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Historique Ain Tedeles - Ville

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Historique

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Histoire ancienne

Aïn-Tédélès Marabout.jpg



Sur la rive droite du ravin se trouve une kouba élevée en l'honneur d'un marabout vénéré, Si Abdallah, qui vivait au XVe siècle. Cette kouba est respectée dès l'origine par les Français et entretenue par les municipalités d'Aïn-Tédélès. Au dessus, sur la rive gauche du ravin, les colons construisent le village



Présence française

Coordonnées (long/lat) 0°17'44"E / 35°59'41"N - 7077 Tedelèssiens (1958)

Centre de colonisation

Le centre de colonisation a été créé par décret en 1848 sur le territoire des Medjahers, tribu indépendante qui s’était deja opposée aux turcs et qui fit une première soumission aux français en 1841.

Se soulevant à nouveau contre l’autorité française sous l’instigation de Bou Mazza, après la rédition de ce dernier , elle se soumit à nouveau en 1843.

Aïn-Tédélès reçoit d'abord des Parisiens, boutiquiers ruinés et ouvriers sans travail après la Révolution de 1848. Cent familles sont dirigés sur le centre et logent dans des baraques en planches construites par le Génie militaire.
A proximité de la source qui tombe dans un ravin, les premiers colons construisent lavoir, abreuvoir, bassin d'arrossage et plantent les premiers eucalyptus et trembles, qui forment la pépinière.

Chaque concession initiale attribuée aux colons comprenait : une maison et 8 à 12 hectares à défricher. De 1848 à 1852, devant les difficultés de ce début d'installation, un tiers environ des colons parisiens abondonnent et repartent.

Ils furent remplacés par de nouveaux arrivants venus de la Drôme, du haut Gard, de l’Aveyron , du Var et du Pas de Calais.
Paysans, connaissant le travail de la terre, ils surent à force de travail, mettre en valeur cette terre ingrate.

En 1852, le régime militaire fait place à une administration civile. Les colons gagnent en liberté, mais perdent en sécurité : plusieurs crimes sont commis sur la route de Mostaganem à Aïn-Tédélès.

Commune de plein exercice

En 1856, le village est érigé en commune de plein exercice.

Après les années de misère, invasion des sauterelles, l'insurrection de la tribu des Flittas, le typhus, la guerre de 1870 qui voit les jeunes s'enrôler et partir en métropole pour défendre la patrie arrive la révolution par le vignoble.

Dans les douars des environs, on ouvre des écoles. Au dispensaire, on soigne beaucoup plus d'indigènes que d'Européens. Une Société de secours mutuels est fondée dès 1862.

Deux tentatives de culture du tabac puis du coton, encouragées initialement par le gouvernement furent abandonnées suite au changement de politique et à la chute des cours.

Dès 1875, une ligne de chemin de fer, passant par la commune relie Mostaganem à Relizane.
Aïn-Tédélès devient une station importante.

Des routes sont ouvertes. Les champs sont défrichés et plantés de vigne ou oliviers.

Les constructions se multiplient : mairie, église, marché, écoles, dispensaire, deux caves coopératives, deux huileries, viticoop de distillation, stade Henri-Flous, salle de fêtes, etc...

En 1930 « Année du Centenaire », on compte 20 000 oliviers produisant 30 000 litres d'huile et conserves d'olives. On compte aussi 5 000 hectares de vigne produisant 200 000 hectolitres de vin.

  • Source : extrait partiel de PNHA n°142.

Peu à peu, la vigne et les oliviers remplacèrent les maigres cultures de céréales et ces essais infructueux, le vin et l’huile d’olive vierge firent la réputation de la cité.

Recherches généalogiques