Historique Laghouat - Ville

De 1830-1962 ENCYCLOPEDIE de L'AFN
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ALGERIE

Laghouat

Historique

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Sommaire

Histoire ancienne

La fondation de Laghouat est sans doute postérieure à l'invasion hilalienne (IXe siècle)
On n’a guère de précisions sur Laghouat (El Aghouat signifie

« les jardins

  » qu'à partir du début du XVIIe siècle, époque à laquelle Si El Hadj Aïssa serait devenu le Saint patron de la ville.

A cause de son éloignement, l'oasis paya fort irrégulièrement tribut aux Turcs d' Alger.

L’existence de Laghouat remonte au début du XVIIe siècle. Le nom viendrait du mot arabe

« Ghaouf

  » qui signifie

« maison entourée

  » ou

« maison dans un jardin

  »

Bâtie sur deux rochers qui émergent d’une plaine s’étendant au loin vers le Sud et sur la rive droite de l’oued Mzi elle est située à 400 kilomètres au Sud d’Alger, à 750 mètres d’altitude, sur le flanc Sud de l’Atlas Saharien.

Présence française

Un canal, dérivé de la rivière arrose les jardins du Nord, passe entre les deux rochers et sépare la ville en deux, puis va irriguer les jardins du Sud.

Les rochers qui sont d’une aridité absolue contrastent avec le vert intense de l’oasis.

Conquise par les Français le 4 décembre 1852 (Pelissier, Yusuf et Pein), le premier commandant du poste puis du cercle de Laghouat fut le général Barail qui réorganisa la ville avec efficacité.

Après la prise de Laghouat, le général du Barail raconte qu'il a déblayé tant bien que mal, les ruines de la ville primitive après les combats qui nous amenèrent à prendre possession de ce point stratégique, qui devait servir de base pour aller plus loin vers le Sud.

Sous son impulsion on se mit au travail, sans même attendre les ordres du gouverneur général de l'Algérie, on fabriqua des briques, on tailla les pierres, on commença les installations nécessaires à l'armée et à l'administration.

Sur les deux plus hautes collines il planta, à l'Est à la place de la tour Abdallâh, le fort Morand au pied duquel on pouvait voir le Marabout Abd El Kader où les Berbères et les Arabes venaient en grand nombre faire leurs dévotions. A l'Ouest il construisit le fort Bouscaren. Les noms donnés à ces deux édifices furent ceux d'officiers morts lors de la prise de la ville.

Sur la place Randon, plantée de magnifiques palmiers, se dressait l'hôtel du commandant supérieur entouré de tous côtés de galeries, le cercle militaire des officiers supérieurs de la garnison, les bureaux de l'annexe, la mairie, la poste et le trésor public.

La place d'Alger précédée d'un très agréable jardin, offrait un spectacle coloré, on pouvait y trouver les produits de l'artisanat local : tapis, robes, bracelets, hailks, djellabas suspendus aux grilles du jardin et par terre un étalage de choses usagées, fripées, sales, un mélange d'objets indigènes et européens venus on ne sait d'où, c'était les

« puces

  » locales. Et dominant la ville l'hôpital militaire construit en briques rouges d'un style bien particulier tranchait avec les maisons blanches des indigènes.

C'est le général Margueritte qui élargit et aligna les rues, il fit pénétrer partout air et lumière. Ses successeurs n'eurent plus qu'à continuer, le plan était tracé, des maisons souvent avec arcades seront construites dans des rues spacieuses et rectilignes. Le quartier Margueritte, la caserne de la ville, avec ses bâtiments de compagnies à arcades, et ses larges dégagements était un modèle du genre, il abritait la plupart des unités de la ville.

L'oasis limitée d'un côté par la ville, de l'autre par le désert et l'oued M'zi était entourée de murs comme un parc, bien divisé en compartiments comme une multitude de petits vergers, tous clos, avec plusieurs étages de végétation, au sommet les palmiers puis les arbres fruitiers, enfin au sol les cultures maraîchères et les fleurs.

Les jardins d'arbres fruitiers et de dattiers sont arrosés par l'Oued-M'Zi tête de l'Oued-Djed.


L'Oasis a la plus riche végétation qu'il soit possible de voir : la vigne, le figuier, le grenadier y croissent, mêlés à tous les arbres fruitiers du midi de la France. Le roi de cette végétation luxuriante est le palmier, l'arbre au port majestueux, à la tige svelte et élancée, au feuillage toujours vert ; on en compte à peu près 30 000 à Laghouat.

