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Historique Mascara - Ville

De 1830-1962 ENCYCLOPEDIE de L'AFN
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ALGERIE

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Historique

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Liste des Villes

Situation

Ville forte d’Algérie, à 90 km Sud Sud-est d’Oran, sur la pente Sud de la première chaîne de l’Atlas et dominant la plaine d‘EGHRIS qui s’étale sur près de 800 kilomètres, limitée au Nord, par les monts des BENI CHOUGRANE et au Sud par les monts de SAÏDA

Histoire ancienne

Les romains installent dans la plaine de nombreux postes militaires et construisent une voie de communication stratégique.
A leur départ la plaine est parcourue uniquement par des Berbères nomades, les BENI RACHED

Ancienne Victoria de la Mauritanie romaine, ancienne Rachidia des Almoravides, appelée Chareb er-Rih (la lèvre du vent) puis Mou Askar (camp permanent) par les Arabes, la ville est construite sur l’oued Toudman. Vieille citée arabe, entourée de remparts crénelés, ouverte de sept portes, ancienne capitale des beys turcs depuis 1701, elle est occupée par les Espagnols en 1791.

Présence turque

1515-1830

En 1701 les Turcs transportent à MASCARA le siège du Beylik de l’Ouest et utilisent la tribu des HACEN comme Maghzen et pour la perception des impôts.

Ville et faubourgs sont en ruines. Les rues et les maisons sont misérables. Ces derniers sont couvertes en terrasses, à la mode berbère, ou en tuiles romaines du type kabyle. Dans les faubourgs les gourbis remplacent les masures. La maison du Beylick est également en ruines, au rez de chaussée la salle d'audience soutenue par des colonnes de marbre, au premier étage le cabinet de l'Emir où voisine une quarantaine de manuscrits arabes.
Couverts de mosquée très ordinaire, élevée en 1750,sur la place prés du bordj et une seconde dans les faubourgs du sud, construite en 1761 sous l'occupation turque.

Le marché aux grains se tient sur la place, face au bordj. On y vend également des tapis d'El Kalaa, des laines et des burnous. Le fondouk de l'ouest est achalandé de sabres, bois de fusil, pantoufles ou "babouch", mouchoirs de soie et calicots. Plusieurs armuriers se consacrent à la réparation des armes. Quelques boutiques abritent des brodeurs en soie, or et argent ornant des harnachements. Il existe aussi des tuileries et des poteries à Aïn Sultan et prés d'Aïn Khial.

La ville compte plusieurs écoles coraniques. Elle abrite jusqu'à 10.000 habitants dont 450 juifs, puis des Kouloughlis descendants des Turcs, qui se confondent avec les Maures.

Présence française

Abd el-Kader, enfant du pays, (natif de Cacherou) en fait sa capitale en 1832.
Il la quitte en 1834. La ville est alors conquise par le maréchal Clauzel qui ordonne de la détruire. Lorsque les fortifications sont démantelées, les Français ne l’occupent pas et l’émir y revient de 1837 à 1841.

Reprise sans combat par BUGEAUD en 1841 elle forme depuis 1854 une commune avec deux villages agricoles créés en 1846 : Saint ANDRE , peuplé principalement de paysans des Pyrénées orientales (territoire agricole de 3500 ha) et de Saint Hippolyte, peuplé principalement de Corses (territoire agricole de 350 ha).

Le 17 juin 1854 Mascara devient chef-lieu de canton et en 1874, commune mixte. Sous le Second Empire 3 km de remparts, hauts de 6 à 10 m, sont reconstruits. Ils seront détruits en 1956. Sous-préfecture, importante ville de garnison, elle accueille notamment le centre d’instruction n° 2 de la Légion étrangère au quartier Soyer Soyez ? et au quartier Ben Daoud, un régiment de chasseurs d’Afrique, une compagnie des essences, une compagnie de gendarmerie, un centre de remonte, vestige des troupes de cavalerie. Avant Sidi bel-Abbès, le régiment étranger est à Mascara et y tient le grand dépôt. En 1912, le 2e RE y établit la garnison pour ses 13e, 14e, 15e et 16e compagnies

La fertilité de la plaine d’EGHRIS permet dès 1846 l’extension économique de la région avec une importante production de céréales, de vignes, d’oliviers et de cultures maraîchères ainsi que la création de nombreux villages.

La banlieue de MASCARA produit des vins réputés répartis sur 5 000 ha soit 60 % des terres cultivables.