Historique Gabes - Ville

De 1830-1962 ENCYCLOPEDIE de L'AFN
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Gabes

Historique

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Sommaire

Histoire ancienne

Présence romaine attestée par un mur en plusieurs sections, jusqu'à 6 m de haut, sur l'oued dans la palmeraie, dit « barrage romain ».

Gabès, c'est l'antique Tacapès, nom que lui ont donné les Phéniciens en faisant un comptoir commercial de cette agglomération de villages.

Les Romains, qui y ont laissé tant de traces, avaient, après les Carthaginois, continué à faire de l'oasis un centre commercial des plus florissants. Pline célèbre avec emphase la prodigieuse fécondité de son sol. Tacape fut encore très prospère sous la domination byzantine.

IVe / Ve siècle fin de l'Empire romain. Effacement de la ville, probablement victime des Vandales.

Renaissance avec les Arabes : l'historien arabe El Bekri, au VIIe siècle, parle de Gabès comme d'une grande ville ceinte par une muraille de grosses pierres et de construction antique ; elle possède, dit-il, une forte citadelle, plusieurs faubourgs, bazars et caravansérails, une mosquée magnifique et un grand nombre de bains. Le tout est entouré d'un large fossé, que l'on peut inonder en cas de besoin et rendre infranchissable. Gabès a trois portes ; les faubourgs sont à l'Est et au Sud de la ville.

Le géographe Edrissi, qui vivait au milieu du XIIe siècle, et Léon l'Africain, contemporain du XVIe, répètent cette description.

Présence française

  • 1881 12 mai -- Signature du Traité du Bardo instaurant le protectorat Français
  • 1956 20 mars --Fin du protectorat - Indépendance


En 1880, il ne reste plus rien qu'un amas confus de chapiteaux, de colonnes brisées et de pierres, à l'aide desquels ont été construites les maisons.

le Protectorat trouve Gabès réduite à 3 agglomérations rivales : le village ancien de Sidi Bourbaba, les bourgades de Tara et El Menzel.

Création camp militaire, base de la ville actuelle.

1943 site stratégique vers le Sud et clé de la Tripolitaine, occupée par l'Afrikakorps de Rommel, reconquise par les Anglais et la colonne Leclerc, destructions.

1950 découverte de pétrole off-shore dans le Golfe ; complexe industriel Nord de Ghannouche (industrie chimique, cimenterie, métallurgie).

Aujourd'hui

Aujourd'hui Gabès prospère avec son trafic portuaire, le développement de ses industries, son économie traditionnelle (tapisseries, céramique, agriculture de l'Oasis).

Environs

  • Chenini (6 km O.), principal village de la Palmeraie, centre de vannerie (feuilles de palmiers). Marabout Sidi Ali el Bahloul(fondateur et saint patron de Gabès (VIe/VIIe s.). ; promenades, cascade, jardins. Non loin, zoo (crocodiles, autruches).
  • El Hamma (20 km O.), au cœur d'une oasis groupant 4 hameaux. Sources thermales (47°), toujours en activité depuis les Romains. Tombe d'un rabbin (Sidi Youssef Maarab), saint homme (pèlerinage actif). Festival.
  • Mareth (40 km S.), dans une oasis.
    Site stratégique la « ligne Mareth » (1938) française, protection contre l'armée italienne de Tripolitaine. Site de la sanglante bataille de 1943 avec Rommel (délogé par Montgomery et Leclerc).
  • Mathmata (43 km S.) : ville troglodytique, dans un environnement de villages identiques. Cratères de 5 à 10 m de profondeur accessibles par escaliers, tout autour excavations communiquant entre elles par corridors, étages, etc. ; creusées dans l'argile tendre devenant très dure au contact de l'air, saines et gardant la fraîcheur ; raisons de cet habitat : pas de pierre ni bois de charpente dans les environs, chaleur saharienne. Plus de 700 cratères sur le site ; habités pour la plupart. Fabrique de tapis originaux (style Oudref) ; huilerie d'olives, également troglodytique.
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