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Historique Ménerville - Ville

De 1830-1962 ENCYCLOPEDIE de L'AFN
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ALGERIE

Ménerville Nom actuel : ?

Historique

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Présence turque

1515-1830 Berbérie
Béni-Aïcha : Avant la conquête de l’Algérie et jusqu’en 1874, le col sur lequel fut choisi le site du village arabe s’appelait Béni-Aïcha.

Le village qui allait devenir Ménerville portait le nom de Thénia, nom repris après l’indépendance en 1962.

Présence française

1830 - 1962

Centre créé à Thnïa par décret du 02 janvier 1877, prend le nom de Ménerville en hommage à Charles-Louis PINSON de MENERVILLE (1808-1876)

En juillet 1860 : arrivée de Paul Just, originaire d’Embrun (Hautes Alpes). Titulaire d’une concession au col. Homme courageux qui pousse quelques habitants présents à la construction des maisons en bois, d’où l’appellation de « Village en bois » par les autres colons.

- Relais de diligences : emplacement du café Bagur.
- Une chapelle en bois : emplacement de la distillerie Tachet.
- Evolution lente du village : les habitants vivent du maigre produit des terres et de l’arrêt des voyageurs à la halte de la diligence.


- 1873 : Fondation par les Jésuites et construction de la paroisse St Léon, baraquement en bois.

- 1875 : élection du premier maire : A.Lesturgie. Ménerville devient commune de plein exercice.

- 1878 : Décès de A. Lesturgie.

Paul Just est élu maire. Reconstruction du village sur le même site grâce aux colons en place, Alsaciens et Lorrains arrivés après la défaite de Sedan.

- 1880 : Donation de terrains par Paul Just à la compagnie des Chemins de Fer, construction de la gare.

Ce don spontané fit prendre un essor décisif à la petite ville.

La halte des diligences devint celle des trains à vapeur, les écuries, des petits hôtels-restaurants.

- 1881 : Paul JUST, déçu, ne se représente pas aux élections. Louis Lecerf le remplacera.

- 1883 : Un hôpital en planches est construit.

- 1884 : Gabriel Fages succède à Louis Lecerf .

- 1887 : Le 1er Janvier, la ligne du Chemin de Fer de Maison Carrée à Ménerville est ouverte au trafic.

Construction de commerces, afflux de fonctionnaires grâce au Chemin de Fer. Des familles métropolitaines vinrent peupler le village.

Ménerville connut une intense activité économique sous l’administration des différents maires.

- La loi Loucheur permit aux habitants de construire de jolies villas qui embellirent la ville.

- Trois cités composaient alors Ménerville : la Cité Just, la Cité Morla et la Cité Siegwald.

- Ménerville véritable petite ville est devenue « chef lieu de canton ». Le plan de l’agglomération était classique avec ses rues se coupant à angle droit.

Nom actuel

Thenia Wilaya (35) de Bourmedès

Il a donné son nom à la ville

Pinson de Ménerville (Charles-Louis), ancien premier président de la Cour d’appel d’Alger, né à Paris le 8 avril 1808.

C’est en 1831, presque au lendemain de la conquête, que M. Pinson de Ménerville vint occuper un modeste emploi de secrétaire au bureau sanitaire du port d’Alger. Mais lorsque, un peu plus tard, le service judiciaire de la nouvelle colonie s’organisa, ses goûts, ses aptitudes, en même temps que ses études préparatoires, le portèrent à résigner des fonctions dans lesquelles il avait cependant gagné déjà un grade plus élevé, et un emploi de défenseur près le tribunal d’Alger vint, en 1834, lui permettre de révéler et d’appliquer ses aptitudes judiciaires. Il l’occupa pendant huit années, consacrées aux labeurs du cabinet et aux débats de l’audience.

Fort de l’expérience acquise, M. de Ménerville accepta en 1842 les fonctions de juge à Philippeville. Bientôt chargé de l’instruction, il déploya dans ces délicates fonctions cet esprit sagace, perspicace et fin qui formait le fond de sa nature.

En 1844 fut créé le tribunal de Bône, et à M. de Ménerville échut l’honneur d’être mis à la tête de son parquet. Nommé vice président du tribunal d’Alger en 1849, conseiller à la cour en 1852, il fut signalé bientôt comme un président d’assises remarquable et l’on put dire « que nul ne maniait avec plus d’habileté l’interrogatoire et ne conduisait les débats à leur dénouement par des voies plus directes et plus rapides. »

Chevalier de la Légion d’honneur en 1858, président de chambre en 1864, officier de l’ordre en 1869, il parvint à la position la plus haute de la magistrature algérienne, à celle de premier président, le 14 novembre 1874. C’est dans ces hautes fonctions que la mort est venue le surprendre en juin 1876.

Il a laissé le souvenir d’un magistrat de grand mérite, unissant la science du droit à la saine pratique des affaires, un coup d’œil prompt et habile à dégager le point décisif du litige, et comme toutes les supériorités se touchent, il savait allier à ces rares qualités le charme de l’esprit le plus ouvert et le plus fin, le commerce le plus sympathique et le plus sûr, et, par-dessus tout, une affable simplicité qui faisait qu’on s’attachait à lui, pour ainsi dire, instinctivement.

M. de Ménerville a laissé après lui un témoignage impérissable de sa vie laborieuse : le Dictionnaire de la législation algérienne, ce livre dans lequel se trouvent réunis et coordonnés tous les décrets, toutes les ordonnances, tous les arrêtés relatifs à l’Algérie.

En 1855, M. de Ménerville a publié la Jurisprudence de la cour impériale d’Alger en matière civile et commerciale.

Le nom de Ménerville a été donné à un centre de population créé en 1873 au col des Beni-Aïcha (Alger).

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