Historique Rabat - Ville

De 1830-1962 ENCYCLOPEDIE de L'AFN
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Rabat

Historique

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Histoire ancienne

L’occupation du site de RABAT remonte au VIIIe siècle avant J.-C. sur l’emplacement actuel du « CHELLAH », déformation du nom latin de « SALA », qui était le nom donné par les romains au fleuve « BOU REGREG ».

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Après l’occupation romaine, les berbères s’installent de part et d’autre du fleuve. Un couvent fortifié « RIBAT » érigé au Xe siècle par des moines soldats va donner son nom à la cité. Une ville côtière fortifiée donnera naissance à Salé, de l'autre côté du fleuve. Ancienne république indépendante de corsaires, à l’embouchure du Bou Regreg en face de Rabat, elle en est devenue un faubourg.

Au XIIe siècle, YACOUB el MANSOUR, souverain ALMOHADE, fortifie la ville en l’entourant de deux immenses murailles percées de cinq portes. Il fait ériger la « TOUR HASSAN » qui est en fait le minaret, jamais terminé, de ce qui devait être la plus grande mosquée du monde. Si l’on se réfère aux critères de l’architecture ALMOHADE (5 hauteurs pour 1 largeur), la tour qui mesure 44 mètres aurait du s’élever à plus de 80 mètres du sol. Elle a été construite à partir de 1199 sur le modèle de la KOUTOUBIA de MARRAKECH. C’est également YACOUB et MANSOUR qui nommera définitivement la ville « RABAT el FATH » (Rabat de la victoire).

Le déclin de la ville suit la chute de cette dynastie et RABAT devient un repaire de brigands et de pirates.

Le protectorat français

Le Protectorat : 1912 - 1956

En 1912, c’est LYAUTEY qui décide de faire de RABAT la capitale administrative du MAROC et impose au sultan MOULEY YOUSSEF de quitter FES pour RABAT.

Durant la Seconde guerre mondiale, le sultan Mohammed V fait preuve d’indépendance vis-à-vis du gouvernement de Vichy et refuse d’appliquer les lois antijuives et de s’opposer au débarquement anglo-américain. Des troupes marocaines participent aux combats contre l’Axe, en Italie et pour la libération de la France.

Le 11 janv. 1944, le manifeste de l’Istiklal, mouvement nationaliste, demande l’abolition du protectorat français. Le résident général Puaux oblige le sultan à désavouer les nationalistes et à révoquer des ministres. Ces nationalistes sont soupçonnés d’avoir des relations avec les Allemands. Un complot pro allemand et découvert et les meneurs sont arrêtés et exilés en Corse.
Le 29, des milliers de Marocains protestent dans la rue, notamment à Rabat et à Salé. Une manifestation est également organisée à Casablanca : trois morts marocains. Le lendemain 30 janvier à Fès, c’est un véritable soulèvement. Pour le briser, il faudra un siège d’une semaine. L’aviation survole la ville. Puaux se serait opposé à un bombardement par l’artillerie. Les tirailleurs sénégalais sont envoyés en 1re ligne, il y a entre 30 et 60 morts, des milliers d’arrestations.

Après quoi, en juin 1945, de Gaulle reçoit somptueusement le sultan en France et lui offre un voyage à Constance, au QG du général de Lattre, dont une partie des troupes est marocaine. Sources : Yves Benot, Massacres coloniaux, La Découverte, 1994, pages 64-68.

La ville aujourd'hui

A la fin du protectorat en 1956, le sultan MOHAMED V maintien ce choix comme le feront ses successeurs HASSAN II et MOHAMED VI.

RABAT, deuxième agglomération du pays, est le siège du gouvernement, du parlement et de l’autorité royale mais elle reste une ville marocaine authentique représentée emblématiquement par la « TOUR HASSAN ».

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l’Université Internationale

L'Université Internationale de Rabat fera sa rentrée en 2009. En dix ans, elle offrira à 10 000 étudiants d’Afrique un enseignement bilingue (français-anglais) dans les secteurs de pointe et d’innovation.
Bien souvent, les étudiants marocains et africains s’expatrient pour étudier la diplomatie et la géopolitique de leur propre pays.
L’UIR travaillera en partenariat étroit (par exemple, sous la forme des co-diplômassions) avec l’institut de Sciences Politiques de Grenoble, l’Université Polytechnique de Nantes, l’Université de Rennes, l’ENSIETA, l’ESC Rennes, l’Ecole Spéciale d’Architecture de Paris et, non des moindres, l’Université de Yale - par le biais du Docteur Mokhtar Ghambou, président de l’American Morrocan Institute.


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