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Historique Batna - Ville

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Batna Nom actuel : ?

Historique

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Liste des Villes

 


Présence française

La porte du Sud

Le 20 février 1844, sous le commandement du Duc d'Aumale, les troupes françaises, rassemblées sur le Mansourah, aux portes de Constantine, traversent le Rhummel et se dirigent vers la fontaine du Bey (Ain-el-Bey). Le soir même, l'armée bivouaque aux environs de la source de M'Lila (Aïn M'Lila).

Le lendemain, la colonne se met en route et atteint la source de Yagout (Aïn Yagout). Nouveau bivouac et le jour suivant , elle s'arrête auprès d'un point d'eau important situé près de l'endroit qui sera plus tard l'embranchement des routes des Batna-Bemelle et Batna-Condorcet.

Sous l'autorité du duc d’Aumale, Marnia a été fondé en 1844 par le général Emile Herbillon (1794-1886), sur un point appelé Ras el Atour par les indigènes à cause de sa situation élevée et des nombreuses sources qui se trouvent là, le camp permanent installé par les militaires prit le nom de Ras EL Ayoun-Batna.

Le Duc d'Aumale réunit son état-major et décide de créer un camp provisoire à cet endroit.

Les interprètes, qui se renseignaient auprès des quelques indigènes rencontrés, leur montrèrent le lieu ou les troupes allaient bivouaquer en leur disant "N'BAT EHNA"(nous dormirons ici); les français comprirent BATNA et pensèrent que c'était le nom du lieu et l'appellation est restée.

En 1848 cette appellation fut abandonnée et la ville qui naissait reçu le nom de Nouvelle Lambèse :

C'est auprès de ce camp que se construisirent par la suite, les premières maisons de ce qui allait devenir une ville de vingt-six mille habitants. Mais il fallait donner un nom français à cet embryon de ville. Les Romains avaient déjà compris l'importance de ce point stratégique, et, non loin de là, s'était établie la IIIe Légion qui édifia la ville de Lambessa.

Les indigènes qui s’étaient regroupés autour de l’agglomération continuèrent à l’appeler Batna .

En 1849, ce fut ce nom qui prévalut et la ville prit le nom définitif de Batna.

A 1050 mètres d’altitude Batna jouit d’un climat privilégié grâce à sa situation au sommet du col qui sépare le bassin saharien du bassin méditerranéen.

Cette ville est de construction entièrement française ; dans une région semi-aride, la température moyenne est de 4°C en hiver , la nuit elle descend en dessous de zéro et de 35° en été.

Comme dans tout le pays altéré, les Français vont chercher l'eau, la recueillir et la diriger :

Le 3 septembre 1892, grande joie à Batna, ville sèche, tantôt si froide, tantôt si chaude : la sonde a fait jaillir, à 107 mètres de profondeur, une bonne eau à 19 degrés, d'un volume de 300 litres par minute, soit 6 litres par seconde : débit et température qui n'ont pas varié depuis (source : Chronique géographique/mitidja.free.fr).

Soixante ans après sa création elle était le siège d’une sous-préfecture et comptait 5000 habitants.

A l’indépendance de l’Algérie, chef lieu du département des Aurès, Batna avait 26000 habitants avec pour sous préfectures Biskra, Tebessa, Khenchala, Corneille et Amis .

Recherches généalogiques