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L'oasis ressemblait à une ville, elle était resserrée, compacte, sans clairière et subdivisionnée à l'infini, chaque enclos était entouré de murets trop élevés pour que la vue passe au-dessus. Il en résultait qu’une fois enfermé dans l'un de ces jardins, on était enfoui dans la verdure, avec quatre murs de torchis pour horizon. Tous ces petits vergers contigus, au-dessus desquels se déployaient trente mille palmiers, formaient un véritable jeu de patience, un labyrinthe, dont il fallait avoir le plan pour en sortir, il était impossible pour un étranger de s'y retrouver.

Les jardins étaient également parcourus par un ingénieux système de canaux d'irrigation partant de seguias, qui permettait d'alimenter en eau chaque parcelle à tour de rôle, sans aucun gâchis d'eau, dans une région où elle était si précieuse.

Deux barrages arabes et le grand barrage construit par la France sur l'oued M'zi a rendu possible la culture en céréales, d'une grande partie (1 000 hectares) de la vaste et fertile plaine restée inculte jusque-là.


On a envoyé à Laghouat, pour l'amélioration des races sahariennes, un troupeau de mérinos, qui donne de remarquables résultats.


LAGHOUAT : Ou el Aghouat « les jardins».
Ville vassale des Turcs, elle est soumise par les généraux Marey-Monge en 1844 et Pélissier en 1852, contre la volonté de Mohammed Ben-Abdallah.

Ancienne préfecture détrônée au profit de Ouargla, porte du

« Beur el-Ateuch

  » ou Sahara, c’est la porte du Sud.

Traversée par l’oued Mzi, adossée au pied du rocher

« Fromentin

  » et du rocher du

« Chien

  » la ville entourée d’une enceinte est tracée en quadrilatère.

Les maisons sont basses au milieu de jardins. Le fort Morand, la porte Est, Bouscaren, la caserne Bessières, le quartier Marguerite, offre un éventail coloré de l’armée française.

Une palmeraie offre de l’ombre à un sol fertile propice aux cultures maraîchères.

Diocèse

Créé en 1870, le diocèse de Laghouat s’étend sur une superficie de plus de deux millions de Km². Il recouvre la partie Sud de l’Algérie appelée le Sahara. Œuvrant dans un milieu entièrement musulman, le diocèse est animé par des membres permanents, c’est-à-dire l’évêque, des prêtres, religieux et religieuses et quelques laïcs, tous engagés dans la pastorale de la rencontre avec nos frères et sœurs musulmans. La communauté chrétienne est surtout formée par les employés des sociétés pétrolières et peut être évaluée à 2 000 personnes.

L’Église de Laghouat a été le lieu de naissance de la famille spirituelle de Charles de Foucauld. En effet celui-ci a vécu 15 ans dans le sud algérien avant d’y mourir le 1er décembre 1916

El-Goléa Tombe du Père Foucauld.jpg


Son tombeau se trouve à El-Golea, les traces de sa vie à Tamanrasset. On sait que pour être béatifié, il faut le voisinage d'une église chrétienne. C'est pourquoi on l'arracha à l'humble tombe voisine de son bordj, où il fût assassiné en 1916, à Tamanrasset, et que son tombeau est près de l’église des Pères Blancs à El-Goléa.

Base de la Légion

Base des compagnies sahariennes portées de Légion (22e CPLE, 1er CSPL, 2e CSPL et 3e CSPL). Le 31 mars 1963, la 7e compagnie du 4e REI, issue de la 3e CSPL, y devient la 3e compagnie portée. La garnison est abandonnée le 2 oct., au profit de Colomb Béchar.Txt CRY"

Au recensement de 1954, le cercle de Laghouat comptait 43 001 habitants, 11 058 pour la seule ville de Laghouat dont 842 européens et 29 étrangers.

Chef-lieu de canton de la commune mixte, subdivision de Médéa au Sud-d'Alger, au bord du désert, sur un chaînon rocheux qui divise en deux parties l'Oasis où un commerce d'échange se pratique entre les Sahariens et les gens du Tell.

C'est aussi une commune indigène comprenant les Ksars de Tadjemont, Aïn-Madhi, El-Aouïta,El-Assalia, El-Hiran et 12 tribus.

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