ZELLER André

De 1830-1962 ENCYCLOPEDIE de L'AFN
Aller à : Navigation, rechercher


Back.png Revenir

André ZELLER

Zeller André.jpg

Chef d’état-major de l’Armée

Général


Date de Naissance : 1er Janvier 1898

Lieu de Naissance : Besançon (Doubs)

Pays de Naissance : France


Date de décès : 18 septembre 1979

Lieu de décès : Paris

Pays de décès : France


Présentation :
Chef d’état-major de l’Armée - Grand officier de la légion d’honneur
Faits marquants :

Avril 1961 Pustch Alger

Dates importantes :
Contexte :

André Zeller entre en classe préparatoire au concours de l’Ecole Polytechnique quand la guerre est déclarée. Il s’engage en mai 1915, pour la durée du conflit, au 59ème régiment d’artillerie. Il participe aux combats de Verdun, de la Somme, à l’offensive des Flandres, à la deuxième bataille de la Marne et à l’offensive finale de l’été 1918. Il termine la guerre comme lieutenant commandant une batterie.

Renonçant à Polytechnique, il reste dans l’Armée et part en novembre 1920 pour la Syrie. Il participe au début de l’année 1921 au siège et à la prise aux Turcs d’Aïntab, au nord d’Alep. Dans la suite de l'année 1921, il mène diverses opérations le long de l’Euphrate.

Promu au grade de capitaine en 1928, il est admis à l’école supérieure de guerre en 1931. Il sert à l’état-major du 19ème corps à Alger en 1935.

Commandant en 1938, il est chef de la mission française des transports en Belgique auprès du roi des Belges. Il est à Bruges le 27 mai 1940, au moment de la reddition de l’armée belge. Il embarque le 29 mai 1940 sur un chasseur de sous-marins français à La Panne, entre Dunkerque et Nieuport. Après un bref séjour à Londres et revenu en France, il est nommé « régulateur général » de la VIIème armée (général Frère) au début de juin. Muté sur sa demande en Afrique du Nord, il arrive à Alger le 26 septembre 1940 comme « Directeur militaire des transports ».
Promu lieutenant-colonel en août 1942, il devient chef d’état-major du général Mast, commandant la division d’Alger, quelques jours avant le débarquement des alliés en Afrique du Nord.
Chef de l’état-major de la Division de marche d’Alger, il participe à la campagne de Tunisie de novembre 1942 à mai 1943.
De décembre 1943 à juillet 1944, il est sous-chef d’état-major du Corps Expéditionnaire Français en Italie commandé par le général Juin. Le 16 août 1944, à l’état-major du général de Lattre, commandant de l’armée B, il débarque sur les côtes de Provence et prend peu après le commandement de l’artillerie de la 3ème D.I.A. puis de la 1ère D.B. avec laquelle il mène les combats des Vosges, participe à la « course au Rhin » et à la réduction, au début de 1945, de la poche de Colmar.

Directeur de l’Artillerie et commandant en second l’école de guerre, il est promu général de brigade en 1946, puis nommé inspecteur de l’artillerie.
Général de division en 1950, commandant la 3ème région militaire à Rennes de 1951 à 1955, il est appelé au poste de chef d’état-major de l’armée par le général Koenig, ministre de la défense et des forces armées, en 1955, et prend rang de général de corps d’armée.

Il démissionne de son poste en février 1956 pour protester contre une diminution d’effectifs en Algérie décidée par le gouvernement.

Le 19 décembre 1957, il est nommé général d’armée dans la 2ème section de l’état-major général. Réintégré dans la 1ère section le 1er juillet 1958, après le retour au pouvoir du général de Gaulle, il reprend ses fonctions de chef d’état-major de l’armée qu’il conserve jusqu’au 1er octobre 1959, date à laquelle il passe définitivement en deuxième section.


Généraux du Pustch avril 1961

Il participe au coup d’état d’Alger du 21 au 25 avril 1961 avec les généraux Challe et Jouhaud, bientôt rejoints par le général Salan.

Caché un moment à Alger après son échec, destitué, il se rend le 6 mai 1961 au général de Belenet, à Alger.
Il est incarcéré à la prison de la Santé et condamné, comme le général Challe, à 15 ans de détention criminelle et à la privation de ses droits civiques par le Haut tribunal militaire. Incarcéré à la maison de détention de Clairvaux puis à celle de Tulle, il est libéré en juillet 1966 et amnistié en 1968, réintégré dans les cadres (1974), il meurt à Paris, le 18 septembre 1979.


  • Grand officier de la légion d’honneur
  • Croix de guerre 14-18
  • Croix de guerre des T.O.E.
  • Croix de guerre 39-45
  • Croix de la valeur militaire
  • Titulaire de dix citations et de nombreuses décorations étrangères


André Zeller est l’auteur de plusieurs ouvrages :

  • Dialogues avec un lieutenant - Editions Plon - 1971
  • Dialogues avec un colonel - Editions Plon - 1972
  • Dialogues avec un général - Editions des Presses de la Cité - 1974
  • Les Hommes de la Commune - Librairie Académique Perrin - 1969
  • Soldats perdus - Librairie Académique Perrin - 1977
photo.png ZELLER André Camera.gif audio.gif
Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Navigation
Aidez-nous !
Chantier
Accès direct
Rédacteurs
Les sites de NJ
Boîte à outils