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De 1830-1962 ENCYCLOPEDIE de L'AFN
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Nouvion

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D’après le sénatus consult pris par décret du 22 mars 1863 , les précis historiques rapportés sont : Les Béni Ghaddou font remonter leur origine aux Béni Toudjine branche des Béni Baden (Tribu Zenatienne). D’après quelques documents écrits par les Tolbas, ils habitèrent longtemps la ville d’El Batha dont ils furent dépossédés par les Soueid (Arabes Zoghba) vers 1366 de Jésus Christ. Les ruines de cette ville existent entre Yellel et la Mina à Sidi Abdelhadi. Ils vinrent alors s’établir sur les bords de l’oued Yellel et n’habitèrent plus que sous la tente. A cette époque, deux frères se partagèrent le commandement de la tribu, c’étaient Bou Halouan et Faress 1 ; ce sont leur descendants qui portent aujourd’hui les noms d’Ouled Bou Halouan, Ouled Faress.

De Bou Halouan, sont sortis les Ouled Ammar, Ouled Aissa dits El Aouissat et les Ouled Yala. De Fares proviennent les Sebabna enfants de Sebban, les Ouled Bou Gheni et les Ouled Ammeur.

Les autres fractions de la tribu ont une origine étrangère. Les Ouled Bou Ali descendent si l’on se rapporte aux légendes du pays, d’un nommé Ou Ali (fils d’Ali) Berbère venu de l’oued on ne sait à quelle époque.

Les hadjadjra sont originaires des Oulad Abbad fraction des Hachem Gharaba (entre Tizi et Ghriss ). Ils sont formés d’une réunion de quelque familles qui ont quitté leur pays il ya trente ans ou quarante ans (entre 1833-1823) pour venir s’établir sur le bled El Hammed qu’ils avaient acheté du Bey Mohamed El Kébir en 1792 ;
les Ghenaicia se prétendent descendre de Mohamed Ben Bou Gheniça d’origine inconnu et serviteur de Sidi Abedlhadi dont la goubba entre Yellel et la Mina.
Ces populations hormis les Hadjedjra, portaient autrefois le nom de Ahl El Batha. Ce n’est qu’après que le XVe siècle qu’ils portent celui des Béni Ghaddou.
La fraction des M’rabtine est celle des Ouled Sidi Saada, descendant des Moulay Idriss. Le plus grand nombre croit qu’il était d’origine Berbère ; ce qui semblerait accréditer cette opinion, c’est le nom sous lequel il est vulgairement cité Dada Saada (Dada en Berbère est l’équivalent de cheikh en Arabe) .
Sidi Saada eu trois fils :
  1. Sidi El Kacem l’arrière petit fils de Sidi El Kacem , Sidi Ouiss a donné son nom à la branche des Ouled Sidi Ouiss
  2. Sidi Kaddour - Sidi Kaddour eut un fils qui fut surnommé El Hadri , parcequ’il portait une chechia à la manière des hadar d’où le surnom d’El Haddara donné à ses enfants qui furent Daho ancêtre des Dahahoua – Ahmed Ben Sekran ancêtre des Sekarni , Ben Chaib ancêtre des Chaibia.
  3.  Sidi Ben Fathma le petit fils de Sidi Ben Fatma Sidi Saada bel Arbia , a donné son nom aux Ouled Sidi Arbia

Du temps immémorial, les Béni Ghaddou, ont joui de la réputation de gens turbulents et sans aveu, vivant du produit de leur rapines et de leurs brigandages.

Leur pays du temps des Turcs, était un vrai coupe-gorge où l’on n’osait s’aventurer même avec une escorte. Bien qu’ils fissent partie du Maghzen, les mesures les plus rigoureuses furent employées à leur égard, l’amende, la prison, la décapitation furent successivement appliqués, mais tout fût impuissant à vaincre chez eux l’esprit du mal, aussi infatigables fantassins qu'audacieux cavaliers, l’avènement d’EL Hadj Abdelkader devait leur fournir l’occasion de donner un libre cours à leurs penchants marqués pour la haine, aussi au premier cri du Djihad (guerre sainte) qui retentit dans le pays, se jetèrent-ils en masse dans les rangs du jeune Sultan.

