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Etat APRES Abbo - Ville : Différence entre versions

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*Mes parents étant restés en Algérie, j'ai eu l'occasion de revoir mon village natal, devenu SIDI-DAOUD, au cours de l'été 1963. Bien évidemment, la majorité de la population française était partie. Toutefois, certaines maisons n'étaient toujours pas réoccupées par nos ex-concitoyens. J'ai longuement parcouru les rues de mon enfance soudain devenues étrangères et j'ai compris que le lien s'était définitivement brisé. Quoique... une petite flamme a toujours continué à brûler dans mon coeur.  
 
*Mes parents étant restés en Algérie, j'ai eu l'occasion de revoir mon village natal, devenu SIDI-DAOUD, au cours de l'été 1963. Bien évidemment, la majorité de la population française était partie. Toutefois, certaines maisons n'étaient toujours pas réoccupées par nos ex-concitoyens. J'ai longuement parcouru les rues de mon enfance soudain devenues étrangères et j'ai compris que le lien s'était définitivement brisé. Quoique... une petite flamme a toujours continué à brûler dans mon coeur.  
*En 1964, la plus grosse cloche "Adrastine", sortie des Fonderies Farnier Frères à ROBECOURT (88), a été remise au Secours Catholique dans le cadre d'une opération de récupération de 400 cloches.  
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*En 1964, la plus grosse cloche&nbsp;« Adrastine&nbsp;», sortie des Fonderies Farnier Frères à ROBECOURT (88), a été remise au Secours Catholique dans le cadre d'une opération de récupération de 400 cloches.  
*Dans les années 1990, une de mes cousines est également retournée sur les lieux de son enfance. Les photos qu'elle en a ramenées montrent des fenêtres souvent fermées, des enfants dans les rues, de nombreuses antennes de télévision couronnant les toits. Changement d'importance: le clocher a laissé la place à un minaret, l'horloge a disparu, laissant un trou aveugle dans le mur de façade. La porte d'entrée face à l'est a été murée, laissant supposer un accès par l'extrémité ouest du bâtiment, afin de respecter l'orientation de règle dans les mosquées. Le cimetière enfin ne semble pas avoir souffert: si le portail et quelques entourages de tombes ont disparu, la vieille croix paroissiale, érigée en 1904 au bout de l'allée principale, est toujours présente.  
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*Dans les années 1990, une de mes cousines est également retournée sur les lieux de son enfance. Les photos qu'elle en a ramenées montrent des fenêtres souvent fermées, des enfants dans les rues, de nombreuses antennes de télévision couronnant les toits. Changement d'importance : le clocher a laissé la place à un minaret, l'horloge a disparu, laissant un trou aveugle dans le mur de façade. La porte d'entrée face à l'Est a été murée, laissant supposer un accès par l'extrémité Ouest du bâtiment, afin de respecter l'orientation de règle dans les mosquées. Le cimetière enfin ne semble pas avoir souffert : si le portail et quelques entourages de tombes ont disparu, la vieille croix paroissiale, érigée en 1904 au bout de l'allée principale, est toujours présente.  
*Une partie de la grande passerelle qui enjambe le Sébaou, au pied du village, s'est effondrée à la suite d'affouillements très importants du lit de l'Oued: le sable, utilisé dans la construction, est enlevé de façon très anarchique et donne lieu à un véritable trafic.  
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*Une partie de la grande passerelle qui enjambe le Sébaou, au pied du village, s'est effondrée à la suite d'affouillements très importants du lit de l'Oued : le sable, utilisé dans la construction, est enlevé de façon très anarchique et donne lieu à un véritable trafic.  
*21 mai 2003: Un très violent séisme ravage la Wilaya de BOUMERDES. SIDI-DAOUD, devenu une petite ville de 15 000 habitants, est pratiquement rayé de la carte. On a dénombré près de 100 morts dans les ruines de plusieurs bâtiments: la Gendarmerie (5 morts), la Poste (3 morts), la Cave Coopérative, mais aussi le Lycée, entre autres, se sont totalement effondrés et ce qui est encore debout ne vaut pas mieux.
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*21 mai 2003 : un très violent séisme ravage la Wilaya de BOUMERDES. SIDI-DAOUD, devenu une petite ville de 15 000 habitants, est pratiquement rayé de la carte. On a dénombré près de 100 morts dans les ruines de plusieurs bâtiments : la Gendarmerie (5 morts), la Poste (3 morts), la Cave Coopérative, mais aussi le Lycée, entre autres, se sont totalement effondrés et ce qui est encore debout ne vaut pas mieux.
 
 
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Version actuelle datée du 10 janvier 2013 à 09:52




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ALGERIE

Abbo Nom actuel : Sidi Daoud

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  • Mes parents étant restés en Algérie, j'ai eu l'occasion de revoir mon village natal, devenu SIDI-DAOUD, au cours de l'été 1963. Bien évidemment, la majorité de la population française était partie. Toutefois, certaines maisons n'étaient toujours pas réoccupées par nos ex-concitoyens. J'ai longuement parcouru les rues de mon enfance soudain devenues étrangères et j'ai compris que le lien s'était définitivement brisé. Quoique... une petite flamme a toujours continué à brûler dans mon coeur.
  • En 1964, la plus grosse cloche « Adrastine », sortie des Fonderies Farnier Frères à ROBECOURT (88), a été remise au Secours Catholique dans le cadre d'une opération de récupération de 400 cloches.
  • Dans les années 1990, une de mes cousines est également retournée sur les lieux de son enfance. Les photos qu'elle en a ramenées montrent des fenêtres souvent fermées, des enfants dans les rues, de nombreuses antennes de télévision couronnant les toits. Changement d'importance : le clocher a laissé la place à un minaret, l'horloge a disparu, laissant un trou aveugle dans le mur de façade. La porte d'entrée face à l'Est a été murée, laissant supposer un accès par l'extrémité Ouest du bâtiment, afin de respecter l'orientation de règle dans les mosquées. Le cimetière enfin ne semble pas avoir souffert : si le portail et quelques entourages de tombes ont disparu, la vieille croix paroissiale, érigée en 1904 au bout de l'allée principale, est toujours présente.
  • Une partie de la grande passerelle qui enjambe le Sébaou, au pied du village, s'est effondrée à la suite d'affouillements très importants du lit de l'Oued : le sable, utilisé dans la construction, est enlevé de façon très anarchique et donne lieu à un véritable trafic.
  • 21 mai 2003 : un très violent séisme ravage la Wilaya de BOUMERDES. SIDI-DAOUD, devenu une petite ville de 15 000 habitants, est pratiquement rayé de la carte. On a dénombré près de 100 morts dans les ruines de plusieurs bâtiments : la Gendarmerie (5 morts), la Poste (3 morts), la Cave Coopérative, mais aussi le Lycée, entre autres, se sont totalement effondrés et ce qui est encore debout ne vaut pas mieux.