LEGION ETRANGERE CAMPAGNES CRIMEE 1854-1856

De 1830-1962 ENCYCLOPEDIE de L'AFN
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LA GUERRE DE CRIMEE


Septembre 1854 - septembre 1855

Une tactique des Russes joue en leur faveur, au lieu d'attaquer, ils fuient. Rappelons nous la campagne de 1812-1814, la retraite de Russie. C'est depuis cette date, que ces stratèges avaient appris, qu'il fallait d'abord se dérober devant l'adversaire. Pendant ce temps , la Légion, elle, avançait toujours, malgré la dureté du climat. Un jeu de cache-cache avec un ennemi insaisissable, et qui amenait ses poursuivants jusqu'aux marécages de Dobroudja.

De guerre lasse, les hommes rebroussent chemin vers Gallipoli. Un autre ennemi les y attendra, plus terrible et plus sournois, le Choléra. Le choléra, contre lequel, la mèdecine du XIX ème siècle n'est guère plus avancée que celle du moyen âge. La mort, va alors frapper le corps expéditionnaire. 24 heures suffiront pour anéantir une armée bien entraînée.

Les Anciens d'Afrique subiront les attaques de ce fléau, certains, pour la seconde fois, mais résisteront, parce que, plus endurcis, que les régiments de France.

Nous déplorerons malgré tout, la perte de:

4 Officiers et 175 Sous-officiers ou légionnaires, Le Général de Carbuccia, son adjoint, le Lieutenant-Colonel Sarrauton, succomberont à leur tour.

SEBASTOPOL

20 Septembre 1854

Bataillle d'Inkerman - 1854 -

Les forces russes barrent la route de Sébastopol à la division Canrobert. L'artillerie est en nombre, 40 000 hommes sous les ordres du Général en chef, Le prince Menchikov. Un désordre s'ensuit dans l'attaque, tant et si bien que le commandement n'est plus perçu par les hommes. C'est la ruade vers l'ennemi, sans compter, une mêlée démesurée, impétueuse, un courage sans égal.

Au mileu de tout ce charivari, un bataillon, avance, manœuvrant comme à la parade imperturbable, d'un pas calme et mesuré c'est le Bataillon de Marche de la Légion étrangère.

Canrobert reconnait celui-ci, galope en sa direction, et leur lance:

"A la bonne heure! Servez d'exemple aux autres , braves légionnaires". Aussitôt le bataillon appuyé de deux batteries, traverse l'Alma et s'enfonce dans les lignes ennemies.

Repli des Russes

Le Général Vinoy, Chef de ce Bataillon, dira quelques jours après: " Vous êtes le plus beau fleuron de ma couronne. Je connais la Légion depuis longtemps. Sa réputation ne fait que grandir! A l'Alma, vous avez ajouté une page glorieuse à l'historique de votre Corps" Le froid, la pénurie de bois, et l'hiver, un hiver rigoureux, interminable, sont désormais les compagnons des Franco-Anglais.

Déjà, menacent, dysenterie et typhus! Pas de peaux de mouton, ni "criméennes", ces capotes à capuchon qui tardaient à venir de France. Pendant des mois ce ne sont que servitudes, corvées, et gardes qui se succèdent pour les hommes .

Canrobert, excédé de cette inactivité et de cette cruelle immobilité laisse le commandement en chef au Général Pélissier ex-commandant de la province d'Oran.

MALAKOFF

C'en est fini, l'hiver s'en est allé. C'est dans la nuit du 1er mai au 2 mai 1855, que la Légion part à l'assaut de la Redoute Schwartz plus communément, le faubourg de Sébastopol. C'est la surprise des Russes! Après avoir été bousculés, puis mis en fuite. Il s'agit pour la Légion, de conserver le terrain conquis. L'ennemi contre attaque, et c'est une suite de combats singuliers, au corps à corps, à l'arme blanche. Même les Officiers s'entre-tuent. Le Capitaine Adjudant-major Delebecque tue quand à lui, deux Officiers russes qui le menaçaient. L'assaut sera des plus glorieux. Le bilan des Officiers tués du 1er Etranger restera à jamais dans nos mémoires. 14 Officiers sur 18. Parmi ces braves, nous mentionnerons le Colonel VIENOT, mort, l'épée au poing.

Adoré de ses hommes, il donnera son nom au quartier de Bel Abbes, Maison mère de la Légion en Algérie là où se sont formés les milliers de légionnaires qui combattirent dans les cinq parties du monde. C'est toujours un "quartier VIENOT" qui abrite à Aubagne, la Légion revenue.

18 juin, jour anniversaire de Waterloo, Malakoff est pris d'assaut. Pourtant les Russes repousseront les Franco-Anglais. Les pertes seront très importantes: 6000 hommes

Mac Mahon (J'y suis j'y reste)

Après ce terrible bilan, le haut commandement, accordera plus d'importance aux préliminaires d'un second assaut. Pendant trois mois, ils feront creuser des tranchées à partir du Mamelon Vert, jusqu'au voisinage proche de Malakoff.

Le 5 septembre c'est donc 800 pièces d'artillerie qui déclencheront un bombardement, pendant trois jours. 70 000 obus tomberont sur la Redoute, cela aura été la plus grande concentration d'artillerie, jamais vue jusque-là.

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