1 « on ignore à quelle branche des Béni Toudjine appartiennent Halouan et Faress , d’après les traditionnistes du pays, la domination des Béni Ghaddou, n’existait que de leur temps. Voici une des nombreuses étymologies qui la lui donnent. Lorsque Hamid El Abid, qui vient vers la fin du XVe siècle, s’établir à Mostaganem à la tête des M’hall, voulut construire les remparts de la ville, il ordonna de nombreuse réquisitions d’hommes et de bêtes dans toutes les tribus qui lui étaient soumises. Il arriva que les Ouled Bou Halouan et les Ouled Fares reçurent l’ordre de fournir en même temps, et les corvées d’animaux et de manœuvres et la diffa pour les travailleurs, insatisfaits de la double contribution qu’on faisait peser sur eux simultanément, ils allèrent réclamer auprès de Hamid El Abid qui n’accepta point leurs raisons et les renvoya en leur disant Ebenou ou Ghaddou, fournissez la corvée pour les constructions et préparez la diffa. C’est à partir de ce moment que les Arabes par dérision ; les auraient surnommés Benou Ghaddou et plus tard Béni Ghaddou (la différence entre Bénou et Béni (enfants) est nulle quant au sens ; le rpemier de ces mots en arabe grammaticale représente le nominatif le 2e le génitif. D’après Edrici, une ville du nom de Ghadda existait de son temps dans le voisinage du pays occupé aujourd’hui par les Béni Ghaddou. Bien que les habitants n’aient conservé aucun souvenir de cette localité et que la version de rapporter paraisse assez vraissemblable, il serait à notre avis aussi rationnel de croire que les ancêtres des Béni Ghaddou ont habité la ville d’Edrici et que leur nom n’est qu’un dérivé de Ghadda.


La tribut des Béni Ghaddou couvrent trois communes de trois wilayates « El-Ghomri (Mascara) Sidi Saada (Mascara) Bouguirat (Mostaganem) », elle est bornée au Nord par la tribu des Ouled Sidi Abdellah (Medjaher) et les Ouled Hamdan, à l’Est l’oued Yellel qui la sépare de la tribu des Garbouça, les Akerma et les Medjaher, au Sud le territoire de la Kalaa et du Semmar, à l’Ouest les Bordjia de la plaine de sirat ou El Elb et les Sedjerara.

Elle se subdivise en huit fractions, dix septs douars ainsi répartis :

  1. Ouled Bouhalouan : « Douar des Oulad Amar – Douar El Ouissat – Douar Ouled Yala n°1- Douar Ouled Yala n°2 » ;
  2.  Oulad Farès : « Douar des Sebabna – Douar Ouled Bougheni – Douar Ouled Ameur » ;
  3. Oulad Ou Ali : « Douar des Oulad Ou Ali » ;
  4. El Hadjajera : « Douar Hadjajera n°1- Douar Hadjejera n°2 » ;
  5. El Ghenaicia : « Douar El Ghenaicia » ;
  6. El Heddara : « Douar Eddehaoua – Douar Scarnia – Douar Ech chaibia n°1- Douar Ech chaibia n°2 » ;
  7. Oulad Sidi Ouiss : « Douar des Oulad Sidi Ouiss » ;
  8. Oulad Sidi Bel Arbia : « Douar des Oulad Arbia ».

Les représentants de douars lors du passage de la commission de recensement en 1863 sont :

  • Ouled Bougheni……….Ali Ben Gueddal
  • Oulad Bou Ali…………..Saada Ben Yetho
  • Sbabna……………………..El Hadj Saada
  • Hadjajera…………………Tayeb Ould Saada
  • El Abaidia………………..Tayeb Ben Maamar
  • El Ouissat………………..Mohamed Ben Saari
  • Ouled Amar……………..Saada Ben Tayeb
  • Gouesmia………………..Bachir Bel Kheir
  • Oulad Yala……………..Abdelkader ben Akouda
  • Ouétia…………………….Mohamed Ben Atto
  • El Anétia………………..El Hadj Aidad
  • El Ouana……………….Mohamed Ben Ouna
  • Ouled Arbia…………..Si El Habib Bel Arbi
  • El Hedara……………..Si Abderrahim
  • Oulad Sidi Saada…Si Hammadi
  • Djelia……………………Abdelkader Ben Djelloul
  • Chaibia………………..Gaadi
  • Ouled Sidi Ouiss…. Si Mohamed Ben Ouiss
  • Amedia………………..Si Mohamed Ben Kadda
  • Zaouia………………..Abdelkader Ben Ouiss-


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