LYAUTEY Louis Hubert

De 1830-1962 ENCYCLOPEDIE de L'AFN
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Louis-Hubert LYAUTEY

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Maréchal de France


Date de Naissance : 1854

Lieu de Naissance : Nancy (Lorraine)

Pays de Naissance : France


Date de décès : 27 juillet 1934

Lieu de décès : Thorey (Lorraine)

Pays de décès : France


Présentation :
Résident Général Français au Maroc - Un technicien de la colonisation - Maréchal de France ( 1921)- Académicien
Faits marquants : Dates importantes :
Contexte :
Louis-Hubert Lyautey opte pour le métier des armes, mais préférera toujours l'aventure coloniale à la vie morne de la caserne métropolitaine.

Cultivé et ami des lettres, très proche du catholicisme social d'Albert de Mun, ce royaliste légitimiste séduit par son caractère généreux et sa haute idée de sa mission d'officier: avant tout pacifier et civiliser.

Il se distingue tout d'abord au Tonkin, avant de seconder Gallieni à Madagascar.En 1903, le colonel Lyautey est nommé en Algérie. Il est commandant de la subdivision d'Aïn-Sefra, puis, en 1906, de la division d'Oran. Ses opérations pacifient les confins marocains.

En novembre 1903, il occupe Colomb-Béchar. En 1904, il installe deux nouveaux postes. De 1905 à 1906, il patrouille dans les steppes qui s'étendent jusqu'à la vallée de la Moulouya.

Hubert Lyautey n’était pas encore Maréchal de France quand il fut élu à l’Académie française, le 31 octobre 1912, au fauteuil d’Henry Houssaye par 27 voix. Il ne fut reçu qu’après la guerre, le 8 juillet 1920, par Mgr Duchesne.

En 1912, il est nommé résident général dans un Maroc en pleine révolte.Un de ses officiers le décrit ainsi: Sec et étincelant comme la pierre à feu, vif et pétillant d'esprit comme le vin de ses côtes de Moselle... il n'a pas le temps d'être modeste.

La convention de Fès (mars 1912) établit le Protectorat français sur le Maroc, dont Lyautey fut le premier commissaire-résident général. Il entreprit la « pacification » du Maroc, malgré le début de la Première Guerre mondiale.

C'est en tant que résident général qu'il laissera une trace profonde dans la société et l'urbanisme marocain.
Et effectivement, le Maroc devient un vaste chantier supervisé par Lyautey. On bâtit des villes, jette des ponts, trace des chemins de fer, creuse des ports, défriche des terres, exploite des mines; Casablanca, exemple des rêves de grandeur de Lyautey, est le témoin de cet élan créateur.

Attaché à la culture locale , il édicta plusieurs lois visant notamment à protéger les centres anciens des grandes villes (les villes coloniales seront construites à la périphérie des médinas) ou à établir des règles strictes laissant aux indigènes des espaces de liberté (interdiction pour le non-musulmans de pénétrer dans les mosquées).

Très cultivé, artiste, il aime les belles étoffes, les beaux chevaux, les galops effrénés. Avec ses grands burnous soutachés d'or, ses selles garnies de peaux de tigre, son allure élégante et fière, il séduit les Arabes: «Tu es un fils de chef.»Il s'entoure d'une équipe de jeunes officiers: Gouraud, Henrys, Mangin, Franchet d'Esperey...

Son activité est peu commune. Il préside des conseils de guerre, des conseils de notables. Il harangue les tribus marocaines. Il multiplie les projets (ports, ponts, palais). En 1914, en s'appuyant sur un nouveau sultan, Mulay Yusuf, il a pacifié une bonne partie du Maroc. Il utilise ses agents dans les tribus, limitant au minimum les opérations militaires. Il est respectueux de la spécificité du Maroc, de sa religion, de ses traditions et de ses institutions. Quand éclate la guerre de 1914, Lyautey reçoit l'ordre de renvoyer en France la plus grande partie de ses troupes et de réduire l'occupation du pays aux ports de la côte. Avec les hommes qui lui restent et les réservistes qu'on lui envoie, il se maintient sur ses positions malgré les intrigues allemandes. Il fonde des villes, crée des foires, lutte contre les tribus rebelles.

Pendant un court intermède, il est rappelé en métropole afin de succéder, à Gallieni comme ministre de la Guerre, dans le gouvernement d'Aristide Briand, entre décembre 1916 et mars 1917.

Il retourna ensuite au Maroc, et sera fait, en 1921, Maréchal de France. Il combat la révolte d'Abd el-Krim tout en poursuivant son œuvre: création d'un port modèle à Casablanca, fondation de Kenitra...

Mais, sous le gouvernement de Paul Painlevé, il se voit retirer le commandement des troupes engagées contre la rébellion d’Abd-el-Krim qui est confié à Philippe Pétain.

Lyautey démissionna et rentra définitivement en France, en 1925.

En 1931, trois ans avant sa mort, le maréchal Lyautey organise lui-même, à Vincennes, l'Exposition coloniale internationale, couronnement de l'œuvre française d'Outre-Mer.

Mort en France à Thorey, le 27 juillet 1934, Lyautey fut enseveli à Rabat. (la ville se nomme maintenant : Thorey-Lyautey (Meurthe et Moselle)

En 1961, sa dépouille devait être ramenée en France pour être déposée aux Invalides.

Actuellement, le Lycée Lyautey est l'un des plus grands lycées français au monde, situé à Casablanca (Maroc), en hommage au Maréchal (construit par les Français pendant le protectorat). Son portrait est peint sur le mur Est du bâtiment K. Les Marocains ne l'ont pas débaptisé, ce qui prouve les liens entre les deux pays.

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