Historique Tétouan - Ville

De 1830-1962 ENCYCLOPEDIE de L'AFN
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MAROC

Tétouan

Historique

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Sommaire

Région

La région de Tanger-Tétouan regroupe deux Wilayas : Wilaya de Tanger-Asilah, avec une Préfecture : Fahs-Bni Mkada et Wilaya de Tétouan avec une préfecture : Préfecture de Tétouan et deux provinces : Province de Chefchaouen, et province de Larache.

Histoire ancienne

Les origines de la ville se perdent dans la nuit des temps, les objets extraits des fouilles datent du IIIe siècle avant notre ère et proviennnent de la ville antique de Tamuda. Les Phéniciens quant à eux établirent en leur temps un comptoir à l'embouchure de l'Oued Martil.

C'est en 1307 que le sultan Mérinide Abou Thabet fit construire la ville fortifiée de Tetouan. Le but avoué de ce sultan était d'y construire une base avancée susceptible de récupérer Sebta. Peuplée de soldats, la ville devint rapidement un nid de redoutables corsaires. Face à leurs incessantes attaques, les Espagnols débarquèrent à Tetouan et la détruisirent en représailles.

En 1492, la chute de Grenade chasse du Sud de l'Espagne des milliers d'émigrés Musulmans qui s'installérent sur les ruines de la ville : elle renaît alors de ses cendres et connaît un essort fastueux.

Tétouan, le patio d’une civilisation andalouse

La chute du royaume de Grenade marque la renaissance de la ville de Tétouan. Sa reconstruction, par le Grenadin Sidi al-Mandri, accompagné des premiers Mudéjars fuyant la reconquête chrétienne, a fait d'elle un lieu d'accueil de la civilisation andalouse. Protégé par les barrières naturelles des deux montagnes, ouvert sur la Méditerranée, le site de Tétouan offrait une position stratégique pour ces exilés qui n'eurent de cesse de repousser la menace chrétienne.

Tétouan est d'abord une ville andalouse. Elle est la seule ville marocaine a avoir été construite par des andalous ex nihilo. L'architecture militaire andalouse de Tétouan est un trait fondamental de la ville, dont la reconstruction au début du XVIe siècle avait pour objectif la défense de celle-ci contre les portugais qui avaient occupé toutes les villes marocaines côtières.

Recréée par eux, la ville fut aussi développée par eux. Bénéficiant du vide politique central qui caractérisait le Maroc de cette époque, ils pourvurent eux-mêmes à leur administration, créant une cité à l'image de celle qu'ils avaient dû quitter. Plus que l'architecture, l'art de vivre Tétouanais est marqué par l'héritage andalou.

Cette ville qui est la colombe blanche des poètes arabes, fut désignée par des termes divers comme, « la fille de Grenade » ou « la petite Jérusalem ». C'est un lieu de rencontre de plusieurs peuples, religions et cultures telles que les cultures andalouse, ottomane, locale et européenne, dont la symbiose a produit une culture tétouanaise dominée par le caractère conservateur de ses habitants qui ressemble au tempérament du grenadin. Elle a assimilé l'architecture andalouse dans ses murs, sa casbah, ses petites maisons et ses palais (avec des patios, des fontaines et des jardins), ses minarets, ses mausolées et ses fondouks.

Le XIXe siècle est un siècle de décadence pour tout le Maroc. Celle-ci est la conséquence directe de la pénétration économique européenne .Il est particulièrement sombre pour l'histoire de Tétouan. Cette ville a connu la peste de 1800, la grande peste de 1818, la terrible famine de 1825, le siège de Moulay Zaïd en 1822 et surtout, la Guerre de Tétouan de 1860 qui a entraîné l'occupation de la ville par les troupes espagnoles qui se sont retirées en 1862 après le paiement d'une indemnisation qui a ruiné l'économie du pays. La décadence économique de Tétouan a précédé la Guerre de 1860. En 1857, les Espagnols ont noyé plusieurs bateaux dans l'estuaire du port de la ville, mettant fin définitivement à ces activités maritimes.

Les motifs nasrides et mudéjars ont perduré dans les broderies tétouanaises, que l'on peut aujourd'hui admirer au Musée ethnographique de Bab Okla.

Le protectorat espagnol

Au XXe siècle, Tétouan a connu un nouvel essor politique, économique et artistique en tant que capitale du Protectorat espagnol au Nord du Maroc.

La ville moderne de Tétouan fut construite à côté de l'ancienne médina. « L'Ensanche » de Tétouan est actuellement un véritable bijou avec ses rues et immeubles de style colonial espagnol, ses places et ses marchés. L'influence andalouse n'est pas absente ici. L'intérieur de la Cathédrale de Tétouan pourrait être pris pour celui d'une mosquée andalouse. Les deux parties de la ville se complètent, malgré leur contraste, dans cette ville andalouse marocaine.

La conservation et même le développement de l'architecture et de l'art traditionnel tétouanais doit beaucoup à Mariano Bertuchi, peintre exceptionnel et grand amoureux de l'art marocain. Il fonda le Musée Ethnographique Skala et l'École des Arts et Métiers Traditionnels, un véritable joyau qui représente la conservation européenne de l'art andalou à Tétouan.

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