale, pourraient être développés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur le nom de Djemaâ Ghazaouet: ce n&#039;est pas une concession à la réalité post-1962, mais le nom précis de Nemours en 1845, au moment de l&#039;épisode de Sidi-Brahim.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien cordialement&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
--[[Utilisateur:Gérard TEISSEIRE|Gérard TEISSEIRE]] 12 août 2009 à 21:44 (CEST)&lt;br /&gt;
________________________________________________________________________&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
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		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=ABDELKADER&amp;diff=43094</id>
		<title>ABDELKADER</title>
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		<updated>2009-08-12T19:21:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : Lien interne Sidi-Brahim&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{CART-BIOG |&lt;br /&gt;
|format_img=jpg&lt;br /&gt;
|nom_condense=abdelkader&lt;br /&gt;
|nom=ABDELKADER&lt;br /&gt;
|prénom=ben Mahi ed Dine&lt;br /&gt;
|titre=El Hadj&lt;br /&gt;
|grade=Emir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grand&#039;croix de la Légion d&#039;honneur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
le 5 août 1860&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|dat_nais=1808&lt;br /&gt;
|lieu_nais=près de Mascara&lt;br /&gt;
|pays_nais=Algérie&lt;br /&gt;
|dat_dc=26 mai 1883.&lt;br /&gt;
|lieu_dc=Damas&lt;br /&gt;
|pays_dc=Syrie&lt;br /&gt;
|presente=Fils de MAHI ED DINE , un saint homme qui jouissait d&#039;une influence considérable dans la région de Mascara, le jeune ABD EL-KADER, grâce à son père, est proclamé sultan par les tribus de la région en novembre 1832.&lt;br /&gt;
|fait_marq=Il va combattre les Français pendant seize ans, de 1832 à 1848, où il fera sa reddition.&lt;br /&gt;
|date_imp=Emprisonné en France pendant quatre ans , de 1848 à 1852, il est libéré et se retire à Damas.&lt;br /&gt;
|contexte=&lt;br /&gt;
De sa libération jusqu&#039;à sa mort, soit pendant 31 ans, il va se montrer ami des français et va constament oeuvrer pour rapprocher la France des indigènes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ABD EL-KADER : (Abd al-Qâdir ibn Muhyì-al-Dìn al Hasani, ou Al-Hadjdj ou Abd el-Kader, fils de Mahi ed-Din et de Lalla Zohra). Appelé péjorativement Sultan el-Gahba (sultan des broussailles). Emir arabe, fondateur de l’empire berbère, né près de Mascara à El Guetna, né vers 1808 et décédé à Damas le 26 mai 1883. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien qu’il ne soit pas né « homme de grande tente » mais homme de « zaouïa » on le dit descendant de Mahomet par les califes Fatimides. Sa filiation est établie avec Fatima, la fille du prophète, mariée à Ali bou-Thaleb. Il a donc rang de chérif. Fin lettré, il est docteur du Coran. Issu d’une vieille famille chérifienne, les Quâdiriya, son père, chef des tribus de l’intérieur de l’ancien beylik d’Oran, tente de constituer un état arabe et proclame le 22 nov. 1832, le Djihad (la guerre sainte) contre l’étranger, l’infidèle. Il fait reconnaître par les tribus des Hachems, des Beni Amer et des Gharabas son fils comme sultan des Arabes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jusqu’en 1847, celui-ci organise la résistance à la conquête de l’Algérie par la France. Il subit d’abord un échec devant Oran et signe le 24 fév. 1834, un accord peu clair avec le général Desmichels qui ne connaît pas l’Arabe. Ce traité lui reconnaît la souveraineté d’« Emir des Croyants ». Ensuite, il bat le général Trézel sur les bords de la Macta, le 26 juin 1835. Le maréchal Clauzel est chargé de venger l’honneur bafoué. Il organise plusieurs expéditions qui aboutissent à l’occupation de Mascara, capitale du fief d’Abd el-Kader. Le général Bugeaud qui remplace le maréchal Clauzel, occupe Tlemcen et bat l’émir à Sikkak, en juil. 1836. Le 30 mai 1837, il doit négocier lors du traité de Tafna. Après le passage des Portes de fer par le maréchal Vallée, Abd el-Kader tente de vaines attaques sur Mazagran et Mostaganem. En fév. 1840, il assiège Cherchell. Il est battu au col de Mouzaïa en mai 1840. Les clauses du traité sont rompues de part et d’autres. Bugeaud, adepte de la conquête absolue, fait détruire Taqdîmi et Mascara, les capitales de l’émir. &lt;br /&gt;
CAbd el-Kader se réfugie au Maroc où le sultan le considère comme Khalife. Là, il continue la lutte en organisant des razzias dans l’Oranais, les Hautes Plaines et l’Atlas.&lt;br /&gt;
[[Image:Smala.jpg|thumb|&amp;lt;center&amp;gt;Prise de la Smala (peinture A.Decaen)&amp;lt;/center&amp;gt;|left|200px]]&lt;br /&gt;
Après la prise de sa smala par le duc d’Aumale, le 16 mai 1843 et la défaite sur l’Isly, le 14 août 1844, de la mehalla marocaine aux ordres du sultan Abd er-Rahmann, qui le soutien, le traité de Tanger met Abd el-Kader hors la loi. Celui-ci défie à la fois le Maroc et la France. Le 22 sept. 1845, il attaque et extermine un détachement français qui résiste héroïquement, retranché dans le marabout de [[Sidi-Brahim | Sidi-Brahim]]. Au printemps 1847, les troupes du sultan du Maroc tentent de le neutraliser dans le Rif. Abd el-Kader décide de fuir avec ses 3.000 fidèles, mais il est capturé par le général de Lamoricière. Il doit demander l’aman, qu’il présente au colonel de Montauban, le 23 déc. 1847, à Sidi-Brahim, là où il a remporté une de ses plus belles victoires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est conduit à Mers el-Kébir avec sa famille et ses serviteurs à bord du « Solnon », puis en France sur la frégate « l’Asmodée ». Sur sa demande, le général de Lamoricière, nouveau gouverneur général et le duc d’Aumale lui promettent de le transporter en Orient. Louis-Philippe en décide autrement et l’interne à Pau (un de ses gardiens sera le trompette [[ESCOFFIER Joseph|Joseph Escoffier]]) puis à Amboise et enfin l’assigne en résidence surveillée en France jusqu’en 1852. Dès lors commence pour l’Emir, une suite de mondanités puis il se retire ensuite à Brousse en Turquie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque fut organisé, en novembre 1852, le plébiscite sur l&#039;Empire, Abd-el-Kader faisait à Amboise ses derniers préparatifs de départ. Il écrivit au maire d&#039;Amboise pour lui demander la permission de voter :&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Nous devons, lui disait-il, &#039;&#039;&#039;nous considérer aujourd&#039;hui comme Français&#039;&#039;&#039;, en raison de l&#039;amitié et de l&#039;affection qu&#039;on nous témoigne et des bons procédés qu&#039;on a pour nous.&#039;&#039;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
A la suite de cette lettre, il fut autorisé à déposer, ainsi que ses compagnons, des bulletins dans une urne spéciale. Or, par une coïncidence étrange, il y avait vingt ans, jour pour jour, qu&#039;il avait été proclamé Sultan par les tribus!&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Ainsi, cet algérien qui, vingt ans auparavant, prêchait la Guerre Sainte et aimait à se faire appeler &#039;&#039;coupeur de têtes de Chrétiens pour l&#039;amour de Dieu &#039;&#039;, déclarait qu&#039;il devait &amp;quot;se considérer comme Français &amp;quot;, et demandait à prendre part à un vote national.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Bien plus, en quittant Amboise, il faisait don d&#039;un magnifique lustre à l&#039;église paroissiale... Quelle étape parcourue vers le patriotisme français et la tolérance religieuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Emir.jpg|Legion d&#039;Honneur|thumb|left|150px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1855, il s’installe à Damas en Syrie. Il montre alors une rare loyauté envers la France, en particulier lors des massacres de 1860 où il sauve de nombreux Français. Napoléon III lui octroie une pension de 100.000 francs et l’élève à la dignité de grand&#039;croix de la Légion d’honneur. Il reçoit du Pape la médaille pontificale. Par ailleurs, il est initié le 18 juin 1864 à la communauté des Francs-Maçons. Il décède dans la nuit du 25 au 26 mai 1883, dans sa ferme du Doummar en Syrie. Ses restes sont transférés en Algérie en 1966. Père de 16 enfants dont 10 garçons, son petit-fils Idris Jazairi, né en 1936, est son prétendant.&lt;br /&gt;
Txt CRY d’après J Brunon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Retour de ses cendres ====&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Émir paradoxal, l&#039;Algérie d&#039;aujourd&#039;hui en a fait sa grande figure nationaliste lui donnant même la place que naguère, du temps de la France, nous offrions à [[BUGEAUD|Bugeaud]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 5 juillet 1966, l&#039;Algérie organisera en grandes pompes, le retour des cendres de l&#039;Emir et son inhumation au carré des Héros du cimetière d&#039; El Alia à [[Alger - Ville|Alger]]&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
L&#039;aurait-il souhaité ? Rien n&#039;est moins sûr. (* son courrier)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aux archives d’Aix-en-Provence (C.A.O.M) dans ses lettres au roi et à E. Ollivier), il dit sa déception d’avoir été lâché par les siens (certaines tribus algériennes), le sultan ottoman et le sultan marocain eux-mêmes.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Il s’est toujours dit plus savant que guerrier, il découvre cela en captivité. Il n’est pas un nationaliste algérien, mais d’abord un maître soufi que les circonstances ont amené à prendre les armes.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Quand il a compris que ce combat était vain, son horizon s’est élargi à l’ensemble du monde arabo-musulman, il a rêvé alors d’un dialogue possible entre Orient et Occident.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(*) Courrier Ref:03054-Ministère de la Culture&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
Fonds: Musée &lt;br /&gt;
Série: armoire de fer et Musée; armoire de fer&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
Cote: AE/I/21/3&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
N° pièce acte a et b &lt;br /&gt;
Cote origine: AE/III/216&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
Analyse: Déclaration d&#039;Abd el-Kader &#039;&#039;&#039;s&#039;engageant à ne plus retourner en Algérie&#039;&#039;&#039;, remise solennellement au Palais de Saint-Cloud entre les mains de S.A. le prince Louis Napoléon le 30 octobre 1852.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Le texte original autographe en arabe, certifié être de la main d&#039;Abd el-Kader, à Paris le 4 novembre 1852 par le baron Boissonnet;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- La traduction en français par I. Urbain, annexée à l&#039;original autographe, certifiée conforme par [[DAUMAS Eugène|E.Daumas]],conseiller d&#039;Etat, général, directeur des affaires de l&#039;Algérie au Ministère de la Guerre.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039; Louange au Dieu unique !&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Que Dieu continue la victoire à notre seigneur des rois, Louis Napoléon ! Que Dieu lui donne appui et inspire ses desseins. Celui qui est devant vous est Abd el-Kader, fils de Mahi-ed-din. Il vient se présenter à votre altesse auguste pour vous remercier de vos bienfaits et il accourt auprès de vous afin de se réjouir de votre vue. Car, il en prend Dieu à témoin, vous lui êtes plus cher qu&#039;aucun de ceux qu&#039;il aime. [...] Vous avez eu confiance dans celui qui est devant vous. [...] Mais lui vous a juré par le pacte de Dieu et par le serment inviolable, au nom de tous les prophètes et de tous les envoyés, qu&#039;il ne trompera pas votre confiance en lui, qu&#039;il ne violera pas son serment, qu&#039;il n&#039;oubliera pas &#039;&#039;&#039;votre générosité et qu&#039;il ne retournera jamais au pays d&#039;Alger&#039;&#039;&#039;. &#039;&#039; &amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
