BURDEAU Auguste

De 1830-1962 ENCYCLOPEDIE de L'AFN
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Auguste Laurent BURDEAU

Sculpture cimetière Père Lachaise

Ecrivain-Professeur de Philosophie

Président de l'Assemblée Nationale


Date de Naissance : 10 septembre1851

Lieu de Naissance : Lyon (Rhône)

Pays de Naissance : France


Date de décès : 12 décembre 1894

Lieu de décès : Paris

Pays de décès : France


Présentation :
Député du Rhône - Ministre de l'instruction publique, des finances - Président de l'Assemblée Nationale
Faits marquants :

1891-rapport parlementaire de Burdeau sur la situation de l'Algérie.,

Dates importantes :
Contexte :

Fils d'une famille modeste, il bénéficia de bourses de la 3e République, suivit de brillantes études au lycée de Lyon, et fit carrière politique jusqu'à devenir Ministre de l'instruction publique, des finances puis Président de l'Assemblée Nationale à sa mort en 1894.

Lors de la déclaration de guerre à la Prusse, Burdeau s'engagea, fit la campagne, fut blessé et emmené prisonnier en Allemagne, décoré de la Légion d'honneur à vingt ans.

Il reprit ses études après la conclusion de la paix et obtint l'agrégation de philosophie.

Il professa cette discipline à Lons-le-Saulnier, à Saint-Etienne, puis à Paris au Lycée Louis-le-Grand.

Homme d'une haute moralité, son rôle parlementaire, lui a valu d'être nommé rapporteur d'une enquête sur les problèmes posés par la colonisation en Algérie. A la suite de cette enquête, qualifiée de brillante par ses pairs, il a été proposé au poste de Gouverneur Général de l' Algérie, poste qu'il a refusé.

C'est sûrement la qualité de son rapport sur l'Algérie qui a déterminé l'attribution de son nom à une commune de l'Algérie : Burdeau dans la Plaine du Sersou (département d' Alger)

Burdeau est enterré au cimetière du Père Lachaise

Rapport de Burdeau

De remarquables rapports parlementaires, (celui de Burdeau en 1891), attirèrent l'attention sur la situation de l'Algérie, dont ils firent une étude très complète.
Burdeau constatait que les crédits accordés à la colonie, après s'être élevés de 23 millions à 41 millions entre 1871 et 1884, étaient restés stationnaires à partir de cette date ou avaient même diminué. Il se demandait quel était le sens de cette stagnation.
Ou bien le Parlement avait des doutes sur l'efficacité des sacrifices déjà faits, ou bien il considérait l'Algérie comme suffisamment pourvue des services et des travaux publics dont elle avait besoin, ou bien enfin il estimait que ce pays devait poursuivre sa croissance, que son budget devait se développer, mais qu'il devait y parvenir sans surcharger la métropole et en faisant appel à ses propres ressources.
Dressant le bilan de la situation économique, administrative et sociale, il montrait que les deux premières hypothèses devaient être écartées Il faut, disait-il, que désormais à de nouvelles dépenses algériennes correspondent de nouvelles ressources algériennes. Il concluait qu'avec une administration bien recrutée, instruite de la langue et des choses du pays, fortement contrôlée de France, rendue enfin indépendante des mauvais politiciens, l'avenir de la colonie était désormais assuré; que l'heure était venue où la colonisation en Algérie allait cesser d'être une entreprise plus souvent patriotique que profitable, et que le pays donnait tous les signes de vigueur et de rapide croissance auxquels on reconnaît les colonies approchant de l'âge adulte.

Auteur de :

  • Une famille républicaine : Les trois Carnot (1888) sous la signateur : un député
  • L'instruction morale à l'École (1893)
  • Manuel d'Éducation morale (1893)
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