L'ENCYCLOPEDIE de l'AFN est en maintenance et se modernise, patience si vous tombez sur une anomalie, MERCI

Les Commandos : Différence entre versions

De 1830-1962 ENCYCLOPEDIE de L'AFN
Aller à : navigation, rechercher
Tous les documents de ce site sont libres d'accès, leur utilisation doit faire mention de l'origine.
m (source)
(liens - Catégorie ?)
Ligne 1 : Ligne 1 :
 +
'''[[ARMEE|Retour]]'''
 +
 +
________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________
 +
 +
== '''Généralités'''  ==
 +
 
Au début de l’année 1959, la guerre d’ [[ALGERIE|Algérie]], qui dure depuis plusieurs années, a vu l’Armée française remporter d’importants succès, dans ce qu’il était alors politiquement correct d’appeler sa mission de « maintien de l’ordre ».  
 
Au début de l’année 1959, la guerre d’ [[ALGERIE|Algérie]], qui dure depuis plusieurs années, a vu l’Armée française remporter d’importants succès, dans ce qu’il était alors politiquement correct d’appeler sa mission de « maintien de l’ordre ».  
  
Ligne 5 : Ligne 11 :
 
L’efficacité maximum ne pouvant plus être obtenue par des opérations à l’échelle de la division, ni même à celle du régiment, l’idée s’impose qu’il faut créer des unités plus petites, autonomes, adaptées à l’organisation militaire rebelle.  
 
L’efficacité maximum ne pouvant plus être obtenue par des opérations à l’échelle de la division, ni même à celle du régiment, l’idée s’impose qu’il faut créer des unités plus petites, autonomes, adaptées à l’organisation militaire rebelle.  
  
Le Général Challe puise ses références, entre autres, dans les commandos mixtes, qui ont obtenu des résultats remarquables, durant la guerre d’Indochine, au nord Vietnam.  
+
Le [[CHALLE Maurice|Général Challe]] puise ses références, entre autres, dans les commandos mixtes, qui ont obtenu des résultats remarquables, durant la guerre d’Indochine, au nord Vietnam.  
  
 
Tout d’abord, chaque Commando doit avoir sa « base arrière », ce qui est une vue de l’esprit, une habitude de langage héritée d’une époque révolue, où l’on se battait face à un ennemi connu, vêtu d’un uniforme reconnaissable, chacun se trouvant de part et d’autre d’une ligne de front bien évidente.  
 
Tout d’abord, chaque Commando doit avoir sa « base arrière », ce qui est une vue de l’esprit, une habitude de langage héritée d’une époque révolue, où l’on se battait face à un ennemi connu, vêtu d’un uniforme reconnaissable, chacun se trouvant de part et d’autre d’une ligne de front bien évidente.  
Ligne 15 : Ligne 21 :
 
L’encadrement est constitué de jeunes européens, militaires d’active, engagés volontaires et appelés volontaires.  
 
L’encadrement est constitué de jeunes européens, militaires d’active, engagés volontaires et appelés volontaires.  
  
Sous l’impulsion du Général Challe, et avec l’expérience, les directives et recommandations du Colonel Bigeard, il fut décidé que la formation des commandos serait organisée et dispensée dans des écoles spécialisées, comme celles de Philippeville ou de Saïda, où les jeunes cadres bénéficièrent d’un entraînement complémentaire tout en apprenant les principes de la lutte contre - guérilla, durant des stages d’une durée de deux mois…  
+
Sous l’impulsion du Général Challe, et avec l’expérience, les directives et recommandations du [[BIGEARD Marcel|Colonel Bigeard]], il fut décidé que la formation des commandos serait organisée et dispensée dans des écoles spécialisées, comme celles de [[Philippeville - Ville|Philippeville]] ou de [[Saida - Ville|Saïda]], où les jeunes cadres bénéficièrent d’un entraînement complémentaire tout en apprenant les principes de la lutte contre - guérilla, durant des stages d’une durée de deux mois…  
  
