L'ENCYCLOPEDIE de l'AFN est en maintenance et se modernise, patience si vous tombez sur une anomalie, MERCI

BIGEARD Marcel

De 1830-1962 ENCYCLOPEDIE de L'AFN
Révision datée du 23 janvier 2008 à 17:15 par Coat (discussion | contributions) (MàJ)
Aller à : navigation, rechercher
Tous les documents de ce site sont libres d'accès, leur utilisation doit faire mention de l'origine.
Travaux.png

Cet article est en chantier, son contenu pourra évoluer profondément. Vous pouvez le compléter (éditer) ou le commenter (discussion) - En cliquant sur 'historique' vous verrez et pourrez contacter les auteurs! Attention vous devez être Connecté donc Enregistré !

travaux.png
Un rédacteur intervient en ce moment sur cet article. Pour limiter les risques de conflit de versions merci de ne pas l'éditer ! jusqu'à disparition de cet avertissement. constructionA.gif


Back.png Revenir

Marcel BIGEARD


Titre : '

Grade :Général (Indicatif "Bruno")


Date de Naissance : 14 février 1916

Lieu de Naissance : Toul

Pays de Naissance : France (Meurthe et Moselle)


Date de décès :

Lieu de décès :

Pays de décès :


Présentation :
Faits marquants :
Il a fait du 6e Bataillon de Parachutistes Coloniaux et du 3e Régiment de Parachutistes Coloniaux des unités d'élite à son image.
Il a fait sien le mot de Calonne : "Si c'est possible, c'est Fait ; impossible, cela se fera".
Sa devise "Croire et Durer".
Bourre sa pipe avec une clope...
Dates importantes :
Contexte :

