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Historique Bou-Saada - Ville

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Historique

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« La cité du bonheur »

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Histoire ancienne

C'est une ville à l'aspect tout saharien ; fondée au VIe siècle de l'hégire, elle doit sa prospérité à sa position avantageusement choisie au pied des montagnes des Oulad Nayl, sur une des routes les plus suivies par les nomades. Il s'y fait un assez grand commerce d'échange par l'intermédiaire de nombreux Juifs et Mzabites. Les Romains y avaient un poste de ravitaillement.

Palmeraie luxuriante pourtant située dans une zone semi aride mais qui bénéficie du régime de crues torrentielles de l’oued bousaada et de ses sources aux eaux légèrement magnésiennes.

Poste militaire sous la colonisation romaine, Zaouia aux portes de Bousaada à la mémoire du saint local Sidi Mohamed ben Belkacen el Hamel puis création du village vers la fin du XVe ou au début du XVIe siècle sur l’initiative d’un saint homme Sidi Slimane qui édifia une mosquée encore présente aujourd'hui.

Présence française

L’occupation française eut lieu en novembre 1849 avec la participation du goum de Ben Yahya.
La ville, très étendue, est peuplée d’un mélange de races due à sa position de nœud de pistes au croisement d’axes fondamentaux entre le Zab, le M’zab et le Tell qui en fit dès sa création un centre caravanier important.

Tourisme

Centre touristique renommé on y trouve, entre autres, le marabout de El Hadj Nacir Ed Dine qui est en fait le peintre français Etienne Dinet arrivé à Bousaada en 1884, devenu musulman et inhumé en ce lieu.

Son nom arabe signifie « le père du bonheur » ou « cité du bonheur » Elle est en quelque sorte un musée du Sahara et des Hauts-Plateaux, dont elle renferme tous les éléments », offrant « une synthèse de vie quasiment saharienne », une « carte postale du désert », avec « tout ce qu’il faut pour conjuguer l’illusion et l’authentique », expliquent les guides touristiques.

En l’occurrence, une ville bâtie sur une hauteur, un amphithéâtre, un véritable cirque entouré à sa base par des jardins de palmiers. Un ksar typique sur une belle terrasse, une île de verdure au milieu d’un océan de sable, qui se découpe sur « la croupe des montagnes bleuâtres dont les pieds s’enfoncent dans les sables brûlants du Hodna ».

Le ksar lui même est divisé en plusieurs quartiers correspondant aux sept principales fractions de tribus sahariennes, avec les classiques maisons de toub encloses de hauts murs et toutes surmontées d’une terrasse. L’oued coule à ses pieds dans un lit profondément encaissé entre des berges.

«  Le vallon de Bou-Saâda qui amène la rivière aux jardins, est merveilleux comme un paysage de rêve. Il descend plein de dattiers, de figuiers, de grandes plantes magnifiques, entre deux montagnes dont les sommets sont rouges, Le fleuve, le long de ce ravin, court et chante  ». C’est là que des dizaines de peintre s’extasièrent également.

Reconnaissons que Bou-Saâda est peut-être la seule grande ville du Sud de l'Algérie à offrir une organisation à peu près complète de grand tourisme.

On compte une gamme d'hôtels pour toutes les bourses, allant du modeste mais propre établissement à de véritables palaces comme l'Hôtel du Caïd ou l'Hôtel Transatlantique.

Ce dernier est particulièrement remarquable par son cadre local et surtout, fait unique dans les annales hôtelières de l'Afrique du Nord, par la piscine privée de ses jardins ; pas une mare à canards, mais un véritable bassin de championnat avec plongeoir moderne. Les fêtes de nuit y sont particulièrement réussies, surtout lorsque, sur leurs tapis de haute laine, les Ouled-Naïl forment cette frange colorée qui se reflète dans l'eau.

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Pour terminer cette vue d'ensemble, nous n'oublierons pas le «Moulin Ferrero», un lieu très pittoresque, proche de Bou-Saâda (2 km).
Un moulin, un peu délabré, est construit dans un défilé de canyons du plus heureux effet ; une eau fraîche coule, hiver comme été, le long d'un splendide jardin. Demeure rêvée pour misanthrope, le Moulin Ferrero semble un lieu de repos idéal au milieu des champs de violettes et des arbres de toutes essences, le long de l'oued. C'est à cet endroit que les cinéastes américains et français vinrent tourner des scènes de «Samson et Dalila» et «d'Homme à Homme».

Excellente impression de «gorges perdues dans l'aridité du désert ».

Bou-Saâda, c'est encore les excursions à dos de chameau, les gazelles, la cuisine du Sud (chorba, méchoui, couscous), les guides compétents, les courses de chameaux, les concours de bassours.
Le style «troncs de palmier» de l'école française est une heureuse trouvaille à la fois moderne et locale. Ainsi une visite à Bou-Saâda peut devenir un prétexte à parcourir d'autres régions algériennes, trop méconnues, dans un pays qui regorge de beautés touristiques.

Ses peintres

Charles Dufresne esquissa à l’aquarelle ses impressions éclatantes de la palmeraie.

Guillaumet eut la possibilité de poursuivre là ses recherches sur le clair-obscur en exécutant les toiles telles que « Les Fileuses de laine à Bou-Saâda » de 1885 ou « l’Intérieur à Bou-Saâda » de 1887 ou encore « La place Remlia à Bou-Saâda ».

Etienne Dinet exécuta « Combat autour d'un sou » - « Trois-garçons à Bou-Saâda » - « Danseuse de la tribu des Ouled-Naïl » - « La dispute »…

Recherches généalogiques