 
Dans les commandos de chasse, faisant appel au volontariat, et dont les effectifs venaient d’horizons très variés (infanterie, cavaliers, troupes coloniales, paras, harkis rebelles ralliés…), le moral, d’abord enthousiaste, devint de plus en plus difficile à maintenir, au fur et à mesure que la rumeur d’un prochain abandon de l’Algérie s’enflait, et, avec elle, son cortège d’incertitudes, puis d’inquiétudes et d’angoisse…  
 
Dans les commandos de chasse, faisant appel au volontariat, et dont les effectifs venaient d’horizons très variés (infanterie, cavaliers, troupes coloniales, paras, harkis rebelles ralliés…), le moral, d’abord enthousiaste, devint de plus en plus difficile à maintenir, au fur et à mesure que la rumeur d’un prochain abandon de l’Algérie s’enflait, et, avec elle, son cortège d’incertitudes, puis d’inquiétudes et d’angoisse…  
Ligne 26 : Ligne 32 :
  
 
*[http://www.commandos-algerie.com/telechargement/images/les_tetes_chercheuses.pdf Les « têtes chercheuses » du général Challe]
 
*[http://www.commandos-algerie.com/telechargement/images/les_tetes_chercheuses.pdf Les « têtes chercheuses » du général Challe]
 +
 +
<br>
 +
 +
== '''Les commandos'''  ==
 +
 +
*[[CdoGuillaume|Commando Guillaume]]
 +
*[[Cdo.135|Commando Georges]]
 +
*[[11eBPChoc|11e Bataillon Parachutiste de Choc]]

Version du 28 juillet 2008 à 07:57

Retour

________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

Généralités

Au début de l’année 1959, la guerre d’ Algérie, qui dure depuis plusieurs années, a vu l’Armée française remporter d’importants succès, dans ce qu’il était alors politiquement correct d’appeler sa mission de « maintien de l’ordre ».

Les grandes unités fellagha ont été anéanties, au cours d’opérations militaires d’envergure ; les faïlek (bataillons légers), ont pratiquement disparu et les frontières avec le Maroc et la Tunisie , pays sanctuaires pour les rebelles, sont équipées de barrages, afin de réduire les infiltrations en provenance de ces deux pays. Pour autant, la guerre est loin d’être terminée...

L’efficacité maximum ne pouvant plus être obtenue par des opérations à l’échelle de la division, ni même à celle du régiment, l’idée s’impose qu’il faut créer des unités plus petites, autonomes, adaptées à l’organisation militaire rebelle.

Le Général Challe puise ses références, entre autres, dans les commandos mixtes, qui ont obtenu des résultats remarquables, durant la guerre d’Indochine, au nord Vietnam.

Tout d’abord, chaque Commando doit avoir sa « base arrière », ce qui est une vue de l’esprit, une habitude de langage héritée d’une époque révolue, où l’on se battait face à un ennemi connu, vêtu d’un uniforme reconnaissable, chacun se trouvant de part et d’autre d’une ligne de front bien évidente.

Ce commando, lorsqu’il évolue sur le terrain, peut être éclaté et redéployé en unités plus réduites, dont les effectifs, selon le type de mission, correspondent à des groupes de combat ou des sections.

Certains Commandos, comme « Georges » ou « Cobra », comptent des effectifs plus élevés atteignant les 200 hommes.

L’encadrement est constitué de jeunes européens, militaires d’active, engagés volontaires et appelés volontaires.

Sous l’impulsion du Général Challe, et avec l’expérience, les directives et recommandations du Colonel Bigeard, il fut décidé que la formation des commandos serait organisée et dispensée dans des écoles spécialisées, comme celles de Philippeville ou de Saïda, où les jeunes cadres bénéficièrent d’un entraînement complémentaire tout en apprenant les principes de la lutte contre - guérilla, durant des stages d’une durée de deux mois…

Dans les commandos de chasse, faisant appel au volontariat, et dont les effectifs venaient d’horizons très variés (infanterie, cavaliers, troupes coloniales, paras, harkis rebelles ralliés…), le moral, d’abord enthousiaste, devint de plus en plus difficile à maintenir, au fur et à mesure que la rumeur d’un prochain abandon de l’Algérie s’enflait, et, avec elle, son cortège d’incertitudes, puis d’inquiétudes et d’angoisse…


....

.....

Suite :


Les commandos