  • 1916 - Marcel Maurice Bigeard, fils d’un employé des chemins de fer, est né à Toul le 14 février.
  • 1936 - Son état physique ne le destinait pas à être ce qu’il est devenu par la suite au moment de la déclaration de la Seconde Guerre Mondiale. Chargé d’écritures en tant que comptable dans une succursale de la Société Générale à Toul, il est appelé afin d’effectuer son service militaire en tant que 2e classe pour terminer une carrière militaire avec le grade de Général de Corps d’Armée en 1976. Officier sorti du rang, il fait partie des personnalités militaires les plus décorées de France.
  • 1939 - Nommé Sergent, il est mobilisé lors de l’entrée en guerre de la France contre l’Allemagne nazie et intègre les équipages du 79e Régiment de Forteresse dans un sous-secteur de la Ligne Maginot vers Hoffen, région fortifiée de la Lauter avec ses ouvrages du Four à Chaux, de Hochwald et Shoenenbourg. Faisant preuve de qualité, il est rapidement nommé Adjudant dans un groupe de corps francs et de protection.
  • 1940 - Les Allemands n’ayant pu réussir à ne prendre que quelques petits ouvrages dépourvus d’artillerie, un armistice est signé le 24 juin à 18h40 et les conditions sont de remettre, sur ordre du gouvernement français, aux autorités militaires allemandes les ouvrages de défense fortifiées « avec les plans » de ceux-ci. Les équipages qui pour la plupart invaincus, sont considérés comme prisonniers de guerre et ce n’est pas sans amertume que Marcel Bigeard prend le chemin d’une captivité en Allemagne le 30 juin. Fait prisonnier, il réussit à s’évader, passe en zone libre et rejoint l’Afrique et les Troupes Coloniales où il sera nommé Sous Lieutenant. Parachuté en France en zone occupée par les allemands, il sert comme officier dans les Forces Françaises de l’Intérieur (FFI) et sera nommé Capitaine à la fin de la guerre.
  • 1945 - Au mois d’octobre il part effectuer un premier séjour en Indochine. Sa période terminée, il y retourne pour un deuxième séjour.
  • 1952 - Au mois de juillet il y revient comme Chef de Bataillon à la tête du 6e Bataillon de Parachutistes Coloniaux (6eBPC).
  • 1954 – Il participe à la bataille du Camp Retranché de Dien Bien Phu. Le mois d’avril verra la bataille des « Elianes ». Le Commandant Bigeard est nommé Lieutenant Colonel et devient l'un des célèbres Combattants de Dien Bien Phu en défendant avec son unité sur les points d'appuis Eliane I et II. Avec le Colonel Pierre Langlais, il dirige les parachutistes, puis l’effectif fondant dans le cours de la bataille, l’ensemble des troupes qu’il réorganise en unités d’intervention. La résistance sera vaine et le 8 mai, il se retrouvera prisonnier avec ses compagnons. Ils seront interné au sinistre Camp N°1 du Vietminh mais seront libérés à Viètri le 3 septembre. Cent vingt jours de rééducation de ces prisonniers classés VL (Vipères lubriques) ont laissés des traces visibles étant cette maigreur de squelettes vivants. Seuls, trois combattants ont réussi à sortir du Camp retranché et ont rejoint un maquis du GCMA, Sentenac, Rilhac et Skrodski.
  • 1955 - Au mois de juin est créé un nouveau groupe de parachutistes à diriger sur le Constantinois. Le 3e Bataillon part le premier avec à sa tête le Commandant Lenoir dit « La Vieille » par ses jeunes officiers. L’Algérie n’est pas l’Indochine, on n’y mène pas la même guerre. De Tébessa, passant par les Némenchas, l’unité rallie Constantine où il est requis à la garde de la ville haute. « On s’ennuie… écrit Sentenac… ah ! Si il avait « Bruno » ! ». Le 5 novembre, Bigeard arrive et prend le commandement du bataillon rassemblé à Ouled Rahmoun et observe : « … ils ne sont pas beaux… » et il s’enferme dans son bureau. il y travaille et un jour il abat ses cartes. Il a choisi les cadres qui connaissent leur métier et en quelques semaines, il réorganise l’unité qui vient de prendre pour appellation 3e Régiment de Parachutistes Coloniaux pour en faire une unité exceptionnelle. Il a fait retailler les tenues dans du tissu camouflé et fait mettre sur les séants une casquette que tout le personnel trouve « moche » mais qui deviendra la célèbre casquette qui complétera la silhouette désormais classique des parachutistes dénommés « Les Lézards Verts ». Adepte d’un entraînement physique journalier qu’il effectue le plus souvent avec son épouse Madame Gaby, il met en pratique l’application du Règlement de l’Infanterie accompagné d’une mise en forme du soldat basé sur la culture physique, la course à pieds et l’entraînement technique militaire, il écrit en particulier le manuel de l'officier de renseignements, débouchant sur le concept de la guerre subversive ou l’action psychologique est déterminante..
  • 1957 – Au mois de janvier, à la tête de son unité et avec d’autres, il participe à la Bataille d’Alger afin que la sécurité soit ramené dans la ville et pour neutraliser les actions de résistance du FLN dont les responsables sont Larbi Ben M’Hidi et Yacef Saadi. A partir du 15 mars, les opérations de nettoyage d’Alger se terminant, lassé de ces fonctions de police, il n’a pas aimé ce travail qui n’incombait pas aux militaires, il rejoint avec son « Barnum Circus » comme on appelle le 3eRPC, et ses « Bigeard Boy’s » pour donner des « représentations » dans l’Atlas Blidéen, les massifs et djebels au sud de Blida et participe aux opérations "Atlas" et "Agounnenda". Durant l'été, ses parachutistes réduisent une quantité importante de combattants de l’ALN. Vient la journée du 21 novembre. Une journée où, dans les dunes de sable de Timimoun, le Sergent Chef Sentenac et son chef le Lieutenant Roher seront tués en opération. Marcel Bigeard accrochera une des photographies qui ont immortalisées ces instants, sur un des murs des différents locaux qu’il occupera partout ou il s’installera. Il regardera souvent cette photo de Sentenac, mourant, cette photographie affichée au mur, sa pipe toujours bourrée avec « une clope », une de ses manies. Sentenac était un des derniers maillons d’une chaîne qui avait commencé en Pays Thaï.
  • 1958 - Quittant le 3e RPC, il est appelé à d’autres fonctions et rejoint la 25e Division Parachutiste dans le Secteur de Saïda en Oranie.
  • 1959 - Le 27 août, il prend le commandement du Secteur d’Aïn Sefra.
  • 1961 - Lors du Putsch des Généraux, il est muté à Oran. Il ne prend pas part au Putsch ni à aucun complot mais il est néanmoins « éloigné » car il comprend les protestataires mutinés contre la politique d’abandon par le gouvernement et qui apparaît pour la Province d’Algérie.
  • 1967 - Il est nommé général de brigade et devient commandant supérieur des forces terrestres de Dakar où il manque de se tuer en effectuant des sauts en pleine mer. Il a décroché son parachute trop tôt pour qu’il ne le recouvre pas arrivé dans l’eau et ce à trop grande hauteur.
  • 1970 – Au mois de juillet, il est affecté au commandement des forces françaises présentes dans l'océan Indien. Il y restera jusqu'en 1973, date à laquelle le changement de régime de Madagascar intervient, et devient de fait deuxième adjoint du Gouverneur Militaire de Paris.
  • 1976 - Le 4 août, il donne sa démission de général de corps d'armée. Il devient Secrétaire d'état à la Défense nationale de 1975 à 1976.
  • 1978 - Il est élu Député de la Meurthe et Moselle jusqu’en 1988.
Il vit dans sa maison de Toul dans laquelle il écrit des livres sur sa carrière militaire tout en restant attentif aux événements de notre époque et à la vie des armées.
« Si tu crois en ton destin,
Si tu crois aux lendemains,
Ami, il ne faut pas hésiter
Prends ton sac et viens sauter.
Avec nous tu pourras marcher
Tu pourras « Etre et Durer ».