L'ENCYCLOPEDIE de l'AFN est en maintenance et se modernise, patience si vous tombez sur une anomalie, MERCI

Algérie - Armée de l'Air française

De 1830-1962 ENCYCLOPEDIE de L'AFN
Aller à : navigation, rechercher
Tous les documents de ce site sont libres d'accès, leur utilisation doit faire mention de l'origine.
Travaux.png

Cet article est en chantier, son contenu pourra évoluer profondément. Vous pouvez le compléter (éditer) ou le commenter (discussion) - En cliquant sur 'historique' vous verrez et pourrez contacter les auteurs! Attention vous devez être Connecté donc Enregistré !

L'Armée de l'Air française en Algérie porte le nom officiel d'Air Algèrie. Sous ce nom on désigne un élément de l'organisation administrative et opérationnelle de l'Armée de l'Air et plus particulièrment du Commandement de la 5e région aérienne dont le siège est aussi à Alger, de 1954 à 1962.

Historique

L’avion participa au développement des voies de communication d’Algérie (présent depuis 1912 avec un premier vol au-dessus de Biskra) notamment au travers des étendues sahariennes, et à l’affirmation de la présence française.

Débuts

Le tableau est brossé à grands traits par le Service de l'Armée de l'Air (SHAA).

En 1911, les premiers avions arrivent en Afrique. À cette date, Biskra est le premier lieu d’implantation de l’aéronautique militaire en Algérie.

En 1919, l’aéronautique militaire est déjà bien implantée sur le territoire algérien. Placée sous l’autorité immédiate du gouvernement général d’Algérie, elle relève du ministère de la Guerre et de sa direction de l’Aéronautique, jusqu’à la création du ministère de l’air.

D’abord placée sous l’autorité du général commandant le 19e corps d’armée, tant qu’elle dépendait encore de l’Armée de Terre, l’Aéronautique militaire d’Algérie passa, après la création de l’Armée de l’Air, sous celle du général commandant la 5e région aérienne. Celui-ci dépendait du gouverneur général d’Algérie pour les questions touchant à la participation des forces aériennes aux opérations de police, de sécurité intérieure, de pacification et de pénétration saharienne.

En 1939-1940, devenue position de repli, l’Algérie passe au premier plan des préoccupations de l’EMAA.

Après 1940

Base aérienne de Sétif (Aïn-Arnat) : prise d'armes à l'occasion de la visite du Général Weygand. Avions Potez 63-11 de reconnaissance, bimoteurs. L'avion n'est pas armé de sa mitrailleuse arrière.

Après 1940, la présence de l’Armée de l’Air en Algérie répondit avant tout aux préoccupations militaires, sur un territoire d’abord lieu de repli, puis point de départ de la reconquête du territoire métropolitain.

Ce qui surviendra avec le débarquement anglo-américain au Maroc et en Algérie le 8 novembre 1942 (opération Torch).

Après 1954

Après 1954, l’armée de l’air prit une place essentielle face à une guerre insurrectionnelle et son organisation fut profondément modifiée pour s’adapter à celle de l’Armée de Terre, calquant sur les circonscriptions territoriales de celle-ci de nouvelles structures opérationnelles.

Le conflit algérien donna également naissance aux formations de combat au sol – commandos et fusiliers de l’air – et favorisa le développement des unités d’hélicoptères. Après l’indépendance, en vertu des « déclarations gouvernementales du 19 mars 1962 relatives à l’Algérie » définissant la teneur de la présence militaire française, l’armée de l’air maintint jusqu’en 1968 une participation aux structures interarmées subsistantes : la base stratégique de Mers el-Kébir et le commandement des sites militaires au Sahara. L’escale aérienne de Bou Sfer fut la dernière implantation de l’Armée de l’Air sur le territoire algérien, jusqu’en 1971.

Organisation administrative et opérationnelle d'Air Algérie

Bases aériennes françaises en Algérie

[1] Une partie seulement est donné ici :

BA 149 Alger Maison-Blanche

BA 210 Alger Ville

...

BA 216 Constantine

BA 244 Sétif-Aïn-Arnat

La BA 144 Sétif Ain Arnat (ou Base ALAT 101 (Algérie) est citée comme "base secondaire de Sétif" dans les archives du SHAA. Il semblerait que cette base ait été dédiée, dés ses débuts, à l'aviation d'observation et de liaison. La base aérienne de Sétif a été dotée d'avions Potez-25. En 1938, ces avions biplans étaient quasiment obsolètes.

Après 1940, on y trouve :

  • Groupe aérien d’observation 585. Stationné à Sétif, il est dissout après l’armistice de 1940.
  • Groupe de reconnaissance II/33 « Savoie » : de novembre 1942 à mai 1944, le groupe changea très souvent de lieu de stationnement. Il est à Sétif d'avril à mai 1944. Ce groupe est celui d'Antoine de Saint-Exupéry, une figure légendaire de l'Armée de l'Air française, mort au champ d'honneur.
  • Groupe de reconnaissance I/36 : stationné à Sétif de 1939 à 1942, il est dissout par la suite. Le 1/09/1940, le GR I/36 est stationné à Sétif (Aïn-Arnat).
Avion Potez-63-11 de reconnaissance, BA 144 Sétif-Aïn-Arnat, 1940

...

Sources

Les archives conservées par le Service Historique de l’Armée de l’Air donnent une image parcellaire. Les premières décennies de l’implantation de l’aéronautique militaire y occupent aujourd’hui peu de place. Certes, les plus anciens documents relatifs à l’Algérie datent du début des années trente mais, jusqu’au milieu des années cinquante, les sources restent extrêmement lacunaires et proviennent exclusivement de l’administration métropolitaine de l’armée de l’air. Ensuite, la masse de documents produits tant en métropole que sur le territoire algérien s’accroît avec le conflit, pour se réduire après 1962 aux archives des dernières implantations « Air » et de la coopération militaire avec l’Algérie indépendante.

Bibliographie

  • Alain ALEXANDRA (chargé d’études documentaires), Vincent JEANNE (appelé du contingent) sous la direction d'Agnès BEYLOT, conservateur du Patrimoine.- Service historique de l'Armée de l'Air. Etat des Sources relatives à l'Algérie. 18/09/2002
  • Collection photographique privée Capitaine Charles Gervais (héritier : Raymond Gimilio)

Liens externes