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Historique Salé - Ville

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MAROC

Salé Nom actuel : ?

Historique

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Liste des Villes

 

Histoire ancienne

Salé est une ville marocaine située à l'embouchure du Bou Regreg, en face de Rabat.

Les premières traces d’occupation de la région remontent à plus de 2 500 ans. A l’époque, les Phéniciens et leurs descendants Carthaginois font escale au Nord-ouest de la côte africaine. Ils s’installent sur le haut d’une colline surplombant l’estuaire du fleuve Bou Regreg et y établissent des comptoirs.

Deux siècles plus tard, ils cèdent la place aux bâtisseurs de l’empire romain qui fondent la Sala Colonia. Cette colonie romaine, dont seule une partie des vestiges a été découverte à ce jour, s’étendait du Chellah à l’Océan Atlantique

Fondée au XIe siècle, la ville de Salé connut un véritable développement à l'époque des Almohades(XIIe siècle) et Mérinides (du XIVe siècle), du fait de sa position stratégique sur la voie terrestre : Fès / Marrakech et grâce à son port, centre d’échanges entre l’Europe et le Maroc.

Les nouveaux arrivants construisent un palais et font prospérer la cité grâce à un commerce particulièrement florissant :
l’arrière-pays possède de grandes richesses agricoles et la région est réputée pour son coton et son lin.

Les Européens, et particulièrement les marins génois commercent régulièrement avec les marchands locaux. Ceux-ci vendent des peaux, de la cire, du miel, du lin, du coton et des céréales.

En contre-partie, ils achètent des soieries d’Italie, des métaux précieux, des armes et des bijoux… Très vite, la réputation de Salé grandit. Entre les XIe et XIVe siècles, les Portugais et les Français s’intéressent à la région et entament également des échanges commerciaux réguliers.

Au XVIIe siècle, l’arrivée des réfugiés musulmans d’Espagne donna un nouveau souffle à la cité et créa une rivalité avec la ville toute voisine de Rabat.

L’activité commerciale de Salé durant le XVIIIe siècle lui permit d’étendre son influence dans le pays jusque dans des régions très éloignées. A cette époque, Salé fut célèbre surtout par son intense activité maritime.
Les navires chargés de biens qui commercent entre les Indes, l’Europe et le Nouveau Monde subissent les assauts des corsaires, particulièrement rusés. Les pirates opèrent au niveau du détroit de Gibraltar et parfois en haute mer, jusqu’aux côtes britanniques voire jusqu’aux lointaines côtes de Terre Neuve. Ils s’emparent des biens et réduisent les équipages en esclavage. Les navires français, en particulier, souffrent beaucoup des activités des corsaires « Salétins ».
En temps de trêve, le rachat des prisonniers s’organise pour leur épargner l’infamie de l’esclavage. Afin d’éviter de donner trop d’importance aux Corsaires, ce sont les religieux et non pas les émissaires du Roi de France qui sont finalement chargés de négocier et de racheter les marins faits prisonniers à Salé. Le terme « Ribat » disparaît, on parle alors de « Salé-la-Nouvelle ».

Au cours du XVIIIe siècle, les rivalités internes et le développement de la diplomatie, mettent progressivement fin aux activités des corsaires. Ils tentent une dernière fois de restaurer la piraterie en 1827, ce qui déclenche de sérieuses répliques : des navires de guerre autrichiens bombardent les ports de Salé et de Larache, plus au Nord. La « course en mer » est devenue anachronique.

Quand la Tribu des Oudaïas s’installe dans la kasbah en 1833, celle-ci est donc en grande partie désertée depuis plusieurs années. Mais les luttes fratricides entre les habitants des Deux Rives (Rabat-Salé) ont laissé des traces.

A l’époque, un dicton populaire affirme : Quand bien même l’oued serait du lait et le sable, des raisins secs, jamais un Salétin ne sera l’ami d’un R’bati.

Avec le XIXe siècle s’annonce la fin du rôle commercial prépondérant dont jouissait la ville, et Salé s’enferma sur elle-même et demeura au cours du XIXe siècle et pendant l’époque du protectorat français un haut lieu de culture et de la vie religieuse.

Le protectorat français

Le Protectorat : 1912 - 1956

Suite à la pénétration française, le Sultan sera acculé à accepter un traité de protectorat signé le 30 mars 1912.

La ville aujourd'hui

Indépendance en 1956 à nos jours