Dates 1852-10-30 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
.&lt;br /&gt;
|suite1=&lt;br /&gt;
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}} &lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
{{PageHaut}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:BIOGRAPHIE]] [[Category:Personnages_importants]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=La_Morici%C3%A8re_Juchault&amp;diff=43093</id>
		<title>La Moricière Juchault</title>
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		<updated>2009-08-12T19:18:55Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : Lien interne Sidi-Brahim&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{CART-BIOG|&lt;br /&gt;
| format_img=&lt;br /&gt;
| NouvelleIm=[[Image:La Moriciere.jpg|150px]]&lt;br /&gt;
| nom_condense=&lt;br /&gt;
| nom=De La Moricière&lt;br /&gt;
| prénom=Christophe-Louis-Léon Juchault&lt;br /&gt;
| titre=Officier&lt;br /&gt;
| grade=Général&lt;br /&gt;
| dat_nais= 5 févier 1806&lt;br /&gt;
| lieu_nais=Nantes (Loire-Inférieur)&lt;br /&gt;
| pays_nais=France&lt;br /&gt;
| dat_dc= 11 septembre 1865&lt;br /&gt;
| lieu_dc=Preuzel (Somme)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
| pays_dc=France&lt;br /&gt;
| presente=Général de division - Député de la Sarthe - Ministre de la Guerre - Grand Officier de la Légion d&#039;honneur&lt;br /&gt;
| fait_marq=&lt;br /&gt;
| date_imp=1837 - Grand fait d&#039;armes:Prise de Constantine&lt;br /&gt;
| contexte=&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Carrière africaine ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Christophe-Louis-Léon Juchault de la Moricière est né à Nantes en 1806, dans une famille de l&#039;aristocratie bretonne. Suivant la tradition familiale, il intégre après le collège de Nantes l&#039;École Polytechnique, puis l&#039;École d&#039;Application de Metz pour s&#039;y préparer à la carrière militaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est ensuite dans les bataillons de Zouaves en Afrique du Nord (Maroc et Algérie) qu&#039;il s&#039;illustre, puisqu&#039;il y passe 17 années qui voient sa carrière grimper en flèche au fur et à mesure des opérations de conquête et de  pacification  de la région.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa carrière débute avec la prise d&#039;Alger en 1830, en rendant maints services avec ses sapeurs et en levant le plan d&#039;Alger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Se passionnant pour le pays et sa population, il apprend l&#039;Arabe et étudie le Coran. Lors de la création des Zouaves en 1831, il y entra à 24 ans comme capitaine, il connut les périodes difficiles du début, leur donna leur costume, et porta lui même la chechia rouge qui le fit surnommer par les Indigènes &#039;&#039;Bou Chechia&#039;&#039; (le père chéchia)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Général Trézel, chef d&#039;Etat-major du Duc de Rovigo, gouverneur en 1833, le chargea des relations avec les Indigènes, en le mettant à la tête d&#039;un Bureau arabe créé à son Cabinet, avec des interprètes pour l&#039;assister.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En même temps, il mettait son système en pratique dans le « triangle de colonisation » s&#039;étendant entre Oran, Mostaganem et Saint-Denis du Sig, après avoir dressé une carte complète et détaillée de la situation si compli­quée de la propriété indigène, de manière à ne léser personne, il accordait des concessions provisoires aux émigrants attirés en Afrique par sa réputation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le général de division, transformé en capitaine d&#039;industrie et en député s&#039;était désormais tracé un autre devoir, celui de faire progresser la colonisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quoique s&#039;occupant avec ardeur du développement de la colonisation, La Moricière ne perdait pas de vue la surveillance d&#039;Abd el Kader, réfugié au Maroc. Au mois de décembre 1847, il avait fermé tous les passages, alors que l&#039;Émir pourchassé par les Marocains avec sa « deïra » encombrée de femmes, d&#039;enfants et de blessés, était aux abois. Dans la nuit du 21 au 22 décembre, Abd el Kader découragé, résigné à &#039;&#039;la volonté de Dieu&#039;&#039;, remit à un lieutenant de spahis une feuille de papier sur laquelle il apposa son cachet; L&#039;Émir vint se rendre avec ses fidèles dans la journée du 23, au lieu même de sa plus retentissante victoire, à [[Sidi-Brahim | Sidi-Brahim]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa carrière est couronnée par la reddition d&#039;[[ABDELKADER|Abd -el-Kader]] en 1847. La gloire d&#039;avoir participé à cet événement d&#039;une immense portée était bien due au chef qui avait dirigé tant d&#039;expéditions destinées à obtenir la pacification du pays, à l&#039;administrateur qui avait prodigué tant d&#039;efforts pour réaliser sa colonisation, et qui, quelques semaines plus tard, partait pour la France, sa carrière africaine définitivement close. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [http://aj.garcia.free.fr/Livret4/L4p80-81.htm Les cahiers du Centenaire]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Seconde carrière ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une carrière politique s&#039;ouvre à lui, il est d&#039;ailleurs député depuis 1846, mais il ne lâche pas les armes tout de suite puisqu&#039;il participe, là encore fort efficacement, à la répression sanglante des journées d&#039;insurrection ouvrière de juin 1848 où il fait tomber bien des barricades.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Malgré des débuts ministériels prometteurs (entre autres dans le gouvernement de Thiers), cette seconde carrière s&#039;interrompt brutalement en décembre 1851, à la suite de l&#039;arrivée au pouvoir de Louis-Napoléon auquel il s&#039;oppose vigoureusement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est donc arrêté, comme Thiers, comme les généraux Cavaignac, Changarnier et autres représentants du « Parti de l&#039;ordre » puis &#039;&#039;&#039;envoyé en exil&#039;&#039;&#039; après une période de captivité au fort de Ham. Victor Hugo, autre exilé fameux, racontera d&#039;ailleurs son arrestation dans son livre anti-bonapartiste &#039;&#039;Histoire d&#039;un Crime&#039;&#039; en 1877.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce n&#039;est qu&#039;en 1857 que La Moricière peut rentrer en France. Peu après, il est poussé par son cousin Mgr de Mérode, Ministre des Armées du Souverain Pontife, à prendre la tête de l&#039;Armée papale, Pie IX voyant l&#039;intégrité de ses États Pontificaux fort menacés à la fois par le roi Victor-Emmanuel et par les troupes de Garibaldi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Moricière arrive à Rome en 1860 et s&#039;efforce de réorganiser et d&#039;étoffer les maigres troupes pontificales. Malgré ses efforts et son expérience, cette ultime expédition militaire se solde par un échec (à la bataille de Castelfidardo en particulier), qui pousse La Moricière à se retirer définitivement de la vie publique pour se consacrer à des œuvres pieuses jusqu&#039;à sa mort en 1865 en son château de Preuzel près d&#039;Amiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Cenotaphe gisant La Moricière.jpg|left|150px|thumb|Cénotaphe Gisant]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l&#039;inauguration du monument en 1879 (Le cénotaphe de marbre blanc La Moricière est représenté en gisant sur un autel recouvert d&#039;un dais imposant) c&#039;est Mgr Dupanloup qui prononce l&#039;éloge funèbre du général, et les fameux zouaves pontificaux envoient une délégation honorer la mémoire de leur ancien chef.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le corps du Général Juchault de La Moricière repose dans une chapelle à Saint-Philbert de Grandlieu, non loin de Nantes, car La Moricière est un lieu-dit situé tout près du village de Saint-Philbert&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Algérie française un Centre de colonisation créé en 1869 portera son nom en hommage [[Lamoricière - Ville|Lamoricière]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;[[Image:Boufarik Frontispice Monument aux Colons.jpg|thumb|300px|Frontispice Monument aux colons 1930 - Les Acteurs ]]&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
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		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Sidi-Brahim&amp;diff=43092"/>
		<updated>2009-08-12T19:15:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : /* Le 22/12/1847 au marabout de Sidi-Brahim: la reddition d&amp;#039;Abd-el-Kader */ Corrigé date&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le marabout de Sidi-Brahim est situé à une quinzaine de kilomètres au sud de Djemaâ Ghazaouet / [[Nemours - Ville | Nemours]], et à 18 Km à l&#039;ouest de [[Nédroma - Ville | Nédroma]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Près de ce lieu l&#039;émir [[ABDELKADER |Abd-el-Kader]] en personne écrasa un détachement commandé par le colonel de Montagnac et composé de 60 cavaliers du 2° Hussards et de 350 chasseurs du 8° d&#039;Orléans, mais connut une résistance inattendue d&#039;un petit groupe de chasseurs qui gardait le bivouac. Ils se replièrent sur la Kouba du marabout de Sidi-Brahim, et se battirent dans un tel déséquilibre de forces, et avec une telle opiniâtreté, que les bataillons de chasseurs [http://www.bleujonquille.com/bleu_jonquille.php commémorent] encore aujourd&#039;hui Sidi-Brahim comme une seconde fête nationale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le récit de la bataille est développé dans de nombreux [http://www.armees.com/Le-Recit-du-Combat-de-Sidi-Brahim.html sites visibles sur internet]. On se contentera ici de rapporter l&#039;hallucinant témoignage d&#039;un survivant, et de rappeler le monument commémoratif de cette bataille qui ornait le centre de la place d&#039;Armes à [[Oran - Ville  |Oran]] (ou encore place Foch, ou place de la mairie).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un récit des combats du 24 au 26 septembre 1845 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lieutenant-colonel de Montagnac, qui s&#039;était aventuré contre l&#039;ordre de ses chefs hors de  de son poste de [[Nemours - Ville | Djemaâ-Ghazaouet]], subit donc un sanglant revers le 23 septembre non loin de Sidi-Brahim, de même que la colonne de renfort du commandant Froment-Coste, averti au bivouac.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le petit groupe resté au bivouac sous le commandement du capitaine de Géreaux se replie sur le marabout, et voici le récit du caporal Tressy, du 8° bataillon de chasseurs d&#039;Orléans, tel que l&#039;a rapporté le colonel (plus tard général) Paul Azan dans son ouvrage en 1905 sur Sidi-Brahim:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&amp;quot;Le marabout de Sidi-Brahim présentait alors un carré de 12 à 13 mètres de côté, entouré de murs bâtis en boue, de 4 pieds de haut, dominés par une coupole oblongue placée au centre. M. de Géreaux et le lieutenant de Chappedelaine organisent rapidement la défense; les brèches sont réparées, l&#039;entrée est fermée à l&#039;aide des cantines, nous sommes postés  vingt sur chaque face derrière les murs du marabout ; le capitaine s&#039;établit au centre avec le chirurgien Rosaguti et l&#039;interprète Lévy.