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Historique Berrechid - Ville

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MAROC

Berrechid Nom actuel : ?

Historique

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Ber-Rechid

Situation

Située à mi-chemin entre Casablanca et Settat, au milieu de la plaine fertile de la Chaouia, la ville de Berrechid compte à peine 712 habitants en 1926.

Distant de 35 km de Casablanca, c’est un carrefour reliant le Nord et le Sud du Maroc.

  • 20 min de Casablanca Sud : 35 km
  • 10 min de l’aéroport international Mohamed V : 13 km
  • 20 min de la ville de Settat : 30km

Histoire ancienne

Après la disparition du Caïd Abdesslam les rebelles avaient terrassé la Kasba symbolisant la tyrannie Caïdale. En fait, après la demolition partielle de la kasbah qui avait précédé l'arrivée des troupes francaises en 1908, il n'existait plus d'agglomération a Ouled Hariz.



Présence française

Protectorat 1912 - 1956

En 1909, l'Espagne débute la conquête militaire du croissant rifain, ensuite, deux ans après, le Sultan Moulay Hafid (Moulay abd al-Hafid) appellera l'armée française pour libérer Fès, cernée par des tribus berbères factieuses. Suite à la pénétration française, le Sultan sera acculé à accepter un traité de protectorat signé le 30 mars 1912 ; une zone d'influence sera confiée à l'Espagne.

Les Autorites Françaises avaient alors décidé de créer un nouveau centre a proximite de ce qui fut la kasbah.
Ber-Rechid les sénégalais.jpg

En 1910, l'endroit n'était pas plus qu'un centre d’occupation militaire où coexistaient une kasbah en ruine, un camp de Sénégalais, un quartier des mercantis européens en cabanes et quelques huttes de débauches.

Les excursionnistes français, qui rendaient visite à Berrechid durant cette époque, ont laissé des témoignages véridiques sur l'état du lieu. Parmi eux, Jean Lavoix, qui décrit son passage par Berrechid dans son livre Vers Fès :

Voyageant par train spécial pour la première fois de ma vie, le 9 septembre 1910, sur le coup de huit heures du matin, je partis de Ber Rechid. La ligne de Ber Rechid à Casablanca est le plus saugrenu chemin de fer qu’on n’ait jamais vu. Après avoir exécuté de robustes terrassements, travail militaire, on a posé sur l’infrastructure une simple voie de chantier, travail diplomatique ; on y fait rouler tirés par des mules, des wagonnets Decauville, qui déraillent chaque fois que les circonstances s’y prêtent. Tous ceux qui sont là bas, gémissent sur cet embryon de voie ferrée : des bureaux de la métropole on le juge parfait : il n’alarme pas les Allemands. Les voyageurs s’installent dans les petites voitures comme celles du Jardin d’Acclimatation, un sapeur sur place devant, la carabine en bandoulière et le fouet à la main et l’on part, à raison de dix kilomètres à l’heure. Toutes les heures, changement de conducteur et d’attelage. Lorsqu’on rencontre un train qui revient à vide, son mécanicien le retire délicatement des rails et l’y repose, quand le rapide est passé...
Ber Rechid est une simple kasbah des Oulad Hariz, ancienne forteresse du caïd, toute entourée de silos à grains ; un village de planches, habité par des mercantis, s’est levé depuis peu. Ce poste a été occupé le 13 janvier 1908 par la
colonne du Tirs ....

Chemin de fer 1re ligne

De septembre 1907 à mai 1908, le général d’Amade dirige la pacification de la plaine de la Chaouia, installant partout des postes et restaurant l’ordre dans un pays en plein chaos.

Mais cette prise en main nécessite d’importants convois de ravitaillement. Or, ce n’est qu’au prix de grandes difficultés que ceux-ci franchissent les collines bordant le littoral.
Dans un premier temps, le commandement songe à y remédier en créant un chemin de fer en voie normale entre Casablanca et Berrechid, point central de la Chaouia permettant ensuite de rayonner dans toutes les directions.
Mais le général d’Amade n’obtient que l’autorisation de construire un chemin de fer Decauville entre les camps de Casablanca et de Berrechid.
Les travaux commencent en mai 1908. Établie en voie de 50 et utilisant la traction hippomobile, cette première ligne est inaugurée le 20 septembre 1908 : « Le général d’Amade, son état-major, et le commandant du génie prirent place à six heures du matin dans deux wagons de voyageurs traînés par des mulets. Il y a quatre relais, et la durée du trajet est de trois heures et demie pour parcourir une distance de quarante kilomètres. Le général d’Amade a offert à Ber Réchid un grand déjeuner ». C’est ainsi que voit le jour la première ligne à voie étroite marocaine. Son exploitation est peu à peu rationalisée, ce qui se traduit par une réduction des effectifs du personnel et des animaux, et surtout par la « réduction » des temps de parcours. Il y a même un train express pour les voyageurs ! Connue sous le nom de chemin de fer de la Chaouia


Infrastructures

Les propriétaires des terrains à lotir, appartenant à la famille Ber Rechid, avaient cédé aux lotisseurs européens les parcelles nécessaires et avaient fait donation des terrains indispensables à l 'édification des squares, souk, voies publiques, services publics, écoles, terrains de sport, etc...

A partir de 1930, les premiers lotissements d'habitat économique virent le jour à l'ouest de la route Casa - Marrakech et au nord de l'hôpital psychiatrique : Derb Arlo et la kissariat.

En 1922, Berrechid crée son propre club de foot ball : C.A.B.
En 1926, la population du centre rural de Berrechid ne dépasse guère 712 habitants, dont 343 europeens, 171 citoyens juifs et pas plus de 98 citoyens musulmans.


Asile psychiatrique

Dans la mémoire collective des Marocains, Berrechid est réputée pour avoir abrité un asile psychiatrique qui recevait des personnes atteintes de troubles mentaux venant des quatre coins du Pays.

Dire de quelqu'un qu'il méritait d’aller à Berrechid, c'était l’équivalent de le traiter de fou

Aujourd'hui

Berrechid Vue aujourd'hui.jpg
Berrechid tend à revêtir le rôle de banlieue de CASABLANCA depuis la fin des années 80, date de son véritable décollage.
Berrechid (Barchid en arabe) est une ville du Maroc qui se situe dans la région Chaouia-OUardigha.
Cette petite ville compte 54 215 habitants (2004). Berrechid est connue pour sa zone industrielle classée 3e au niveau de tout le pays après celle de Casablanca et de Tanger. L'agriculture n'est pas absente dans cette ville puisque sa participation au niveau national marocain est de 13,25 %.



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