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== Centre de colonisation ==
== Histoire ancienne  ==
 
La région est riche en souvenirs du passé&nbsp;; on trouve sur le plateau de Bouzia des vestiges [[Préhistoire#Le Néolithique|datant du néolithique]] et juste avant d’atteindre Bugeaud, les ruines de l’aqueduc qui alimentait [[Antiquité - Afrique du Nord et empire romain|la ville romaine]] d’Hippo Regius.
 
== Présence française ==


1830 - 1962 [[ALGERIE|ALGERIE]]  
1830 - 1962 [[ALGERIE|ALGERIE]]  


[[Centre de colonisation - Algérie|Centre]] créé en 1847 dans le département de [[Constantine - Ville|Constantine]] arrondissement de Bône, le village forestier de Bugeaud se trouve à 900 mètres d’altitude et à 13 kilomètres de [[Bône - Ville|Bône]].  
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==== Centre de colonisation  ====
 
[[Centre de colonisation - Algérie|Centre]] créé en 1847 dans le département de [[Constantine - Ville|Constantine]] arrondissement de Bône, le village forestier de Bugeaud se trouve à 900 mètres d’altitude et à 13 kilomètres de [[Bône - Ville|Bône]] sur les pentes du Mont Edough.
 
L'Edough se couvre parfois de neige en hiver. Grâce à l'altitude, l'air est beaucoup plus sain que dans la plaine, où sévissaient fièvres et paludisme mais favorise l'apparition de neige et de froids intenses en hiver. Octave Niel rappelait l'adage local, selon lequel, lorsque I'Edough «&nbsp;met son bonnet de nuit&nbsp;» (se couvre de nuages) le temps est à la pluie. La montagne de I'Edough est réputée pour la violence de ses orages et l'on déplore, notamment parmi les forestiers, plusieurs morts dues à la foudre.
 
Les Eaux-et-Forêts furent à l'origine d'un développement économique considérable de cette région, en particulier celui de la culture industrielle du chêne-liège, principale essence sylvestre croissant sur les pentes de cette montagne. Beaucoup des ouvriers liégeurs Alsaciens arrivés à Bugeaud avaient 1'expérience du forestage. En raison de la forte déclivité des pentes, la récolte des planches de liège était épuisante. Les brigadiers et gardes forestiers de 1'administration des eaux et forêts s'assuraient que les concessionnaires ne récoltaient le liège que dans la zone de leur concession et respectaient les consignes d'exploitation imposées par l'administration.
 
Le 24 septembre 1855 une concession d'environ 2 hectares de terrain à Bugeaud fut accordée afin d'étendre les places, rues et zones constructibles à l'intérieur du village, en raison de l'augmentation de la population. Il reçoit le nom de Bugeaud en hommage à Thomas [[BUGEAUD|Bugeaud]], maréchal de France, duc d’Isly, [[1830-1879 HISTOIRE ALGERIE GOUVERNEURS MILITAIRES|gouverneur général]] de l’Algérie, qui venait de mourir après avoir achevé la pacification.
 
==== Commune de plein exercice  ====
 
Appelé la ville des hortensias, Bugeaud érigé en [[ALGERIE INSTITUTIONS 1870 - 1896#Communes|commune de plein exercice]] en 1853 est réputé pour son charme à la fois forestier et maritime, la mer très proche est accessible par une route qui sur 12 kilomètres permet de passer de zéro à neuf cents mètres. La superficie de la commune,avant 1962, était de 959 hectares.
 
En dehors du bourg proprement dit de Bugeaud, on trouvait un hameau dépendant du village et appelé Sainte-Croix de l’Edough, à proximité de la «&nbsp;Fontaine des princes&nbsp;». Cette fontaine était le débouché de conduites construites par les Romains pour alimenter Hippone.  


Il reçoit le nom de Bugeaud en hommage à Thomas [[BUGEAUD|Bugeaud]], maréchal de France, duc d’Isly, [[1830-1879 HISTOIRE ALGERIE GOUVERNEURS MILITAIRES|gouverneur général]] de l’Algérie.  
Un lieu-dit, comportant un camp forestier, était appelé Bouzizi.<br>La population, presque totalement alsacienne, conserva, dans les échanges de la vie privée jusque vers 1914 l’usage du dialecte alsacien.  


