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Historique Lauriers-Roses - Ville : Différence entre versions

De 1830-1962 ENCYCLOPEDIE de L'AFN
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Il est intéressant de savoir qu'un spécimen d'une plante de la famille des asteraceae a été trouvé dans des lieux rocailleux entre Les Lauriers Roses et Oued Imbert.  
 
Il est intéressant de savoir qu'un spécimen d'une plante de la famille des asteraceae a été trouvé dans des lieux rocailleux entre Les Lauriers Roses et Oued Imbert.  
  
'''La religion '''était présente sans église pourtant ni mosquée. On entendait le soir l'appel à la prière venant du douar, et les arabes où qu'ils se trouvaient se pliaient à ce rite. Dans le village se trouvait un "Marabout" (une constrution carré en pierres, blanchie à la chaux, et à ciel ouvert avec la plantation d'un arbre en son centre) qui servait d'endroit pieu commun où Arabe et Français venaient se recueillir, prier, faire des voeux en attachant quelques petits bouts de chiffons aux branches ou en brûlant une petite bougie. Ce lieu était respecté de tous.  
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'''Les Oliviers : '''Les oliviers centenaire tenaient une place particulière au village, bordant la route nationale. Dans la propriété d'une femme seule et âgée il y avait une olivette (un champ d'olivier). Les arbres serrés les uns contre les autres retenaient l'ombre et il y faisait bon aux heures chaudes de la journée. Dans une autre propriété la culture se limitait à quelques rangées d'arbres encore jeunes et servaient pour les besoins quotidiens de nourriture pour toute une famille qui les cultivait avec amour et l'olive précieuse se ramassait joyeusement. Les enfants se mêlaient aux adultes pour écraser les olives qui finissaient toutes dans une grande jarre pour une longue massération.
  
 
'''Céréales et Moissons''' : Chaque année au temps des moissons les arabes employés par les français partaient pendant plus d'1 mois dans les Aurès pour faire les battages. Les hommes sur les moissonneuses-batteuses bravaient les plus gros travaux sous des températures parfois très élevés. Ce travail ne pouvait se faire sans passion ; les moissonneuses tournaient le jour et s'entretenaient la nuit, voire même le dimanche. En saison de moissons ça ne rigolait pas ! Mais au retour, les hommes du villages étaient attendus par tous les habitants du douar et les français. Tous se pressaient de chaque côtés de la route nationale et fêtaient une arrivée triomphale, comme l'on se presse aujourd'hui le long des routes pour voir passer le tour de France. Les festivités se faisaient à coups de tam tam, par des chants et des applaudissements ; le village était en fête, les "héros" retrouvaient leurs familles respectives.    
 
'''Céréales et Moissons''' : Chaque année au temps des moissons les arabes employés par les français partaient pendant plus d'1 mois dans les Aurès pour faire les battages. Les hommes sur les moissonneuses-batteuses bravaient les plus gros travaux sous des températures parfois très élevés. Ce travail ne pouvait se faire sans passion ; les moissonneuses tournaient le jour et s'entretenaient la nuit, voire même le dimanche. En saison de moissons ça ne rigolait pas ! Mais au retour, les hommes du villages étaient attendus par tous les habitants du douar et les français. Tous se pressaient de chaque côtés de la route nationale et fêtaient une arrivée triomphale, comme l'on se presse aujourd'hui le long des routes pour voir passer le tour de France. Les festivités se faisaient à coups de tam tam, par des chants et des applaudissements ; le village était en fête, les "héros" retrouvaient leurs familles respectives.    
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'''Le crin végétal''' : Chaque cour de ferme avait ses propres activités ; dans l'une d'elles, deux jeunes hommes peu fortunés mais créatifs avaient eu l'idée de monter de toutes pièces une peigneuse à crin. Ils s'étaient lancés dans cette activité pour fabriquer des cordes et des matelas. Les indigènes avaient la charge d'arracher les palmiers nains dans les montagnes et les ramenaient à la ferme à dos de bourricots. Les salaires se faisaient en nature et le plus souvent avec des sacs de blés durs.  
 
'''Le crin végétal''' : Chaque cour de ferme avait ses propres activités ; dans l'une d'elles, deux jeunes hommes peu fortunés mais créatifs avaient eu l'idée de monter de toutes pièces une peigneuse à crin. Ils s'étaient lancés dans cette activité pour fabriquer des cordes et des matelas. Les indigènes avaient la charge d'arracher les palmiers nains dans les montagnes et les ramenaient à la ferme à dos de bourricots. Les salaires se faisaient en nature et le plus souvent avec des sacs de blés durs.  
  
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'''La religion''' était présente sans église pourtant ni mosquée. On entendait le soir l'appel à la prière venant du douar, et les arabes où qu'ils se trouvaient se pliaient à ce rite. Dans le village se trouvait un "Marabout" (une constrution carré en pierres, blanchie à la chaux, et à ciel ouvert avec la plantation d'un arbre en son centre) qui servait d'endroit pieu commun où Arabe et Français venaient se recueillir, prier, faire des voeux en attachant quelques petits bouts de chiffons aux branches ou en brûlant une petite bougie. Ce lieu était respecté de tous. <br>
  
 
Dans&nbsp;ce village, il faisait bon vivre car c'était '''un&nbsp;oasis de paix'''&nbsp;; il a laissé en chacun ici et là-bas de bons souvenirs.
 
