BOSQUET Pierre Joseph

De 1830-1962 ENCYCLOPEDIE de L'AFN
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Pierre Joseph BOSQUET

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Sénateur

Maréchal de France


Date de Naissance : 8 novembre 1810

Lieu de Naissance : Mont-de-Marsan

Pays de Naissance : France


Date de décès : 3 février 1861

Lieu de décès : Pau

Pays de décès : France


Présentation :
Maréchal de France - Sénateur - Cité six fois à l'Ordre de l'Armée
Faits marquants : Dates importantes :

9 février 1856 Sénateur
18 mars 1856 Maréchal de France

Contexte :
Le maréchal Bosquet naît le 8 novembre 1810 à Mont-de-Marsan, fils de Joseph François et de Marie Anne Couat.

il est élève de polytechnique en 1829 et figure parmi ceux qui participent activement à l'insurrection, lors des journées de juillet 1830. Cette attitude lui vaut d'être accueilli comme un héros lorsque quelques semaines plus tard il rejoint sa famille à Pau.
De 1831 à 1833, il est sous-lieutenant à l'Ecole d'application de l'artillerie de Metz, puis sert au 10ème régiment d'artillerie pendant six ans. Il passe en Afrique du Nord le 8 juin 1834 et y demeure jusqu'en 1853.

Capitaine en 1839, versé au 4ème régiment d'artillerie, il commande une compagnie de pontonnier et en 1840 est détaché auprès du Général de La Moricière en qualité d'officier d'ordonnance.

En 1841, il a encore un emploi dans l'artillerie puis passe définitivement dans l'infanterie sur les conseils de La Moricière. Le 8 novembre 1847, Bosquet est nommé colonel et moins d'un an après, général de brigade, le 17 août 1848.

Commandant successivement les subdivisions de Mostaganem et Sétif, Bosquet participe en 1851 à l'expédition de la petite Kabylie où il est blessé à l'épaule.

A cette époque, il est l'un des plus brillants Généraux d'Afrique et s'il n'a pas la réputation de Saint-Arnaud, il a su se faire apprécier par Bugeaud et La Moricière et a été cité six fois à l'ordre de l'Armée. Pour ces raisons il est contacté par Fleury mais ne répond pas à ses avances faites dans la période précédent le coup d'Etat du 2 décembre. A la nouvelle de ce dernier, il demande sa disponibilité mais finit par accepter de rester à son poste, à la demande de Randon, alors Gouverneur général de l'Algérie.


Autorisé à rentrer en France en 1853, il rend visite à sa mère puis s'installe au 19 quai Voltaire à Paris où il rencontre Napoléon III. Il est séduit par la personnalité de l'Empereur et conquis par son accueil.

Il retourne en Algérie, participe à une nouvelle expédition en petite Kabylie et est nommé Général de division le 10 août 1853.

De retour en France, il est fier d'annoncer à sa mère son départ à la campagne d'Orient dont il va être le véritable héros. Lors de la bataille de l'Alma, il est chargé d'exécuter un audacieux mouvement tournant et franchit avec sa division et toute son artillerie des hauteurs jugées inaccessibles par les Russes.
A la fin de la journée d'Inkermann, dès que lord Raglan aperçoit Bosquet, il vient lui tendre la main et le remercier chaleureusement d'avoir secouru les Anglais. Bosquet est l'officier français le plus populaire dans les rangs britanniques. Dans les rangs français, il subjugue ceux qui l'approchent.

C'est à lui que Pélissier demande de dresser le plan d'attaque de Malakoff. Le 8 septembre 1855, au plus fort de la bataille, Bosquet est blessé par un éclat d'obus qui l'atteint à l'omoplate droite. Se croyant mortellement touché, il embrasse la croix de son épée. Il remet le commandement de ses troupes au général Dulac et consent à se laisser emporter hors du champ de bataille pour être soigné. Le 18 octobre 1855, il est conduit à bord du Christophe Colomb, qui le ramène en France.

De retour à Paris, Bosquet est nommé Sénateur le 9 février 1856 et élevé au maréchalat le 18 mars 1856.

En 1858, le Maréchal est nommé commandant supérieur des divisions du Sud-Ouest à Toulouse, mais, souffrant, il ne prend pas possession de son commandement. Il meurt à Pau le 3 février 1861. Officiellement, Bosquet est décédé suite à sa blessure de Crimée mais certains avancent que le décès aurait été provoqué par une blessure reçue lors d'un duel.

Le Maréchal Bosquet avait un abord qui inspirait la confiance à première vue. Il était de grande taille, de forte corpulence, avec des traits accentués. Son front était large et découvert, sa chevelure était rase et ses yeux pétillaient sous d'épais sourcils. Il avait une prestance théatrale.
Il possédait une intelligence vive et éclairée, un coup d'oeil prompt et sûr, une bravoure incomparable qui lui causa six blessures dans sa carrière. D'une grande vigueur physique, il avait une grande confiance en lui et savait la communiquer à son entourage. Par ailleurs, il était avare du sang des soldats et restait impassible face à la mitraille.

  • Source :Ronald Zins, Les Maréchaux de Napoléon III, Horvath, 1997.
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