La région est riche en souvenirs du passé&nbsp;; on trouve sur le plateau de Bouzia des vestiges [[Préhistoire#Le Néolithique|datant du néolithique]] et juste avant d’atteindre Bugeaud, les ruines de l’aqueduc qui alimentait [[Antiquité - Afrique du Nord et empire romain|la ville romaine]] d’Hippo Regius.  
Dans pratiquement toutes les familles on trouvait quelqu'un travaillant dans le liège, que ce soit comme concessionnaire, ouvrier, voiturier, employé de bureau ou négociant.<br>Ainsi, de nombreux membres de la très prolifique famille Maurer ( de Wingen, Bas-Rhin) furent liégeurs à Bugeaud sur quatre générations, même si , autour de 1900, les Alsaciens vont peu à peu occuper des places d'encadrement comme contremaîtres ou employés de bureau ou quitter le liège pour d’autres activités.<br>L’activité économique reposait presque entièrement sur l'exploitation du liège et de quelques fermes et la plupart des hommes travaillaient, avaient travaillé ou travailleraient comme liégeurs. Certains étaient uniquement liégeurs, souvent salariés, mais bien des petits cultivateurs trouvaient un revenu d'appoint dans cette activité. La Société des lièges de l’Edough était alors le seul employeur important, en dehors des petits exploitants et de quelques agriculteurs, et faisait vivre de nombreux ménages.  


Appelé la ville des hortensias, Bugeaud érigé en [[ALGERIE INSTITUTIONS 1870 - 1896#Communes|commune de plein exercice]] en 1853 est réputé pour son charme à la fois forestier et maritime, la mer très proche est accessible par une route qui sur 12 kilomètres permet de passer de zéro à neuf cents mètres.
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== Recherches généalogiques  ==
==== Recherches généalogiques  ====


*[http://caom.archivesnationales.culture.gouv.fr/sdx/ecfa/search.xsp?nom=&prenom=&commune=%22BUGEAUD%22&de=&a=&tri=date Identifier les actes numérisés] aux Archives d'Outre-Mer (C.A.O.M)&nbsp;:1853-1904
*[http://caom.archivesnationales.culture.gouv.fr/sdx/ecfa/search.xsp?nom=&prenom=&commune=%22BUGEAUD%22&de=&a=&tri=date Identifier les actes numérisés] aux Archives d'Outre-Mer (C.A.O.M)&nbsp;:1853-1904
*Seules certaines archives d'Etat relatives à Bugeaud sont disponibles au dépôt d'Aix-en-
Provence, notamment pour les dossiers d'attribution de terre et la question des communications routières. Avant 1870, il convient de consulter les séries Constantine M colonisation ( 2 M 125) et, après 1870, les séries CGA L, colonisation ( L8, 24 L 46, 24 L 208 et 30 L 58). En revanche, les registres notariaux ainsi que les archives de l’Enregistrement ont disparu.


== Nom actuel  ==
== Nom actuel  ==


*[[VILLES - NOMS#B|Séraïdi]] commune de Annaba wilaya 23 Bethioua
*[[VILLES - NOMS#B|Séraïdi]] commune de Annaba wilaya 23 Bethioua
Les archives municipales ainsi que les registres d'état-civil de Bugeaud n'ont pas été rapatriés en France et sont restée à Serraïdi. Lors de l'indépendance de l’Algérie, dans de nombreuses communes d'Algérie, énormément de documents ont disparu. Nous ignorons quelle est la situation des archives de l’ancienne commune de Bugeaud mais, en tout état de cause, la situation actuelle en Algérie ne permet pas, pour l'instant, de consulter ces fonds.


== Liens utiles  ==
== Liens utiles  ==


*[http://www.piedsnoirs-aujourdhui.com/bugeaud.html Bugeaud -Site P.N.H.A]
*[http://www.piedsnoirs-aujourdhui.com/bugeaud.html Bugeaud -Site P.N.H.A]
*[http://algerie.doc.free.fr/bone/bugeaud-aj.pdf le village de Bugeaud, en Algérie Marc Frangi]


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Version du 10 novembre 2008 à 20:56




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Bugeaud Nom actuel : ?

Historique

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Liste des Villes


Histoire ancienne

La région est riche en souvenirs du passé ; on trouve sur le plateau de Bouzia des vestiges datant du néolithique et juste avant d’atteindre Bugeaud, les ruines de l’aqueduc qui alimentait la ville romaine d’Hippo Regius.

Présence française

1830 - 1962 ALGERIE


Centre de colonisation

Centre créé en 1847 dans le département de Constantine arrondissement de Bône, le village forestier de Bugeaud se trouve à 900 mètres d’altitude et à 13 kilomètres de Bône sur les pentes du Mont Edough.