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vers midi environ, la colonne du commandant Froment-Coste écrasée, les Arabes, et les Kabyles, électrisés par leur double victoire, plus encore que par la présence d&#039;Abd-el-Kader, se ruent comme un torrent déchaîné, comme les flots d&#039;une mer en furie, contre les murs croulants du petit marabout. Ces fiers cavaliers, exécutant une fantasia superbe, arrivent comme un ouragan, abordant à la fois les quatre faces du monument. Reçus de toute part par une fusillade à bout portant, ils perdent beaucoup de monde et se retirent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors l&#039;assaut commence: c&#039;est un feu d&#039;enfer. Repoussés, les Arabes reviennent à la charge avec une nouvelle audace et l&#039;assaut reprend avec une furie grandissante. La terre se couvre de leurs morts ; mais ce nouvel échec semble rallumer leur rage. Aussi loin que la vue peut s&#039;étendre sur toute la plaine, l&#039;oeil n&#039;apperçoit que des burnous ; et cette multitude grouillante, comme une vague immense, se rue avec une audace incroyable sur nos fragiles remparts. La lutte se poursuit aussi ardente environ  cinq quarts d&#039;heure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors a lieu une scène que  je n&#039;oublierai pas de ma vie: en face de nous arrive le capitaine Dutertre ; il est très pâle ; il n&#039;a que son pantalon ; sa chemise est en lambeaux ; il est conduit par six Arabes et s&#039;arrête à 50 mètres du mur où je me trouve. Que va-t-il se passer ? Nous sommes dans une anxiété terrible. Que va-t-il nous proposer ?... Nous faisons le plus profond silence. Les Arabes, impatients, semblent l&#039;inviter à parler ; le capitaine refuse ; il ne dit pas une parole. Après un  moment d&#039;attente, les Arabes tirent sur lui deux coups de pistolet à bout portant et se sauvent en emportant leur prisonnier. Nous avons tous pensé qu&#039;Abd-el-Kader l&#039;avait envoyé pour nous engager à nous rendre. Son silence nous dictait notre conduite et son supplice nous montrait ce que nous devions attendre de notre barbare ennemi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 24, au lever du soleil, l&#039;émir vient lui-même à la tête de ses réguliers, cavalerie et infanterie, et le branle-bas recommence. Reçue par une grêle de mitraille au travers des créneaux, toute la cavalerie a beau donner, elle n&#039;arrive qu&#039;à nous exténuer ; elle perd beaucoup de monde. A 10 heurs, le combat reprend encore plus furieux, mais aucun Arabe ne peut franchir le retranchement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes presque constamment en lutte jusqu&#039;au lendemain, à deux heures de l&#039;après-midi. La nuit, les Arabes se rapprochent, nous jettent des pierres et, joignant la dérision à l&#039;insulte, nous demandent si nous voulons boire de l&#039;eau fraîche et manger des galettes chaudes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous jugeant épuisés par une lutte acharnée de trois jours, nous sachant sans munitions et sans vivres, et nous croyant incapables  de sortir de notre enceinte, Abd-el-Kader fait sonner la retraite, part avec ses troupes, laissant seulement 450 hommes pour nous observer ; comptant sur la famine plus puissante que ses armes pour achever son oeuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne se trompait pas, hélas ! La faim nous torturait les entrailles ; mais à la suite  de trois journées de lutte ardente et sans repos, sous les ardeurs implacables du soleil d&#039;Afrique, la soif nous était un supplice plus épouvantable encore. On en était arrivé jusqu&#039;à boire sa propre urine ; certains recueillaient celle des trois chevaux et la portaient avidement à leurs lèvres brûlantes, espérant ainsi éteindre le feu qui les dévorait. C&#039;était véritablement horrible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
....Il ne nous restait donc plus d&#039;espoir. Le départ fut décidé. Le 26, journée de toutes la plus terrible, à 7 heures, nous franchissons l&#039;enceinte et tombons comme un ouragan sur un poste d&#039;observation de 150 hommes placé à 100 mètres au nord du marabout. Surpris par la rapidité de l&#039;attaque, les Arabes se dispersent dans toutes les directions et en toute hâte reviennent au marabout piller nos bagages. Pendant ce temps, la petite colonne, le capitaine de Géreaux en tête, soutenu par deux hommes, dirige sa marche, sans être poursuivie de trop près, du côté de [[Nemours - Ville | Djemaâ]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous fîmes ainsi environ 3 lieues sans être sérieusement attaqués ; néanmoins trois des nôtres, tombés, les jambes fracassées, nous supplient avec des larmes et des cris lamentables de les achever ; c&#039;était à fendre l&#039;âme. Il fallait marcher ; la troupe des Kabyles, sur nos derrières, grossissait sans cesse ; on apercevait les Bédouins, prévenus de notre approche, descendre de tous les douars, courir en avant de la colonne pour lui barrer le chemin. Cependant nous avons traversé le grand plateau ; 2 kilomètres au plus nous séparent de la redoute. Une hauteur de 50 mètres à descendre, des jardins arabes semés d&#039;arbres et de broussailles, tout à fait au fond un ravin ; et par delà  le salut. L&#039;espérance renaît dans nos âmes ; mais à l&#039;extrémité du plateau, grand Dieu ! quel spectacle !... devant nous, à nos pieds, une multitude , une cohue immense armée de fusils et de sabres, d&#039;armes de toutes sortes, est là, sur une profondeur de plus de 200 mètres ; des milliers d&#039;Arabes vocifèrent, gesticulent, attendant une proie qui ne peut leur échapper... Il n&#039;y a pourtant pas à hésiter, 2000 Kabyles arrivent sur nous ; il faut passer sur le corps de cette fourmilière humaine, entrer dans cet enfer, y faire sa trouée ou mourir. Baïonnettes en avant, nous roulons sur la pente, fusillés par les arabes, et la danse commence, danse infernale et terrible. Ce n&#039;est pas un combat, c&#039;est de la folie, de la rage, un massacre, une boucherie impossible à décrire. Nos chefs sont toujours à notre tête ; le lieutenant de Chappedelaine est atteint de deux balles, le docteur Rosaguti succombe dans la mêlée sanglante. A six pas devant moi, je vois tomber le capitaine de Géreaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès lors, chacun pour soi, et en avant dans la masse profonde des arabes qui nous poussent de toutes parts. La baïonnette décrit toutes les arabesques de l&#039;escrime, un moulinet continuel. Devant nous, à nos côtés, derrière, on ne voit qu&#039;yeux flamboyants de colère, dents de fauves se disputant une proie, faces de démons incarnant la haine, bras tendus, mains crispées, armes de toutes sortes, cherchant par tous les moyens à nous atteindre et à nous donner la mort. On n&#039;entendait que vociférations et hurlements ; c&#039;était un vacarme effrayant, une mêlée terrible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, la baïonnette fait joliment son ouvrage ; mais plus elle tue, plus la foule fanatisée augmente. Percé de part en part, en pleine poitrine, un de ces forcenés saisit ma baïonnette de ses deux mains et, dans les crispations de la mort, la maintient comme dans un étau d&#039;acier; une seconde ... et c&#039;en est fait de moi. Un effort désespéré la dégage, elle continue son oeuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allions de conserve, dans cette mêlée furieuse, avec un colosse allemand qui faisait lui aussi un carnage épouvantable et se battait comme un lion. Enfin, nous apercevons, comme un rayon d&#039;espérance, une issue à notre enfer. Encore quelques efforts et la trouée est faite, nous atteignons la zone de la redoute  (environ 300 mètres à découvert) où les Arabes n&#039;osent plus s&#039;aventurer à nous suivre. Mais il sera dit qu&#039;en cette journée terrible, nous rencontrerons le plus grand péril où nous attendions le salut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la lisière des arbres et des broussailles, toute une longue ligne de tireurs arabes est là, à l&#039;affût, attendant les malheureux Français échappés au carnage et sortant de la mêlée sanglante, pour les tirer comme on tire un gibier débusqué d&#039;un fourré par une meute ardente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prêt à franchir cette ligne, j&#039;eus un moment de stupeur ; il me fallait passer sur les cadavres  de quinze à vingt compagnons d&#039;armes tombés là, criblés de balles. J&#039;eus un moment d&#039;hésitation, le temps de voir le danger, et je partis comme un trait vers la redoute. A 200 mètres, épuisé, je regarde en arrière: l&#039;Allemand ne me suivait plus. J&#039;arrive enfin, la porte s&#039;ouvre, j&#039;entre, je n&#039;avais plus mon fusil. Le lendemain, on le trouva  avec ceux de Langevin et de Laparra, à quelques mètres de la redoute. Seul, Lavayssière, caporal de la 3° compagnie, rentra avec son arme.&amp;quot;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le 23/12/1847 au marabout de Sidi-Brahim: la reddition d&#039;Abd-el-Kader ==&lt;br /&gt;
Le 23 décembre 1847, c&#039;est au lieu même du marabout de Sidi-Brahim qu&#039;[[ABDELKADER | Abd-el-Kader]], escorté d&#039;une cinquantaine de ses cavaliers, fit sa soumission à la France, en la personne du colonel Cousin de Montauban envoyé à sa recherche par le général [[La Moricière Juchault | de Lamoricière]] . Lamoricière avait promis l&#039;aman &#039;&#039;(demander grâce, faire sa soumission, obtenir la grâce)&#039;&#039; demandé la nuit même par Abd-el-Kader. La soumission plus officielle eut lieu un peu plus tard à [[Nemours - Ville | Nemours]], où il rencontra le duc d&#039;Aumale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le monument de Sidi Brahim par Dalou ==&lt;br /&gt;
===Le monument de 1898 à Oran===&lt;br /&gt;
La municipalité d&#039;[[Oran - Ville | Oran]] eut l&#039;idée en 1893 de commémorer le cinquantième anniversaire de Sidi-Brahim par l&#039;érection d&#039;un monument. Une souscription fut lancée, et après renseignement, on choisit le sclupteur [http://fr.wikipedia.org/wiki/Aim%C3%A9-Jules_Dalou Aimé-Jules Dalou] pour le réaliser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On passera sur les péripéties, les querelles avec Dalou ou avec la famille du Colonel de Montagnac, les hésitations sur l&#039;emplacement définitif ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les manifestations pour l&#039;inauguration eurent lieu les 17,18 et 19 décembre 1898. On y invita chacun des survivants de Sidi-Brahim: Gabriel Léger, Guillaume Rolland, le célèbre clairon, et Pegre.&lt;br /&gt;
Les deux derniers y furent présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monument, élevé au centre de la place d&#039;Armes, qui est aussi celle de l&#039;Hôtel de Ville, se composait d&#039;un obélisque de 8 mètres de haut, surmonté d&#039;une  gloire ailée présentant une couronne de palmes, et plaquée contre une de ses faces, une statue de femme tenant un drapeau, symbolisant la France, qui écrivait sur l&#039;obélisque les mots du capitaine Dutertre: &amp;quot;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le monument, à Périssac, et à Oran.===&lt;br /&gt;
La statue de la France fut démontée et expédiée en France en 1962.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit au milieu des vignes, près du village de Périssac, en Gironde, patrie du capitaine Oscar de Géreaux, deux voiles courbes et concentriques en béton. La statue de la France par Dalou écrit toujours, sur l&#039;une des deux voiles, &amp;quot;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Ce monument fut inauguré le 10 juillet 1966.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A Oran subsistent l&#039;obélisque et la gloire ailée: c&#039;est le buste en bas-relief d&#039;Abd-el-Kader, plaqué sur l&#039;obélisque, qu&#039;elle semble aujourd&#039;hui couronner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gloire est changeante, mais hier comme aujourd&#039;hui, à Oran, elle couronne les vaincus de Sidi-Brahim.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Sidi-Brahim&amp;diff=43091</id>
		<title>Sidi-Brahim</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Sidi-Brahim&amp;diff=43091"/>
