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Historique Ain El Turck - Ville

De 1830-1962 ENCYCLOPEDIE de L'AFN
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Ain El Turck Nom actuel : ?

Historique

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Présence turque et espagnole

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La plage d' Aïn-el-Turk servait de point de débarquement aux janissaires d'Alger lorsqu'ils venaient assiéger Oran.

C'est également sur cette plage que débarqua le 30 juin 1732 le comte de Montemar, parti d'Alicante le 15 du même mois. Il entra, le lendemain 1er juillet dans Oran que les Espagnols avaient été contraints d'abandonner vingt-quatre ans auparavant.

Présence française

Centre de colonisation

Créé en 1850, Aïn-el-Turck, (la fontaine des Turcs) situé à 15 kilomètres d'Oran est à égale distance de Mers-el-Kebir et du cap Falcon, sur la plage dite des Andalous.

Le décret du 11 août 1850 , promulgué le 18 septembre suivant, prescrit la création d'un centre dans la plaine de l'Eurfa. Ce texte stipule: Il est créé dans la plaine de l'Eurfa au lieu dit Aïn-El-Turck un centre de population européenne de 60 feux. Le territoire de la commune sera de 2.650 hectares, 35 ares et 44 centiares.

Le 10 septembre 1850 le Ministre de la guerre adresse une dépêche demandant la mise en place de la délimitation et de l'alignement du village. Ce qui, de nos jours, est dénommé le P.O.S. (plan d'occupation des sols) et celui de nivellement sont établis par le Service des Bâtiments civils. Le sol environnant, sur tout le territoire, se compose essentiellement de lentisques, de diss et de palmiers nains, qui occupent même l'emplacement du futur village.

Le gouvernement de la 2e République accorde alors aux colons 125 F par hectare défriché !

Commune de plein exercice

Aïn-el-Turck fut érigé en commune de plein exercice par décret du 23 mars 1856.

Inutile de décrire toutes les initiatives, la patience, la besogne ardue et les efforts de quelques pionniers pour transformer le village en commune de plein exercice : routes, fermes, maisons, mairie, école, poste, fontaines, lavoir, église, tout a pris forme peu à peu, tout a pris vie. Cette période a duré jusqu'en 1885.

A partir de là, pendant 15 années encore, le village s'est embelli de plantations d'arbres, de trottoirs et même, à certains endroits, on voit apparaître l'éclairage des rues ! C'est un grand progrès.
Pour ne pas se laisser déborder par les spéculateurs, la municipalité décide de vendre une partie de ses terrains cédés par les domaines. 112 lots seront proposés au prix de 0.75 F le mètre carré. Hélas, les spéculateurs s'en mêlent rapidement et, en quelques années, les prix.

Au cours des années, des bâtiments modernes ont vu le jour; une nouvelle église, une poste, des écoles, une magnifique mairie visible de très loin avec sa tour et surtout ses horloges, ont été édifiées autour de la place centrale du village. Tous les évènements importants de la commune s'y déroulaient : visite de personnalités, élections, mariages, fêtes, même les enterrements avec l'église, tout passait par cet endroit.

Vu d'avion, Aïn-el- Turck ressemblait à un triangle isocèle. En prenant pour base la route qui longe la mer, avec en point central de cette base le Monument aux morts et son fameux canon rouillé - remercions ici ceux qui ont ramené ce souvenir à Coulenteral (34) dans la région de Perpignan -, prenons en repère coté Cap-Falcon l'église de Saint-Maurice (cinéma en plein air), coté Bouisseville la fin de la route du canal, celle qui descendait depuis la vieille église et la place qui était sur la route du cimetière ; dans ce triangle deux grands axes, la route qui partait du monument aux morts pour rejoindre la vieille église en traversant tout le village, c'est devenu au cours des années l'axe principal, avec la route qui arrivait d'Oran et passant devant la mairie rejoignait le douar Marocain. C'était une croix dans le triangle.

Station balnéaire

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A partir du cap Falcon,la côte s'incline vers le sud donnant la baie des Aiguades. Les plages magnifiques sont à l'origine en 1900 de la création à Aïn-el-Turk d'une station balnéaire.


En 1900
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