L'Edough se couvre parfois de neige en hiver. Grâce à l'altitude, l'air est beaucoup plus sain que dans la plaine, où sévissaient fièvres et paludisme mais favorise l'apparition de neige et de froids intenses en hiver. Octave Niel rappelait l'adage local, selon lequel, lorsque I'Edough « met son bonnet de nuit » (se couvre de nuages) le temps est à la pluie. La montagne de I'Edough est réputée pour la violence de ses orages et l'on déplore, notamment parmi les forestiers, plusieurs morts dues à la foudre.

Les Eaux-et-Forêts furent à l'origine d'un développement économique considérable de cette région, en particulier celui de la culture industrielle du chêne-liège, principale essence sylvestre croissant sur les pentes de cette montagne. Beaucoup des ouvriers liégeurs Alsaciens arrivés à Bugeaud avaient 1'expérience du forestage. En raison de la forte déclivité des pentes, la récolte des planches de liège était épuisante. Les brigadiers et gardes forestiers de 1'administration des eaux et forêts s'assuraient que les concessionnaires ne récoltaient le liège que dans la zone de leur concession et respectaient les consignes d'exploitation imposées par l'administration.

Le 24 septembre 1855 une concession d'environ 2 hectares de terrain à Bugeaud fut accordée afin d'étendre les places, rues et zones constructibles à l'intérieur du village, en raison de l'augmentation de la population. Il reçoit le nom de Bugeaud en hommage à Thomas Bugeaud, maréchal de France, duc d’Isly, gouverneur général de l’Algérie, qui venait de mourir après avoir achevé la pacification.

Commune de plein exercice

Appelé la ville des hortensias, Bugeaud érigé en commune de plein exercice en 1853 est réputé pour son charme à la fois forestier et maritime, la mer très proche est accessible par une route qui sur 12 kilomètres permet de passer de zéro à neuf cents mètres. La superficie de la commune,avant 1962, était de 959 hectares.

En dehors du bourg proprement dit de Bugeaud, on trouvait un hameau dépendant du village et appelé Sainte-Croix de l’Edough, à proximité de la « Fontaine des princes ». Cette fontaine était le débouché de conduites construites par les Romains pour alimenter Hippone.

Un lieu-dit, comportant un camp forestier, était appelé Bouzizi.
La population, presque totalement alsacienne, conserva, dans les échanges de la vie privée jusque vers 1914 l’usage du dialecte alsacien.

Dans pratiquement toutes les familles on trouvait quelqu'un travaillant dans le liège, que ce soit comme concessionnaire, ouvrier, voiturier, employé de bureau ou négociant.
Ainsi, de nombreux membres de la très prolifique famille Maurer ( de Wingen, Bas-Rhin) furent liégeurs à Bugeaud sur quatre générations, même si , autour de 1900, les Alsaciens vont peu à peu occuper des places d'encadrement comme contremaîtres ou employés de bureau ou quitter le liège pour d’autres activités.
L’activité économique reposait presque entièrement sur l'exploitation du liège et de quelques fermes et la plupart des hommes travaillaient, avaient travaillé ou travailleraient comme liégeurs. Certains étaient uniquement liégeurs, souvent salariés, mais bien des petits cultivateurs trouvaient un revenu d'appoint dans cette activité. La Société des lièges de l’Edough était alors le seul employeur important, en dehors des petits exploitants et de quelques agriculteurs, et faisait vivre de nombreux ménages.


Recherches généalogiques

  • Seules certaines archives d'Etat relatives à Bugeaud sont disponibles au dépôt d'Aix-en-

Provence, notamment pour les dossiers d'attribution de terre et la question des communications routières. Avant 1870, il convient de consulter les séries Constantine M colonisation ( 2 M 125) et, après 1870, les séries CGA L, colonisation ( L8, 24 L 46, 24 L 208 et 30 L 58). En revanche, les registres notariaux ainsi que les archives de l’Enregistrement ont disparu.

Nom actuel

  • Séraïdi commune de Annaba wilaya 23 Bethioua

Les archives municipales ainsi que les registres d'état-civil de Bugeaud n'ont pas été rapatriés en France et sont restée à Serraïdi. Lors de l'indépendance de l’Algérie, dans de nombreuses communes d'Algérie, énormément de documents ont disparu. Nous ignorons quelle est la situation des archives de l’ancienne commune de Bugeaud mais, en tout état de cause, la situation actuelle en Algérie ne permet pas, pour l'instant, de consulter ces fonds.

Liens utiles