		<updated>2009-08-12T19:13:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : /* Le 22/12/1847 au marabout de Sidi-Brahim: la reddition d&amp;#039;Abd-el-Kader */ lien interne Lamoricière&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le marabout de Sidi-Brahim est situé à une quinzaine de kilomètres au sud de Djemaâ Ghazaouet / [[Nemours - Ville | Nemours]], et à 18 Km à l&#039;ouest de [[Nédroma - Ville | Nédroma]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Près de ce lieu l&#039;émir [[ABDELKADER |Abd-el-Kader]] en personne écrasa un détachement commandé par le colonel de Montagnac et composé de 60 cavaliers du 2° Hussards et de 350 chasseurs du 8° d&#039;Orléans, mais connut une résistance inattendue d&#039;un petit groupe de chasseurs qui gardait le bivouac. Ils se replièrent sur la Kouba du marabout de Sidi-Brahim, et se battirent dans un tel déséquilibre de forces, et avec une telle opiniâtreté, que les bataillons de chasseurs [http://www.bleujonquille.com/bleu_jonquille.php commémorent] encore aujourd&#039;hui Sidi-Brahim comme une seconde fête nationale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le récit de la bataille est développé dans de nombreux [http://www.armees.com/Le-Recit-du-Combat-de-Sidi-Brahim.html sites visibles sur internet]. On se contentera ici de rapporter l&#039;hallucinant témoignage d&#039;un survivant, et de rappeler le monument commémoratif de cette bataille qui ornait le centre de la place d&#039;Armes à [[Oran - Ville  |Oran]] (ou encore place Foch, ou place de la mairie).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un récit des combats du 24 au 26 septembre 1845 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lieutenant-colonel de Montagnac, qui s&#039;était aventuré contre l&#039;ordre de ses chefs hors de  de son poste de [[Nemours - Ville | Djemaâ-Ghazaouet]], subit donc un sanglant revers le 23 septembre non loin de Sidi-Brahim, de même que la colonne de renfort du commandant Froment-Coste, averti au bivouac.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le petit groupe resté au bivouac sous le commandement du capitaine de Géreaux se replie sur le marabout, et voici le récit du caporal Tressy, du 8° bataillon de chasseurs d&#039;Orléans, tel que l&#039;a rapporté le colonel (plus tard général) Paul Azan dans son ouvrage en 1905 sur Sidi-Brahim:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&amp;quot;Le marabout de Sidi-Brahim présentait alors un carré de 12 à 13 mètres de côté, entouré de murs bâtis en boue, de 4 pieds de haut, dominés par une coupole oblongue placée au centre. M. de Géreaux et le lieutenant de Chappedelaine organisent rapidement la défense; les brèches sont réparées, l&#039;entrée est fermée à l&#039;aide des cantines, nous sommes postés  vingt sur chaque face derrière les murs du marabout ; le capitaine s&#039;établit au centre avec le chirurgien Rosaguti et l&#039;interprète Lévy.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vers midi environ, la colonne du commandant Froment-Coste écrasée, les Arabes, et les Kabyles, électrisés par leur double victoire, plus encore que par la présence d&#039;Abd-el-Kader, se ruent comme un torrent déchaîné, comme les flots d&#039;une mer en furie, contre les murs croulants du petit marabout. Ces fiers cavaliers, exécutant une fantasia superbe, arrivent comme un ouragan, abordant à la fois les quatre faces du monument. Reçus de toute part par une fusillade à bout portant, ils perdent beaucoup de monde et se retirent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors l&#039;assaut commence: c&#039;est un feu d&#039;enfer. Repoussés, les Arabes reviennent à la charge avec une nouvelle audace et l&#039;assaut reprend avec une furie grandissante. La terre se couvre de leurs morts ; mais ce nouvel échec semble rallumer leur rage. Aussi loin que la vue peut s&#039;étendre sur toute la plaine, l&#039;oeil n&#039;apperçoit que des burnous ; et cette multitude grouillante, comme une vague immense, se rue avec une audace incroyable sur nos fragiles remparts. La lutte se poursuit aussi ardente environ  cinq quarts d&#039;heure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors a lieu une scène que  je n&#039;oublierai pas de ma vie: en face de nous arrive le capitaine Dutertre ; il est très pâle ; il n&#039;a que son pantalon ; sa chemise est en lambeaux ; il est conduit par six Arabes et s&#039;arrête à 50 mètres du mur où je me trouve. Que va-t-il se passer ? Nous sommes dans une anxiété terrible. Que va-t-il nous proposer ?... Nous faisons le plus profond silence. Les Arabes, impatients, semblent l&#039;inviter à parler ; le capitaine refuse ; il ne dit pas une parole. Après un  moment d&#039;attente, les Arabes tirent sur lui deux coups de pistolet à bout portant et se sauvent en emportant leur prisonnier. Nous avons tous pensé qu&#039;Abd-el-Kader l&#039;avait envoyé pour nous engager à nous rendre. Son silence nous dictait notre conduite et son supplice nous montrait ce que nous devions attendre de notre barbare ennemi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 24, au lever du soleil, l&#039;émir vient lui-même à la tête de ses réguliers, cavalerie et infanterie, et le branle-bas recommence. Reçue par une grêle de mitraille au travers des créneaux, toute la cavalerie a beau donner, elle n&#039;arrive qu&#039;à nous exténuer ; elle perd beaucoup de monde. A 10 heurs, le combat reprend encore plus furieux, mais aucun Arabe ne peut franchir le retranchement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes presque constamment en lutte jusqu&#039;au lendemain, à deux heures de l&#039;après-midi. La nuit, les Arabes se rapprochent, nous jettent des pierres et, joignant la dérision à l&#039;insulte, nous demandent si nous voulons boire de l&#039;eau fraîche et manger des galettes chaudes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous jugeant épuisés par une lutte acharnée de trois jours, nous sachant sans munitions et sans vivres, et nous croyant incapables  de sortir de notre enceinte, Abd-el-Kader fait sonner la retraite, part avec ses troupes, laissant seulement 450 hommes pour nous observer ; comptant sur la famine plus puissante que ses armes pour achever son oeuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne se trompait pas, hélas ! La faim nous torturait les entrailles ; mais à la suite  de trois journées de lutte ardente et sans repos, sous les ardeurs implacables du soleil d&#039;Afrique, la soif nous était un supplice plus épouvantable encore. On en était arrivé jusqu&#039;à boire sa propre urine ; certains recueillaient celle des trois chevaux et la portaient avidement à leurs lèvres brûlantes, espérant ainsi éteindre le feu qui les dévorait. C&#039;était véritablement horrible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
....Il ne nous restait donc plus d&#039;espoir. Le départ fut décidé. Le 26, journée de toutes la plus terrible, à 7 heures, nous franchissons l&#039;enceinte et tombons comme un ouragan sur un poste d&#039;observation de 150 hommes placé à 100 mètres au nord du marabout. Surpris par la rapidité de l&#039;attaque, les Arabes se dispersent dans toutes les directions et en toute hâte reviennent au marabout piller nos bagages. Pendant ce temps, la petite colonne, le capitaine de Géreaux en tête, soutenu par deux hommes, dirige sa marche, sans être poursuivie de trop près, du côté de [[Nemours - Ville | Djemaâ]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous fîmes ainsi environ 3 lieues sans être sérieusement attaqués ; néanmoins trois des nôtres, tombés, les jambes fracassées, nous supplient avec des larmes et des cris lamentables de les achever ; c&#039;était à fendre l&#039;âme. Il fallait marcher ; la troupe des Kabyles, sur nos derrières, grossissait sans cesse ; on apercevait les Bédouins, prévenus de notre approche, descendre de tous les douars, courir en avant de la colonne pour lui barrer le chemin. Cependant nous avons traversé le grand plateau ; 2 kilomètres au plus nous séparent de la redoute. Une hauteur de 50 mètres à descendre, des jardins arabes semés d&#039;arbres et de broussailles, tout à fait au fond un ravin ; et par delà  le salut. L&#039;espérance renaît dans nos âmes ; mais à l&#039;extrémité du plateau, grand Dieu ! quel spectacle !... devant nous, à nos pieds, une multitude , une cohue immense armée de fusils et de sabres, d&#039;armes de toutes sortes, est là, sur une profondeur de plus de 200 mètres ; des milliers d&#039;Arabes vocifèrent, gesticulent, attendant une proie qui ne peut leur échapper... Il n&#039;y a pourtant pas à hésiter, 2000 Kabyles arrivent sur nous ; il faut passer sur le corps de cette fourmilière humaine, entrer dans cet enfer, y faire sa trouée ou mourir. Baïonnettes en avant, nous roulons sur la pente, fusillés par les arabes, et la danse commence, danse infernale et terrible. Ce n&#039;est pas un combat, c&#039;est de la folie, de la rage, un massacre, une boucherie impossible à décrire. Nos chefs sont toujours à notre tête ; le lieutenant de Chappedelaine est atteint de deux balles, le docteur Rosaguti succombe dans la mêlée sanglante. A six pas devant moi, je vois tomber le capitaine de Géreaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès lors, chacun pour soi, et en avant dans la masse profonde des arabes qui nous poussent de toutes parts. La baïonnette décrit toutes les arabesques de l&#039;escrime, un moulinet continuel. Devant nous, à nos côtés, derrière, on ne voit qu&#039;yeux flamboyants de colère, dents de fauves se disputant une proie, faces de démons incarnant la haine, bras tendus, mains crispées, armes de toutes sortes, cherchant par tous les moyens à nous atteindre et à nous donner la mort. On n&#039;entendait que vociférations et hurlements ; c&#039;était un vacarme effrayant, une mêlée terrible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, la baïonnette fait joliment son ouvrage ; mais plus elle tue, plus la foule fanatisée augmente. Percé de part en part, en pleine poitrine, un de ces forcenés saisit ma baïonnette de ses deux mains et, dans les crispations de la mort, la maintient comme dans un étau d&#039;acier; une seconde ... et c&#039;en est fait de moi. Un effort désespéré la dégage, elle continue son oeuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allions de conserve, dans cette mêlée furieuse, avec un colosse allemand qui faisait lui aussi un carnage épouvantable et se battait comme un lion. Enfin, nous apercevons, comme un rayon d&#039;espérance, une issue à notre enfer. Encore quelques efforts et la trouée est faite, nous atteignons la zone de la redoute  (environ 300 mètres à découvert) où les Arabes n&#039;osent plus s&#039;aventurer à nous suivre. Mais il sera dit qu&#039;en cette journée terrible, nous rencontrerons le plus grand péril où nous attendions le salut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la lisière des arbres et des broussailles, toute une longue ligne de tireurs arabes est là, à l&#039;affût, attendant les malheureux Français échappés au carnage et sortant de la mêlée sanglante, pour les tirer comme on tire un gibier débusqué d&#039;un fourré par une meute ardente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prêt à franchir cette ligne, j&#039;eus un moment de stupeur ; il me fallait passer sur les cadavres  de quinze à vingt compagnons d&#039;armes tombés là, criblés de balles. J&#039;eus un moment d&#039;hésitation, le temps de voir le danger, et je partis comme un trait vers la redoute. A 200 mètres, épuisé, je regarde en arrière: l&#039;Allemand ne me suivait plus. J&#039;arrive enfin, la porte s&#039;ouvre, j&#039;entre, je n&#039;avais plus mon fusil. Le lendemain, on le trouva  avec ceux de Langevin et de Laparra, à quelques mètres de la redoute. Seul, Lavayssière, caporal de la 3° compagnie, rentra avec son arme.&amp;quot;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le 22/12/1847 au marabout de Sidi-Brahim: la reddition d&#039;Abd-el-Kader ==&lt;br /&gt;
