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MAROC PORTS Kenitra

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Le Port de KENITRA au Maroc,à 12 km de l'embouchure de l'Oued Sebou. Cette installation portuaire a été la deuxième du Maroc après Casablanca. Il exportait les produits agricoles de la plaine du Rharb ainsi que les ressources naturelles, comme le gaz et le phosphate de Khouribhga.

Knitra, le petit pont, ne comptait, en avril 1911, date de l'arrivée des troupes françaises, qu'une de ces kasbas impériales placées d'étape en étape sur le territoire marocain pour servir d'abri aux petites garnisons chargées de tenir le pays et permettre aux caravanes de passer la nuit sous protection du Makhzen. . Dès 1912, Kenitra servit de base de ravitaillement aux troupes du Maroc septentrional.

La ville et le port datent seulement de 1913. Leur développement, qu'on a souvent comparé aux installations du Far West américain, a réalisé toutes les espérances du Maréchal Lyautey ; aussi le Sultan Sidi Mohammed Ben Yousset a-t-il voulu que l'agglomération portât le nom de Port-Lyautey (1933).

La raison d'être de la ville est dans l'existence même en ce lieu de l'oued Sebou. Subur Amnis Magnificus et navigabilis de Pline, le Sebou est, après l'Oum Er Rebia, le plus grand fleuve du Maroc. Issu du Moyen Atlas, il atteint le Gharb, après avoir reçu d'importants affluents: l'Inaouene venant de la région de Taza, l'Ouergha du versant méridional du Rif et l'oued Beht qui draine les eaux du massif des Zemmour. Large de 300 m. dans son cours inférieur, et coulant entre deux bourrelets d'alluvions hauts de 10 m., son débit moyen est, à Mechra Bel Ksiri, de 24 m. cubes par seconde pouvant s'abaisser, en été, à 12 m. cubes; il roule 2.000 m. cubes au moment des crues, parfois hautes de 8 m. au-dessus de l'étiage; il inonde alors la région environnante en la fertilisant non sans causer parfois de préjudice sérieux aux installations riveraines. Ne coulant qu'à 25 m. d'altitude à 250 k. de son embouchure, sa pente est à peu près nulle. Les espoirs fondés sur sa navigabilité sont cependant restés illusoires bien qu'on ait pu, en 1910, en remonter le cours jusqu'à 90 k. de l'embouchure, avec des canots calant 1 m. 10, et jusqu'au pont du Sebou, en amont de Fès, avec un canot calant 0 m. 80. Depuis quelques années, des travaux de drainage ont été entrepris pour atténuer les effets des inondations et ouvrir de nouvelles terres à l'agriculture.

Le port proprement dit est constitué, à 16 km de son embouchure, par l'oued Sebou dont les rives sont distantes de 250 m et rectilignes sur une longueur de 1.200 m En eau profonde, les fonds sont de plus de 4 m à basse mer. Les berges ont été élevées de 1 m au-dessus des plus hautes eaux. Près de 800 m de quais accostables en rivière ont été construits, permettant l'accostage des bateaux de près de 4 m de tirant d'eau et de 90 m de long. Les terre-pleins couvrent actuellement une superficie de 40.000 m. carrés ; la surface des magasins est de 13.000 m carrés.

Des services de batellerie ont assuré un moment, avec des bateaux à fond plat, le transport des marchandises, mais ils n'ont pu être maintenus. Le plan d'eau de l'oued, large de 250 à 300 m en aval du port, a cependant permis de constituer en ce point une excellente base aéro-navale avec une longue ligne droite de plus de 9 km de long.

Guide Bleu 1954