Les Commandos

De 1830-1962 ENCYCLOPEDIE de L'AFN
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Généralités

Au début de l’année 1959, la guerre d’ Algérie, qui dure depuis plusieurs années, a vu l’Armée française remporter d’importants succès, dans ce qu’il était alors politiquement correct d’appeler sa mission de « maintien de l’ordre ».

Les grandes unités fellagha ont été anéanties, au cours d’opérations militaires d’envergure ; les faïlek (bataillons légers), ont pratiquement disparu et les frontières avec le Maroc et la Tunisie , pays sanctuaires pour les rebelles, sont équipées de barrages, afin de réduire les infiltrations en provenance de ces deux pays. Pour autant, la guerre est loin d’être terminée...

L’efficacité maximum ne pouvant plus être obtenue par des opérations à l’échelle de la division, ni même à celle du régiment, l’idée s’impose qu’il faut créer des unités plus petites, autonomes, adaptées à l’organisation militaire rebelle.

Le Général Challe puise ses références, entre autres, dans les commandos mixtes, qui ont obtenu des résultats remarquables, durant la guerre d’Indochine, au nord Vietnam.

Tout d’abord, chaque Commando doit avoir sa « base arrière », ce qui est une vue de l’esprit, une habitude de langage héritée d’une époque révolue, où l’on se battait face à un ennemi connu, vêtu d’un uniforme reconnaissable, chacun se trouvant de part et d’autre d’une ligne de front bien évidente.

Ce commando, lorsqu’il évolue sur le terrain, peut être éclaté et redéployé en unités plus réduites, dont les effectifs, selon le type de mission, correspondent à des groupes de combat ou des sections.

Certains Commandos, comme « Georges » ou « Cobra », comptent des effectifs plus élevés atteignant les 200 hommes.

L’encadrement est constitué de jeunes européens, militaires d’active, engagés volontaires et appelés volontaires.

Sous l’impulsion du Général Challe, et avec l’expérience, les directives et recommandations du Colonel Bigeard, il fut décidé que la formation des commandos serait organisée et dispensée dans des écoles spécialisées, comme celles de Philippeville ou de Saïda, où les jeunes cadres bénéficièrent d’un entraînement complémentaire tout en apprenant les principes de la lutte contre - guérilla, durant des stages d’une durée de deux mois…

Dans les commandos de chasse, faisant appel au volontariat, et dont les effectifs venaient d’horizons très variés (infanterie, cavaliers, troupes coloniales, paras, harkis rebelles ralliés…), le moral, d’abord enthousiaste, devint de plus en plus difficile à maintenir, au fur et à mesure que la rumeur d’un prochain abandon de l’Algérie s’enflait, et, avec elle, son cortège d’incertitudes, puis d’inquiétudes et d’angoisse…

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Les commandos

Bibliographie

  • Commando Georges (Renseignements et combats) de Général R. Gaget : Un hommage mérité à ces valeureux "Harkis de feu" qui ont combattu à nos côtés. Des révélations que l'on attendait depuis longtemps.


  • COMMANDO COBRA (les Ceinturions noirs en Algérie) du Général R. Gaget : L'engagement, le courage, la foi, la réussite de ces guerriers - ni professionnels, ni paras - formés à la méthode Bigeard, qui se sont couverts de gloire dans le secteur de Saïda et du Sud Oranais.
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