Le 22 décembre 1847, c&#039;est au lieu même du marabout de Sidi-Brahim qu&#039;[[ABDELKADER | Abd-el-Kader]], escorté d&#039;une cinquantaine de ses cavaliers, fit sa soumission à la France, en la personne du colonel Cousin de Montauban envoyé à sa recherche par le général [[La Moricière Juchault | de Lamoricière]] . Lamoricière avait promis l&#039;aman &#039;&#039;(demander grâce, faire sa soumission, obtenir la grâce)&#039;&#039; demandé la nuit même par Abd-el-Kader. La soumission plus officielle eut lieu un peu plus tard à [[Nemours - Ville | Nemours]], où il rencontra le duc d&#039;Aumale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le monument de Sidi Brahim par Dalou ==&lt;br /&gt;
===Le monument de 1898 à Oran===&lt;br /&gt;
La municipalité d&#039;[[Oran - Ville | Oran]] eut l&#039;idée en 1893 de commémorer le cinquantième anniversaire de Sidi-Brahim par l&#039;érection d&#039;un monument. Une souscription fut lancée, et après renseignement, on choisit le sclupteur [http://fr.wikipedia.org/wiki/Aim%C3%A9-Jules_Dalou Aimé-Jules Dalou] pour le réaliser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On passera sur les péripéties, les querelles avec Dalou ou avec la famille du Colonel de Montagnac, les hésitations sur l&#039;emplacement définitif ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les manifestations pour l&#039;inauguration eurent lieu les 17,18 et 19 décembre 1898. On y invita chacun des survivants de Sidi-Brahim: Gabriel Léger, Guillaume Rolland, le célèbre clairon, et Pegre.&lt;br /&gt;
Les deux derniers y furent présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monument, élevé au centre de la place d&#039;Armes, qui est aussi celle de l&#039;Hôtel de Ville, se composait d&#039;un obélisque de 8 mètres de haut, surmonté d&#039;une  gloire ailée présentant une couronne de palmes, et plaquée contre une de ses faces, une statue de femme tenant un drapeau, symbolisant la France, qui écrivait sur l&#039;obélisque les mots du capitaine Dutertre: &amp;quot;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le monument, à Périssac, et à Oran.===&lt;br /&gt;
La statue de la France fut démontée et expédiée en France en 1962.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit au milieu des vignes, près du village de Périssac, en Gironde, patrie du capitaine Oscar de Géreaux, deux voiles courbes et concentriques en béton. La statue de la France par Dalou écrit toujours, sur l&#039;une des deux voiles, &amp;quot;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Ce monument fut inauguré le 10 juillet 1966.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A Oran subsistent l&#039;obélisque et la gloire ailée: c&#039;est le buste en bas-relief d&#039;Abd-el-Kader, plaqué sur l&#039;obélisque, qu&#039;elle semble aujourd&#039;hui couronner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gloire est changeante, mais hier comme aujourd&#039;hui, à Oran, elle couronne les vaincus de Sidi-Brahim.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Sidi-Brahim&amp;diff=43090</id>
		<title>Sidi-Brahim</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Sidi-Brahim&amp;diff=43090"/>
		<updated>2009-08-12T17:50:33Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : /* Le 22/12/1847 au marabout de Sidi-Brahim: la reddition d&amp;#039;Abd-el-Kader */ lien interne&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le marabout de Sidi-Brahim est situé à une quinzaine de kilomètres au sud de Djemaâ Ghazaouet / [[Nemours - Ville | Nemours]], et à 18 Km à l&#039;ouest de [[Nédroma - Ville | Nédroma]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Près de ce lieu l&#039;émir [[ABDELKADER |Abd-el-Kader]] en personne écrasa un détachement commandé par le colonel de Montagnac et composé de 60 cavaliers du 2° Hussards et de 350 chasseurs du 8° d&#039;Orléans, mais connut une résistance inattendue d&#039;un petit groupe de chasseurs qui gardait le bivouac. Ils se replièrent sur la Kouba du marabout de Sidi-Brahim, et se battirent dans un tel déséquilibre de forces, et avec une telle opiniâtreté, que les bataillons de chasseurs [http://www.bleujonquille.com/bleu_jonquille.php commémorent] encore aujourd&#039;hui Sidi-Brahim comme une seconde fête nationale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le récit de la bataille est développé dans de nombreux [http://www.armees.com/Le-Recit-du-Combat-de-Sidi-Brahim.html sites visibles sur internet]. On se contentera ici de rapporter l&#039;hallucinant témoignage d&#039;un survivant, et de rappeler le monument commémoratif de cette bataille qui ornait le centre de la place d&#039;Armes à [[Oran - Ville  |Oran]] (ou encore place Foch, ou place de la mairie).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un récit des combats du 24 au 26 septembre 1845 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lieutenant-colonel de Montagnac, qui s&#039;était aventuré contre l&#039;ordre de ses chefs hors de  de son poste de [[Nemours - Ville | Djemaâ-Ghazaouet]], subit donc un sanglant revers le 23 septembre non loin de Sidi-Brahim, de même que la colonne de renfort du commandant Froment-Coste, averti au bivouac.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le petit groupe resté au bivouac sous le commandement du capitaine de Géreaux se replie sur le marabout, et voici le récit du caporal Tressy, du 8° bataillon de chasseurs d&#039;Orléans, tel que l&#039;a rapporté le colonel (plus tard général) Paul Azan dans son ouvrage en 1905 sur Sidi-Brahim:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&amp;quot;Le marabout de Sidi-Brahim présentait alors un carré de 12 à 13 mètres de côté, entouré de murs bâtis en boue, de 4 pieds de haut, dominés par une coupole oblongue placée au centre. M. de Géreaux et le lieutenant de Chappedelaine organisent rapidement la défense; les brèches sont réparées, l&#039;entrée est fermée à l&#039;aide des cantines, nous sommes postés  vingt sur chaque face derrière les murs du marabout ; le capitaine s&#039;établit au centre avec le chirurgien Rosaguti et l&#039;interprète Lévy.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vers midi environ, la colonne du commandant Froment-Coste écrasée, les Arabes, et les Kabyles, électrisés par leur double victoire, plus encore que par la présence d&#039;Abd-el-Kader, se ruent comme un torrent déchaîné, comme les flots d&#039;une mer en furie, contre les murs croulants du petit marabout. Ces fiers cavaliers, exécutant une fantasia superbe, arrivent comme un ouragan, abordant à la fois les quatre faces du monument. Reçus de toute part par une fusillade à bout portant, ils perdent beaucoup de monde et se retirent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors l&#039;assaut commence: c&#039;est un feu d&#039;enfer. Repoussés, les Arabes reviennent à la charge avec une nouvelle audace et l&#039;assaut reprend avec une furie grandissante. La terre se couvre de leurs morts ; mais ce nouvel échec semble rallumer leur rage. Aussi loin que la vue peut s&#039;étendre sur toute la plaine, l&#039;oeil n&#039;apperçoit que des burnous ; et cette multitude grouillante, comme une vague immense, se rue avec une audace incroyable sur nos fragiles remparts. La lutte se poursuit aussi ardente environ  cinq quarts d&#039;heure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors a lieu une scène que  je n&#039;oublierai pas de ma vie: en face de nous arrive le capitaine Dutertre ; il est très pâle ; il n&#039;a que son pantalon ; sa chemise est en lambeaux ; il est conduit par six Arabes et s&#039;arrête à 50 mètres du mur où je me trouve. Que va-t-il se passer ? Nous sommes dans une anxiété terrible. Que va-t-il nous proposer ?... Nous faisons le plus profond silence. Les Arabes, impatients, semblent l&#039;inviter à parler ; le capitaine refuse ; il ne dit pas une parole. Après un  moment d&#039;attente, les Arabes tirent sur lui deux coups de pistolet à bout portant et se sauvent en emportant leur prisonnier. Nous avons tous pensé qu&#039;Abd-el-Kader l&#039;avait envoyé pour nous engager à nous rendre. Son silence nous dictait notre conduite et son supplice nous montrait ce que nous devions attendre de notre barbare ennemi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 24, au lever du soleil, l&#039;émir vient lui-même à la tête de ses réguliers, cavalerie et infanterie, et le branle-bas recommence. Reçue par une grêle de mitraille au travers des créneaux, toute la cavalerie a beau donner, elle n&#039;arrive qu&#039;à nous exténuer ; elle perd beaucoup de monde. A 10 heurs, le combat reprend encore plus furieux, mais aucun Arabe ne peut franchir le retranchement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes presque constamment en lutte jusqu&#039;au lendemain, à deux heures de l&#039;après-midi. La nuit, les Arabes se rapprochent, nous jettent des pierres et, joignant la dérision à l&#039;insulte, nous demandent si nous voulons boire de l&#039;eau fraîche et manger des galettes chaudes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous jugeant épuisés par une lutte acharnée de trois jours, nous sachant sans munitions et sans vivres, et nous croyant incapables  de sortir de notre enceinte, Abd-el-Kader fait sonner la retraite, part avec ses troupes, laissant seulement 450 hommes pour nous observer ; comptant sur la famine plus puissante que ses armes pour achever son oeuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne se trompait pas, hélas ! La faim nous torturait les entrailles ; mais à la suite  de trois journées de lutte ardente et sans repos, sous les ardeurs implacables du soleil d&#039;Afrique, la soif nous était un supplice plus épouvantable encore. On en était arrivé jusqu&#039;à boire sa propre urine ; certains recueillaient celle des trois chevaux et la portaient avidement à leurs lèvres brûlantes, espérant ainsi éteindre le feu qui les dévorait. C&#039;était véritablement horrible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
....Il ne nous restait donc plus d&#039;espoir. Le départ fut décidé. Le 26, journée de toutes la plus terrible, à 7 heures, nous franchissons l&#039;enceinte et tombons comme un ouragan sur un poste d&#039;observation de 150 hommes placé à 100 mètres au nord du marabout. Surpris par la rapidité de l&#039;attaque, les Arabes se dispersent dans toutes les directions et en toute hâte reviennent au marabout piller nos bagages. Pendant ce temps, la petite colonne, le capitaine de Géreaux en tête, soutenu par deux hommes, dirige sa marche, sans être poursuivie de trop près, du côté de [[Nemours - Ville | Djemaâ]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous fîmes ainsi environ 3 lieues sans être sérieusement attaqués ; néanmoins trois des nôtres, tombés, les jambes fracassées, nous supplient avec des larmes et des cris lamentables de les achever ; c&#039;était à fendre l&#039;âme. Il fallait marcher ; la troupe des Kabyles, sur nos derrières, grossissait sans cesse ; on apercevait les Bédouins, prévenus de notre approche, descendre de tous les douars, courir en avant de la colonne pour lui barrer le chemin. Cependant nous avons traversé le grand plateau ; 2 kilomètres au plus nous séparent de la redoute. Une hauteur de 50 mètres à descendre, des jardins arabes semés d&#039;arbres et de broussailles, tout à fait au fond un ravin ; et par delà  le salut. L&#039;espérance renaît dans nos âmes ; mais à l&#039;extrémité du plateau, grand Dieu ! quel spectacle !... devant nous, à nos pieds, une multitude , une cohue immense armée de fusils et de sabres, d&#039;armes de toutes sortes, est là, sur une profondeur de plus de 200 mètres ; des milliers d&#039;Arabes vocifèrent, gesticulent, attendant une proie qui ne peut leur échapper... Il n&#039;y a pourtant pas à hésiter, 2000 Kabyles arrivent sur nous ; il faut passer sur le corps de cette fourmilière humaine, entrer dans cet enfer, y faire sa trouée ou mourir. Baïonnettes en avant, nous roulons sur la pente, fusillés par les arabes, et la danse commence, danse infernale et terrible. Ce n&#039;est pas un combat, c&#039;est de la folie, de la rage, un massacre, une boucherie impossible à décrire. Nos chefs sont toujours à notre tête ; le lieutenant de Chappedelaine est atteint de deux balles, le docteur Rosaguti succombe dans la mêlée sanglante. A six pas devant moi, je vois tomber le capitaine de Géreaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès lors, chacun pour soi, et en avant dans la masse profonde des arabes qui nous poussent de toutes parts. La baïonnette décrit toutes les arabesques de l&#039;escrime, un moulinet continuel. Devant nous, à nos côtés, derrière, on ne voit qu&#039;yeux flamboyants de colère, dents de fauves se disputant une proie, faces de démons incarnant la haine, bras tendus, mains crispées, armes de toutes sortes, cherchant par tous les moyens à nous atteindre et à nous donner la mort. On n&#039;entendait que vociférations et hurlements ; c&#039;était un vacarme effrayant, une mêlée terrible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, la baïonnette fait joliment son ouvrage ; mais plus elle tue, plus la foule fanatisée augmente. Percé de part en part, en pleine poitrine, un de ces forcenés saisit ma baïonnette de ses deux mains et, dans les crispations de la mort, la maintient comme dans un étau d&#039;acier; une seconde ... et c&#039;en est fait de moi. Un effort désespéré la dégage, elle continue son oeuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allions de conserve, dans cette mêlée furieuse, avec un colosse allemand qui faisait lui aussi un carnage épouvantable et se battait comme un lion. Enfin, nous apercevons, comme un rayon d&#039;espérance, une issue à notre enfer. Encore quelques efforts et la trouée est faite, nous atteignons la zone de la redoute  (environ 300 mètres à découvert) où les Arabes n&#039;osent plus s&#039;aventurer à nous suivre. Mais il sera dit qu&#039;en cette journée terrible, nous rencontrerons le plus grand péril où nous attendions le salut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la lisière des arbres et des broussailles, toute une longue ligne de tireurs arabes est là, à l&#039;affût, attendant les malheureux Français échappés au carnage et sortant de la mêlée sanglante, pour les tirer comme on tire un gibier débusqué d&#039;un fourré par une meute ardente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prêt à franchir cette ligne, j&#039;eus un moment de stupeur ; il me fallait passer sur les cadavres  de quinze à vingt compagnons d&#039;armes tombés là, criblés de balles. J&#039;eus un moment d&#039;hésitation, le temps de voir le danger, et je partis comme un trait vers la redoute. A 200 mètres, épuisé, je regarde en arrière: l&#039;Allemand ne me suivait plus. J&#039;arrive enfin, la porte s&#039;ouvre, j&#039;entre, je n&#039;avais plus mon fusil. Le lendemain, on le trouva  avec ceux de Langevin et de Laparra, à quelques mètres de la redoute. Seul, Lavayssière, caporal de la 3° compagnie, rentra avec son arme.&amp;quot;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le 22/12/1847 au marabout de Sidi-Brahim: la reddition d&#039;Abd-el-Kader ==&lt;br /&gt;
Le 22 décembre 1847, c&#039;est au lieu même du marabout de Sidi-Brahim qu&#039;[[ABDELKADER | Abd-el-Kader]], escorté d&#039;une cinquantaine de ses cavaliers, fit sa soumission à la France, en la personne du colonel Cousin de Montauban envoyé à sa recherche par le général Lamoricière . Lamoricière avait promis l&#039;aman &#039;&#039;(demander grâce, faire sa soumission, obtenir la grâce)&#039;&#039; demandé la nuit même par Abd-el-Kader. La soumission plus officielle eut lieu un peu plus tard à [[Nemours - Ville | Nemours]], où il rencontra le duc d&#039;Aumale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le monument de Sidi Brahim par Dalou ==&lt;br /&gt;
===Le monument de 1898 à Oran===&lt;br /&gt;
La municipalité d&#039;[[Oran - Ville | Oran]] eut l&#039;idée en 1893 de commémorer le cinquantième anniversaire de Sidi-Brahim par l&#039;érection d&#039;un monument. Une souscription fut lancée, et après renseignement, on choisit le sclupteur [http://fr.wikipedia.org/wiki/Aim%C3%A9-Jules_Dalou Aimé-Jules Dalou] pour le réaliser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On passera sur les péripéties, les querelles avec Dalou ou avec la famille du Colonel de Montagnac, les hésitations sur l&#039;emplacement définitif ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les manifestations pour l&#039;inauguration eurent lieu les 17,18 et 19 décembre 1898. On y invita chacun des survivants de Sidi-Brahim: Gabriel Léger, Guillaume Rolland, le célèbre clairon, et Pegre.&lt;br /&gt;
Les deux derniers y furent présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monument, élevé au centre de la place d&#039;Armes, qui est aussi celle de l&#039;Hôtel de Ville, se composait d&#039;un obélisque de 8 mètres de haut, surmonté d&#039;une  gloire ailée présentant une couronne de palmes, et plaquée contre une de ses faces, une statue de femme tenant un drapeau, symbolisant la France, qui écrivait sur l&#039;obélisque les mots du capitaine Dutertre: &amp;quot;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le monument, à Périssac, et à Oran.===&lt;br /&gt;
La statue de la France fut démontée et expédiée en France en 1962.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit au milieu des vignes, près du village de Périssac, en Gironde, patrie du capitaine Oscar de Géreaux, deux voiles courbes et concentriques en béton. La statue de la France par Dalou écrit toujours, sur l&#039;une des deux voiles, &amp;quot;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Ce monument fut inauguré le 10 juillet 1966.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A Oran subsistent l&#039;obélisque et la gloire ailée: c&#039;est le buste en bas-relief d&#039;Abd-el-Kader, plaqué sur l&#039;obélisque, qu&#039;elle semble aujourd&#039;hui couronner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gloire est changeante, mais hier comme aujourd&#039;hui, à Oran, elle couronne les vaincus de Sidi-Brahim.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Sidi-Brahim&amp;diff=43089</id>
		<title>Sidi-Brahim</title>
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		<updated>2009-08-12T17:24:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : liens externes &amp;quot;association de chasseurs, la sidi brahim &amp;quot; et &amp;quot;combat de sidi brahim&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le marabout de Sidi-Brahim est situé à une quinzaine de kilomètres au sud de Djemaâ Ghazaouet / [[Nemours - Ville | Nemours]], et à 18 Km à l&#039;ouest de [[Nédroma - Ville | Nédroma]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Près de ce lieu l&#039;émir [[ABDELKADER |Abd-el-Kader]] en personne écrasa un détachement commandé par le colonel de Montagnac et composé de 60 cavaliers du 2° Hussards et de 350 chasseurs du 8° d&#039;Orléans, mais connut une résistance inattendue d&#039;un petit groupe de chasseurs qui gardait le bivouac. Ils se replièrent sur la Kouba du marabout de Sidi-Brahim, et se battirent dans un tel déséquilibre de forces, et avec une telle opiniâtreté, que les bataillons de chasseurs [http://www.bleujonquille.com/bleu_jonquille.php commémorent] encore aujourd&#039;hui Sidi-Brahim comme une seconde fête nationale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le récit de la bataille est développé dans de nombreux [http://www.armees.com/Le-Recit-du-Combat-de-Sidi-Brahim.html sites visibles sur internet]. On se contentera ici de rapporter l&#039;hallucinant témoignage d&#039;un survivant, et de rappeler le monument commémoratif de cette bataille qui ornait le centre de la place d&#039;Armes à [[Oran - Ville  |Oran]] (ou encore place Foch, ou place de la mairie).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un récit des combats du 24 au 26 septembre 1845 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lieutenant-colonel de Montagnac, qui s&#039;était aventuré contre l&#039;ordre de ses chefs hors de  de son poste de [[Nemours - Ville | Djemaâ-Ghazaouet]], subit donc un sanglant revers le 23 septembre non loin de Sidi-Brahim, de même que la colonne de renfort du commandant Froment-Coste, averti au bivouac.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le petit groupe resté au bivouac sous le commandement du capitaine de Géreaux se replie sur le marabout, et voici le récit du caporal Tressy, du 8° bataillon de chasseurs d&#039;Orléans, tel que l&#039;a rapporté le colonel (plus tard général) Paul Azan dans son ouvrage en 1905 sur Sidi-Brahim:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&amp;quot;Le marabout de Sidi-Brahim présentait alors un carré de 12 à 13 mètres de côté, entouré de murs bâtis en boue, de 4 pieds de haut, dominés par une coupole oblongue placée au centre. M. de Géreaux et le lieutenant de Chappedelaine organisent rapidement la défense; les brèches sont réparées, l&#039;entrée est fermée à l&#039;aide des cantines, nous sommes postés  vingt sur chaque face derrière les murs du marabout ; le capitaine s&#039;établit au centre avec le chirurgien Rosaguti et l&#039;interprète Lévy.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vers midi environ, la colonne du commandant Froment-Coste écrasée, les Arabes, et les Kabyles, électrisés par leur double victoire, plus encore que par la présence d&#039;Abd-el-Kader, se ruent comme un torrent déchaîné, comme les flots d&#039;une mer en furie, contre les murs croulants du petit marabout. Ces fiers cavaliers, exécutant une fantasia superbe, arrivent comme un ouragan, abordant à la fois les quatre faces du monument. Reçus de toute part par une fusillade à bout portant, ils perdent beaucoup de monde et se retirent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors l&#039;assaut commence: c&#039;est un feu d&#039;enfer. Repoussés, les Arabes reviennent à la charge avec une nouvelle audace et l&#039;assaut reprend avec une furie grandissante. La terre se couvre de leurs morts ; mais ce nouvel échec semble rallumer leur rage. Aussi loin que la vue peut s&#039;étendre sur toute la plaine, l&#039;oeil n&#039;apperçoit que des burnous ; et cette multitude grouillante, comme une vague immense, se rue avec une audace incroyable sur nos fragiles remparts. La lutte se poursuit aussi ardente environ  cinq quarts d&#039;heure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors a lieu une scène que  je n&#039;oublierai pas de ma vie: en face de nous arrive le capitaine Dutertre ; il est très pâle ; il n&#039;a que son pantalon ; sa chemise est en lambeaux ; il est conduit par six Arabes et s&#039;arrête à 50 mètres du mur où je me trouve. Que va-t-il se passer ? Nous sommes dans une anxiété terrible. Que va-t-il nous proposer ?... Nous faisons le plus profond silence. Les Arabes, impatients, semblent l&#039;inviter à parler ; le capitaine refuse ; il ne dit pas une parole. Après un  moment d&#039;attente, les Arabes tirent sur lui deux coups de pistolet à bout portant et se sauvent en emportant leur prisonnier. Nous avons tous pensé qu&#039;Abd-el-Kader l&#039;avait envoyé pour nous engager à nous rendre. Son silence nous dictait notre conduite et son supplice nous montrait ce que nous devions attendre de notre barbare ennemi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 24, au lever du soleil, l&#039;émir vient lui-même à la tête de ses réguliers, cavalerie et infanterie, et le branle-bas recommence. Reçue par une grêle de mitraille au travers des créneaux, toute la cavalerie a beau donner, elle n&#039;arrive qu&#039;à nous exténuer ; elle perd beaucoup de monde. A 10 heurs, le combat reprend encore plus furieux, mais aucun Arabe ne peut franchir le retranchement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes presque constamment en lutte jusqu&#039;au lendemain, à deux heures de l&#039;après-midi. La nuit, les Arabes se rapprochent, nous jettent des pierres et, joignant la dérision à l&#039;insulte, nous demandent si nous voulons boire de l&#039;eau fraîche et manger des galettes chaudes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous jugeant épuisés par une lutte acharnée de trois jours, nous sachant sans munitions et sans vivres, et nous croyant incapables  de sortir de notre enceinte, Abd-el-Kader fait sonner la retraite, part avec ses troupes, laissant seulement 450 hommes pour nous observer ; comptant sur la famine plus puissante que ses armes pour achever son oeuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne se trompait pas, hélas ! La faim nous torturait les entrailles ; mais à la suite  de trois journées de lutte ardente et sans repos, sous les ardeurs implacables du soleil d&#039;Afrique, la soif nous était un supplice plus épouvantable encore. On en était arrivé jusqu&#039;à boire sa propre urine ; certains recueillaient celle des trois chevaux et la portaient avidement à leurs lèvres brûlantes, espérant ainsi éteindre le feu qui les dévorait. C&#039;était véritablement horrible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
