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Historique El Arrouch - Ville

De 1830-1962 ENCYCLOPEDIE de L'AFN
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El Arrouch Nom actuel : ?

Historique

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Situation géographique

El Arrouch est bâtie à 132 mètres d'altitude et était un chef lieu de canton à 32 kilomètres de Philippeville et 57 kilomètres de Constantine.

Histoire ancienne

Désigné à l’époque sous le nom de « MESLEN-EL-KEBCH » (colonne vertébrale du mouton).Quand au nom actuel il semble,à notre sens provenir de la nature du terrain. Les terres el-arrouchoises caillouteuses étaient en effet (hrouch) c’est-à-dire rugueuse.

El-arrouch connut à travers les temps ses heures de célébrité.Son histoire est intimement liée à celle de l’antique Rusicade, (Philippeville). On ne connaît, rien de la région avant l’occupation Romaine, mais, tous récemment des pièrres tombales, sur lesquelles des inscription sont visibles, ont été mises à jour au barrage des Zardezas, elles sont un nouveau témoignage de cette occupation.


Présence française

Lorsque les troupes françaises parvinrent à EL ARROUCH, les vestiges de la voie romaine, de Stora à Cirtha étaient encore visibles et utilisables. C'est en suivant ce ruban de pierres, que les bataillons arrivèrent sur la côte.

Dès 1838, les premiers détachements militaires s'installèrent à demeure à El Arrouch ou quatre bastions, encore visibles aujourd'hui assuraient la défense du camp.

Les premiers colons débarquaient en rade de Stora et attendaient au dépôt des Isolés de Philipeville, le départ d'un convoi militaire pour gagner les terres de colonisation qui leur étaient destinées.
Le peuplement d' El Arrouch fut surtout assuré par des familles belges et allemandes.

Les sapeurs du Génie n'avaient pas encore commencé les baraques en bois que ces émigrants furent dirigés sur El Arrouch. Ils durent camper sous la tente, aux environs d'un fortin qui était gardé par un détachement du 1er Bataillon d'Afrique.

Lorsque ce fort fut abandonné par la troupe, il fut transformé en ferme, dont le nom actuel, (ferme du 1er Bataillon d'Afrique) rappelle l'origine.

L'occupation militaire dura de 1838 à 1846.
Avant de quitter le camp devenu un village, pour couronner son œuvre de colonisation et de pacification, l'Armée édifiait au carrefour des routes, une fontaine portant cette inscription : « l'Armée à la Colonie - 1846 » 

Création de la commune

La commune d' El Arrouch fut créée par décret du 28 Août 1881.

Un marché arabe réputé dans le département se tient tous les vendredis. De nombreuses transactions et des ventes de bestiaux sont traitées ce jour-là.

La gare de ROBERTVILLE ARROUCH se trouve à 6 km.

El Arrouch est un grand village d'agriculteurs.

Hospice

Il possédait autrefois un asile d'alliénés, qui fut transformé par la suite en Asile colonial de Vieillards.
D'importants bâtiments entourent une grande cour-jardin où 120 pensionnaires de l'Hospice se groupent pour se reposer ou rappeler leurs souvenirs. Ils finissent à l'ombre des palmiers et des grands arbres de ce jardin une vie qui n'a pas toujours été heureuse.

Peuplement

Par deux fois le Gouvernement dû repeupler ce centre de colonisation, les colons ayant été décimés par le choléra et les tremblements de terre.

Lorsque l'on songe à de pareilles calamités, qui ont anéanti toute une population, on ne peut retenir son admiration devant le courage et la ténacité des émigrants, bavarois ou alsaciens, qui relevèrent ces ruines et, après avoir couché dans la glaise du cimetière les êtres les plus chers, ont continué cependant leur labeur quotidien.

EL ARROUCH a connu au début de la colonisation des périodes tragiques. Nombreux sont les colons dont les tombes recouvertes par les ronces, ne connaissent pas la pieuse sollicitude des descendants.
Des familles entières ont disparu sans laisser de traces. D'autres les ont remplacées depuis 1850, et quelques unes ont fait souche.
Leurs enfants actuellement dans l'aisance vivent dans un pays sain et continuent à développer leurs moyens de culture.

Barrage des ZARDEZAS

Le barrage en construction 1930 est une œuvre remarquable. Il est destiné à endiguer 50 millions de mètres cubes d'eau devant servir à l'alimentation de la ville de Philippeville et à l'irrigation de toute la plaine du Saf-Saf.Il sera mis en eau en 1945 et aura un volume de retenue de 77 millions m3.

Cimetière 61e Régiment de ligne

Au cimetière du village s'élève une pyramide dressée par le 61e Régiment de Ligne à la mémoire des frères d'armes morts en Afrique de 1837 à 1843.

  • Source Marcel-Paul Duclos

Recherches généalogiques


Nom actuel

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