Dans&nbsp;ce village, il faisait bon vivre car c'était '''un&nbsp;oasis de paix'''&nbsp;; il a laissé en chacun ici et là-bas de bons souvenirs.

Version du 21 janvier 2009 à 11:07




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ALGERIE

Lauriers-Roses Nom actuel : ?

Historique

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Liste des Villes

 

Présence française

1830 - 1962 ALGERIE

Dictionnaire des communes en 1901 :Lauriers Roses ou Mekedra : hameau de 2701 h avec le douar d'El-Tenia (30 Français) commune de Oued Imbert

Les Lauriers Roses

S'il fallait une devise pour ce village, elle serait  
« Source et Oasis de Paix »


Le village « Les Lauriers Roses » se situait sur la N13 entre deux grandes villes : Sidi-Bel-Abbès et Oran.

Rivière Mekerra

Rattaché à la commune de Oued Imbert sous le n° INSEE 457, il faisait partie du département 58 de l'arrondissement d'Oran.

Après 1962, il fut renommé : Mekedra ; ce nouveau nom se rapproche sensiblement de celui de l'Oued « Mekerra » qui prend sa source à Crampel au Sud de Bedeau et passe en contrebas de la colline dans une sorte de canyon bordé d'arbustes de lauriers-roses. Sur son chemin, le cours d'eau change de nom et devient l'Oued Sig qui se jette dans la méditerrannée à Arzew.

Le village était désservi par la ligne de chemin de fer Sainte-Barbe-Du-Tlélat / Bedeau.

La caractéristique importante du lieu est la source d'eau, fraiche et claire, qui sortait au pied de la montagne rocheuse. Canalisée dans un conduit de construction romaine, l'eau s'écoulait par les 3 bouches d'une fontaine en pierre de même époque et faisait à elle seule toute l'animation sur la place du village. L'eau ne tarrissait jamais. Elle cheminait le long d'un petit ruisseau bordé de roseaux et dans lequel poussait du cresson. Elle traversait la route en passant sous un petit pont gallo-romain et suivait le tracé parallèle d'un chemin de terre sur 300 m et descendant le relief d'une pente raide jusqu'à l'Oued en contrebas. Une précision : "source des Lauriers Roses" en arabe "Aïn-delfa"

Le côté végétation était un environnement riche d'une culture abondante entre oliviers, amandiers, orangers, jujubiers et figuiers, sans oublier le domaine viticole qui faisait la renommée du village ; Les vins des Lauriers Roses étaient rouges et rosés, fins et délicats, et avaient la saveur de la framboise.

Il est intéressant de savoir qu'un spécimen d'une plante de la famille des asteraceae a été trouvé dans des lieux rocailleux entre Les Lauriers Roses et Oued Imbert.

Les Oliviers : Les oliviers centenaire tenaient une place particulière au village, bordant la route nationale. Dans la propriété d'une femme seule et âgée il y avait une olivette (un champ d'olivier). Les arbres serrés les uns contre les autres retenaient l'ombre et il y faisait bon aux heures chaudes de la journée. Dans une autre propriété la culture se limitait à quelques rangées d'arbres encore jeunes et servaient pour les besoins quotidiens de nourriture pour toute une famille qui les cultivait avec amour et l'olive précieuse se ramassait joyeusement. Les enfants se mêlaient aux adultes pour écraser les olives qui finissaient toutes dans une grande jarre pour une longue massération.

Céréales et Moissons : Chaque année au temps des moissons les arabes employés par les français partaient pendant plus d'1 mois dans les Aurès pour faire les battages. Les hommes sur les moissonneuses-batteuses bravaient les plus gros travaux sous des températures parfois très élevés. Ce travail ne pouvait se faire sans passion ; les moissonneuses tournaient le jour et s'entretenaient la nuit, voire même le dimanche. En saison de moissons ça ne rigolait pas ! Mais au retour, les hommes du villages étaient attendus par tous les habitants du douar et les français. Tous se pressaient de chaque côtés de la route nationale et fêtaient une arrivée triomphale, comme l'on se presse aujourd'hui le long des routes pour voir passer le tour de France. Les festivités se faisaient à coups de tam tam, par des chants et des applaudissements ; le village était en fête, les "héros" retrouvaient leurs familles respectives.  

Le crin végétal : Chaque cour de ferme avait ses propres activités ; dans l'une d'elles, deux jeunes hommes peu fortunés mais créatifs avaient eu l'idée de monter de toutes pièces une peigneuse à crin. Ils s'étaient lancés dans cette activité pour fabriquer des cordes et des matelas. Les indigènes avaient la charge d'arracher les palmiers nains dans les montagnes et les ramenaient à la ferme à dos de bourricots. Les salaires se faisaient en nature et le plus souvent avec des sacs de blés durs.

La religion était présente sans église pourtant ni mosquée. On entendait le soir l'appel à la prière venant du douar, et les arabes où qu'ils se trouvaient se pliaient à ce rite. Dans le village se trouvait un "Marabout" (une constrution carré en pierres, blanchie à la chaux, et à ciel ouvert avec la plantation d'un arbre en son centre) qui servait d'endroit pieu commun où Arabe et Français venaient se recueillir, prier, faire des voeux en attachant quelques petits bouts de chiffons aux branches ou en brûlant une petite bougie. Ce lieu était respecté de tous.

Dans ce village, il faisait bon vivre car c'était un oasis de paix ; il a laissé en chacun ici et là-bas de bons souvenirs.

Nom actuel

A repris le nom du douar : Mekedra