....Il ne nous restait donc plus d&#039;espoir. Le départ fut décidé. Le 26, journée de toutes la plus terrible, à 7 heures, nous franchissons l&#039;enceinte et tombons comme un ouragan sur un poste d&#039;observation de 150 hommes placé à 100 mètres au nord du marabout. Surpris par la rapidité de l&#039;attaque, les Arabes se dispersent dans toutes les directions et en toute hâte reviennent au marabout piller nos bagages. Pendant ce temps, la petite colonne, le capitaine de Géreaux en tête, soutenu par deux hommes, dirige sa marche, sans être poursuivie de trop près, du côté de [[Nemours - Ville | Djemaâ]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous fîmes ainsi environ 3 lieues sans être sérieusement attaqués ; néanmoins trois des nôtres, tombés, les jambes fracassées, nous supplient avec des larmes et des cris lamentables de les achever ; c&#039;était à fendre l&#039;âme. Il fallait marcher ; la troupe des Kabyles, sur nos derrières, grossissait sans cesse ; on apercevait les Bédouins, prévenus de notre approche, descendre de tous les douars, courir en avant de la colonne pour lui barrer le chemin. Cependant nous avons traversé le grand plateau ; 2 kilomètres au plus nous séparent de la redoute. Une hauteur de 50 mètres à descendre, des jardins arabes semés d&#039;arbres et de broussailles, tout à fait au fond un ravin ; et par delà  le salut. L&#039;espérance renaît dans nos âmes ; mais à l&#039;extrémité du plateau, grand Dieu ! quel spectacle !... devant nous, à nos pieds, une multitude , une cohue immense armée de fusils et de sabres, d&#039;armes de toutes sortes, est là, sur une profondeur de plus de 200 mètres ; des milliers d&#039;Arabes vocifèrent, gesticulent, attendant une proie qui ne peut leur échapper... Il n&#039;y a pourtant pas à hésiter, 2000 Kabyles arrivent sur nous ; il faut passer sur le corps de cette fourmilière humaine, entrer dans cet enfer, y faire sa trouée ou mourir. Baïonnettes en avant, nous roulons sur la pente, fusillés par les arabes, et la danse commence, danse infernale et terrible. Ce n&#039;est pas un combat, c&#039;est de la folie, de la rage, un massacre, une boucherie impossible à décrire. Nos chefs sont toujours à notre tête ; le lieutenant de Chappedelaine est atteint de deux balles, le docteur Rosaguti succombe dans la mêlée sanglante. A six pas devant moi, je vois tomber le capitaine de Géreaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès lors, chacun pour soi, et en avant dans la masse profonde des arabes qui nous poussent de toutes parts. La baïonnette décrit toutes les arabesques de l&#039;escrime, un moulinet continuel. Devant nous, à nos côtés, derrière, on ne voit qu&#039;yeux flamboyants de colère, dents de fauves se disputant une proie, faces de démons incarnant la haine, bras tendus, mains crispées, armes de toutes sortes, cherchant par tous les moyens à nous atteindre et à nous donner la mort. On n&#039;entendait que vociférations et hurlements ; c&#039;était un vacarme effrayant, une mêlée terrible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, la baïonnette fait joliment son ouvrage ; mais plus elle tue, plus la foule fanatisée augmente. Percé de part en part, en pleine poitrine, un de ces forcenés saisit ma baïonnette de ses deux mains et, dans les crispations de la mort, la maintient comme dans un étau d&#039;acier; une seconde ... et c&#039;en est fait de moi. Un effort désespéré la dégage, elle continue son oeuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allions de conserve, dans cette mêlée furieuse, avec un colosse allemand qui faisait lui aussi un carnage épouvantable et se battait comme un lion. Enfin, nous apercevons, comme un rayon d&#039;espérance, une issue à notre enfer. Encore quelques efforts et la trouée est faite, nous atteignons la zone de la redoute  (environ 300 mètres à découvert) où les Arabes n&#039;osent plus s&#039;aventurer à nous suivre. Mais il sera dit qu&#039;en cette journée terrible, nous rencontrerons le plus grand péril où nous attendions le salut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la lisière des arbres et des broussailles, toute une longue ligne de tireurs arabes est là, à l&#039;affût, attendant les malheureux Français échappés au carnage et sortant de la mêlée sanglante, pour les tirer comme on tire un gibier débusqué d&#039;un fourré par une meute ardente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prêt à franchir cette ligne, j&#039;eus un moment de stupeur ; il me fallait passer sur les cadavres  de quinze à vingt compagnons d&#039;armes tombés là, criblés de balles. J&#039;eus un moment d&#039;hésitation, le temps de voir le danger, et je partis comme un trait vers la redoute. A 200 mètres, épuisé, je regarde en arrière: l&#039;Allemand ne me suivait plus. J&#039;arrive enfin, la porte s&#039;ouvre, j&#039;entre, je n&#039;avais plus mon fusil. Le lendemain, on le trouva  avec ceux de Langevin et de Laparra, à quelques mètres de la redoute. Seul, Lavayssière, caporal de la 3° compagnie, rentra avec son arme.&amp;quot;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le 22/12/1847 au marabout de Sidi-Brahim: la reddition d&#039;Abd-el-Kader ==&lt;br /&gt;
Le 22 décembre 1847, c&#039;est au lieu même du marabout de Sidi-Brahim qu&#039;[[ABDELKADER | Abd-el-Kader]], escorté d&#039;une cinquantaine de ses cavaliers, fit sa soumission à la France, en la personne du colonel Cousin de Montauban envoyé à sa recherche par le général Lamoricière . Lamoricière avait promis l&#039;aman &#039;&#039;(demander grâce, faire sa soumission, obtenir la grâce)&#039;&#039; demandé la nuit même par Abd-el-Kader. La soumission plus officielle eut lieu un peu plus tard à Nemours, où il rencontra le duc d&#039;Aumale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le monument de Sidi Brahim par Dalou ==&lt;br /&gt;
===Le monument de 1898 à Oran===&lt;br /&gt;
La municipalité d&#039;[[Oran - Ville | Oran]] eut l&#039;idée en 1893 de commémorer le cinquantième anniversaire de Sidi-Brahim par l&#039;érection d&#039;un monument. Une souscription fut lancée, et après renseignement, on choisit le sclupteur [http://fr.wikipedia.org/wiki/Aim%C3%A9-Jules_Dalou Aimé-Jules Dalou] pour le réaliser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On passera sur les péripéties, les querelles avec Dalou ou avec la famille du Colonel de Montagnac, les hésitations sur l&#039;emplacement définitif ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les manifestations pour l&#039;inauguration eurent lieu les 17,18 et 19 décembre 1898. On y invita chacun des survivants de Sidi-Brahim: Gabriel Léger, Guillaume Rolland, le célèbre clairon, et Pegre.&lt;br /&gt;
Les deux derniers y furent présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monument, élevé au centre de la place d&#039;Armes, qui est aussi celle de l&#039;Hôtel de Ville, se composait d&#039;un obélisque de 8 mètres de haut, surmonté d&#039;une  gloire ailée présentant une couronne de palmes, et plaquée contre une de ses faces, une statue de femme tenant un drapeau, symbolisant la France, qui écrivait sur l&#039;obélisque les mots du capitaine Dutertre: &amp;quot;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le monument, à Périssac, et à Oran.===&lt;br /&gt;
La statue de la France fut démontée et expédiée en France en 1962.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit au milieu des vignes, près du village de Périssac, en Gironde, patrie du capitaine Oscar de Géreaux, deux voiles courbes et concentriques en béton. La statue de la France par Dalou écrit toujours, sur l&#039;une des deux voiles, &amp;quot;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Ce monument fut inauguré le 10 juillet 1966.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A Oran subsistent l&#039;obélisque et la gloire ailée: c&#039;est le buste en bas-relief d&#039;Abd-el-Kader, plaqué sur l&#039;obélisque, qu&#039;elle semble aujourd&#039;hui couronner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gloire est changeante, mais hier comme aujourd&#039;hui, à Oran, elle couronne les vaincus de Sidi-Brahim.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Sidi-Brahim&amp;diff=43088</id>
		<title>Sidi-Brahim</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://encyclopedie-afn.org/2025/index.php?title=Sidi-Brahim&amp;diff=43088"/>
		<updated>2009-08-12T17:16:11Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Gérard TEISSEIRE : /* Le monument de 1898 à Oran */ Lien externe Dalou&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le marabout de Sidi-Brahim est situé à une quinzaine de kilomètres au sud de Djemaâ Ghazaouet / [[Nemours - Ville | Nemours]], et à 18 Km à l&#039;ouest de [[Nédroma - Ville | Nédroma]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Près de ce lieu l&#039;émir [[ABDELKADER |Abd-el-Kader]] en personne écrasa un détachement commandé par le colonel de Montagnac et composé de 60 cavaliers du 2° Hussards et de 350 chasseurs du 8° d&#039;Orléans, mais connut une résistance inattendue d&#039;un petit groupe de chasseurs qui gardait le bivouac. Ils se replièrent sur la Kouba du marabout de Sidi-Brahim, et se battirent dans un tel déséquilibre de forces, et avec une telle opiniâtreté, que les bataillons de chasseurs commémorent encore aujourd&#039;hui Sidi-Brahim comme une seconde fête nationale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le récit de la bataille est développé dans de nombreux sites visibles sur internet. On se contentera ici de rapporter l&#039;hallucinant témoignage d&#039;un survivant, et de rappeler le monument commémoratif de cette bataille qui ornait le centre de la place d&#039;Armes à [[Oran - Ville  |Oran]] (ou encore place Foch, ou place de la mairie).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un récit des combats du 24 au 26 septembre 1845 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lieutenant-colonel de Montagnac, qui s&#039;était aventuré contre l&#039;ordre de ses chefs hors de  de son poste de [[Nemours - Ville | Djemaâ-Ghazaouet]], subit donc un sanglant revers le 23 septembre non loin de Sidi-Brahim, de même que la colonne de renfort du commandant Froment-Coste, averti au bivouac.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le petit groupe resté au bivouac sous le commandement du capitaine de Géreaux se replie sur le marabout, et voici le récit du caporal Tressy, du 8° bataillon de chasseurs d&#039;Orléans, tel que l&#039;a rapporté le colonel (plus tard général) Paul Azan dans son ouvrage en 1905 sur Sidi-Brahim:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&amp;quot;Le marabout de Sidi-Brahim présentait alors un carré de 12 à 13 mètres de côté, entouré de murs bâtis en boue, de 4 pieds de haut, dominés par une coupole oblongue placée au centre. M. de Géreaux et le lieutenant de Chappedelaine organisent rapidement la défense; les brèches sont réparées, l&#039;entrée est fermée à l&#039;aide des cantines, nous sommes postés  vingt sur chaque face derrière les murs du marabout ; le capitaine s&#039;établit au centre avec le chirurgien Rosaguti et l&#039;interprète Lévy.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vers midi environ, la colonne du commandant Froment-Coste écrasée, les Arabes, et les Kabyles, électrisés par leur double victoire, plus encore que par la présence d&#039;Abd-el-Kader, se ruent comme un torrent déchaîné, comme les flots d&#039;une mer en furie, contre les murs croulants du petit marabout. Ces fiers cavaliers, exécutant une fantasia superbe, arrivent comme un ouragan, abordant à la fois les quatre faces du monument. Reçus de toute part par une fusillade à bout portant, ils perdent beaucoup de monde et se retirent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors l&#039;assaut commence: c&#039;est un feu d&#039;enfer. Repoussés, les Arabes reviennent à la charge avec une nouvelle audace et l&#039;assaut reprend avec une furie grandissante. La terre se couvre de leurs morts ; mais ce nouvel échec semble rallumer leur rage. Aussi loin que la vue peut s&#039;étendre sur toute la plaine, l&#039;oeil n&#039;apperçoit que des burnous ; et cette multitude grouillante, comme une vague immense, se rue avec une audace incroyable sur nos fragiles remparts. La lutte se poursuit aussi ardente environ  cinq quarts d&#039;heure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors a lieu une scène que  je n&#039;oublierai pas de ma vie: en face de nous arrive le capitaine Dutertre ; il est très pâle ; il n&#039;a que son pantalon ; sa chemise est en lambeaux ; il est conduit par six Arabes et s&#039;arrête à 50 mètres du mur où je me trouve. Que va-t-il se passer ? Nous sommes dans une anxiété terrible. Que va-t-il nous proposer ?... Nous faisons le plus profond silence. Les Arabes, impatients, semblent l&#039;inviter à parler ; le capitaine refuse ; il ne dit pas une parole. Après un  moment d&#039;attente, les Arabes tirent sur lui deux coups de pistolet à bout portant et se sauvent en emportant leur prisonnier. Nous avons tous pensé qu&#039;Abd-el-Kader l&#039;avait envoyé pour nous engager à nous rendre. Son silence nous dictait notre conduite et son supplice nous montrait ce que nous devions attendre de notre barbare ennemi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 24, au lever du soleil, l&#039;émir vient lui-même à la tête de ses réguliers, cavalerie et infanterie, et le branle-bas recommence. Reçue par une grêle de mitraille au travers des créneaux, toute la cavalerie a beau donner, elle n&#039;arrive qu&#039;à nous exténuer ; elle perd beaucoup de monde. A 10 heurs, le combat reprend encore plus furieux, mais aucun Arabe ne peut franchir le retranchement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes presque constamment en lutte jusqu&#039;au lendemain, à deux heures de l&#039;après-midi. La nuit, les Arabes se rapprochent, nous jettent des pierres et, joignant la dérision à l&#039;insulte, nous demandent si nous voulons boire de l&#039;eau fraîche et manger des galettes chaudes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous jugeant épuisés par une lutte acharnée de trois jours, nous sachant sans munitions et sans vivres, et nous croyant incapables  de sortir de notre enceinte, Abd-el-Kader fait sonner la retraite, part avec ses troupes, laissant seulement 450 hommes pour nous observer ; comptant sur la famine plus puissante que ses armes pour achever son oeuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne se trompait pas, hélas ! La faim nous torturait les entrailles ; mais à la suite  de trois journées de lutte ardente et sans repos, sous les ardeurs implacables du soleil d&#039;Afrique, la soif nous était un supplice plus épouvantable encore. On en était arrivé jusqu&#039;à boire sa propre urine ; certains recueillaient celle des trois chevaux et la portaient avidement à leurs lèvres brûlantes, espérant ainsi éteindre le feu qui les dévorait. C&#039;était véritablement horrible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
....Il ne nous restait donc plus d&#039;espoir. Le départ fut décidé. Le 26, journée de toutes la plus terrible, à 7 heures, nous franchissons l&#039;enceinte et tombons comme un ouragan sur un poste d&#039;observation de 150 hommes placé à 100 mètres au nord du marabout. Surpris par la rapidité de l&#039;attaque, les Arabes se dispersent dans toutes les directions et en toute hâte reviennent au marabout piller nos bagages. Pendant ce temps, la petite colonne, le capitaine de Géreaux en tête, soutenu par deux hommes, dirige sa marche, sans être poursuivie de trop près, du côté de [[Nemours - Ville | Djemaâ]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous fîmes ainsi environ 3 lieues sans être sérieusement attaqués ; néanmoins trois des nôtres, tombés, les jambes fracassées, nous supplient avec des larmes et des cris lamentables de les achever ; c&#039;était à fendre l&#039;âme. Il fallait marcher ; la troupe des Kabyles, sur nos derrières, grossissait sans cesse ; on apercevait les Bédouins, prévenus de notre approche, descendre de tous les douars, courir en avant de la colonne pour lui barrer le chemin. Cependant nous avons traversé le grand plateau ; 2 kilomètres au plus nous séparent de la redoute. Une hauteur de 50 mètres à descendre, des jardins arabes semés d&#039;arbres et de broussailles, tout à fait au fond un ravin ; et par delà  le salut. L&#039;espérance renaît dans nos âmes ; mais à l&#039;extrémité du plateau, grand Dieu ! quel spectacle !... devant nous, à nos pieds, une multitude , une cohue immense armée de fusils et de sabres, d&#039;armes de toutes sortes, est là, sur une profondeur de plus de 200 mètres ; des milliers d&#039;Arabes vocifèrent, gesticulent, attendant une proie qui ne peut leur échapper... Il n&#039;y a pourtant pas à hésiter, 2000 Kabyles arrivent sur nous ; il faut passer sur le corps de cette fourmilière humaine, entrer dans cet enfer, y faire sa trouée ou mourir. Baïonnettes en avant, nous roulons sur la pente, fusillés par les arabes, et la danse commence, danse infernale et terrible. Ce n&#039;est pas un combat, c&#039;est de la folie, de la rage, un massacre, une boucherie impossible à décrire. Nos chefs sont toujours à notre tête ; le lieutenant de Chappedelaine est atteint de deux balles, le docteur Rosaguti succombe dans la mêlée sanglante. A six pas devant moi, je vois tomber le capitaine de Géreaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès lors, chacun pour soi, et en avant dans la masse profonde des arabes qui nous poussent de toutes parts. La baïonnette décrit toutes les arabesques de l&#039;escrime, un moulinet continuel. Devant nous, à nos côtés, derrière, on ne voit qu&#039;yeux flamboyants de colère, dents de fauves se disputant une proie, faces de démons incarnant la haine, bras tendus, mains crispées, armes de toutes sortes, cherchant par tous les moyens à nous atteindre et à nous donner la mort. On n&#039;entendait que vociférations et hurlements ; c&#039;était un vacarme effrayant, une mêlée terrible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, la baïonnette fait joliment son ouvrage ; mais plus elle tue, plus la foule fanatisée augmente. Percé de part en part, en pleine poitrine, un de ces forcenés saisit ma baïonnette de ses deux mains et, dans les crispations de la mort, la maintient comme dans un étau d&#039;acier; une seconde ... et c&#039;en est fait de moi. Un effort désespéré la dégage, elle continue son oeuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allions de conserve, dans cette mêlée furieuse, avec un colosse allemand qui faisait lui aussi un carnage épouvantable et se battait comme un lion. Enfin, nous apercevons, comme un rayon d&#039;espérance, une issue à notre enfer. Encore quelques efforts et la trouée est faite, nous atteignons la zone de la redoute  (environ 300 mètres à découvert) où les Arabes n&#039;osent plus s&#039;aventurer à nous suivre. Mais il sera dit qu&#039;en cette journée terrible, nous rencontrerons le plus grand péril où nous attendions le salut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur la lisière des arbres et des broussailles, toute une longue ligne de tireurs arabes est là, à l&#039;affût, attendant les malheureux Français échappés au carnage et sortant de la mêlée sanglante, pour les tirer comme on tire un gibier débusqué d&#039;un fourré par une meute ardente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prêt à franchir cette ligne, j&#039;eus un moment de stupeur ; il me fallait passer sur les cadavres  de quinze à vingt compagnons d&#039;armes tombés là, criblés de balles. J&#039;eus un moment d&#039;hésitation, le temps de voir le danger, et je partis comme un trait vers la redoute. A 200 mètres, épuisé, je regarde en arrière: l&#039;Allemand ne me suivait plus. J&#039;arrive enfin, la porte s&#039;ouvre, j&#039;entre, je n&#039;avais plus mon fusil. Le lendemain, on le trouva  avec ceux de Langevin et de Laparra, à quelques mètres de la redoute. Seul, Lavayssière, caporal de la 3° compagnie, rentra avec son arme.&amp;quot;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le 22/12/1847 au marabout de Sidi-Brahim: la reddition d&#039;Abd-el-Kader ==&lt;br /&gt;
Le 22 décembre 1847, c&#039;est au lieu même du marabout de Sidi-Brahim qu&#039;[[ABDELKADER | Abd-el-Kader]], escorté d&#039;une cinquantaine de ses cavaliers, fit sa soumission à la France, en la personne du colonel Cousin de Montauban envoyé à sa recherche par le général Lamoricière . Lamoricière avait promis l&#039;aman &#039;&#039;(demander grâce, faire sa soumission, obtenir la grâce)&#039;&#039; demandé la nuit même par Abd-el-Kader. La soumission plus officielle eut lieu un peu plus tard à Nemours, où il rencontra le duc d&#039;Aumale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le monument de Sidi Brahim par Dalou ==&lt;br /&gt;
===Le monument de 1898 à Oran===&lt;br /&gt;
La municipalité d&#039;[[Oran - Ville | Oran]] eut l&#039;idée en 1893 de commémorer le cinquantième anniversaire de Sidi-Brahim par l&#039;érection d&#039;un monument. Une souscription fut lancée, et après renseignement, on choisit le sclupteur [http://fr.wikipedia.org/wiki/Aim%C3%A9-Jules_Dalou Aimé-Jules Dalou] pour le réaliser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On passera sur les péripéties, les querelles avec Dalou ou avec la famille du Colonel de Montagnac, les hésitations sur l&#039;emplacement définitif ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les manifestations pour l&#039;inauguration eurent lieu les 17,18 et 19 décembre 1898. On y invita chacun des survivants de Sidi-Brahim: Gabriel Léger, Guillaume Rolland, le célèbre clairon, et Pegre.&lt;br /&gt;
Les deux derniers y furent présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monument, élevé au centre de la place d&#039;Armes, qui est aussi celle de l&#039;Hôtel de Ville, se composait d&#039;un obélisque de 8 mètres de haut, surmonté d&#039;une  gloire ailée présentant une couronne de palmes, et plaquée contre une de ses faces, une statue de femme tenant un drapeau, symbolisant la France, qui écrivait sur l&#039;obélisque les mots du capitaine Dutertre: &amp;quot;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le monument, à Périssac, et à Oran.===&lt;br /&gt;
La statue de la France fut démontée et expédiée en France en 1962.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit au milieu des vignes, près du village de Périssac, en Gironde, patrie du capitaine Oscar de Géreaux, deux voiles courbes et concentriques en béton. La statue de la France par Dalou écrit toujours, sur l&#039;une des deux voiles, &amp;quot;Camarades, défendez vous jusqu&#039;à la mort&amp;quot;.&lt;br /&gt;
Ce monument fut inauguré le 10 juillet 1966.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A Oran subsistent l&#039;obélisque et la gloire ailée: c&#039;est le buste en bas-relief d&#039;Abd-el-Kader, plaqué sur l&#039;obélisque, qu&#039;elle semble aujourd&#039;hui couronner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gloire est changeante, mais hier comme aujourd&#039;hui, à Oran, elle couronne les vaincus de Sidi-Brahim.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Gérard TEISSEIRE</name></author>
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